vendredi 18 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2501468 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SARL NOVAS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°2405577, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A et l'a obligé à quitter le territoire français, et a enjoint au préfet de la Savoie de supprimer les mentions le concernant au fichier Système d'information Schengen (SIS) et de réexaminer la situation de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Par une requête enregistrée le 11 février 2025, M. C A, représenté par Me Combes, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue d'assortir les injonctions prononcées dans le jugement d'une astreinte de 100 euros par jour de retard de mettre à la charge de l'Etat une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance en date du 11 février 2025, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 24 mars 2025, le préfet de la Savoie fait valoir qu'il a délivré au requérant un titre de séjour pluriannuel valable du 11 février 2025 au 10 février 2030, qui est en cours de fabrication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Aubert, premier conseiller, en l'absence des parties.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () ".
2. La préfecture de la Savoie justifie avoir, postérieurement à l'introduction de la requête, exécuté le jugement n°2405577 du 21 octobre 2024. Les conclusions de la requête tendant au prononcé d'une astreinte sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions formées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions formées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et à la préfète de la Savoie.
Délibéré après l'audience du 8 avril 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- M. B, premier-conseiller,
- Mme Aubert, première-conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2025.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439
La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.
08/04/2026