Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501688

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501688
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté par ordonnance l'opposition formée par M. A B contre une contrainte de la mutualité sociale agricole lui réclamant un indu de prime d'activité de 1 124,16 euros. Le requérant s'était borné à invoquer ses faibles revenus, moyen jugé inopérant et non assorti de précisions suffisantes. Malgré une invitation à régulariser sa requête, restée sans réponse, le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, M. A B forme opposition à la contrainte en date du 25 janvier 2025 par laquelle la mutualité sociale agricole lui a notifié un indu de prime d'activité d'un montant de 1 124,16 euros.

Il soutient qu'il a de très faibles revenus.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code dans sa partie relative aux contentieux sociaux: " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Le moyen présenté par M. B n'est assortis d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé et est en outre inopérant, c'est-à-dire sans influence sur la légalité de la contrainte attaquée. En application des dispositions de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, le greffe du tribunal lui a adressé le 20 février 2025 une invitation à motiver sa requête, dans le délai d'un mois, accompagnée du formulaire dédié fourni par la juridiction administrative destiné à l'assister dans la présentation de sa requête. Le pli contenant cette demande de régularisation a été retourné au tribunal le 17 mars 2025 avec la mention " pli avisé et non réclamé ". M. B n'a pas répondu à cette invitation dans le délai imparti. Par suite, la requête ne peut être que rejetée par ordonnance en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Il appartient à M. B, s'il s'y croit recevable et fondé, de demander à l'administration la remise gracieuse de sa dette.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 10 avril 2025.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.