Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501726

mercredi 12 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501726
TypeDécision
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction de délivrance d'un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour, dont l'expiration menaçait son contrat d'apprentissage. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant à un rendez-vous le 17 mars 2025. Le juge des référés a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 février 2025, M. A B, représenté par Me Coutaz, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la préfecture de l'Isère, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer un rendez-vous sous 48 heures afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence résulte de ce que son employeur va mettre fin à son contrat d'apprentissage en l'absence de renouvellement de son titre de séjour qui expirera le 19 mars 2025 ;

- la mesure demandée ne fait obstacle à aucune décision administrative et présente un caractère d'utilité.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 mars 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'un rendez-vous a été donné au requérant le 17 mars 2025.

Le président du tribunal a désigné M. Pfauwadel, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il résulte de l'instruction que la préfète de l'Isère a invité M. B à se présenter le 17 mars 2025 afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La demande d'injonction de M. B est ainsi devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction présentée par M. B.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 12 mars 2025.

Le juge des référés,

M. Pfauwadel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.