Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501961

vendredi 21 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501961
TypeDécision

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture afin de déposer leur demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère leur a accordé un rendez-vous, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 février 2025, M. B A et Mme D A, représentés par Me Aboudahab, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la préfète de l'Isère de leur accorder un rendez-vous afin de déposer leur demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour, dans un délai de cinq jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

- la décision du président du tribunal désignant Mme C comme juge des référés.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète de l'Isère a accordé à chacun des requérants un rendez-vous en préfecture le 16 avril 2025. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de M. et Mme A.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner l'Etat à verser à M. et Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de M. et Mme A.

Article 2 :L'Etat versera à M. et Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et Mme D A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 21 mars 2025.

La juge des référés,

A. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2501961