Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502064

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502064
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B C, agissant en tant que représentant légal de sa mère, Mme A D, qui contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui accorder la nationalité française. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car M. C n'a pas justifié de sa qualité de représentant légal malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 février 2025, M. B C, agissant en qualité de représentant légal de sa mère, Mme A D, demande au tribunal d'annuler la décision du 29 novembre 2024 par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté la demande présentée par sa mère tendant à l'acquisition de la nationalité française.

Par un courrier du 5 mars 2025, M. C a été invité à régulariser sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par un courrier du 5 mars 2025, M. C a été invité à produire, dans un délai de quinze jours, tout document permettant de justifier qu'il a la qualité de représentant légal de sa mère comme il l'indique dans sa requête. Alors qu'il a accusé réception de ce courrier le 30 mars 2025, il n'a pas répondu. Par suite, M. C ne justifie pas de sa qualité pour agir au nom de sa mère et sa requête peut être rejetée comme étant manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.

Fait à Grenoble, le 16 avril 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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