Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502365

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502365
TypeDécision

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui avait demandé la suspension de la décision implicite refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère a fait valoir qu'aucune décision de rejet n'avait été prise et qu'il était en possession d'un récépissé valable. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt la procédure de référé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 mars 2025, M. B A, représenté par Me Aboudahab, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la décision implicite refusant de renouveler son titre de séjour, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer dans un délai de 3 jours une autorisation provisoire de séjour de 6 mois dans l'attente d'une décision au fond et de réexaminer son dossier dans un délai de 2 mois ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie : son employeur l'a invité à justifier d'un document l'autorisant à travailler ;

- les moyens tirés de la méconnaissance de l'erreur de droit dans l'application de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 mars 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que M. A est en possession d'un récépissé valable du 27 janvier 2025 jusqu'au 26 avril 2025. Aucune décision de rejet n'a été prise sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, laquelle est toujours à l'instruction. L'urgence n'est pas avérée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Au cours de l'audience publique tenue le 26 mars 2025 en présence de Mme Jasserand, greffier d'audience, M. C a lu son rapport, en l'absence des parties.

Par lettre du 26 mars 2025, enregistrée après l'audience, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement.

2. Le désistement de M. A est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 26 mars 2025.

Le juge des référés,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.