vendredi 6 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2502895 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 14 mars 2025 et le 11 avril 2025, la société Courchevel Sundance Lodge, représentée par Me Bonneau, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de donner son avis sur l'ensemble des préjudices qu'elle subira du fait de la construction par la commune de Courchevel d'un centre de vacances devant l'hôtel qu'elle est en train de faire réaliser. Elle demande, en outre, que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la commune de Courchevel au titre des frais de procès.
Elle soutient que cette expertise sera utile pour la procédure en responsabilité qu'elle est susceptible d'engager.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2025, la commune de Courchevel, représentée par Me Petit, conclut à titre principal au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves et que la mission de l'expert soit complétée.
Elle soutient que l'expertise sollicitée est prématurée dès lors que le bâtiment en litige n'est pas encore construit.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. Il résulte de l'instruction que l'immeuble à destination d'hôtel appartenant à la société Courchevel Sundance Lodge est en cours de réalisation et que les travaux de construction du centre de vacances de la commune de Courchevel devaient débuter au mois d'avril 2025. Dans ces conditions, il n'apparait pas nécessaire d'ordonner dès maintenant une mesure d'expertise aux fins d'évaluer les préjudices subis par la société requérante du fait de la construction de ce centre de vacances, notamment la privation partielle de vue et d'ensoleillement, dès lors que ces préjudices allégués seront évalués beaucoup plus facilement et de manière plus probante lorsque le gros œuvre des deux bâtiments sera achevé.
3. Il résulte de ce qui précède qu'en l'état de l'instruction, la requête de la société Courchevel Sundance Lodge doit être rejetée, y compris ses conclusions relatives aux frais de procès.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Courchevel Sundance Lodge est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Courchevel Sundance Lodge et à la commune de Courchevel.
Fait à Grenoble, le 6 juin 2025.
Le juge des référés,
Stéphane A
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026