Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502903

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502903
TypeDécision
PublicationD
Avocat requérantFAFOWORA DE LOMBARDON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme d'enregistrer l'annulation judiciaire de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que le préfet avait procédé à cet enregistrement le 11 mai 2025, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus de la requête, incluant la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 mars 2025, M. B A, représenté par Me Fafowora de Lombardon, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner au préfet du Puy-de-Dôme, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enregistrer la notification de l'annulation judiciaire de son permis de conduire au fichier des permis de conduire, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sans cet enregistrement, il ne peut repasser son permis de conduire alors que le bureau d'exécution du tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand lui a indiqué qu'il avait transmis le document nécessaire dès le 4 novembre 2024 ;

- il a besoin de son permis de conduire dans le cadre de son activité d'accompagnateur en moyenne montagne ;

- les autres conditions de l'article L. 521-3 sont remplies.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.

Il indique que la saisie de la décision judiciaire a été effectuée et que M. A peut reprendre sa démarche auprès de l'ANTS.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que le préfet du Puy-de-Dôme a effectué le 11 mai 2025 l'enregistrement sollicité par M. A de sa condamnation sur le fichier des permis de conduire. Il n'y a par suite plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de M. A.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Grenoble, le 16 avril 2025.

Le juge des référés,

J.P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.