vendredi 22 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2508672 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP JEAN-PIERRE BENOIST & ANNICK HUELLOU-BLANC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée, le 19 août 2025, M. B A et Mme D C épouse A, représentés par Me Benoist, demandent au juge des référés sur le fondement des dispositions des articles R. 532-1 et suivants et R 531-1 et suivants du code de justice administrative de désigner un expert qui aura pour mission :
1°) - de se rendre à leur domicile le 22 août 2025 à partir de 14 heures et jusqu'à la fin du concert projeté, y compris jusqu'au rangement du matériel ;
-de décrire la nature et l'ampleur des nuisances sonores subies par eux et plus
généralement par les riverains (fréquence, intensité et durée des dépassements) ;
-d'apprécier si l'exposition répétée à ces nuisances, sur une période de plusieurs années, est de nature à compromettre leur tranquillité, leur santé physique et psychique, leur équilibre familial, ainsi que leur droit au respect de la vie privée et familiale, en s'entourant au besoin de tout avis de sapiteur,
-de dire si ces nuisances peuvent être regardées comme excédant les inconvénients normaux du voisinage, les normes en vigueur, compte tenu de leur intensité, de leur durée et de leur répétition depuis plus de dix-huit années.
-d'apprécier, plus largement, si les nuisances constatées affectent l'ensemble du voisinage et caractérisent un trouble collectif durable,
-de déposer au greffe du tribunal administratif un rapport circonstancié, exposant ses constatations objectives, les données brutes recueillies, les enregistrements, ainsi que ses conclusions motivées tant sur la conformité des niveaux sonores aux normes en vigueur que sur leurs impacts sur les requérants et leur environnement familial et social.
2°) de condamner la commune d'Annemasse aux entiers dépens, en application de l'article
R. 761-1 du Code de justice administrative ;
3°) de condamner la commune d'Annemasse à leur verser la somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la réglementation existante sur le bruit n'est systématiquement pas respectée par la commune lors de chacun des concerts programmés pendant tout l'été, ce qui leur occasionne un préjudice persistant.
- le non-respect de la réglementation en matière de bruits du voisinage par les activités
liées au festival est établi par deux rapports d'expertise circonstanciés, par un constat d'huissier des 11 et 12 juillet 2025, par plusieurs vidéos, ainsi que par plusieurs témoignages.
- un dernier concert étant programmé pour le 22 août 2025, il convient dès lors d'établir avec la précision expertale les dépassements des seuils d'émergence.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
3. D'une part, il résulte de l'instruction que le dernier concert de la saison ayant lieu le 22 août et le tribunal ayant été saisi le 19 août seulement, il est trop tard pour organiser une expertise.
4. D'autre part, les requérants ont fait réaliser le 11 juillet une expertise acoustique privée dont les résultats ont été discutés devant le tribunal administratif de Grenoble puis devant le Conseil d'Etat.
5. Enfin, pour l'avenir, il appartiendra aux requérants de se rapprocher la commune afin qu'elle respecte les normes en vigueur et une expertise judiciaire pourra éventuellement être organisée à ce moment-là.
6. Dans ces circonstances, la demande d'expertise de M. et Mme A ne revêt pas le caractère d'utilité requis par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et leur requête doit, dès lors, être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A.
Fait à Grenoble, le 22 août 2025.
Le juge des référés,
J. P. WYSS
La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026