LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2510953

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2510953

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2510953
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLAURENT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de provision de 100 000 euros présentée par Mme A... contre le centre hospitalier Métropole Savoie pour une faute médicale survenue en 1993. La requête est irrecevable faute pour la requérante d’avoir justifié d’une demande préalable d’indemnisation provisionnelle adressée à l’administration, conformément aux articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. La circonstance qu’une demande préalable ait été formée dans une autre instance au fond ne supplée pas cette absence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 octobre 2025, Mme C... A..., représentée par Me Laurent, demande la condamnation du centre hospitalier Métropole Savoie à lui verser :

1°) une provision de 100 000 euros à valoir sur la réparation des préjudices résultant de l’aggravation de son état de santé à la suite d’une faute médicale commise dans cet établissement le 28 septembre 1993 ;

2°) une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :
la décision du président du tribunal désignant M. B..., magistrat honoraire, comme juge des référés ;
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, Mme A... demande que lui soit accordée une provision de 100 000 euros à valoir sur la réparation des préjudices résultant de l’aggravation de son état de santé imputable à une faute médicale commise au centre hospitalier Métropole Savoie le 28 septembre 1993.

Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Ces dispositions sont applicables aux demandes de provision présentées sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative (CE 23 septembre 2019, n°427923).

En l’espèce, invitée à régulariser sa requête en versant au dossier sa demande préalable d’indemnisation provisionnelle, Mme A... n’a produit que sa demande préalable liée à sa requête au fond n° 2108124. La circonstance que le centre hospitalier Métropole Savoie avait accepté, dans cette instance, le versement d’une somme supérieure à la provision demandée n’est pas de nature à lever l’irrecevabilité tenant à l’absence de demande préalable d’indemnisation provisionnelle, étant précisé qu’au contraire, elle tend à établir qu’il n’existe aucune décision rejetant les prétentions de Mme A.... Il en résulte que la requête doit être rejetée dans l’ensemble de ses conclusions.


O R D O N N E


Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A..., au centre hospitalier Métropole Savoie, à la compagnie Harmonie mutuelle, à la compagnie Adrea mutuelle et à la Société hospitalière d'assurances mutuelles.




Fait à Grenoble, le 5 janvier 2026.


Le juge des référés,





C. B...


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions