LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2511461

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2511461

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2511461
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantRENOUARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 29 octobre 2025 et le 11 février et 25 mars 2026, Mme B... A..., représentée par Me Breslau-Bertoncini, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures, d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise aux fins de se prononcer sur l’étendue des préjudices qu’elle subit du fait de son accident de service et à sa maladie professionnelle.

Elle soutient que :
elle a été victime d’un accident le 8 août 2024 reconnu imputable au service le 30 janvier 2025 et souffre d’une affection à l’épaule gauche ;
la mesure d’expertise pourra se rattacher à une action indemnitaire ;
la responsabilité de l’administration est engagée ;
sa demande d’expertise est utile.

Par des mémoires enregistrés le 19 décembre 2025 et le 27 février 2026, les hôpitaux Drôme Nord représentés par Me Renouard, demandent au juge des référés :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) à titre subsidiaire, de modifier la mission selon ses dires.

Ils soutiennent que :
la mesure sollicitée est prématurée puisque la requérante est encore en arrêt de travail et présente actuellement une inaptitude temporaire ;
tant l’accident de service que la maladie professionnelle ouvrent droit au même congé pour invalidité temporaire imputable au service ;
l’expert n’a pas vocation à trancher des questions de droit ;
les différents rapports du Dr D... lui permettent d’actionner une procédure indemnitaire ;
le juge du fond pourra ordonner la mesure.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné Mme Magali Sellès, sur le fondement de l’article R. 621-1-1 du code de justice administrative, comme magistrat chargé des questions d’expertise et du suivi des opérations d’expertise.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence d’une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction (…) ».

La prescription d’une mesure d’expertise en application des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande d’expertise, d’apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée. De même, le juge doit se prononcer au regard de l’intérêt que la mesure présente dans la perspective d’un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

A l’appui de sa demande d’expertise, Mme A... soutient qu’elle a été victime d’un accident de travail le 8 août 2024 justifiant un arrêt de travail jusqu’au 5 janvier 2025. L’accident de service du 8 août 2024 a été requalifié en maladie professionnelle par décision du 30 janvier 2025 et Mme A... a été placée en congé d’invalidité temporaire imputable au service. Alors que plusieurs rapports d’expertise ont déjà été déposés, qu’une nouvelle convocation lui a été notifiée pour le 10 avril 2026 et que la requérante est actuellement toujours en arrêt de travail du fait de l’inaptitude temporaire, les préjudices éventuels ne pourraient être définitivement évalués.

Dans ces circonstances, la mesure d’expertise sollicitée qui tend à l’évaluation des préjudices de Mme A... est prématurée et ne présente pas le caractère d’utilité requis par les dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Elle doit, dès lors, être rejetée dans toutes ses conclusions.



ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et aux hôpitaux Drôme Nord.


Fait à Grenoble, le 31 mars 2026.


La juge des référés,




M. C...


La République mande et ordonne à à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions