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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2513408

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2513408

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2513408
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025. La requérante avait formé une réclamation préalable, mais le délai de six mois imparti à l'administration pour statuer n'était pas expiré, aucune décision de rejet n'étant intervenue. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, le tribunal a jugé la requête prématurée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 décembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal de prononcer la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2025 pour un logement situé à Romans-sur-Isère.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d’un impôt qui le concerne doit d’abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l’imposition. (…) ». Aux termes du deuxième alinéa de l’article R. 198-10 du même livre : « La direction générale des finances publiques ou la direction générale des douanes et droits indirects, selon le cas, statue sur les réclamations dans le délai de six mois suivant la date de leur présentation. Si elle n’est pas en mesure de le faire, elle doit, avant l’expiration de ce délai, en informer le contribuable en précisant le terme du délai complémentaire qu’elle estime nécessaire pour prendre sa décision. Ce délai complémentaire ne peut, toutefois, excéder trois mois. ». Aux termes de l’article R. 199-1 de ce livre : « L’action doit être introduite devant le tribunal compétent dans le délai de deux mois à partir du jour de la réception de l’avis par lequel l’administration notifie au contribuable la décision prise sur la réclamation, que cette notification soit faite avant ou après l’expiration du délai de six mois prévu à l’article R. 198-10. / Toutefois, le contribuable qui n’a pas reçu la décision de l’administration dans un délai de six mois mentionné au premier alinéa peut saisir le tribunal dès l’expiration de ce délai. (…) ».
Mme B... a formé une réclamation contre l’imposition contestée par un courrier daté du 26 septembre 2025, sachant qu’elle produit la copie d’une enveloppe comportant un tampon apposé par les services postaux mentionnant la date du 9 décembre 2025. En tout état de cause, quelle que soit la date réelle d’expédition de ce courrier, le délai de six mois imparti à l’administration fiscale pour statuer sur la réclamation n’est pas expiré. Ainsi, sa réclamation n’a fait naître à ce jour aucune décision de rejet. Par suite, la requête de Mme B... est prématurée et, dès lors, manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Grenoble, le 19 février 2026.



Le président,





V. L’HÔTE


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.








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