LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2600388

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600388

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600388
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B... visant à suspendre la reprise du recouvrement d'indus par la caisse d'allocations familiales. La juridiction a constaté que la décision attaquée du 31 décembre 2025 avait été implicitement abrogée par une décision ultérieure de la caisse du 14 janvier 2026, qui avait suspendu le recouvrement et restitué les sommes retenues, faisant ainsi disparaître l'objet du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 janvier 2026 à 11h53, Mme A... B... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de la décision implicite du 31 décembre 2025 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Savoie lui a notifié la reprise du recouvrement d’indus d'aide personnalisée au logement et de revenu de solidarité active ;

2°) d’ordonner à la caisse d’allocations familiales de la Savoie de faire cesser les retenues en cours ;

3°) d’ordonner à la caisse d'allocations familiales de la Savoie de lui reverser la totalité des sommes indûment retenues depuis le 9 septembre 2025 ;

Elle soutient que :
la condition d’urgence est remplie ; elle vit dans une grande précarité financière, fragilisée par la procédure de liquidation judiciaire ouverte le 9 septembre 2025 à son encontre ;
la décision attaquée ne prend pas en compte cette procédure de liquidation judiciaire et ses effets, et est donc entachée d’une doute sérieux quant à sa légalité.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 janvier 2026, le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Savoie doit être regardé comme concluant qu’il n’y ait lieu de statuer sur la requête.

Il expose que :
- l’intervention de la décision du 14 janvier 2026, par laquelle les sommes correspondant aux retenues effectuées lui ont été restituées et le recouvrement des indus a été suspendu, suite à la prise en compte du jugement du tribunal de commerce de Chambéry du 9 septembre 2025, a de facto annulé les effets contestés de la décision attaquée ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 31 décembre 2025 sous le numéro 2513764 par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue en présence de M. Müller, greffier d’audience, Mme Conesa-Terrade a lu son rapport, les parties n’étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


Mme B... demande au juge des référés de suspendre l’exécution de la décision du 31 décembre 2025 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Savoie l’a informée de la reprise à compter du mois de juillet 2026 du recouvrement des indus d'aide personnalisée au logement et de revenu de solidarité active suite à l’expiration le 30 juin 2025 du moratoire, valable 24 mois à compter du 30 juin 2023, de son plan de surendettement.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

En réponse à la demande de la requérante tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 31 décembre 2025 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Savoie l’informait de la reprise du recouvrement de ses dettes correspondant à des indus d'aide personnalisée au logement et de revenu de solidarité active, le directeur de cet organisme fait valoir que, prenant en compte la décision du 9 septembre 2025 rendue par le Tribunal de commerce de Chambéry ouvrant une procédure de liquidation judiciaire à l’encontre de Mme B..., sa décision du 14 janvier 2026 a annulé les effets de l’exécution de la décision attaquée en suspendant, à compter de cette date, le recouvrement de ses créances, dans l’attente du jument de clôture de la procédure de liquidation judiciaire, et en lui restituant par versement ce même jour sur son compte bancaire une somme de 1 068,40 euros correspondant au montant des retenues effectuées depuis septembre 2025 en recouvrement des indus. Cette décision du 14 janvier 2026 doit être regardée comme abrogeant implicitement mais nécessairement la décision du 31 décembre 2025 visée par la requête, cette dernière ayant ainsi disparu de l’ordonnancement juridique. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension dirigées contre la décision du 31 décembre 2025



D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au directeur de la caisse d'allocations familiales de la Savoie.


Fait à Grenoble, le 23 mars 2026.




Le juge des référés,




E. CONESA-TERRADE
Le greffier




Ph. MULLER



La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.










Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions