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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2601229

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2601229

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2601229
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Sujet principal : Recours contre une mise en demeure de remboursement d'un trop-perçu de prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable, en jugeant qu'une mise en demeure de payer un indu est un acte préparatoire et non une décision faisant grief.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 février 2026, Mme B... demande l’annulation de la mise en demeure de payer en date du 19 janvier 2026 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Savoie lui a demandé le remboursement de la somme de 96,01 euros correspondant à un indu de prime d’activité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…).

2. Les lettres de mise en demeure avec demande d'avis de réception adressées par la caisse d’allocations familiales à un allocataire en vue de recouvrer un trop-perçu de prime d’activité constituent des actes préparatoires à la contrainte qui pourra être émise si l’allocataire ne rembourse pas la somme due. Eu égard à leur nature, de telles mises en demeure ne sauraient caractériser un acte d’exécution forcée au sens de l’article 2244 du code civil, contrairement à l’émission d’une contrainte ou à la récupération d’indus par retenues sur prestations à venir, et ne comportent en elle-même aucune décision faisant grief à l’intéressé, susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 19 janvier 2026 sont irrecevables et doivent être rejetées.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....




Fait à Grenoble, le 24 mars 2026.




La magistrate désignée,



M. A...

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