vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1806763 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | IPSO FACTO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 juillet 2018 et 21 juillet 2023, la société SMA SA, représentée par Me Caillet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner in solidum, à garantir la société SMA SA de toute condamnation prononcée à son encontre au profit de la société Alter cités et de la communauté d'agglomération de Saumur Val de Loire :
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, Electricité Thermique Ingénierie Services (ETHIS) et Hervé Thermique au titre du désordre n° 1 "traces de coulures, des pourrissements des bois de charpente et de bardage, et de l'oxydation" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, ETHIS, Justeau Frères, Qualiconsult et Peron prise en la personne de son liquidateur judiciaire, Me Margottin, au titre des désordres n° 2 "mauvais positionnement des armatures béton au niveau des bassins occasionnant leur oxydation et le soulèvement des carreaux de carrelage", n° 3.16 "traces de rouille ou d'oxydation apparentes sur un ensemble d'aciers ou d'armatures sur les parois et au fond du bassin" et n° 3.18 "oxydation des carrelages en fond de bassin" ;
- la société Peron prise en la personne de son liquidateur judiciaire, Me Margottin, au titre des désordres n° 3.1 "infiltrations sur les étanchéités des hublots d'éclairage du bassin principal" et n° 3.12 "dans le grand bassin, des coulures blanchâtres de type salpêtre au pourtour des hublots d'éclairage" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, ETHIS et Justeau Frères au titre du désordre n° 3.2 "oxydation de carrelage sur différents murets et en particulier sur le petit bassin" ;
- la société Adrion au titre du désordre n° 3.3 "traces de rouille et d'oxydation sur les piètements métalliques de la structure principale de la charpente" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, ETHIS, Qualiconsult, SARL Parchard, Parchard et Parival, venant aux droits de la société Parchard, au titre du désordre n° 3.4 "oxydation importante sur le mur rideau verre et aluminium entre l'entrée hall et la plage de la piscine" ;
- les sociétés SARL Parchard, Parchard et Parival, venant aux droits de la société Pachard, au titre du désordre n° 3.5 "buées très importantes sur les vitrages des baies extérieures, en particulier en façade Sud et Ouest" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III et ETHIS au titre des désordres n° 3.6 "dégradations et des coulures sur les bois de charpente situés plus particulièrement au-dessus du grand bassin" et n° 3.19 "dégradations sur les parois verticales ou horizontales du bâtiment visibles par des traces de coulures ou des pourrissements des différents bois" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, ETHIS, Justeau Frères, Qualiconsult, SARL Parchard, Parchard et Parival, venant aux droits de la société Parchard au titre du désordre n° 3.7 "dégradations sur les parements bois sous forme de pourrissures et de coulures" ;
- les sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture, Secos III, ETHIS, Justeau Frères et Peron, prise en la personne de son liquidateur judiciaire, Me Margottin, au titre des désordres n° 3.10 "revêtements de protection disparus", n° 3.14 "fuites d'eau sur différents accessoires en périphérie du bassin" et n° 3.15 "fuites d'eau sur différentes canalisations ou tuyauteries" ;
2°) de mettre à la charge in solidum des sociétés Forma 6, Atelier Arcos Architecture,
Secos III, ETHIS, Justeau Frères, Qualiconsult, SARL Parchard, Parchard, Parival, venant aux droits de la société Parchard, Peron prise en la personne de son liquidateur judiciaire, Me Margottin, la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 septembre et le 2 octobre 2018, la société Axa Fance IARD, représentée par Me Gauvin, demande à être mise hors de cause et à mettre à la charge de la société SMA SA la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2023, les sociétés Parchard, Peron, Secos III, Hervé Thermique, représentées par Me Guignard, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, de rouvrir l'instruction et de sursoir à statuer ;
2°) à titre subsidiaire, de rejeter comme irrecevables les conclusions de la requête ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, de mettre hors de cause les sociétés Peron et
SECOS III et de limiter les condamnations de la société Hervé Thermique aux seuls désordres affectant l'installation de traitement d'air et dans une proportion maximale de 30 %, ainsi que de condamner le groupement de maîtrise d'œuvre composé des sociétés Atelier Arcos Architecture, ETHIS et Forma 6 au titre des désordres affectant l'excès de condensation et l'oxydation des murs rideau verre et aluminium, les dégradations et les coulures sur les bois de charpente, les dégradations sur les parements bois (pourrissement) ;
4°) de condamner les sociétés Atelier Arcos Architecture, ETHIS, Forma 6, Arbonis, Justeau frères, Métallerie de la Loire, Qualiconsult à garantir les sociétés Hervé Thermique, Peron, Parchard et SECOS III de toute condamnation qui serait mise à leur charge ;
5°) de mettre à la charge de toute partie perdante la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 16 octobre 2018 et 25 août 2023, les sociétés Atelier Arcos Architecture, ETHIS, Forma 6 et Mutuelle des architectes de France, représentées par Me Rouxel, acquiescent, dans le dernier état de leurs écritures, au désistement des conclusions de la requérante envers la société Mutuelle des architectes de France et concluent à l'irrecevabilité de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2023, les sociétés Justeau Frères et Abeille IARD et santé, représentées par Me Meunier, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures, de prononcer la jonction avec la requête enregistrée par le greffe sous le
n° 2309887 et concluent au rejet de la requête.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 7 août 2023 et 5 octobre 2023, la société Allianz IARD, représentée par Me Courant, acquiesce, à titre principal dans le dernier état de ses écritures, au désistement des conclusions de la requérante envers elle, et conclut, à titre subsidiaire, à l'irrecevabilité de la requête. Elle demande en outre à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Par quatre mémoires en défense, enregistrés les 24 août 2023, 5 octobre 2023 et
11 octobre 2023, la société Arbonis, représentée par Me Caous-Pocreau, acquiesce, à titre principal et dans le dernier état de ses écritures, au désistement des conclusions de la requérante envers la société Arbonis, et à titre subsidiaire, demande au tribunal de condamner toutes parties dont la responsabilité serait engagée à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre. Elle demande en outre au tribunal de rejeter la demande de jonction de la présente instance avec celle enregistrée sous le n° 2309887.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 18 août 2023, 9 octobre 2023 et 16 septembre 2024, la société Qualiconsult, représentée par Me Launey, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'elle soit mise hors de cause, et en cas de condamnation, elle demande au tribunal de condamner les autres sociétés défenderesses à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre. Elle demande en outre à ce qu'il soit mis à la charge in solidum de toute partie perdante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 4 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au
19 septembre 2024.
Un mémoire produit par la société la société Allianz IARD, représentée par Me Courant, a été enregistré le 20 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. / () ". Il incombe à l'assureur qui entend bénéficier de la subrogation prévue par ces dispositions d'apporter, par tout moyen et au plus tard à la date de clôture de l'instruction, la preuve du versement de l'indemnité d'assurance à son assuré. L'assureur du maître de l'ouvrage bénéficie de l'effet interruptif d'une citation en justice à laquelle il a procédé dans le délai de garantie décennale, alors même qu'à la date de cette citation, n'ayant pas payé l'indemnité d'assurance, il ne serait pas encore subrogé dans les droits de son assuré. Son action contre les constructeurs est alors recevable, mais notamment sous réserve que l'indemnité due à l'assuré ait été versée avant que le juge ne statue sur cette action.
3. Il résulte de l'instruction, dont la clôture a été fixée au 19 septembre 2024, que la société requérante n'a produit aucune pièce établissant le versement d'une indemnité d'assurance à ses assurés au titre des dommages faisant l'objet de sa requête. Si, en réponse à cette fin de
non-recevoir soulevée par plusieurs défenderesses, la société requérante se prévaut de l'effet interruptif, rappelé au point précédent, de la citation en justice à laquelle elle a procédé dans le délai de garantie décennale alors même qu'elle n'était pas à cette date subrogée dans les droits de son assuré, cette circonstance n'a cependant pas pour effet d'obliger le tribunal à surseoir à statuer sans terme pour que cette subrogation soit acquise. Il s'ensuit, et en application des dispositions du code des assurances précitées, que la société SMA SA ne justifie pas de sa qualité lui permettant d'exercer une action subrogatoire. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des sociétés Axa France IARD, Atelier Arcos Architecture, ETHIS, Forma 6, Mutuelle des architectes de France, Parchard, Peron, Secos III, Hervé Thermique, Allianz IARD et Qualiconsult présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société SMA SA est rejetée.
Article 2 : Les conclusions des sociétés Axa France IARD, Atelier Arcos Architecture, ETHIS, Forma 6, Mutuelle des architectes de France, Parchard, Peron, Secos III, Hervé Thermique, Allianz IARD et Qualiconsult présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SMA SA, à la société Forma 6, à la société Atelier Arcos Architecture, à la société Secos III, à la société Electricité Thermique Ingénierie Services (ETHIS), à la société Hervé Thermique, à la société Qualiconsult, à la société Justeau Frères, à la société Parival, à la société Peron, à Me Margottin, à la société Arbonis, à la société SARL Parchard, à la société Parchard, à la société Adrion, à la société Métallerie de la Loire, à la société Mutuelle des architectes français, à la société Axa France IARD, à la société Aviva, à la société Allianz IARD et à la société Gan Assurance.
Fait à Nantes, le 4 octobre 2024.
La présidente,
S. RIMEU
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026