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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1808141

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1808141

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1808141
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL SUBLET-FURST & FAUVERGUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 3 septembre 2018, le 7 septembre 2021 et le 28 décembre 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Castel Frères, représentée par Me Fauvergue, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la réduction, à hauteur des sommes respectives de 22 956 euros, 23 865 euros, 24 479 euros et 24 691 euros, des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2012, 2013 et 2014 ainsi que des cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2015, à raison de l'établissement industriel qu'elle exploite à la Chapelle-Heulin (Loire-Atlantique) ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie de ce qu'une fraction des biens immobilisés inscrits dans sa comptabilité aux comptes 212, 213 et 214 ont la nature, soit de biens d'équipement spécialisés, soit d'équipements et biens mobiliers qui, en ce qu'il sont spécifiquement adaptés à l'exercice d'une activité industrielle, sont exonérés de l'application de la taxe foncière sur les propriétés bâties et, par suite, de celle de la cotisation foncière des entreprises en vertu du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, leur classification comptable ne permettant pas à elle seule de les inclure dans l'assiette de ces impositions ; tel est le cas, notamment, d'une partie des immobilisations correspondant à des travaux réalisés par les sociétés Demathieu et Bard et Forclum ainsi que des équipements et outillages équipant la station de traitement des eaux usées de l'établissement ;

- si elle ne remet pas en cause l'abattement de 50 % pratiqué par le service en application de l'article 1518 A du code général des impôts sur le prix de revient des immobilisations relatives à la station d'épuration, en ce qu'il porte sur le prix de revient des installations de génie civil, l'existence d'un tel abattement ne fait pas obstacle à ce que soit appliquée, et substituée à ce dernier dans cette mesure, l'exonération du champ d'application de la cotisation foncière des entreprises des biens d'équipement et outillages relatifs à cette station d'épuration, en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts.

Par des mémoires en défense enregistrés le 21 janvier 2019, le 1er décembre 2021 et le 23 février 2022, le directeur des vérifications nationales et internationales conclut :

1°) à ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de réduction des impositions litigieuses, en ce qu'elles ont trait aux immobilisations concernées par l'application de l'abattement prévu à l'article 1518 A du code général des impôts ;

2°) au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que :

- la demande de la société requérante est sans objet en ce qui concerne les immobilisations relatives à la station d'épuration de l'établissement qui ont fait l'objet, pour la totalité de leur prix de revient, de l'abattement prévu par l'article 1518 A du code général des impôts en faveur des installations destinées à lutter contre la pollution des eaux ;

- les moyens soulevés par la SAS Castel Frères ne sont pas fondés.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Livenais, président-rapporteur,

- et les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (SAS) Castel Frères a pour activité l'affinage et le négoce en gros de vins. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les années 2012, 2013 et 2014, à l'occasion de laquelle l'administration fiscale a, notamment, rehaussé la base d'imposition à la cotisation foncière des entreprises du local à usage industriel qu'elle exploite au lieu-dit " L'Hyvernière " à La Chapelle-Heulin (Loire-Atlantique). Elle lui a par suite notifié, par une lettre du 22 septembre 2015, des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2012, 2013 et 2014 et l'a informée des conséquences de la modification de sa base d'imposition à cette taxe pour la cotisation foncière des entreprises due au titre de l'année 2015. Après avoir demandé en vain la réduction de ces impositions par une réclamation préalable du 5 juin 2018, rejetée le 3 juillet suivant, la SAS Castel Frères demande au tribunal par la présente requête, dans le dernier état de ses écritures, la réduction, à hauteur des sommes respectives de 22 956 euros, 23 865 euros, 24 479 euros et 24 691 euros, des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2012, 2013 et 2014 ainsi que des cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2015 à raison du local industriel mentionné ci-dessus.

Sur l'exception de non-lieu opposée par l'administration fiscale :

2. L'administration fiscale fait valoir qu'il n'y aurait pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de réduction des impositions litigieuses en ce qu'elles ont trait aux immobilisations constituant la station de traitement des eaux usées dont est équipé le local industriel en cause, au motif que le prix de ces immobilisations aurait fait l'objet, en son intégralité, de l'abattement de 50 % prévu par l'article 1518 A du code général des impôts en faveur des installations destinées à prévenir la pollution des eaux. Toutefois, il est constant que cet abattement, appliqué dès la procédure de vérification de la comptabilité de la société, n'a donné lieu à aucun dégrèvement complémentaire postérieurement à l'introduction de la présente requête, de sorte qu'il ne saurait conduire à ce qu'il soit constaté qu'il n'y a plus lieu de statuer, même partiellement, sur les conclusions de la SAS Castel Frères formées dans le cadre de la présente instance. En outre, il est également constant que, si la société requérante ne conteste pas l'application de cet abattement sur le prix de revient des installations de génie civil de la station d'épuration en cause, elle demande à ce que soit substitué à cet abattement, pour ce qui concerne les équipements et outillages de cette même station, le régime de l'exonération prévue par le 11° de l'article 1382 du code général des impôts et la réduction supplémentaire de sa base d'imposition à la cotisation foncière des entreprises résultant de la différence entre l'application de cette exonération et celle de l'abattement précité aux immobilisations en cause. Dans ces conditions, l'exception de non-lieu opposée en défense par l'administration fiscale ne peut qu'être rejetée.

Sur les conclusions aux fins de réduction des impositions litigieuses :

3. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1381 de ce code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : / 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; / 2° Les ouvrages d'art et les voies de communication () ". Aux termes de l'article 1382 du même code : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : / () / 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l'article 1381 () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 1495 dudit code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". Aux termes du II de l'article 324 B de l'annexe III au même code : " Pour l'appréciation de la consistance il est tenu compte de tous les travaux équipements ou éléments d'équipement existant au jour de l'évaluation ".

4. Par ailleurs, en vertu de l'article 1467 du code général des impôts, la cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11° et 12° de l'article 1382. Aux termes du 2° de cet article : " () La valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière est calculée suivant les règles fixées pour l'établissement de cette taxe. () ". Il résulte de ces dispositions que les biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ne sont pas compris dans les bases de la cotisation foncière des entreprises.

5. Pour apprécier, en application de l'article 1495 du code général des impôts et de l'article 324 B de son annexe III, la consistance des propriétés qui entrent, en vertu de ses articles 1380 et 1381, dans le champ de la taxe foncière sur les propriétés bâties, il est tenu compte, non seulement de tous les éléments d'assiette mentionnés par ces deux derniers articles mais également des biens faisant corps avec eux. Sont toutefois exonérés de cette taxe, en application du 11° de l'article 1382 du même code, ceux de ces biens qui font partie des outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499, qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et qui ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1° et 2° de l'article 1381.

6. Il résulte de l'instruction que le service a rectifié la valeur locative du local sis à la Chapelle-Heulin, au titre duquel la SAS Castel France a été assujettie aux impositions en litige, pour tenir compte d'immobilisations corporelles enregistrées en comptabilité aux comptes 212 " Aménagements et agencements de travaux ", 213 " Constructions " et 214 " Constructions sur sol d'autrui ", se rapportant à des travaux d'aménagement des locaux industriels exploités par la société menés par les société Demathieu et Bard et Forclum, ainsi qu'à la réalisation par la société Ondéo d'une station de traitement des eaux usées destinée au traitement des effluents de l'établissement.

En ce qui concerne les immobilisations correspondant aux travaux réalisés par la société Demathieu et Bard :

7. Il résulte de l'instruction, et en particulier des libellés suffisamment explicites de l'inscription en comptabilité de ces immobilisations, que les quais niveleurs de capacité 6 T inscrits en comptabilité aux compte 213181 et 214000 et équipant, respectivement, le bâtiment logistique et le bâtiment de stockage des matières sèches, constituent des installations spécifiquement adaptées au chargement et au déchargement des matières premières stockées dans l'un et l'autre de ces bâtiments et qu'ils sont, de ce fait, spécifiquement adaptés à l'exercice d'une activité industrielle. La SAS Castel Frères est ainsi fondée à demander que soient extournées de sa base d'imposition à la cotisation foncière des entreprises les sommes respectives de 16 662 euros et de 9 997,20 euros, correspondant au prix de revient de ces deux immobilisations. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que les autres immobilisations comptabilisées dans le cadre de ces travaux, qu'il s'agisse des extincteurs à pulvérisation à eau situés à chaque sortie de secours et aux divers aménagements de voirie détaillés au sein de la fiche d'immobilisation 50100 " VRD Voirie Assainissement ", en l'absence de toute précision complémentaire sur leur nature, leur objet, ou leur rôle éventuel dans l'activité de l'entreprise, entreraient dans le champ d'application de l'exonération prévue par le 11° de l'article 1382 du code général des impôts précité. Ainsi, la SAS Castel Frères n'est fondée à demander la réduction de la valeur locative de son établissement, en ce qui concerne les immobilisations correspondant aux travaux réalisés par la société Demathieu et Bard, qu'à hauteur de la somme totale de 26 659,20 euros.

En ce qui concerne les immobilisations correspondant aux travaux réalisés par la société Forclum :

8. Il résulte de l'instruction que les aménagements et équipements figurant aux fiches d'immobilisation 900124 " Câblage info process " à hauteur de la somme de 6 000 euros, 900201 " Cuverie " et 900751 " Alimentation-dépotage cuverie " pour les sommes respectives de de 36 586,52 euros et 3 000 euros et 900739 " Groupe de froid " pour un montant de 4 000 euros, ont trait au câblage, à l'alimentation électrique et au fonctionnement d'équipement de réfrigération, de stockage des vins et d'emballage et doivent, ainsi, être regardés comme spécifiquement adaptés à une activité industrielle au sens du 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Les documents produits dans le cadre de l'instance ne permettent pas, en revanche, de retenir une telle qualification pour les immobilisations correspondant aux fiches d'immobilisation 800853 " Local HT et distribution BT ", 801316 " Distribution électrique BT ", 801036 " Ventilation poste HTA ", 801577 " Rénovation Bureau ", 900124 " Câblage Info Process ", 900017 " Bureau RDC ", 801322 " Modification HTA ", 900288 " Courant faible ", 900500 " Modification bureau ", 900508 " Sonnette matière sèche " et 900658 " Modification bureau étage ", faute de précision quant à la consistance exacte et à l'objet de ces immobilisations. Dans ces conditions, la SAS Castel Frères n'est fondée à demander la réduction de la valeur locative de son établissement, en ce qui concerne les immobilisations correspondant aux travaux réalisés par la société Forclum, qu'à hauteur de la somme totale de 49 586,52 euros.

En ce qui concerne les immobilisations relatives à la station d'épuration :

9. Aux termes de l'article 1518 A du code général des impôts, dans sa version applicable au litige : " Les valeurs locatives qui servent à l'établissement des impôts locaux sont prises en compte à raison des deux tiers de leur montant pour les aéroports ainsi que pour les installations destinées à la lutte contre la pollution des eaux et de l'atmosphère faisant l'objet d'un amortissement exceptionnel au titre des articles 39 quinquies E et 39 quinquies F. A compter du 1er janvier 1991, les valeurs locatives des installations destinées à la lutte contre la pollution des eaux et de l'atmosphère visées au premier alinéa sont prises en compte à raison de la moitié de leur montant () ".

10. Aucune disposition législative ne fait obstacle à ce que, alors même que la fraction de la valeur locative d'une installation destinée à la lutte contre la pollution des eaux correspondant à des immobilisations de la nature de celles visées au 1° et au 2° de l'article 1381 du code général des impôts se verrait appliquer, pour l'établissement des impôts locaux, l'abattement de 50 % prévu par l'article 1518 A du code général des impôts précité, le contribuable imposé au titre d'une telle installation bénéficie de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du même code à raison des outillages et équipements de cette installation, sous réserve que ces outillages et équipements satisfassent aux conditions de cette exonération rappelées au point 5 du présent jugement.

11. Il résulte de l'instruction que la station d'épuration édifiée pour le compte de la société requérante par la société Ondéo, dont le coût inscrit en comptabilité par la SAS Castel Frères a fait l'objet pour sa totalité de l'abattement de 50 % mentionné ci-dessus, a pour finalité le traitement des effluents résultant de l'activité d'élevage de vins et d'embouteillage exercée par l'établissement de la société requérante. Elle doit ainsi être regardée comme étant spécifiquement adaptée à l'activité industrielle de cet établissement. Par suite, les immobilisations correspondant aux outillages et aux équipements de prétraitement et de relevage des eaux usées d'exploitation, aux bassins tampon, au dispositif de méthanisation, à la chaufferie, aux dispositifs d'aération des boues activées et de production d'air, aux membranes de filtration, au poste toutes eaux et au poste de relevage des eaux traitées vers la Sèvre, au traitement des boues et à l'unité de déshydratation de ces dernières, aux dispositifs de stockage et de diffusion des produits réactifs de traitements, aux équipements de contrôle et de mesures, au gazomètre et au transformateur électrique alimentant la station ainsi qu'aux divers câblages et éléments de réseaux de l'ouvrage, comptabilisées au sous-poste " Equipements " de l'immobilisation 50122 correspondant à la station d'épuration traitement des eaux pour un montant de 1 930 000 euros, doivent être extournées de la base imposable de la SAS Castel Frères à la cotisation foncière des entreprises en application du 11° de l'article 1382, cette exonération se substituant pour ces immobilisations à l'application de l'abattement prévu par l'article 1518 A du même code. Dès lors, la SAS Castel Frères est fondée à demander la réduction supplémentaire de sa base imposable au titre des équipements et outillages de la station d'épuration à hauteur de la différence entre le montant total exonéré de la valeur de ces immobilisations et le montant de l'abattement de 50 % déjà pratiqué sur ce même montant, soit 965 000 euros.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Castel Frères est seulement fondée à demander la réduction, à hauteur de la somme totale de 1 041 245,72 euros, de sa base imposable à la cotisation foncière des entreprises au titre des années 2012, 2013, 2014 et 2015, et la réduction correspondante des cotisations supplémentaires de cette imposition ainsi que de la taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie contestées au titre des années 2012 , 2013 et 2014 ainsi que la réduction correspondante des cotisations primitives de ces mêmes impositions mises à la charge de la société requérante au titre de l'année 2015.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à la SAS Castel Frères au titre des frais exposés par elle dans la présente instance et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La base d'imposition à la cotisation foncière des entreprises assignée à la SAS Castel Frères pour les années 2012, 2013, 2014 et 2015 au titre de son établissement industriel de la Chapelle-Heulin est réduite de la somme totale de 1 041 245,72 euros.

Article 2 : Les cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie mises à la charge de la SAS Castel Frères au titre des années 2012, 2013 et 2014 ainsi que les cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie dont s'est acquittée la SAS Castel Frères au titre de l'année 2015 sont réduites à due concurrence de l'application de la réduction de la base imposable de la SAS Castel Frères mentionnée à l'article 1er du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à la SAS Castel Frères une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SAS Castel Frères est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Castel Frères et au directeur des vérifications nationales et internationales.

Copie en sera adressée à la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. Huin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 31 mars 2023.

Le président-rapporteur,

Y. LIVENAIS

L'assesseur la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

V. ROSEMBERG

Le greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

5

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