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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1808189

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1808189

vendredi 26 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1808189
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL FISCAREA LS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2018, la société TIB Construct Invest SRL, représentée par Me Savarin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 juillet 2018 par laquelle le directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest a rejeté sa réclamation préalable tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2013 et 2014 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 octobre 2015, ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 octobre 2015 et, " le cas échéant " des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2013 et 2014, ainsi que des pénalités correspondantes ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à supposer que les rehaussements contestés trouvent leur source dans la remise en cause d'un avantage en nature consenti à sa gérante, Mme C, l'administration fiscale n'établit pas l'existence de cet avantage dans la mesure où les prestations qu'elle s'est engagée à fournir à Mme C n'étaient pas achevées à la fin de la période vérifiée, de sorte qu'aucune libéralité n'a pu lui être accordée durant cette période ;

- aucun avantage occulte n'a été fourni à Mme C, dans la mesure où les stipulations du contrat qui l'unissait à cette dernière ne permettaient pas la facturation des travaux en cours et où aucune disposition légale ni stipulation contractuelle ne l'obligeait à demander le versement d'acomptes à Mme C au fur et à mesure de l'avancement des travaux réalisés dans la propriété de cette dernière ; en tout état de cause, l'absence de versement d'acomptes par Mme C a eu pour elle une contrepartie consistant en la possibilité de conduire les travaux selon ses propres contraintes sans se voir exposée au risque de paiement de pénalités de retard ; le défaut de comptabilisation des travaux en cours ne permet pas davantage de regarder les prestations en litige comme constitutives d'un avantage occulte accordé à Mme C ;

- à supposer que les rehaussements en cause trouvent leur origine dans la qualification d'acte anormal de gestion attribué à la réalisation de travaux dans la propriété de Mme C, ces travaux sont conformes à sa gestion commerciale normale et à son objet social ; en tout état de cause, ils trouvent leur contrepartie dans la nécessité de porter la rémunération de Mme C au niveau de celui habituellement constaté chez les dirigeants de sociétés françaises de taille équivalente, le développement de son établissement stable français ayant été le fruit de l'activité de Mme C ;

- l'administration fiscale n'établit pas le caractère délibéré des manquements qu'elle invoque.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 mars 2019, le directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions aux fins d'annulation de la décision rejetant la réclamation préalable de la société TIB Construct Invest SRL sont irrecevables ;

- aucun des moyens invoqués par la société requérante n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Livenais, président-rapporteur ;

- et les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société de droit roumain TIB Construct Invest SRL, dont la gérante est Mme B C, a établi à compter du 1er septembre 2013 un établissement stable en France dont le siège est sis à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), dont Mme C est également gérante, et qui a pour activité l'installation de structures métalliques chaudronnées et de tuyauterie. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant, en matière d'impôt sur les sociétés, sur les exercices clos en 2013 et 2014 et, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, sur la période du 1er janvier 2013 au 31 octobre 2015. A l'issue de ce contrôle, le service vérificateur a notifié selon la procédure contradictoire à la société TIB Construct Invest SRL, par proposition de rectification du 28 avril 2016, des rehaussements du résultat imposable de la société au titre des deux exercices vérifiés à raison de la réintégration à ces résultats de charges exposées par l'établissement stable français de la société au profit de Mme C et constituées par la réalisation, pour le compte de cette dernière, de travaux dans une propriété acquise par Mme C à Donges (Loire-Atlantique), ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée résultant de la remise en cause de la déductibilité des montants de taxe ayant grevé les dépenses précitées, le service vérificateur ayant estimé que la réalisation des travaux en cause dans une propriété détenue par la gérante de la société vérifiée était, en l'espèce, constitutive d'un acte anormal de gestion. Les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et les rappels de taxe sur la valeur ajoutée résultant de ces rehaussements, augmentés de la majoration de 40 % pour manquement délibéré prévue par le a) de l'article 1729 du code général des impôts, ont été mis en recouvrement le 15 février 2017. Par deux réclamations préalables, rejetées en dernier lieu par une décision du 2 juillet 2018, la société TIB Construct Invest SRL a demandé le dégrèvement de ces impositions litigieuses. Cette dernière demande au tribunal l'annulation de cette décision de rejet du 2 juillet 2018 ainsi que la décharge, en droits et pénalités, des impositions supplémentaires contestées.

Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation de la décision de rejet des réclamations préalables de la société TIB Construct Invest SRL :

2. La décision du 2 juillet 2018 par laquelle l'administration fiscale a rejeté la réclamation préalable présentée par la société TIB Construct Invest SRL tendant au dégrèvement des impositions en litige a eu pour seul effet de lier le contentieux à cet égard, et n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de la société requérante tendant à l'annulation de cette décision sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions aux fins de décharge :

En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :

3. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts, rendu applicable à l'impôt sur les sociétés par l'article 209 du même code : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation ". Il résulte de ces dispositions que le bénéfice imposable est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. Les renonciations à recettes, les abandons de créances ou la prise en charge de dépenses consentis par une entreprise au profit d'un tiers ne relèvent pas, en règle générale, d'une gestion commerciale normale, sauf s'il apparaît qu'en consentant de tels avantages, l'entreprise a agi dans son propre intérêt. S'il appartient à l'administration d'apporter la preuve des faits sur lesquels elle se fonde pour estimer que les avantages octroyés par une entreprise à un tiers constituent un acte anormal de gestion, elle est réputée apporter cette preuve dès lors que cette entreprise n'est pas en mesure de justifier qu'elle a bénéficié en retour de contreparties. Dans l'hypothèse où l'entreprise s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite à l'administration d'apporter la preuve que cet avantage est, contrairement à ce que soutient l'entreprise, dépourvu de contrepartie, qu'il a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour l'entreprise ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.

4. Par un contrat de droit roumain souscrit le 15 octobre 2012 entre Mme C et la société TIB Construct Invest SRL, dont seule la traduction en langue française est d'ailleurs produite à l'instance, la société requérante s'est engagée à réaliser, dans une propriété devant être acquise par Mme C au lieu-dit " le Redureau " à Donges (Loire-Atlantique), des travaux de rénovation, de construction, de modernisation, d'installation d'équipements sanitaires et électriques et le cas échéant des aménagements intérieurs dans l'immeuble principal et les annexes de cet ensemble immobilier, pour un prix forfaitaire de 250 000 euros hors taxe, payable par Mme C à la signature du procès-verbal d'achèvement des travaux, dont la date de clôture contractuelle était fixée au 1er novembre 2015. La vérification de la comptabilité de l'établissement stable de la société TIB Construct Invest SRL en France a permis de constater, d'une part que ce dernier avait engagé des charges relatives à l'exécution de ces travaux pour un montant total de 404 229,54 euros hors taxe et déduit la taxe sur la valeur ajoutée grevant ces dépenses et, d'autre part, qu'aucune contrepartie n'avait été enregistrée en comptabilité, que ce soit au titre de la facturation d'une prestation de services assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée ou de la valorisation comptable de travaux en cours. Le service vérificateur a déduit de ces constatations que les charges ainsi supportées par la société TIB Construct Invest SRL au titre de son établissement stable en France avaient été engagées au profit des intérêts privés de sa gérante et qu'en l'absence de toute contrepartie, de telles dépenses, étrangères à la gestion normale de l'entreprise, étaient constitutives d'un acte anormal de gestion.

5. En premier lieu, le caractère d'avantage occulte, au sens du c) de l'article 111 du code général des impôts, que revêt pour Mme C l'engagement par la société vérifiée des dépenses relatives à la réalisation des travaux de rénovation de la propriété acquise par sa gérante à Donges est sans incidence sur le bien-fondé de la réintégration des charges correspondantes dans le résultat imposable de la société TIB Construct Invest SRL.

6. En deuxième lieu, l'administration fiscale n'ayant pas regardé les sommes en cause comme constitutives d'un avantage en nature octroyé à Mme C à titre de complément de sa rémunération de dirigeante, une telle qualification étant au demeurant incompatible avec l'existence du contrat de louage de service conclu entre la société vérifiée et sa gérante, le moyen tiré de ce qu'un tel avantage en nature n'aurait pu être constaté au cours de la période vérifiée, faute d'achèvement des travaux en cause, est également, en tout état de cause, sans incidence sur le bien-fondé des impositions litigieuses.

7. En troisième et dernier lieu, d'une part, il résulte des termes du contrat de louage de services de droit roumain, conclu entre la société requérante et Mme C, qu'alors même que cette dernière était intégralement libre du choix des travaux à conduire dans sa propriété ainsi que des matériaux et des équipements à y mettre en œuvre, le prix de la prestation fournie par la société TIB Construct Invest SRL par le truchement de son établissement stable était fixé à la somme forfaitaire de 250 000 euros hors taxe, payables en lei roumains à la date de signature du procès-verbal d'achèvement des travaux, la société requérante pouvant cependant, en vertu des stipulations du point 3.4 de ce contrat, facturer à Mme C les travaux réalisés dont le montant excéderait le prix forfaitaire précité. Toutefois, et alors même qu'en dépit de la date limite d'exécution des travaux fixée par ce même contrat, fixée au 1er novembre 2015, ceux-ci n'étaient pas achevés à la clôture de la période vérifiée soit le 31 octobre 2015, le montant des charges diverses exposées par la société TIB Construct Invest SRL au titre de l'exécution des travaux en cause s'élevait à la somme de 404 229,54 euros hors taxe, sans que cette société n'ait facturé à Mme C les sommes correspondant à la fraction de ces dépenses excédant le prix forfaitaire fixé par le contrat. En outre, il n'est pas contesté par la société requérante qu'alors qu'aucune stipulation du contrat précité n'y faisait obstacle, elle n'a pas demandé à Mme C le versement d'acomptes au fur et à mesure de l'exécution des travaux en cause et n'a pas davantage valorisé dans sa comptabilité les travaux en cours. Dans ces conditions, et à supposer d'ailleurs que les travaux en cause auraient relevé de l'objet social de la société requérante alors qu'ils ont été effectués par son établissement stable en France, dont l'activité a exclusivement trait à des travaux de chaudronnerie et de tuyauterie, la société TIB Construct Invest SARL doit être regardée comme ayant renoncé, au profit de sa gérante, à l'encaissement et à la comptabilisation des recettes qui auraient dû résulter de l'exécution des travaux en cause.

8. D'autre part, la société TIB Construct Invest soutient que les charges qu'elle a exposées au profit de sa gérante auraient trouvé leur contrepartie dans l'utilité que revêtait pour elle la rémunération de Mme C à des niveaux comparables à ceux de dirigeants de sociétés françaises similaires, ce niveau de rémunération étant justifié dans cette hypothèse par l'implication de Mme C dans le développement de son établissement stable en France et par les très nombreux aller-retours qu'elle a effectués au cours de la période vérifiée entre la France et la Roumanie. Cependant, il n'est pas sérieusement contesté, d'une part, que la résidence habituelle de Mme C était située en France pendant l'ensemble de cette période et d'autre part, que l'existence du contrat de louage de services conclu entre cette dernière et la société vérifiée fait obstacle, ainsi qu'il a été dit, à ce que les travaux réalisés dans la propriété de Mme C puissent être regardés, à quelque titre que ce soit, comme un élément de la rémunération de cette dernière.

9. Dans ces conditions, l'administration fiscale doit être regardée comme rapportant la preuve, qui lui incombe, de ce que les charges exposées par la société TIB Construct Invest SRL en l'absence de tout règlement, par Mme C, des travaux engagés sur sa propriété ou de toute valorisation comptable de ces travaux est étrangère à sa gestion commerciale normale et qu'elle constitue, en l'espèce, un acte anormal de gestion. Ainsi, c'est à bon droit que le service a réintégré dans le résultat imposable de l'établissement stable de la société TIB Construct Invest SRL les sommes correspondant aux dépenses exposées par la société pour l'exécution de ces travaux au cours de la période vérifiée.

En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

10. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ; ()". Aux termes de l'article 205 de l'annexe II à ce code : " La taxe sur la valeur ajoutée grevant un bien ou un service qu'un assujetti à cette taxe acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction. ". Le 2 du IV de l'article 206 de cette même annexe dispose : " Le coefficient d'admission est nul dans les cas suivants : / 1° Lorsque le bien ou le service est utilisé par l'assujetti à plus de 90 % à des fins étrangères à son entreprise ; () ".

11. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que les charges comptabilisées par l'établissement stable de la société TIB Construct Invest SRL et correspondant aux travaux réalisés dans la propriété de sa gérante ont été intégralement engagées à des fins étrangères à la gestion normale de l'entreprise. Ainsi, c'est également à bon droit que le service a remis en cause la déductibilité des montants de taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé ces charges et assujetti la société requérante aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée en résultant.

12. Il résulte de ce qui précède que la société TIB Construct Invest SRL n'est pas fondée à contester le bien-fondé des impositions supplémentaires en litige.

Sur les pénalités :

13. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; () ".

14. Pour justifier l'application de la majoration prévue par les dispositions citées ci-dessus de l'article 1729 du code général des impôts, l'administration fiscale fait valoir que la société requérante ne pouvait ignorer que son établissement stable avait exposé des dépenses au profit direct de sa gérante sans lien avec sa gestion commerciale normale et sans contrepartie établie et qu'elle a ainsi délibérément minoré le montant de son résultat imposable et procédé à la déduction de montants de taxe sur la valeur ajoutée grevant des dépenses sans rapport avec l'exécution d'opérations imposables à cette taxe. En se bornant à faire état d'erreurs d'imputation comptable et à soutenir, en dépit des éléments rappelés ci-dessus, qu'elle a procédé aux opérations dans une démarche commerciale, la société TIB Construct Invest SRL ne remet pas sérieusement en cause la réalité et le caractère délibéré de la prise en charge de dépenses étrangères à son activité normale. Dans ces conditions, l'administration fiscale doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, que les manquements en cause résultent d'une démarche délibérée du contribuable visant à éluder l'impôt.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société TIB Construct Invest SRL doit être rejetée, y compris sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société TIB Construct Invest SRL est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société TIB Construct Invest SRL et au directeur du contrôle fiscal Centre-Ouest.

Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. A, premeir conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.

Le président-rapporteur,

Y. LIVENAIS

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

V. ROSEMBERG

La greffière,

C. MICHAULT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis

en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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