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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1812259

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1812259

vendredi 30 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1812259
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantLIEVRE-GRAVEREAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 décembre 2018 et 8 avril 2019, M. B A, représenté par Me Lièvre-Gravereaux, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge de l'obligation qui lui a été notifiée par les mises en demeure, tenant lieu de commandement, émises par le comptable du pôle de recouvrement spécialisé de Loire-Atlantique en date du 9 août 2018 de payer les sommes de 1 982 490,06 euros, 1 179 183 euros, 748 285,97 euros et 323 781 euros correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2008 à 2012, assorties des pénalités d'assiette et de recouvrement ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge des intérêts moratoires et la réduction de la majoration de 10 % infligée en application de l'article 1730 du code général des impôts ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de fixer respectivement au 1er janvier 2017 et au 1er novembre 2017 les points de départ de calcul des intérêts moratoires dont ont été assorties les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et les cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

5°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.

Il soutient que :

- les mises en demeure de payer qui lui ont été adressées doivent être annulées dans la mesure où, en sa qualité de résident fiscal algérien, il a été assujetti à tort à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux en France au titre des années 2008 à 2012 ; il possède un foyer d'habitation permanent en Algérie, et, en tout état de cause, s'il devait être regardé comme disposant d'un foyer d'habitation permanent tant en France qu'en Algérie, le centre de ses intérêts vitaux se trouve en Algérie, pays dont il a la nationalité ;

- dès lors qu'il est résident fiscal algérien, en application de l'article 14 de la convention fiscale franco-algérienne, les commissions qu'il perçoit dans le cadre de son activité de consultant pour la société Pan African Energy Consultants Limited, doivent être imposées en Algérie ; d'ailleurs, il établit qu'il a été imposé en Algérie sur ces commissions ;

- eu égard à sa résidence fiscale algérienne, les pénalités qui lui ont été infligées sont infondées ;

- la procédure amiable ouverte entre la France et l'Algérie à sa demande formulée par courrier du 13 mai 2015 fait obstacle à la mise en recouvrement des créances litigieuses jusqu'à ce qu'une décision soit intervenue, or le 13 décembre 2018 sa demande était toujours en cours d'instruction ; à cet égard, il entend se prévaloir du paragraphe 260 de l'instruction administrative référencée BOI-INT-DG-20-30-10 dans sa version applicable au litige, publiée le 18 février 2014 ; par suite, il aurait dû bénéficier d'un sursis automatique de la mise en recouvrement des impositions litigieuses sans qu'il soit nécessaire de constituer des garanties ;

- à titre subsidiaire, le montant des créances fiscales est erroné en ce que les intérêts moratoires prévus à l'article L. 209 du livre des procédures fiscales ne sont pas dus ; il n'a pas demandé à bénéficier du sursis de paiement prévu par l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ; à tout le moins, le point de départ du calcul des intérêts moratoires est erroné ;

- l'assiette de la majoration de 10 % prévue par l'article 1730 du code général des impôts doit exclure les sommes correspondant aux intérêts de retard et aux pénalités d'assiette dont ont été assorties les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 février 2019, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thierry, conseillère,

- et les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un examen fiscal de la situation personnelle des époux A, et d'une vérification de comptabilité du bénéfice non commercial que M. A a tiré de son activité de consultant pour la société Pan African Energy au titre de la période du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2012, l'administration fiscale a assujetti M. A à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2008 à 2012, mises en recouvrement le 31 octobre 2015, pour un montant global de 2 714 970 euros, ainsi qu'à des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux au titre des mêmes années, mises en recouvrement le 31 août 2016 pour un montant global de 953 570 euros. M. A a contesté ces impositions supplémentaires par deux requêtes introduites les 15 juin 2016 et 15 février 2017 devant ce tribunal, qui les a rejetées par un jugement n°s 1602846, 1604962 et 1701470 du 22 juin 2018. Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2018, il a interjeté appel de ce jugement auprès de la cour administrative d'appel de Nantes, qui a confirmé la décision rendue par le tribunal s'agissant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux litigieux par un arrêt n°s 18NT02846, 18NT03617 du 10 septembre 2020. Par quatre mises en demeure émises le 9 août 2018, valant commandement de payer, le comptable public du pôle de recouvrement spécialisé de Loire-Atlantique a réclamé le paiement des sommes de 1 982 490,06 euros, 1 179 183 euros, 748 285,97 euros et 323 781 euros au titre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ainsi que des majorations correspondantes auxquelles il a été assujetti au titre des années 2008 à 2012. Par une décision du 7 novembre 2018, l'administration fiscale a rejeté l'opposition à poursuite formulée par M. A le 21 septembre 2018. M. A demande au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer qui lui a été notifiée par les mises en demeure litigieuses ou, à défaut, la réduction de cette obligation de payer les sommes litigieuses.

Sur les conclusions aux fins de décharge de l'obligation de payer :

En ce qui concerne les moyens de contestation relatifs à l'assiette des créances d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux :

2. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics compétents mentionnés à l'article L. 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. Les contestations ne peuvent porter que : 1° Soit sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° Soit sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité de la somme réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt./ Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés, dans le premier cas, devant le juge de l'exécution, dans le second cas, devant le juge de l'impôt tel qu'il est prévu à l'article L. 199. ". Il résulte de ces dispositions que les moyens relatifs à la régularité ou au bien-fondé des impositions dont le recouvrement est poursuivi par l'administration ne peuvent être utilement invoqués à l'appui d'une demande tendant à la décharge de l'obligation de payer résultant d'un acte de poursuite formée dans les conditions prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.

3. Le moyen tiré de ce que M. A, en qualité de résident fiscal algérien, a été assujetti à tort à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux en France au titre des années en litige a trait à l'assiette des impositions en cause et ne peut ainsi qu'être écarté pour le motif exposé au point précédent. De même, le moyen, invoqué à titre subsidiaire, tiré de ce qu'en vertu de l'article 14 de la convention fiscale franco-algérienne, M. A ne pouvait être davantage assujetti à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux en France à raison du lieu d'exercice des prestations rendues dans le cadre de son activité professionnelle, à savoir l'Algérie, doit être également écarté en ce qu'il a également trait à l'assiette des sommes dont le recouvrement est recherché. Enfin, il convient d'écarter, pour les mêmes motifs, le moyen tiré du mal-fondé des pénalités qui lui ont été infligées.

En ce qui concerne l'exigibilité des créances poursuivies par les mises en demeure litigieuses :

4. D'une part, si l'article L. 189 A du livre des procédures fiscales, dans sa version en vigueur du 1er janvier 2011 au 1er janvier 2014, prévoyait la suspension du cours du délai d'établissement d'une imposition en cas de procédure amiable pour éviter la double imposition, l'article 101 de la loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 a, ainsi qu'en convient M. A dans sa requête, abrogé ces dispositions pour ce qui concerne les procédures amiables ouvertes après le 1er janvier 2014. Par suite, M. A qui a sollicité l'ouverture d'une telle procédure par lettres du 13 mai 2015 et 17 juin 2015 au titre des commissions versées par la société Pan African Energy Consultants Limited au cours des années 2008 à 2012, n'est pas fondé à se prévaloir des dispositions en cause de l'article L. 189 A du livre des procédures fiscales pour soutenir que l'administration fiscale ne pouvait mettre en recouvrement les suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux tant que cette procédure était en cours.

5. D'autre part, M. A entend se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, du paragraphe 260 de l'instruction administrative référencée BOI-INT-DG-20-30-10 dans sa version en vigueur du 18 février 2014 au 2 décembre 2015 qui prévoyait que : " La demande d'ouverture d'une procédure amiable aux fins d'éliminer une double imposition sur le fondement d'une convention fiscale bilatérale demeure sans influence sur le déroulement de la procédure de contrôle qui se poursuit conformément aux règles de droit commun. / Lorsque la procédure amiable est ouverte au stade de la notification d'une proposition de rectification, les services diffèrent, en principe, la mise en recouvrement des impositions litigieuses jusqu'au terme de leur délai de prescription. ".

6. S'il est constant qu'une telle procédure amiable a été engagée sur le fondement des stipulations de l'article 26 de la convention fiscale franco-algérienne au stade de la notification d'une proposition de rectification, avant la mise en recouvrement des impositions litigieuses intervenue le 31 octobre 2015 en ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et le 31 août 2016 en ce qui concerne les cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux, il ne résulte toutefois pas des énonciations du paragraphe 260 précité que la mise en œuvre d'une telle procédure, contrairement à ce que soutient M. A, engendrerait, un droit à la suspension de la mise en recouvrement des impositions en litige après qu'il a été mis fin à la procédure amiable et, en tout état de cause, après que le juge de l'impôt se prononce, nécessairement après l'échec d'une telle procédure amiable, sur le bien-fondé des impositions contestées, la Cour administrative d'appel de Nantes ayant au demeurant, ainsi qu'il a été dit, confirmé la mise à la charge de M. A des impositions contestées par l'arrêt, devenu définitif, du 10 septembre 2020 précité. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que les énonciations du paragraphe 260 de l'instruction administrative en cause auraient dû faire obstacle au recouvrement des créances litigieuses par l'administration fiscale.

En ce qui concerne les intérêts moratoires :

7. Aux termes de l'article 209 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le tribunal administratif rejette totalement ou partiellement la demande d'un contribuable tendant à obtenir l'annulation ou la réduction d'une imposition établie en matière d'impôts directs à la suite d'une rectification ou d'une taxation d'office, les cotisations ou fractions de cotisations maintenues à la charge du contribuable et pour lesquelles celui-ci avait présenté une réclamation assortie d'une demande de sursis de paiement donnent lieu au paiement d'intérêts moratoires au taux de l'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts. Ces intérêts moratoires ne sont pas dus sur les cotisations ou fractions de cotisations d'impôts soumises à l'intérêt de retard mentionné à l'article 1727 du code général des impôts. / Ces dispositions sont également applicables en cas de désistement du contribuable auprès de la juridiction saisie. / Les intérêts courent du premier jour du treizième mois suivant celui de la date limite de paiement jusqu'au jour du paiement effectif des cotisations. Ils sont recouvrés dans les mêmes conditions et sous les mêmes garanties, sûretés et privilèges que les impositions auxquelles ils s'appliquent. "

8. Pour échapper au paiement des intérêts moratoires dont ont été assorties les créances litigieuses en application de l'article L. 209 du livre des procédures fiscales, le requérant ne peut utilement se prévaloir, eu égard à ce qui a été dit ci-dessus au point 6, du bénéfice d'un prétendu sursis de paiement automatique qui aurait résulté de l'engagement de la procédure amiable en vue d'éviter la double imposition. En tout état de cause, et alors même que les termes de l'article L. 209 du livre des procédures fiscales font référence aux demandes de sursis de paiement présentées par les contribuables sans distinguer le sursis de paiement prévu par l'article L. 277 du livre des procédures fiscales et ceux prévus par les stipulations des conventions fiscales internationales auxquelles la France est partie, il résulte de l'instruction que par courrier du 14 mars 2016 produit par l'administration fiscale en défense, M. A, représenté par son conseil, a informé l'administration fiscale du dépôt d'une réclamation contentieuse assortie d'une demande de sursis de paiement selon les conditions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales et, par ce même courrier, a proposé à l'administration fiscale d'inscrire une hypothèque sur les biens immobiliers dont il est propriétaire au 1 rue George Sand à Saint-Nazaire, en réponse à la demande du 3 mars 2016 par laquelle le comptable compétent lui avait demandé de constituer des garanties pour obtenir le sursis de paiement d'impôts pour un montant de 1 698 807 euros. Dans ces conditions, c'est par une exacte application des dispositions de l'article L. 209 du livre des procédures fiscales que des intérêts moratoires ont été mis à la charge de M. A.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions, présentées à titre principal, aux fins de décharge de l'obligation de payer les sommes litigieuses correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles M. A a été assujetti au titre des années 2008 à 2012 doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins de réduction de l'obligation de payer :

En ce qui concerne le calcul des intérêts moratoires :

10. M. A soutient que le point de départ des intérêts moratoires aurait dû être fixé au 1er janvier 2017 et au 18 novembre 2017 en ce qui concerne respectivement les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2008 à 2012 mises en recouvrement par le comptable public le 31 octobre 2015 et les cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux au titre des mêmes années mises en recouvrement par le comptable public le 31 août 2016. Toutefois, l'article L. 209 du livre des procédures fiscales précité fixe comme point de départ des intérêts moratoires le premier jour du treizième mois suivant celui de la date limite de paiement. Il est constant que les dates de limite de paiement des créances litigieuses étaient fixées au 15 décembre 2015 s'agissant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et au 17 octobre 2016 s'agissant des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux. Ainsi, le comptable public a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 209 du livre des procédures fiscales en fixant les points de départ respectifs des intérêts moratoires aux 16 décembre 2016 et 18 octobre 2017.

En ce qui concerne l'assiette de la pénalité de recouvrement :

11. Aux termes de l'article 1730 du code général des impôts, dans sa rédaction alors applicable : " 1. Donne lieu à l'application d'une majoration de 10 % tout retard dans le paiement des sommes dues au titre de l'impôt sur le revenu, des contributions sociales recouvrées comme en matière d'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation, des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties, des impositions recouvrées comme les impositions précitées et de l'impôt de solidarité sur la fortune. / 2. La majoration prévue au 1 s'applique : / a. Aux sommes comprises dans un rôle ou mentionnées sur un avis de mise en recouvrement qui n'ont pas été acquittées dans les quarante-cinq jours suivant la date de mise en recouvrement du rôle ou de la notification de l'avis de mise en recouvrement, sans que cette majoration puisse être appliquée avant le 15 septembre pour les impôts établis au titre de l'année en cours ; () ".

12. Il résulte des dispositions précitées de l'article 1730 du code général des impôts que, contrairement à ce que soutient M. A, la majoration de 10 % pour retard de paiement est calculée sur les montants des impositions mises en recouvrement, qui incluent tant les droits que les pénalités d'assiette et les intérêts de retard courant jusqu'à la mise en paiement dont elles sont assorties. Par suite, le moyen tiré de ce que l'assiette de la majoration prévue par l'article 1730 du code général des impôts doit être restreinte aux seuls droits mis en recouvrement doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions, présentées à titre subsidiaire, aux fins de réduction de l'obligation de payer les sommes litigieuses correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles M. A a été assujetti au titre des années 2008 à 2012 doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à la condamnation de l'Etat aux dépens de l'instance :

14. Il ne résulte pas de l'instruction que M. A aurait exposé des dépens au sens des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, ses conclusions tendant à la condamnation de l'État aux dépens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 9 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

M. Huin, premier conseiller,

Mme Thierry, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.

La rapporteure,

S. THIERRY

Le président,

Y. LIVENAISLa greffière,

C. MICHAULT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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