mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1904256 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13 |
| Avocat requérant | COCHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 avril 2019, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 février 2019 par laquelle le ministre de l'action et des comptes publics a refusé de retirer l'arrêté du 14 novembre 2016 lui concédant une pension de retraite et de réévaluer ses droits à pension en tenant compte d'une bonification de cinq années d'exercice professionnel en application des articles L. 12 h et R. 25 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'action et des comptes publics de tenir compte de la bonification de cinq années d'exercice professionnel dans le calcul de ses droits à la retraite ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée méconnaît les articles L. 12 h et R. 25 du code des pensions civiles et militaires de retraite dès lors qu'il justifie de 10 années d'exercice professionnel au moment du concours de recrutement au poste de professeur de lycée professionnel de 2ème classe justifiant l'octroi de cinq années de bonification dans le calcul de ses droits à pension.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2019, le ministre de l'Action et des Comptes Publics conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête a été introduite devant un tribunal territorialement incompétent ;
- elle est irrecevable en application de l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite car introduite plus d'une année après la notification de son titre de pension à M. B ;
- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Martel, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Martel, magistrate désignée,
- les conclusions de M. Jégard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, professeur de lycée professionnel, a fait valoir ses droits à la retraite le 1er novembre 2016. Il s'est vu concéder une pension de retraite par arrêté du 14 novembre 2016 n° B 16 061403. Par courrier du 26 décembre 2018, M. B a sollicité du ministre de l'action et des compte public le retrait de ce titre de pension, et de se voir accorder une bonification de cinq années dans le calcul de ses droits à la retraite à compter du 1er novembre 2016. Par décision du 22 février 2019, le ministre de l'action et des comptes publics a refusé de faire droit à sa demande. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Sous réserve du b de l'article L. 43, la pension et la rente viagère d'invalidité sont définitivement acquises et ne peuvent être révisées ou supprimées à l'initiative de l'administration ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes : / A tout moment en cas d'erreur matérielle ; / Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession initiale de la pension ou de la rente viagère, en cas d'erreur de droit () ". Il résulte de ces dispositions que la question de savoir si une demande de révision de pension a été présentée à l'administration dans le délai imparti par les dispositions de l'article L. 55 précité ne touche pas à la recevabilité de la requête soumise à la juridiction administrative mais à son bien-fondé.
3. Il résulte de l'instruction que M. B s'est vu concéder une pension civile de retraite par un arrêté du 14 novembre 2016 qui lui a été notifié le 19 novembre 2016. Ainsi, alors que le courrier du 26 décembre 2018 par lequel il a sollicité le retrait de son titre de pension en ce qu'il ne prendrait pas en compte une bonification de cinq années dans le calcul de ses droits doit être regardé comme une demande de révision de cette décision, cette demande est intervenue, ainsi que le fait valoir le ministre en défense, après l'expiration du délai d'un an prévu par les dispositions citées au point précédent. En outre, alors que la requête de M. B qui a donné lieu au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 23 octobre 2018 ne tendait pas à la contestation du titre de pension n° B 16 061403 du 14 novembre 2016, celle-ci n'a pu interrompre le délai de prescription. Dans ces conditions, M. B n'étant plus dans le délai fixé par l'article L. 55 précité pour se prévaloir d'une erreur de droit, sa demande de révision ne satisfaisait pas, en tout état de cause, aux conditions prévues par cet article. Le ministre de l'action et des compte public était, dès lors, tenu de rejeter la demande de l'intéressé.
4. En raison de la compétence liée du ministre de l'action et des comptes publics, les moyens soulevés par M. B sont inopérants.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. .761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
La magistrate désignée,
C. MARTELLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026