mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-1907954 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL THOMAS TINOT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 juillet 2019 et 26 mars 2020, M. A D, représenté par la SELARL Lexcap, a demandé au tribunal :
1°) de constater que la responsabilité de la commune d'Angers est engagée dans l'accident du 15 juin 2018 alors qu'il circulait à vélo rue Rabelais sur le territoire de la commune et de la condamner à l'indemniser de ses préjudices ;
2°) de désigner un expert aux fins d'évaluation de ses préjudices consécutifs à cette chute ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Angers une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2019, la commune d'Angers, représentée par la SELARL Lex Publica, a conclu à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire de lui donner acte de ce qu'elle faisait toutes protestations ou réserves sur la mesure d'expertise sollicitée et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2019, la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique a demandé au tribunal :
- de déclarer la commune d'Angers responsable des préjudices subis par M. D ;
- de condamner la commune d'Angers à l'indemniser de sa créance en lien avec l'accident en litige, qui s'élève à 5 711,43 euros, et du montant de l'indemnité forfaitaire de gestion, à hauteur de 1 080 euros.
Par des mémoires enregistrés les 2 septembre 2019 et 7 avril 2020, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme, en charge de l'activité recours contre tiers relatif à tous les travailleurs indépendants et leurs ayants droits, venant aux droits de la caisse locale déléguée pour la sécurité sociale des travailleurs indépendants, représentée par la SELARL Thomas Tinot Avocat, a demandé au Tribunal :
- de déclarer la commune d'Angers responsable des préjudices subis par M. D ;
- de condamner la commune d'Angers à l'indemniser de sa créance en lien avec l'accident en litige, qui s'élève à 2 831,03 euros, somme assortie des intérêts avec capitalisation de ceux-ci ;
- de condamner la commune d'Angers à lui verser une somme de 943,68 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
- de mettre à la charge de la commune d'Angers le versement à la caisse locale déléguée pour la sécurité sociale des travailleurs indépendants d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 août 2019, la société Allianz Iard, représentée par la SCP Chanteux - Delahaie - Quilichini - Barbé a conclu au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1907954 du 3 mai 2022, le tribunal a déclaré la commune d'Angers responsable des préjudices subis par M. D. En outre, il a ordonné, avant-dire droit, une expertise, aux fins de déterminer l'étendue de ces préjudices, en réservant tous les droits, moyens et conclusions des parties sur lesquels il n'était pas expressément statué.
Le rapport d'expertise du docteur E, désigné par une ordonnance de la première vice- présidente du tribunal du 25 mai 2022, a été remis, le 7 décembre 2022 et communiqué aux parties.
Instance pendante devant le tribunal :
Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2023, M. D, représenté par la SELARL Lexcap, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune d'Angers à l'indemniser de la somme de 9 801,25 euros au titre de ses préjudices, soit une somme globale de 20 386,24 euros assortie des intérêts et de leur capitalisation ;
2°) de condamner la commune d'Angers à lui verser une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Angers les entiers dépens, à hauteur de 1 200 euros.
Il soutient que :
- au titre du déficit fonctionnel temporaire, l'indemnisation pourra être fixée à 1 641,25 euros, à un taux de 25 euros par jour ;
- le niveau de souffrances endurées étant de 3/7, une somme de 7 500 euros lui sera allouée à ce titre ;
- le déficit fonctionnel permanent ayant été évalué à 2 %, il lui sera alloué compte tenu de son âge à la date de l'accident une somme de 3 160 euros, sur la base de 1 580 euros le point ;
- s'agissant du déficit fonctionnel temporaire, il convient de retenir un quantum de 25 euros par jour ;
- s'agissant des souffrances endurées, il convient de retenir une somme de 8 000 euros au regard du taux retenu par l'expert ;
- l'accident a eu des conséquences sur son projet professionnel en cours à l'époque ;
- il justifie d'un préjudice d'agrément, tenant à l'abandon de plusieurs pratiques sportives, indemnisable à hauteur de 6 000 euros ;
- le préjudice esthétique évalué à 1/7 par l'Expert judiciaire, donnera lieu à une indemnisation à hauteur de 1 500,00 euros ;
- s'agissant du préjudice esthétique permanent, compte tenu du taux de 0,5/7 retenu par l'expert et de sa cicatrice, il lui sera alloué une somme de 850 euros.
Par un mémoire enregistré le 7 février 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique a demandé au tribunal de condamner la commune d'Angers à l'indemniser de sa créance en lien avec l'accident en litige, dont le montant actualisé s'élève à 6 666,78 euros.
Par un mémoire enregistré le 8 février 2023, la société Allianz Iard, représentée par la SCP Chanteux - Delahaie - Quilichini - Barbé demande au tribunal de réduire à de plus justes proportions les demandes indemnitaires du requérant ainsi que sa demande formulée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- l'ordonnance du 22 décembre 2022, par laquelle la première vice-présidente du tribunal a liquidé et taxé les frais de l'expertise réalisée par le docteur E à la somme de 1 200 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. D a été victime, le 15 juin 2018, d'une chute accidentelle alors qu'il circulait à vélo rue Rabelais, sur le territoire de la commune d'Angers. Par un jugement avant dire droit du tribunal du 3 mai 2022, la responsabilité de la commune d'Angers, gestionnaire de cette voie, a été retenue, en raison du défaut d'entretien normal de cet ouvrage. Par ce même jugement, le tribunal a ordonné avant dire droit une expertise aux fins de déterminer l'étendue des préjudices subis par M. D et réservé jusqu'en fin d'instance tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'était pas expressément statué. L'expert désigné par le tribunal le 25 mai 2022 a rendu son rapport le 7 décembre 2022.
Sur les préjudices :
2. Il ressort du rapport d'expertise que M. D, droitier, a subi, en conséquence de l'accident dont il a été victime, une fracture ouverte du coude gauche ayant nécessité deux interventions chirurgicales, deux hospitalisations d'une durée totale de cinq jours, des séances de rééducation, le port temporaire d'une orthèse et un arrêt de travail de six semaines. Il y a lieu de fixer la date de consolidation au 15 juin 2019, ainsi que l'estime le rapport d'expertise.
Quant aux préjudices patrimoniaux temporaires :
S'agissant des frais divers :
3. M. D demande à être indemnisé des frais de remplacement de son vélo. Il présente une facture d'un montant de 299,99 euros, portant sur un vélo de type " RR 520 noir ". Par suite, les frais de remplacement de l'équipement de M. D seront indemnisés à hauteur de 299,99 euros.
4. M. D demande également à être indemnisé des frais engagés pour faire constater par un huissier l'état de la chaussée à l'endroit de sa chute, constat utile au litige. Il justifie d'une facture pour un montant de 285 euros. Par suite, ces frais seront indemnisés à hauteur de 285 euros.
S'agissant de l'incidence professionnelle :
5. En se bornant à soutenir que " l'accident a eu des conséquences sur son projet professionnel en cours à l'époque ", en renvoyant à une attestation d'un cabinet conseil spécialisé dans la transmission d'entreprise selon laquelle l'accident de M. D a retardé de trois mois la reprise par ses soins d'une entreprise et, partant, la possibilité de se rémunérer sur celle-ci, sans chiffrer son préjudice, ni apporter aucun élément de nature à étayer cette perte de revenus alléguée, à l'exception de cette attestation, M. D n'établit pas que l'accident du 15 juin 2018 aurait entraîné une perte de revenus professionnels. Par suite, le préjudice allégué ne peut faire l'objet d'une indemnisation.
S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux temporaires :
En ce qui concerne le déficit fonctionnel temporaire :
6. Il résulte de l'instruction que M. D a présenté un déficit fonctionnel temporaire total du 16 juin 2018 au 19 juin 2018 puis le 19 septembre 2018 ; un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe 3 du 20 juin 2018 au 1er août 2018 ; un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe 2 (25 %) du 2 août 2018 au 19 septembre 2018 puis un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe 1 (10 %) du 20 septembre 2018 au 15 juin 2019. Sur la base d'un montant journalier de 13 euros, il convient d'allouer à M. D la somme de 842,40 euros au titre de ce chef de préjudice.
En ce qui concerne les souffrances endurées :
7. L'expertise médicale a évalué, sur une échelle allant jusqu'à 7, les souffrances endurées par M. D du fait de sa chute, à 3. Il sera fait une juste appréciation du préjudice subi en allouant au requérant une somme de 3 600 euros au titre de ce chef de préjudice.
Quant aux préjudices extrapatrimoniaux permanents :
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
8. L'expertise médicale a évalué à un taux de 2% le déficit fonctionnel permanent de M. D résultant de sa chute le 15 juin 2018 sur la voie publique, constitué par une diminution de la mobilité de son coude gauche. Dans ces conditions, la réparation de ce chef de préjudice doit être évaluée, compte tenu de l'âge de l'intéressé à la date de la consolidation de son état, soit 48 ans, à la somme de 2 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
9. L'expertise médicale a retenu, à hauteur de 1 sur une échelle de 7, l'existence d'un tel préjudice lequel consiste en deux cicatrices, l'une longue de 18 centimètres, l'autre de seulement 1 centimètre. Il y a lieu d'allouer à ce titre à M. D la somme de 950 euros.
S'agissant du préjudice d'agrément :
10. M. D soutient qu'il a dû, consécutivement à l'accident du 15 juin 2018, abandonner la pratique assidue du vélo, du tennis, du ski et que d'autres pratiques telles que l'accrobranche et le canoë sont devenues très douloureuses. Toutefois, il ne justifie pas de la pratique habituelle de ces différentes activités avant l'accident. Si l'expert judiciaire relève dans son rapport qu'" il y a un préjudice d'agrément à considérer ", il rapporte seulement les déclarations de M. D sur l'abandon par celui-ci du tennis, de la natation et du vélo, déclarations qui ne sont pas davantage étayées dans ce rapport. Il s'ensuit que le préjudice d'agrément allégué, qui n'est pas établi, ne peut donner lieu à indemnisation.
11. Il résulte de ce qui est dit aux points 3 à 9 que la commune d'Angers doit être condamnée à verser à M. D une somme totale de 7 977,39 euros en réparation de ses préjudices. Cette somme portera intérêts au légal à compter du 3 juillet 2018, date de sa demande indemnitaire préalable. Les intérêts, dont la capitalisation a été demandée dans le mémoire du 10 janvier 2023, date à laquelle il était dû plus d'une année d'intérêts, seront capitalisés à cette date pour produire eux-mêmes intérêts à compter de la même date.
Sur les droits de la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique :
12. En premier lieu, la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique justifie, par la production d'une " notification définitive des débours ", que les frais d'hospitalisation, médicaux et pharmaceutiques qu'elle a supportés du fait des soins, reçus par son assuré et présentant un lien avec l'accident en cause, s'élèvent à la somme de 6 666,78 euros pour la période du 15 juin 2018 au 30 avril 2019.
13. En second lieu, en application des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'arrêté susvisé du 15 décembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique est en droit d'obtenir de la commune d'Angers, au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, la somme de 1 162 euros.
Sur les droits de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme :
14. En premier lieu, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme justifie avoir versé à M. D 2 831,03 euros au titre des indemnités journalières dues pendant son arrêt de travail prescrit du 15 juin 2019 au 23 septembre 2018. Cette somme porte intérêts à compter du 2 septembre 2019 et la demande de capitalisation de ces intérêts prendra effet à compter du 2 septembre 2020 date à laquelle les intérêts sont dus pour au moins une année entière.
15. En second lieu, en application des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'arrêté susvisé du 15 décembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme est en droit d'obtenir de la commune d'Angers, au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion, la somme de 943,68 euros, qui est celle chiffrée par la caisse à ce titre.
Sur les frais d'expertise :
16. Il y a lieu, en application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge définitive de la commune d'Angers, partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 200 euros au titre des frais et honoraires de l'expertise tels que taxés et liquidés par l'ordonnance du président du Tribunal de céans du 22 décembre 2022.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. D, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement à la commune d'Angers de la somme que celle-ci demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Angers le versement à M. D d'une somme de 1 500 euros, ainsi que le versement à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme d'une somme de 1 000 euros, sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La commune d'Angers est condamnée à verser à M. D la somme de 7 977,39 euros. Cette somme portera intérêts au légal à compter du 3 juillet 2018. Les intérêts capitalisés au 10 janvier 2023 porteront intérêts au taux légal à compter de cette date.
Article 2 : La commune d'Angers est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique une somme de 6 666,78 euros en remboursement de ses débours.
Article 3 : La commune d'Angers est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique une somme de 1 162 euros en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : La commune d'Angers est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme une somme de 2 831,03 euros en remboursement de ses débours. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 2 septembre 2019. Les intérêts seront capitalisés au 2 septembre 2020 pour produire eux-mêmes intérêts au taux légal à compter de la même date puis à chaque échéance annuelle ultérieure.
Article 5 : La commune d'Angers est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme une somme de 943,68 euros en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 6 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros, sont mis à la charge de la commune d'Angers.
Article 7 : La commune d'Angers versera à M. D la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 8 : La commune d'Angers versera à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 9 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 10 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à la commune d'Angers, à la société Allianz Iard, à la caisse d'assurance maladie de la Loire-Atlantique et à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. B de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2023.
La rapporteure,
C. C
Le président,
A. B DE BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
N°1907954
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026