LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1909165

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1909165

vendredi 24 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1909165
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCAZEAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

G une requête et des mémoires, enregistrés le 20 août 2019, le 27 septembre 2019, le 9 octobre 2020 et le 25 mars 2021, la société civile immobilière (SCI) MAR 2, représentée G Me Cazeaux, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des rappels d'impôt sur les sociétés mis à sa charge au titre de l'exercice clos en 2015 et des majorations correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration ne pouvait, pour procéder à l'évaluation d'office du résultat imposable, considérer qu'elle s'était opposé au contrôle, l'absence de réception des avis de vérification G la gérante de la SCI MAR 2 résulte de défaillances de La Poste dans l'acheminement du courrier au domicile de sa gérante ;

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que l'administration fiscale n'a pas fait droit à sa demande de prorogation du délai de réponse à la proposition de rectification qui lui a été adressée ;

- l'administration fiscale ne pouvait sérieusement invoquer l'étanchéité des procédures de contrôle, ou le secret professionnel pour refuser d'apprécier les pièces comptables de la SCI MAR 2 présentées G le comptable de celle-ci dans le cadre du contrôle de la SCI Beau Rivage ;

- l'administration fiscale a refusé tout dialogue contradictoire contrairement aux préconisations de la charte du contribuable ;

- il n'y a pas de gérance de fait de la part de M. F sur la SCI MAR 2 dès lors qu'il n'existe pas de confusion de patrimoine entre celui de M. F et celui de la SCI MAR 2 et que celui-ci ne dispose que d'une procuration et non d'une délégation de pouvoir sur la gestion de la SCI ;

- la méthode de reconstitution du résultat imposable de la SCI MAR 2 est contestable dès lors que le produit de la vente de l'actif de la SCI Beau Rivage ne pouvait être conservé à l'actif de cette société, la SCI Beau Rivage ayant été dissoute au 31 décembre 2015, cette dissolution étant indépendante de la publication d'un avis de dissolution-liquidation ;

- le prélèvement opéré G M. F via son compte courant d'associé au sein de la SCI Beau Rivage des produits issus de la vente de l'immeuble n'a pas privé la SCI MAR 2 de ces produits dès lors qu'il avait droit au remboursement de ses créances sur la SCI MAR 2.

G des mémoires en défense, enregistrés le 11 mars 2020 et le 25 janvier 2021, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés G SCI MAR 2 ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) Beau Rivage, qui exerçait l'activité de location de locaux à usage d'habitation, a été constituée le 1er janvier 1996 entre M. D F et Mme E F, détenteur respectivement de 3 999 parts et 1 part. Cette SCI était propriétaire d'un immeuble sis 17, rue de la Tour d'Auvergne à Nantes (Loire-Atlantique). G acte notarié du 31 janvier 2012, M. D F a cédé l'intégralité de ses parts pour un prix de 599 850 euros à la SCI MAR 2, société imposée à l'impôt sur les sociétés, créée le 25 janvier 2012 et gérée G Mme B C, belle-fille de M. F. Le 26 septembre 2015, la SCI Beau Rivage a vendu l'immeuble situé rue de la Tour d'Auvergne pour la somme de 560 000 euros. A la suite de cette vente, la SCI Beau Rivage a été dissoute et mise en liquidation, M. F ayant été nommé liquidateur amiable de cette société. Les deux SCI ont fait l'objet de procédures distinctes de vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016. Devant l'échec répété de la notification à la gérante de la SCI MAR 2 de l'avis d'ouverture de la vérification de comptabilité, l'administration fiscale a constaté l'opposition de la société à son contrôle fiscal et a procédé à l'évaluation d'office du résultat imposable à l'impôt sur les sociétés de celle-ci. G proposition de rectification notifiée le 28 février 2018, l'administration fiscale a ainsi procédé à un rappel d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2015 à hauteur de 122 611 euros en droits, 9 808 euros en intérêts de retard et 122 611 euros en majorations de 100 % sur le fondement du a) de l'article 1732 du code général des impôts. Ces rappels ont été mis en recouvrement G deux avis de mise en recouvrement émis le 16 août 2018. La SCI MAR 2 a contesté l'application de ces impositions supplémentaires le 8 octobre 2018 G le dépôt d'une réclamation préalable qui a été rejetée G l'administration fiscale G décision du 25 juin 2019. G la présente requête, la SCI MAR 2 demande au tribunal la décharge des rappels d'impôt sur les sociétés en droits et intérêts ainsi que la pénalité de 100 % infligée sur le fondement du a) de l'article 1732 du code général des impôts.

Sur les conclusions aux fins de décharge des impositions supplémentaires litigieuses :

S'agissant de la régularité de la procédure d'imposition :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers. (). ".

3. D'une part, il résulte de l'instruction et notamment du procès-verbal de constat d'opposition à contrôle du 15 décembre 2017 qu'un premier avis de vérification, envoyé G lettre recommandée avec accusé de réception à l'adresse du siège de la SCI MAR 2 communiquée en dernier lieu aux services fiscaux, précisant qu'un rendez-vous était fixé le 12 septembre 2017 en vue de vérifier les déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées et portant sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016, est retourné au service portant la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". En outre, une copie de cet avis a également été envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception à l'adresse personnelle de la gérante, Mme C, à Paris et n'a toutefois pas été retirée dans le délai d'instance de 15 jours. Une première mise en garde a été transmise le 14 septembre 2017, en courrier simple et en courrier recommandé, adressée à Mme C, avec invitation à prendre contact avec le service avant le 3 octobre 2017 pour convenir des modalités du contrôle. Si le courrier simple a été réceptionné, la lettre recommandée avec accusé de réception n'a toutefois pas été retirée dans le délai d'instance de 15 jours et a été retournée au service fiscaux portant la mention " pli avisé non réclamé ". La vérificatrice a enfin réitéré l'envoi le 10 octobre 2017 d'un courrier simple doublé d'une lettre recommandée avec accusé de réception le 27 octobre 2017, à l'adresse de la gérante de la société contribuable, valant mise en garde et prévenant qu'en l'absence de prise de contact G l'intéressée avant le 27 octobre 2017, l'administration fiscale dresserait un procès-verbal d'opposition à contrôle. Si le courrier simple a, là encore, été réceptionné, la lettre recommandée avec accusé de réception n'a toutefois pas été retirée dans le délai d'instance de 15 jours et a été retournée au service fiscaux portant la mention " pli avisé non réclamé ".

4. D'autre part, il résulte également de l'instruction que les plis destinés à la SCI MAR 2 n'ont pas été retirés pendant qu'ils étaient en instance auprès de services postaux alors même qu'ils avaient été régulièrement présentés. En outre, la gérante de la SCI MAR 2 a été absente de son domicile pendant plusieurs mois sans prendre les mesures nécessaires de suivi de courrier. Si la gérante de la SCI requérante a pris contact avec les services de La Poste pour régulariser la distribution du courrier acheminé à son domicile durant l'été 2017, les termes des réponses adressées à Mme C G les services postaux ne permettent pas de conclure formellement à l'existence d'un quelconque problème dans la distribution du courrier ni G conséquent d'un dysfonctionnement répété dans la distribution des différents plis à destination de la gérante de la SCI MAR 2. Dans ces conditions, en s'abstenant de retirer les plis qui étaient adressés tant à la société contribuable qu'à sa gérante, la SCI MAR 2 doit être regardée comme s'étant opposée au contrôle dont elle faisait l'objet. Il en résulte que la SCI MAR 2 n'est pas fondée à soutenir que l'administration fiscale, ayant constaté une opposition à contrôle de sa part, ne pouvait procéder à l'évaluation d'office de son résultat pour la période contrôlée en vue de l'établissement des bases d'imposition à l'impôt sur les sociétés.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 57 du même livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / Sur demande du contribuable reçue G l'administration avant l'expiration du délai mentionné à l'article L. 11, ce délai est prorogé de trente jours. (). ". En outre, aux termes de l'article L. 56 du même code : " La procédure de rectification contradictoire n'est pas applicable : () 4° Dans le cas de taxation ou évaluation d'office des bases d'imposition ".

6. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que l'administration fiscale a procédé à l'évaluation d'office, à raison de l'opposition aux opérations de contrôle de la part de la SCI MAR 2, du résultat imposable de celle-ci à l'impôt sur les sociétés. G suite, la possibilité ouverte G les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales de prorogation du délai de trente jours et, plus largement, de l'instauration d'un dialogue contradictoire, n'étaient pas ouvertes à la société requérante eu égard au caractère non contradictoire de la procédure d'imposition qui lui a été appliquée.

7. En troisième lieu, les deux procédures de vérification concernant la SCI Beau Rivage et la SCI MAR 2 ont été menées de manière indépendante, aucune disposition légale n'imposant à l'administration de les mener de manière coordonnée. En outre, le contrôle de la SCI Beau Rivage est intervenu alors que les opérations de contrôle de la SCI MAR 2 étaient terminées. Enfin, si l'expert-comptable de la SCI Beau Rivage disposait d'un mandat pour la représenter celle-ci lors des opérations de contrôle la concernant, il n'est pas démontré qu'il en disposait également aux fins de représenter la SCI MAR 2 dans le cadre des opérations la concernant. Dans ces conditions, la SCI MAR 2 n'est pas fondée à soutenir que l'administration fiscale ne pouvait lui opposer l'étanchéité des procédures de contrôle, ou le secret professionnel pour refuser d'apprécier les pièces comptables de la SCI MAR 2 présentées G le comptable de celle-ci dans le cadre du contrôle de la SCI Beau Rivage.

S'agissant du bien-fondé des rappels d'impôt sur les sociétés litigieux :

8. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition. ".

9. En premier lieu, pour procéder à l'évaluation d'office du résultat de la SCI MAR 2 en application de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales, dès lors qu'aucun élément comptable probant ne lui avait été remis et que la vérification de la comptabilité n'avait pu avoir lieu du fait de la contribuable, l'administration fiscale s'est fondée sur les informations obtenues dans le cadre du droit de communication auprès des organismes bancaires ainsi que sur la comptabilité de la SCI Beau Rivage appartenant à 99,98 % à la SCI MARS 2. Le bénéfice de la SCI Beau Rivage au titre de l'année 2015 s'élevant à la somme de 396 620 euros, le bénéfice en résultant pour la SCI MAR 2, eu égard au taux de participation de cette dernière dans le capital de la SCI Beau Rivage précité revenait à 396 520 euros. En outre, il résulte du dépouillement du compte bancaire de la SCI MAR 2 que, sur l'année 2015, celle-ci a engagé des sommes à hauteur de 7 720 euros en charges. Ainsi, sur le fondement de ces éléments, l'administration fiscale a retenu que le résultat imposable de la SCI MAR 2 s'établissait, pour l'année 2015, à 3 988 800 euros.

10. Pour contester la méthode d'évaluation retenue, la SCI MAR 2 soutient que le produit de la cession des titres de la SCI Beau Rivage, correspondant à une somme de 599 850 euros, doit nécessairement être soustrait de l'actif de son bilan au 31 décembre 2015 dès lors que ces parts ont perdu toute valeur à l'occasion de la dissolution de la SCI Beau Rivage le 15 décembre 2015 décidée à la suite de la cession de l'immeuble de la rue de la Tour d'Auvergne constituant le seul élément d'actif de celle-ci. Toutefois, s'il ressort de l'extrait d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés de la SCI Beau Rivage que les associés ont décidé le 15 décembre 2015 de dissoudre la SCI Beau Rivage, cette dissolution n'a toutefois eu pour effet ni de faire disparaitre la société, laquelle n'a été radiée qu'à compter de la fin des opérations de liquidation menées jusqu'au 19 décembre 2018, ni de déprécier la valeur des titres de celle-ci. En outre, il est constant que les titres de la SCI Beau Rivage n'ont pas été annulés et n'avaient pas, en décembre 2015, perdu toute valeur, de sorte que la SCI MAR 2 n'est pas fondée à soutenir qu'une charge d'un montant équivalent au prix de cession de ces titres devait être comptabilisée en vue du calcul de son bénéfice imposable, et que, G suite, elle ne rapporte pas la preuve qui lui incombe du caractère radicalement vicié ou excessivement sommaire de la méthode de reconstitution du résultat imposable évalué G le service.

11. En second lieu, la SCI MAR 2 ne saurait utilement soutenir d'une part qu'elle n'aurait pas procédé à un désinvestissement des bénéfices résultant de la cession des titres de la SCI Beau Rivage, ni d'autre part que M. F n'est pas son gérant de fait, ces circonstances étant sans incidence sur la réalité du désinvestissement de la SCI MAR 2 et G suite de la distribution des produits issus de la vente de l'immeuble sis rue de la Tour d'Auvergne à Nantes.

12. Il résulte de ce qui précède que la SCI MAR 2 n'est pas fondée à demander la décharge des rappels d'impôts sur les sociétés qui ont été mis à sa charge au titre de l'exercice clos en 2015.

Sur le bien-fondé de la majoration pour opposition à contrôle fiscal :

13. Aux termes de l'article 1732 du code général des impôts : " La mise en œuvre de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales entraîne : / a. L'application d'une majoration de 100 % aux droits rappelés ou aux créances de nature fiscale qui doivent être restituées à l'Etat () ".

14. Il résulte de l'instruction que les suppléments d'imposition en litige ont été majorés de 100 %, en application de l'article 1732 du code général des impôts, en raison de la mise en œuvre de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales.

15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 5 du présent jugement que l'administration a légalement pu recourir à la procédure d'évaluation d'office en raison des nombreuses tentatives de notification G lettres recommandées avec accusé de réception de l'avis de vérification et de l'absence de précaution prises G la gérante de la SCI MAR 2 préalablement à son départ de son domicile, ces circonstances ayant eu pour conséquence de faire obstacle à la vérification de comptabilité. Dans ces conditions, l'administration fiscale, à qui incombe l'administration de cette preuve, établit le bien-fondé de la pénalité infligée à la SCI MAR 2 au taux de 100 % du montant des rappels d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2015.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin décharge des rappels d'impôt sur les sociétés litigieux et de la pénalités de 100 % pour opposition à contrôle fiscal présentées G la SCI MAR 2 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la SCI MAR 2 la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés G elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SCI MAR 2 est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière MAR 2 et à la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 3 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

M. Huin, premier conseiller.

Mme Thierry, conseillère.

Rendu public G mise à disposition au greffe le 24 février 2023.

Le rapporteur,

F. A

Le président,

Y. LIVENAIS

Le greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions