LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-1911320

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-1911320

vendredi 1 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-1911320
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDENIS - MESCHIN - LE TAILLANTER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 octobre 2019 et le 25 novembre 2020, Mme E G et la société d'assurance mutuelle Mutuelle Assurance des Commerçants et Industriels de France (MACIF), représentés par Me Meschin, demandent au tribunal :

1°) de condamner le département de la Sarthe à verser à Mme G une somme de 10 406,44 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 juillet 2019 et de la capitalisation des intérêts, en réparation des préjudices résultant des agissements commis par

M. C A au mois d'août 2016, alors qu'il était mineur et placé sous sa responsabilité, et ayant conduit à la dégradation de la maison dont elle est propriétaire ;

2°) de condamner le département de la Sarthe à verser à la société MACIF, subrogée dans les droits de son assurée, Mme G, une somme de 16 457,99 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 juillet 2019 et de la capitalisation des intérêts, en remboursement des sommes exposées, suite aux agissements de M. A, pour procéder à la réparation ou au remplacement des biens de l'intéressée, en application de son contrat d'assurance ;

3°) de mettre à la charge du département de la Sarthe une somme de 2 000 euros à verser à Mme G et à la société MACIF au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- il résulte d'un jugement du tribunal pour enfants d'Angers du 19 février 2019 que

M. C A a commis les infractions à l'origine de la dégradation de la maison dont Mme G est propriétaire entre le 16 et le 19 août 2016, alors qu'il était confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe ;

- la responsabilité du département de la Sarthe se trouve par suite engagée, même sans faute, à raison des conséquences dommageables de ces faits ;

- le préjudice matériel subi par Mme G, correspondant à la prise en charge directe, par l'intéressée, d'une partie des frais exposés pour la remise en état de sa maison, s'élève à la somme de 6 904,44 euros ;

- la société MACIF est fondée à demander le remboursement des sommes qu'elle a versées à Mme G, dans le cadre de son contrat d'assurance, et de celles qu'elle a directement exposées pour la remise en état de la maison de l'intéressée, à hauteur d'un montant total de 16 457,99 euros ;

- Mme G a subi un préjudice moral, qui peut être évalué à la somme de 3 500 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2020, le département de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F,

- les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public,

- les observations de Me Bézie, représentant Mme G et la société MACIF,

- et les observations de Me Carré, représentant le département de la Sarthe.

Considérant ce qui suit :

1. Par un jugement du 19 février 2019, le tribunal pour enfants d'Angers a déclaré

M. C A coupable des faits de dégradation par incendie d'une maison d'habitation appartenant à Mme E G, sise aux Rosiers-sur-Loire (Maine-et-Loire), commis du 16 au 19 août 2016, alors qu'il était mineur et placé en vertu des dispositions des articles 375 et suivants du code civil auprès des services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe. Il a en outre condamné M. A, solidairement avec M. B D, coauteur des faits en cause et lui-même condamné par un jugement de la même juridiction du 25 septembre 2018, à verser à Mme G la somme de 7 274,89 euros en réparation des dommages subis à raison de cet incendie. Mme G et son assureur, la société d'assurance mutuelle MACIF, ont par ailleurs présenté une demande indemnitaire préalable devant le département de la Sarthe le 2 juillet 2019, en vue d'obtenir la réparation de leurs préjudices et la prise en charge des frais exposés pour la remise en état des biens de l'intéressée. Leur demande ayant été implicitement rejetée, ils demandent au tribunal de condamner le département de la Sarthe à verser une somme de 10 406,44 euros à Mme G et une somme de 16 457,99 euros à la société MACIF, assorties des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts.

Sur la responsabilité du département de la Sarthe :

2. Aux termes de l'article 375-3 du code civil : " Si la protection de l'enfant l'exige, le juge des enfants peut décider de le confier : () 3° A un service départemental de l'aide sociale à l'enfance () ". Aux termes de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil général : () 3° Les mineurs confiés au service en application du 3° de l'article 375-3 du code civil () ".

3. La décision par laquelle le juge des enfants confie la garde d'un mineur, dans le cadre d'une mesure d'assistance éducative prise en vertu des articles 375 et suivants du code civil, à l'une des personnes mentionnées à l'article 375-3 du même code, transfère à la personne qui en est chargée la responsabilité d'organiser, diriger et contrôler la vie du mineur. En raison des pouvoirs dont la personne publique se trouve ainsi investie lorsque le mineur a été confié à un service ou établissement qui relève de son autorité, sa responsabilité est engagée, même sans faute, pour les dommages causés aux tiers par ce mineur. Cette responsabilité n'est susceptible d'être atténuée ou supprimée que dans le cas où elle est imputable à un cas de force majeure ou à une faute de la victime.

4. Il résulte de l'instruction que la maison d'habitation de Mme G, sise aux Rosiers-sur-Loire et dont elle a l'usage en tant que résidence secondaire, a été détériorée par un incendie au mois d'août 2016. M. A, confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe par une mesure d'assistance éducative prise en application des dispositions précitées du 3° de l'article 375-3 du code civil au titre de la période du 17 mai 2016 au 3 novembre 2016, a été reconnu coupable des faits à l'origine de ces dommages par un jugement du tribunal pour enfants d'Angers du 19 février 2019. Par suite, et ainsi que l'admet le département de la Sarthe, qui n'invoque au demeurant ni le cas de force majeure ni la faute de la victime, la responsabilité de ce département est engagée, même sans faute, pour les dommages causés à Mme G par M. A à raison de ces faits.

Sur l'évaluation des préjudices :

En ce qui concerne les préjudices de Mme G :

5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme G a obtenu la prise en charge par son assureur, la société MACIF, des frais exposés pour procéder à la remise en état de sa maison et au remplacement des biens mobiliers détériorés suite à l'incendie causé par M. A à hauteur d'un montant total de 16 457,99 euros. La société MACIF a ainsi remboursé à Mme G les sommes avancées par celle-ci au titre des travaux de démolition, plâtrerie, menuiserie, plomberie, électricité et embellissement réalisés, et pris en charge les frais de nettoyage, pressing, évacuation des déblais et remplacement des biens mobiliers exposés par l'intéressée après application, le cas échéant, d'un abattement pour tenir compte de la vétusté de l'immeuble en cause, édifié en 1967. Elle a en outre directement réglé une somme de 3 752,53 euros auprès d'une entreprise chargée de la réalisation de travaux d'assainissement. Mme G sollicite la condamnation du département à l'indemniser au titre des préjudices matériels qu'elle a subis, et qui n'auraient pas été pris en charge par son assureur.

6. D'une part, Mme G sollicite le versement d'une somme complémentaire de 5 829,22 euros à raison des travaux de plâtrerie, menuiserie, plomberie, électricité et peinture en produisant les factures qu'elle a acquittées au titre desdits travaux. Toutefois, le préjudice subi par l'intéressée doit être évalué en tenant compte de la perte de valeur des biens détruits ou détériorés à la suite de l'incendie, et non au regard du coût de réparation, de remise en état ou de remplacement de ces biens. La requérante n'établit pas que la somme demandée excèderait l'abattement pour vétusté appliqué par son assureur à hauteur du coefficient prévu par les stipulations du contrat d'assurance la liant à la société MACIF, ni que les sommes prises en charge par celle-ci au titre des travaux en cause seraient inférieures à la perte de valeur des biens détruits ou détériorés à la suite de l'incendie. Dans ces conditions, les demandes de Mme G tendant à être indemnisée à ce titre à hauteur de 5 829,22 euros doivent être rejetées.

7. D'autre part, Mme G ne justifie pas que, contrairement à ce que soutient le département de la Sarthe et à ce qu'a retenu son assureur, les travaux de maçonnerie réalisés par la société Couperie et ayant donné lieu à deux factures émises les 2 février 2017 et 11 mars 2017 pour des montants respectifs de 534,22 euros et 243 euros auraient été rendus nécessaires par la détérioration de sa maison causée par l'incendie. Par suite, les demandes de l'intéressée tendant à être indemnisée à ce titre doivent être rejetées.

8. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme G a subi un préjudice moral en raison de l'incendie de sa maison d'habitation. Toutefois, l'intéressée n'apporte aucune précision sur les désagréments qu'elle aurait supportés du fait de l'impossibilité d'occuper cette maison avant la réalisation de travaux de remise en état, alors que celle-ci était destinée à l'usage de résidence secondaire. Par ailleurs, Mme G ne justifie pas qu'elle aurait perdu dans cet incendie, comme elle le soutient, des biens dotés d'une valeur patrimoniale ou familiale particulière. Enfin, si la requérante soutient que, par son jugement du 19 février 2019, le tribunal pour enfants d'Angers a condamné M. A à lui verser la somme demandée de 3 500 euros en réparation de son préjudice moral, le tribunal n'est, en tout état de cause, pas lié par l'évaluation qui aurait ainsi été faite de son préjudice. Il y a lieu, par suite, d'évaluer le préjudice moral subi par l'intéressée à la somme de 1 500 euros, et de condamner le département de la Sarthe à verser ladite somme à Mme G.

9. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il détermine le montant et la forme des indemnités allouées par lui, de prendre, au besoin d'office, les mesures nécessaires pour que sa décision n'ait pas pour effet de procurer à la victime d'un dommage, par les indemnités qu'elle a pu ou pourrait obtenir en raison des mêmes faits, une réparation supérieure au préjudice subi. Il y a lieu, par suite, de subordonner d'office le paiement de la somme que le département est condamné à payer à l'intéressée à la subrogation du département de la Sarthe à Mme G dans les droits résultant pour cette dernière des condamnations prononcées à son profit par les tribunaux judiciaires.

En ce qui concerne les préjudices de la société d'assurance mutuelle MACIF :

10. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur () ".

11. Il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit précédemment, que la société MACIF a versé à Mme G une somme de 12 705,46 euros au titre des frais exposés pour procéder à la remise en état de sa maison et au remplacement des biens mobiliers détériorés suite à l'incendie causé par M. A, et qu'elle a directement réglé auprès de l'entreprise concernée les travaux d'assainissement réalisés pour une somme de 3 752,53 euros. La société MACIF, qui est ainsi subrogée dans les droits de son assurée à hauteur de la somme totale de 16 457,99 euros, est, dans ces conditions, fondée à demander la condamnation du département de la Sarthe au versement de ladite somme. Il y a lieu de subordonner d'office le paiement de cette somme à la subrogation du département de la Sarthe à la société MACIF dans les droits résultant pour cette dernière des condamnations qui pourraient être prononcées à son profit par les tribunaux judiciaires.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

12. Mme G et la société MACIF ont droit aux intérêts au taux légal calculés sur les sommes de 1 500 euros et 16 457,99 euros à compter du 3 juillet 2019, date de réception par le département de la Sarthe de leur demande d'indemnisation, ainsi que de la capitalisation des intérêts à compter de la date à laquelle les intérêts étaient dus depuis une année, le 3 juillet 2020, et à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département de la Sarthe, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 750 euros à verser à Mme G et une somme de 750 euros à verser à la société MACIF au titre des frais exposés par les requérantes et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le département de la Sarthe est condamné à verser à Mme G la somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices, sous réserve de la subrogation de celui-ci à Mme G dans les droits résultant pour elle des condamnations prononcées à son profit par les tribunaux judiciaires.

Article 2 : Le département de la Sarthe est condamné à verser à la société d'assurance mutuelle MACIF la somme de 16 457,99 euros en réparation de ses préjudices, sous réserve de la subrogation de celui-ci à la société d'assurance mutuelle MACIF dans les droits résultant pour elle des condamnations qui pourraient être prononcées à son profit par les tribunaux judiciaires.

Article 3 : Les sommes versées par le département de la Sarthe en vertu des articles 1er et 2 du présent jugement seront assorties des intérêts au taux légal à compter du 3 juillet 2019 et de la capitalisation des intérêts à compter du 3 juillet 2020 et à chaque échéance annuelle.

Article 4 : Le département de la Sarthe versera une somme de 750 euros à Mme G et une somme de 750 euros à la société d'assurance mutuelle MACIF en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme E G, à la société d'assurance mutuelle MACIF et au département de la Sarthe.

Délibéré après l'audience du 3 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. Huin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 1er juillet 2022.

La rapporteure,

V. F

Le président,

Y. LIVENAIS

Le greffier,

Y. LECLERC

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

5

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions