LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2000936

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2000936

jeudi 6 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2000936
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation12eme chambre
Avocat requérantSELARL LUCIEN VEY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 27 janvier 2020, le président du tribunal administratif de Poitiers a renvoyé au tribunal administratif de Nantes l'examen de la requête de M. C.

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 janvier 2020 et 10 mai 2022, M. A C, représenté par Me Vey, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Cholet et l'Agglomération du Choletais à lui verser, en réparation des préjudices qu'il a subis du fait des agressions dont il a été victime en service le 4 juin 2004 et le 27 septembre 2014, la somme globale de 40 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'introduction de sa requête ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner, avant dire droit, une expertise aux fins de déterminer l'étendue de ses préjudices ;

3°) de condamner la commune de Cholet et l'Agglomération du Choletais aux dépens ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Cholet et de l'Agglomération du Choletais le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité sans faute de la commune de Cholet et de l'Agglomération du Choletais est engagée du fait des agressions dont il a été victime en service le 4 juin 2004 et le 27 septembre 2014 ;

- ces agressions lui ont causé des préjudices qu'il évalue à la somme globale de 40 000 euros ;

- dans l'hypothèse où le tribunal ne s'estimerait pas en mesure de déterminer l'étendue de ses préjudices en l'état de l'instruction, il conviendra d'ordonner une expertise permettant de procéder à cette détermination.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, la commune de Cholet et l'Agglomération du Choletais, représentées par Me Reveau, concluent :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à ce que le montant de l'indemnisation demandée par M. C soit ramené à de plus justes proportions ;

3°) en tout état de cause, à ce que M. C leur verse une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles font valoir que :

- les conclusions tendant à obtenir la réparation des préjudices consécutifs à l'agression subie par M. C en 2004 sont irrecevables dès lors qu'il a déjà obtenu leur réparation intégrale devant le juge judiciaire, qui a condamné son agresseur à lui verser la somme de 16 456,21 euros à titre de dommages et intérêts ;

- la créance dont se prévaut M. C à raison des préjudices résultant de l'agression survenue en 2004 est frappée de prescription quadriennale ;

- l'étendue du préjudice résultant des souffrances endurées et du préjudice moral ne peut être déterminée faute pour M. C de les chiffrer ;

- la réalité des préjudices esthétique et d'agrément invoqués par M. C n'est pas établie ;

- l'expertise demandée par M. C à titre subsidiaire serait en tout état de cause inutile dès lors que plusieurs expertises ont déjà été diligentées dans le cadre des procédures de reconnaissance de l'imputabilité au service des agressions qu'il a subies.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cordrie,

- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,

- les observations de Me Reveau, représentant la commune de Cholet et l'Agglomération du Choletais.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, agent titulaire de la fonction publique territoriale, a été employé par la commune de Cholet à compter du 31 juillet 1997 puis par la communauté d'agglomération " l'Agglomération du Choletais " à compter 1er janvier 2018 jusqu'à son admission à la retraite pour invalidité à compter du 1er février 2019, à l'âge de 57 ans. Alors qu'il se trouvait affecté sur un poste de gardien de parking, il a été victime le 4 juin 2004 d'une agression en service, à la suite de laquelle il a été placé en congé de maladie du 4 juin 2004 au 7 septembre 2005. Par un arrêt du 18 novembre 2009, la cour d'appel d'Angers a condamné son agresseur à lui verser la somme de 16 456,21 euros. A compter du 8 septembre 2005, il a été affecté sur un poste d'agent de propreté de la voirie. Le 27 septembre 2014, il a subi une nouvelle agression en service, par quatre agresseurs qui n'ont jamais pu être identifiés. Il a été placé en congé de maladie imputable au service jusqu'à son admission à la retraite. Par des courriers du 26 septembre 2019, il a demandé à la commune de Cholet d'une part, et à l'Agglomération du Choletais d'autre part, de lui verser la somme de 40 000 euros en réparation des préjudices résultant des agressions qu'il a subies. Ces demandes ayant été implicitement rejetées, il saisit le tribunal d'une requête indemnitaire tendant à la condamnation de la commune et de la communauté d'agglomération à lui verser cette somme.

Sur la personne publique responsable :

2. Il résulte de l'instruction que M. C a été, par un arrêté du 17 septembre 2018, radié des effectifs de la commune de Cholet et transféré de plein droit à l'Agglomération du Choletais à compter du 1er janvier 2018 en application de l'article L. 5211-4-2 du code général des collectivités territoriales. Par suite, alors même que le requérant était employé par la commune de Cholet aux dates auxquelles sont survenus les faits générateurs invoqués que sont les agressions dont il a été victime en service en 2004 et en 2014, seule l'Agglomération du Choletais est susceptible de devoir réparer les éventuels préjudices résultant de ces agressions.

Sur la demande d'indemnisation des conséquences de l'agression subie par M. C en 2004 :

3. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". S'agissant d'une créance indemnitaire détenue sur une collectivité publique au titre d'un dommage corporel engageant sa responsabilité, le point de départ du délai de prescription prévu par ces dispositions est le premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées à ce dommage ont été consolidées. Il en est ainsi pour tous les postes de préjudice, aussi bien temporaires que permanents, qu'ils soient demeurés à la charge de la victime ou aient été réparés par un tiers, tel qu'un organisme de sécurité sociale, qui se trouve subrogé dans les droits de la victime.

4. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise du 2 avril 2012 établi par le Dr B, psychiatre, dans le cadre de la demande d'allocation temporaire d'invalidité de M. C, que la consolidation des séquelles liées à l'agression dont celui-ci a été victime en service en 2004 est intervenue le 1er mai 2007. Par conséquent, la créance dont se prévaut le requérant à l'égard de l'Agglomération du Choletais a été, en tant qu'elle concerne les préjudices résultant de l'agression survenue en 2004, atteinte par la prescription quadriennale au 1er janvier 2012. Par suite, l'exception de prescription quadriennale opposée par l'Agglomération du Choletais en défense doit être accueillie. Dès lors, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la communauté d'agglomération, les conclusions présentées par M. C tendant à la condamnation de l'Agglomération du Choletais à réparer les préjudices qu'il a subis du fait de l'agression dont il a été victime en 2004 doivent être rejetées.

Sur la demande d'indemnisation des conséquences de l'agression subie par M. C en 2014 :

En ce qui concerne la responsabilité :

5. Les dispositions instituant l'allocation temporaire d'invalidité et la rente viagère d'invalidité ont pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces chefs de préjudices sont réparés forfaitairement dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. En revanche, ces dispositions ne font pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice.

6. Il est constant que l'agression dont M. C a été victime le 27 septembre 2014 présente le caractère d'un accident de service, la commune de Cholet ayant d'ailleurs placé le requérant en congé de maladie imputable au service à la suite de cette agression. Par suite, il est fondé à soutenir que la responsabilité sans faute de l'Agglomération du Choletais est engagée au titre de l'obligation qui incombe aux collectivités de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions, et à demander la réparation de ceux de ses préjudices qui ne se trouvent pas déjà réparés par les prestations qu'il perçoit en raison de son invalidité.

En ce qui concerne la réparation :

7. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. La mission confiée à l'expert peut viser à concilier les parties ".

8. Si l'Agglomération du Choletais fait valoir que plusieurs expertises ont déjà été diligentées dans le cadre des procédures de reconnaissance de l'imputabilité au service des agressions subies par M. C, elles ne permettent pas au tribunal d'apprécier l'ensemble des préjudices résultant de l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014. Dès lors, il y a lieu, avant de statuer sur ces préjudices, d'ordonner une expertise aux fins précisées par l'article 4 du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions dirigées contre la commune de Cholet sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions indemnitaires de M. C sont rejetées en tant qu'elles portent sur la réparation des préjudices résultant de l'agression dont il a été victime en service le 4 juin 2004.

Article 3 : La responsabilité sans faute de l'Agglomération du Choletais est engagée à l'égard de M. C du fait de l'agression dont il a été victime en service le 27 septembre 2014.

Article 4 : Il sera, avant de statuer sur les préjudices résultant de l'agression survenue le 27 septembre 2014, procédé à une expertise médicale afin de :

1°) examiner M. C, rappeler son état de santé antérieur à l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014 et décrire les troubles dont il souffre actuellement ;

2°) se faire remettre l'entier dossier médical de M. C se rapportant aux conséquences de l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014 ;

3°) préciser la date de consolidation des blessures, la durée de l'incapacité temporaire totale ; dans l'hypothèse où l'état de santé de M. C ne serait toujours pas consolidé, fixer l'échéance à l'issue de laquelle l'intéressé devra à nouveau être examiné ;

4°) déterminer les soins donnés à M. C liés à l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014 ;

5°) d'évaluer les préjudices temporaires avant consolidation et les préjudices permanents subis par M. C du fait de l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014, en distinguant les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux ;

6°) se faire communiquer le relevé des prestations servies par l'organisme social de M. C et indiquer si ces prestations sont en relation directe et exclusive avec les préjudices subis à la suite de l'agression dont il a été victime le 27 septembre 2014, ainsi que toute dépense de santé ou de transport qui n'aurait pas été pris en charge par l'organisme social de l'intéressée ;

7°) de manière générale, faire toutes constatations permettant au tribunal d'apprécier le montant de la réparation du préjudice, et fournir toute autre information utile, notamment en ce qui concerne les risques d'aggravation et les chances d'amélioration possibles.

Article 5 : L'expert, pour l'accomplissement de sa mission, se fera communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de M. C et notamment tous documents relatifs aux examens, soins et interventions dont a bénéficié l'intéressé. Lors de la première réunion d'expertise, il vérifiera que l'ensemble des parties susceptibles d'être concernées par le litige ont bien été appelées à la cause, afin de permettre que soit sollicitée une éventuelle extension de l'expertise dans le délai imparti par l'article R. 532-3 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert accomplira la mission définie à l'article 4 dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés.

Article 7 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par le président du tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Article 8 : La caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire sera, en tant que de besoin, associée aux opérations d'expertise.

Article 9 : L'expert établira un pré-rapport qu'il notifiera aux parties en leur impartissant un délai pour présenter leurs dires et leurs observations sur les dires.

Article 10 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de trois mois à compter de sa désignation, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 11 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 12 : Le présent jugement sera notifié à M. C, à la commune de Cholet, à l'Agglomération du Choletais et à la caisse primaire d'assurance maladie de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.

Le rapporteur,

A. CORDRIE

La présidente,

V. GOURMELONLa greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions