vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2002191 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ROUXEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2020, la société à responsabilité limitée (SARL) Anjou Bâtiment, représentée par Me Rouxel, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration fiscale n'a pas respecté le principe du débat oral et contradictoire ;
- la proposition de rectification qui lui a été adressée n'est pas suffisamment motivée ;
- les impositions supplémentaires mises à sa charge ne sont pas fondées ;
- les dépenses relatives aux travaux effectués sur le chantier de Trélazé ne peuvent être réintégrées à son résultat afférent à l'exercice clos en 2016, dans la mesure où ces travaux n'étaient pas achevés à la clôture de cet exercice ;
- l'acte anormal de gestion pris en compte par l'administration fiscale à raison des travaux effectués au droit de la maison d'habitation de son gérant n'est pas caractérisé ;
- elle a justifié du bien-fondé des déductions opérées au titre des provisions pour créances douteuses ;
- elle a justifié du bien-fondé des déductions opérées au titre des frais de déplacement ;
- l'administration fiscale n'est pas fondée à retenir l'existence de revenus distribués ni d'avantages occultes consentis à son gérant, qui ne saurait être imposé à ce titre sur ses revenus personnels.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2020, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dans la mesure où elle a été présentée après l'expiration du délai de deux mois à compter de la réception, le 28 mai 2019, de la décision rejetant sa réclamation préalable ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 28 octobre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen soulevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à hauteur du dégrèvement d'un montant de 1 784 euros prononcé le 13 mai 2020 par la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Anjou Bâtiment, dont le siège social est situé à Saint-Barthélémy d'Anjou (Maine-et-Loire) et qui exerce une activité de maçonnerie, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité, à l'issue de laquelle l'administration fiscale lui a notifié, par une proposition de rectification du 9 juillet 2018, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016. Par sa requête, elle demande la décharge des impositions supplémentaires ainsi mises à sa charge, ainsi que des intérêts de retard correspondants.
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 13 mai 2020, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique a prononcé un dégrèvement partiel, à hauteur de la somme de 1 784 euros, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles la SARL Anjou Bâtiment a été assujettie au titre des exercices clos le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016, ainsi que des intérêts de retard correspondants. Ainsi, les conclusions de la requête tendant à la décharge des cotisations et majorations litigieuses sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions aux fins de décharge des impositions litigieuses :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 56, lorsque l'administration des impôts constate une insuffisance, une inexactitude, une omission ou une dissimulation dans les éléments servant de base au calcul des impôts, droits, taxes, redevances ou sommes quelconques dues en vertu du code général des impôts ou de l'article L. 2333-55-2 du code général des collectivités territoriales, les rectifications correspondantes sont effectuées suivant la procédure de rectification contradictoire définie aux articles L. 57 à L. 61 A. ". Dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une société commerciale a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, il appartient au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat, soit avec les mandataires sociaux, soit avec leurs conseils, préposés ou mandataires de droit ou de fait.
4. L'administration fiscale fait valoir, sans être sérieusement contredite, que, dans le cadre de la vérification de comptabilité dont la SARL Anjou Bâtiment a fait l'objet, le service est intervenu dans les locaux de l'entreprise les 2, 19, 23 et 29 mars 2018, le 12 avril 2018, le 3 mai 2018 ainsi que les 8 et 15 juin 2018, et qu'une réunion de synthèse s'est tenue le 6 juillet 2018. Si la SARL Anjou Bâtiment soutient que le nombre de visites sur place mené par l'administration fiscale a été insuffisant, elle ne fait état d'aucun élément qu'elle n'aurait pas été mise en mesure de discuter à l'occasion du contrôle, et notamment de ces diverses visites. Elle n'établit pas, dans ces conditions, que le service se serait refusé à tout échange avec elle, la circonstance que le contrôle ait notamment été mené à partir des fichiers des écritures comptables dont il a sollicité la production sous forme dématérialisée, sur le fondement des dispositions du I du A de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales, étant sans incidence sur ce point. Au demeurant, et en tout état de cause, la proposition de rectification du 9 juillet 2018 mentionne, contrairement à ce que soutient la société requérante, le caractère contradictoire de la procédure de vérification de comptabilité dont celle-ci a fait l'objet. La SARL Anjou Bâtiment n'est pas fondée, par suite, à soutenir qu'elle a été privée d'un débat oral et contradictoire.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () ". Aux termes de l'article R. 57-1 de ce livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée (). ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations.
6. La proposition de rectification du 9 juillet 2018 notifiée à la SARL Anjou Bâtiment précise l'impôt concerné, les exercices auquel il se rattache, le montant des rehaussements prononcés et leurs fondements juridiques, ainsi que les motifs de fait pour lesquels l'administration a procédé auxdits rehaussements. Par suite, la proposition de rectification doit être regardée comme suffisamment motivée. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales précité doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 38 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. / 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. () ". Aux termes de l'article 38 ter de l'annexe III à ce code : " () Les productions en cours sont les biens ou les services en cours de formation au travers d'un processus de production. () ".
8. La SARL Anjou Bâtiment a indiqué, au cours du contrôle, que les travaux effectués au droit du domicile personnel de son gérant, comptabilisés au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2017, avaient été en partie réalisés au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2016, les travaux en cours au titre de cet exercice représentant des produits perçus à hauteur d'un montant de 12 930 euros. Par suite, si la société requérante soutient que ces travaux ont été achevés au cours de l'année 2017, l'administration pouvait à bon droit réintégrer à l'actif de l'intéressée, aux fins de déterminer son résultat imposable au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016, ladite somme de 12 930 euros, correspondant à des productions en cours au sens des dispositions précitées de l'article 38 ter de l'annexe III au code général des impôts.
9. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique a, par une décision du 13 mai 2020, accordé à la SARL Anjou Bâtiment un dégrèvement partiel à hauteur de la somme de 1 784 euros au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016. Il résulte de l'instruction que ce dégrèvement correspond à l'abandon du rehaussement du résultat de la société requérante auquel l'administration fiscale avait procédé au titre de cet exercice à raison de la minoration des prix pratiqués au bénéfice de son gérant dans le cadre des travaux réalisés au droit de son domicile personnel, qu'elle a regardée comme constitutive d'un acte anormal de gestion. Dans ces conditions, la SARL Anjou Bâtiment ne peut utilement contester le bien-fondé de ce rehaussement à l'appui de ses conclusions aux fins de décharge des impositions litigieuses.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. () / 5° Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des événements en cours rendent probables, à condition qu'elles aient été effectivement constatées dans les écritures de l'exercice. () ".
11. D'une part, la SARL Anjou Bâtiment n'apporte aucun élément permettant de justifier des dépenses portées en déduction de son résultat imposable afférent à l'exercice clos le 31 décembre 2016 au titre des frais généraux à hauteur d'une somme de 2 615,5 euros, et qui auraient été exposées pour l'utilisation, par son gérant, d'un véhicule de type Ford Galaxy. L'administration fiscale pouvait par suite, à bon droit, réintégrer ladite somme à son résultat au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016, l'intéressée ne pouvant au demeurant utilement soutenir, pour contester le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge à ce titre, que cette somme ne constituerait pas un avantage occulte procuré à son gérant, imposable entre ses mains à l'impôt sur le revenu.
12. D'autre part, il résulte des dispositions précitées du 5° de l'article 39 du code général des impôts qu'une entreprise peut porter en provision et déduire des bénéfices imposables d'un exercice des sommes correspondant à des pertes ou charges qui ne seront supportées qu'ultérieurement par elle, à la condition que ces pertes ou charges soient nettement précisées quant à leur nature et susceptibles d'être évaluées avec une approximation suffisante, qu'elles apparaissent, en outre, comme probables eu égard aux circonstances constatées à la date de clôture de l'exercice et qu'enfin, elles se rattachent par un lien direct aux opérations de toute nature déjà effectuées à cette date par l'entreprise.
13. Si la SARL Anjou Bâtiment soutient que la société Euro Immo lui était redevable, au titre des exercices clos le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016, d'une somme de 41 374,44 euros correspondant au solde du marché conclu pour la construction de deux maisons d'habitation, partiellement réglé au cours des années 2012 et 2013, la seule absence de règlement de ce solde ne permet pas de justifier de l'existence, à la date de clôture de ces exercices, d'un risque de ne pas en obtenir le recouvrement. Par ailleurs, en faisant état de la contestation du décompte général établi dans le cadre du marché conclu avec la société Harmonie Habitat pour la construction de 17 logements individuels, dont elle a justifié au titre de l'année 2017, la société requérante n'établit pas que l'irrecouvrabilité de la somme de 6 246,26 euros lui restant due en règlement dudit marché, et de celle de 328,83 euros correspondant à la retenue de garantie y afférente, aurait été probable au 31 décembre 2016. La SARL Anjou Bâtiment ne justifie pas, dans ces conditions, du bien-fondé des provisions ainsi constituées et déduites de ses résultats. Enfin, si la société requérante fait état d'une créance de 80 579,92 euros détenue sur la société Tomblaine, au titre des exercices clos le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016, dans le cadre d'un marché conclu pour la construction de 49 maisons d'habitation au titre duquel elle a partiellement eu recours à la société BTG 49 dans le cadre d'un contrat de sous-traitance, l'administration fiscale a constaté que cette créance comprenait, notamment, une somme de 75 030,94 euros correspondant à la rémunération restant due à la société BTG 49, par ailleurs comptabilisée par la société requérante en tant que dette au bénéfice de cette dernière. La SARL Anjou Bâtiment, qui n'apporte aucun élément complémentaire permettant de justifier de la provision ainsi constituée, n'établit pas, dans ces conditions, que l'administration fiscale aurait, à tort, réintégré à ce titre la somme de 62 525 euros à ses résultats afférents aux deux exercices en litige.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par l'administration fiscale, que les conclusions de la SARL Anjou Bâtiment tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des intérêts de retard restant à sa charge au titre des exercices clos en 2015 et en 2016 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la SARL Anjou Bâtiment au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer, à hauteur de la somme de 1 784 euros, sur les conclusions aux fins de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des intérêts de retard correspondants mis à la charge de la SARL Anjou Bâtiment.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Anjou Bâtiment est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Anjou Bâtiment et à la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 25 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
Mme Rosemberg, première conseillère,
M. Huin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 décembre 2022.
La rapporteure,
V. A
Le président,
Y. LIVENAIS
Le greffier,
E. LE LUDEC
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
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