jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2003900 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Président 5 |
| Avocat requérant | COIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 avril 2020, et un mémoire, enregistré le 17 août 2020, M. C A, représenté par Me Jean-Philippe Coin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré du capital de son permis de conduire un point à la suite de chacune des infractions relevées les 3 et 19 août 2011, les 10 mai et 29 octobre 2012, le 12 décembre 2013, le 15 octobre 2014, les 8 juin, 21 septembre 2016 et 1er octobre 2016, le 24 avril 2018, les 6 et 20 juin 2019 ainsi que les 2, 3 et 15 juillet 2019 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré trois points pour une infraction commise le 1er mai 2017 ;
3°) d'annuler les décisions du 6 mars 2020 par lesquelles le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire et lui a enjoint de restituer ce permis ;
4°) d'enjoindre à cette autorité de reconstituer en totalité le capital de points de ce permis et de le lui restituer dans un délai de deux mois ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il ne s'est vu notifier aucun des retraits de points rappelés dans la décision du 6 mars 2020 de sorte qu'il est recevable à en demander l'annulation et que ce défaut de notification affecte la légalité des décisions attaquées ;
- il n'a jamais été informé préalablement du risque de la perte de ses points lors de la constatation de chaque infraction ;
- il conteste la réalité de chaque infraction ayant donné lieu aux retraits de points attaqués.
Par un mémoire, enregistré le 11 août 2020, le ministre de l'intérieur demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par M. A.
Il soutient que :
- il ressort du relevé d'information intégral de l'intéressé qu'en application de l'article L. 223-6 du code de la route, les points retirés consécutivement aux infractions relevées les 19 août 2011, 10 mai et 29 octobre 2012, 12 décembre 2013, 15 octobre 2014 et 24 avril 2018 ont été restitués au requérant de sorte que les conclusions dirigées contre ces retraits de points sont sans objet ;
- le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points restant en litige soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre la décision constatant la perte de validité du permis de conduire du requérant n'est pas opérant ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. David Labouysse, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 26 janvier 2023 à partir de 11h00.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 6 mars 2020, le ministre de l'intérieur a retiré un point du capital du permis de conduire de M. C A à la suite d'une infraction relevée le 6 juin 2019. Par une décision du même jour, formalisée par le même acte, après avoir rappelé que quatre retraits d'un point chacun avaient été précédemment prononcés à la suite d'infractions relevées respectivement les 3 et 19 août, les 10 mai et 29 octobre 2012, le 12 décembre 2013, le 15 octobre 2014, les 8 juin, 21 septembre et 1er octobre 2016, le 24 avril 2018, ainsi que les 20 juin, 2, 3 et 15 juillet 2019, et qu'un retrait de trois points avait été décidé pour une infraction commise le 1er mai 2017, le ministre de l'intérieur a constaté que le permis de conduire de M. A avait perdu la totalité de ces points, et par suite, sa validité. L'intéressé demande au tribunal l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des retraits de point consécutifs aux infractions des 19 août 2011, 10 mai 2012, 29 octobre 2012, 12 décembre 2013, 15 octobre 2014 et 24 avril 2018 :
2. Il ressort du relevé d'information intégral de la situation de M. A, issu du système national des permis de conduire, au sein duquel est procédé à l'enregistrement notamment de toutes décisions portant modification du nombre de points, que les points retirés à la suite des infractions relevées les 23 octobre 2014 ont été restitués le 4 mars 2015 et que le point retiré à la suite de chacune des infractions relevées les 19 août 2011, 10 mai 2012, 29 octobre 2012, 12 décembre 2013, 15 octobre 2014 et 24 avril 2018 ont été également restitués antérieurement à l'enregistrement de la requête de M. A. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de ces retraits de points sont privées d'objet et, par suite, irrecevables.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des autres retraits de points :
3. En premier lieu, il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, le contrevenant peut, dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération. Lorsque le destinataire d'un avis de contravention choisit d'éteindre l'action publique par le paiement de l'amende forfaitaire, il résulte des dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route que ce paiement établit la réalité de l'infraction et entraîne la réduction de plein droit du nombre de points dont est affecté le permis de conduire de l'intéressé. Il résulte également de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route et des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, ou, en cas d'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation de ce titre.
4. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral de la situation du requérant que sont inscrites, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire à la suite du relevé de chacune des infractions des 3 août 2011, 8 juin 2016, 1er octobre 2016 et 1er mai 2017 et de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée pour chacune des infractions relevées le 21 septembre 2016, les 6 et 20 juin 2019, et les 2, 3 et 15 juillet 2019. Concernant les infractions pour lesquelles il est mentionné le paiement de l'amende forfaitaire, l'intéressé ne justifie pas, et n'allègue d'ailleurs pas, avoir présenté une requête en exonération. Pour celles ayant donné lieu à l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, il ne justifie pas davantage, et n'allègue d'ailleurs pas davantage, avoir formé une réclamation ayant entraîné l'annulation de ce titre exécutoire. Par suite, le moyen par lequel le requérant se borne à affirmer qu'il conteste la réalité de chaque infraction ayant donné lieu aux retraits de points attaqués, qui aurait pu d'ailleurs être considéré, eu égard à la façon dont il est formulé, comme n'étant pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A soutient que l'information prévue par les articles
L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui a pas été délivrée au titre des infractions relevées les 3 août 2011, 8 juin, 21 septembre et 1er octobre 2016, 1er mai 2017, 6 et 20 juin, 2, 3 et 15 juillet 2019. La procédure de l'amende forfaitaire a été mise en œuvre pour chacune de ces infractions.
6. La délivrance, préalablement à l'établissement de la réalité de l'infraction, de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une condition de la légalité d'un retrait de points. Lorsque la procédure d'amende forfaitaire est mise en œuvre, l'information doit porter sur le fait que le paiement de l'amende ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée établit la réalité de l'infraction, dont la qualification doit être précisée, et entraîne un retrait de points correspondant, ainsi que sur l'existence du traitement automatisé de points et la possibilité d'exercer un droit d'accès.
7. Premièrement, il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
8. M. A a payé l'amende forfaitaire correspondant à chacune des infractions des 3 août 2011, 8 juin 2016 et 1er octobre 2016 qui ont été constatées au moyen d'un radar automatique. Il ne produit pas l'avis de contravention correspondant à chacune de ces infractions, qu'il a nécessairement reçu. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve de de la délivrance, à l'intéressé, de l'information prévue aux articles L. 223 3 et R. 223-3 du code de la route.
9. Deuxièmement, les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de l'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une informations suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
10. M. A a payé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction relevée le 1er mai 2017 au moyen d'un procès-verbal électronique. Il n'a pas produit l'avis de contravention correspondant à cette infraction, qu'il a nécessairement reçu. Dès lors, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve de de la délivrance, à l'intéressé, de l'information prévue aux articles L. 223 3 et R. 223-3 du code de la route.
11. Troisièmement, en application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée dont les indications mettent le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il est procédé au retrait de points et portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement à ce paiement, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
12. M. A a payé l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction relevée le 21 septembre 2016. Il n'a produit l'avis d'amende forfaitaire majorée correspondant, qu'il a nécessairement reçu. Dès lors, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve de de la délivrance, à l'intéressé, de l'information prévue aux articles L. 223 3 et R. 223-3 du code de la route.
13. Quatrièmement et enfin, les infractions des 6 et 20 juin, 2, 3 et 15 juillet 2019 ont, chacune, été relevées au moyen d'un radar automatique et donné lieu à l'émission de titres exécutoires en vue du recouvrement de l'amende forfaitaire majorée correspondante. Le ministre de l'intérieur joint des photocopies du recto des avis de contravention relatifs à ces infractions. Ces avis de contravention sont réputés comporter au verso les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route en application de l'article A 37-9 du code de procédure pénale. L'intéressé ne produit pas les avis de contravention qu'il est réputé avoir reçus compte tenu du mode de relevé de l'infraction. Il ne démontre dès lors pas que ceux dont il a été rendu destinataire auraient été incomplets ou inexacts. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme apportant la preuve de la délivrance de l'information requise par les articles L. 223 3 et R. 223-3 du code de la route.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des retraits de points auxquels il a été procédé sur le capital du permis de conduire de M. A consécutivement aux infractions relevées 3 août 2011, 8 juin 2016, 1er octobre 2016, 1er mai 2017, 21 septembre 2016, 6 juin 2019, 20 juin 2019, 2 juillet 2019, 3 juillet 2019 et 15 juillet 2019 doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 6 mars 2020 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. A :
15. En premier lieu, l'absence de notification préalable à l'intervention de la décision constatant la perte de validité d'un permis de conduire des retraits de points auxquels il a été antérieurement procédé est sans incidence sur la légalité de cette décision.
16. En second lieu, compte tenu du rejet des conclusions tendant à l'annulation des différents de retraits de points portés à la connaissance de M. A, il n'est pas fondé à invoquer l'illégalité de ces retraits afin d'obtenir l'annulation de la décision du 6 mars 2020 constatant la perte de validité de son permis de conduire.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de cette décision doivent être également rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet des conclusions à fin d'injonction présentées par M. A et de celles qu'il présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
Le magistrat désigné,
D. B
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026