mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2003986 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ALLIOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 avril 2020, Mme E D et M. C D, représentés par Me Tertrais, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 23 janvier 2020 par laquelle la communauté de communes Sèvre et Loire a refusé de leur communiquer les annexes des compte-rendus des réunions du comité de pilotage de la ZAC du Brochet des 24 juillet 2018, 19 septembre 2018 et 20 novembre 2018, à la suite de l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs du 26 septembre 2019 ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes de leur communiquer ces documents, ainsi que tous les compte-rendus des réunions du comité de pilotage intervenus depuis 2018, dans un délai de deux semaines à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Sèvre et Loire une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que le refus de communication des documents sollicités méconnaît l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration et est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, au regard de l'avis favorable à cette transmission de la Commission d'accès aux documents administratifs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2021, la communauté de communes Sèvre et Loire, représentée par Me Allioux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors que l'ensemble des documents sollicités a été communiqué ;
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'injonction tendant à ce qu'il soit enjoint à la communauté de communes Sèvre et Loire de communiquer les compte-rendus des réunions du comité de pilotage postérieures à novembre 2018, dès lors que ces conclusions sont présentées à titre principal et non comme l'accessoire de conclusions à fin d'annulation.
Des observations en réponse au moyen d'ordre public, produites par Mme D le 19 janvier 2023, ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public,
- les observations de Me Capul, substituant Me Tertrais, avocat de M. et Mme D,
- et les observations de Me Allioux, avocat de la communauté de communes Sèvre et Loire.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 janvier 2019, Mme D a sollicité auprès de la communauté de communes Sèvre et Loire la communication des annexes de compte-rendus de réunions de comité de pilotage de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Brochet des 24 juillet, 19 septembre et 20 novembre 2018 et du plan d'aménagement modifié, demande qui a été rejetée le 3 février 2019. Par un avis du 26 septembre 2019, la Commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable à la communication de ces annexes sous réserve de l'occultation préalable des mentions relevant du secret des affaires, et défavorable à celle du plan d'aménagement modifié, au motif que celui-ci revêtait un caractère préparatoire. Après cet avis, la communauté de communes a réitéré son refus de communication de ces documents, par une décision implicite née le 20 janvier 2020, dont M. et Mme D demandent au tribunal l'annulation.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction qu'en pièces jointes à son mémoire en défense, la communauté de communes Sèvre et Loire a communiqué les annexes aux compte-rendus des réunions du comité de pilotage de la ZAC du Brochet, résidant dans un plan de fouilles archéologiques, des bilans prévisionnels, un plan de trésorerie, un plan d'aménagement modifié avec sa note explicative, annexés au compte-rendu annuel rédigé par le concessionnaire à destination de la communauté de communes Sèvre et Loire. La communauté de communes a également communiqué les compte-rendus des comités de pilotage de la ZAC du Brochet postérieurs à novembre 2018. Il ne résulte pas de l'instruction que d'autres annexes ou d'autres compte-rendus existeraient, qui n'auraient pas été communiqués. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. D et Mme D sont, désormais, sans objet.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à leurs conclusions au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. et Mme D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme D est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Sèvre et Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D, désignée représentante unique en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, ainsi qu'à la communauté de communes Sèvre et Loire.
Copie en sera adressée à la Commission d'accès aux documents administratifs.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
La rapporteure,
S. B
Le président,
A. A DE BALEINELa greffière,
L. LECUYER
La République mande et ordonne
au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026