LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2008389

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2008389

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2008389
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantHARDY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrée le 21 août 2020, le 29 mars 2022 et le 14 février 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Coro Entreprise, représentée par Me Silly, demande au tribunal :

1°) de prononcer la réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2014 et 2015, ainsi que des majorations correspondantes ;

2°) de prononcer la décharge des retenues à la source auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014 et 2015, ainsi que des majorations correspondantes ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 7 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les impositions litigieuses ont été mises à sa charge à l'issue d'une procédure irrégulière, l'administration fiscale ayant méconnu le principe du contradictoire ;

- les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge à raison des recettes qu'elle aurait renoncé à percevoir sur ses filiales ne sont pas fondées ;

- les dépenses de prestations de conseil, les dépenses correspondant à la participation à des salons professionnels et à la mise en place de partenariats et les dépenses de prestations informatiques engagées au bénéfice de ses filiales constituent des frais généraux déductibles de son résultat, dans la mesure où elles ont été exposées en vue d'assurer le développement de ces filiales et par là-même son propre développement ;

- elle a régularisé sa situation au regard des dépenses informatiques au titre de l'année 2016 en refacturant un complément de prestation, de sorte que les impositions supplémentaires mises à sa charge à ce titre occasionnent une double imposition ;

- elle est fondée à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-BIC-CHG-10-10-10, n° 70 ;

- l'application par l'administration fiscale, au titre des dépenses engagées pour le compte de ses filiales, d'un taux de marge de 12 % n'est pas fondée, puisqu'elle pouvait pratiquer des tarifs préférentiels pour celles-ci et facturer les prestations en cause pour leur prix de revient ; à titre subsidiaire, il conviendrait d'appliquer un taux de marge de 5 %, conformément aux principes dégagés par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et repris par la communication de la Commission européenne du 25 janvier 2011 relative aux services intra-groupe à faible valeur ajoutée ;

- l'administration fiscale n'apporte pas la preuve de l'absence de contrepartie aux dépenses qu'elle a ainsi exposées pour le compte de ses filiales qui lui ont procuré un intérêt direct ainsi qu'au groupe, et ne justifie pas de l'existence d'un acte anormal de gestion ;

- il y a lieu d'appliquer un taux de marge de 5 % aux dépenses qu'elle a exposées pour l'acquisition des équipements d'embouteillage réalisée au profit de la société Coro Equipement ;

- elle a pu consentir des avances sans intérêt à ses filiales en difficulté dans une logique de développement commercial, et l'administration fiscale n'est pas fondée, sur ce point, à retenir l'existence d'un acte anormal de gestion ;

- les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge à raison de la libéralité qu'elle aurait consentie à son directeur général, M. B, à l'occasion d'un échange de titres à prix minoré ne sont pas fondées ;

- s'agissant de la société Hydrolock, la valeur des titres à prendre en compte correspond à la valeur de leur première acquisition, ainsi que le stipule le pacte d'associés, qui a été conclu afin de favoriser l'investissement des cadres manageurs et assurer leur fidélisation ; il convient ainsi de prendre en compte une valeur de 45,10 euros par titre ; l'administration fiscale a dans ces conditions estimé à tort que ces titres avaient été cédés à un prix minoré ; elle n'a pas tenu compte du risque d'engagement de sa responsabilité contractuelle qui aurait pesé sur elle si elle n'avait pas respecté les termes de ce pacte d'associés ;

- s'agissant de la société Redip, il y a lieu de tenir compte d'une valeur de référence, correspondant au prix de 1 250 000 euros pratiqué lors de la cession intervenue le 6 février 2015 ;

- la valeur de ses propres titres correspond, dans la mesure où elle est une holding pure, à la somme des valeurs réelles de ses filiales ; l'évaluation de la valeur de ses filiales à laquelle l'administration fiscale a procédé est erronée ; la valeur mathématique et la valeur de productivité ont été déterminées sur la base de données erronées ; l'administration fiscale a appliqué des méthodes différentes selon les filiales ; seule la valeur mathématique devrait être appliquée, dans la mesure où, comme l'a admis oralement l'administration fiscale, l'application de la méthode de rentabilité conduit à une augmentation anormale de cette valeur ;

- la décote de 20 % appliquée par l'administration fiscale n'est pas suffisante au regard des énonciations du guide d'évaluation des entreprises de l'administration fiscale ; il y a lieu d'appliquer une décote de 30 % au titre des participations dans la société Sonepack ; une décote de 20 % doit être appliquée au titre des participations minoritaires dans les sociétés RFM Développement, Redip Holding, CTN, Elyos et Neolix ; il y a lieu d'appliquer une décote de

30 % sur la valeur des titres de la société Hydrolock et de la société Coro Entreprise ;

- les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge à raison des libéralités qu'elle aurait consenties à l'occasion de la cession de titres de la société Hydrolock à prix minoré ne sont pas fondées ;

- l'abandon de créance consenti à la société CTN compte tenu de ses difficultés financières a été réalisé dans son propre intérêt et constitue une charge déductible de son résultat ;

- elle est fondée à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-BIC-BASE-50-20-10, n° 20 ;

- elle justifie de l'objet des dépenses déduites de son résultat au titre de l'exercice clos en 2015 pour lesquelles l'administration fiscale a estimé qu'elles n'avaient pas été justifiées par la production de factures ;

- les retenues à la source auxquelles elle a été assujettie ne sont pas fondées ; les avantages consentis aux sociétés Ubakis et Coro Développement au titre des intérêts en compte courant, des filiales italiennes au titre des prestations de services, et de la société Coro Equipement au titre de la mise à disposition de matériel relevaient d'un choix économique et financier lié à la situation économique de ces entreprises et constituent des charges déductibles de son résultat ;

- la majoration de 40 % pour manquement délibéré mise à sa charge n'est pas fondée, l'élément intentionnel n'étant pas établi ;

- elle est fondée à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-CF-INF-10-20-20, n° 30.

Par des mémoires en défense enregistrés le 11 décembre 2020, le 24 janvier 2023 et le 3 mars 2023, le directeur de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre Ouest conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Coro Entreprise, société holding à la tête d'un groupe fiscalement intégré au sens de l'article 223 A du code général des impôts composé de sociétés commerciales, de sociétés civiles immobilières, de sociétés holdings et de plusieurs filiales italiennes et espagnoles, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 2014 et en 2015, à l'occasion de laquelle l'administration fiscale a notamment estimé que les résultats déclarés par l'intéressée au titre de ces exercices avaient été minorés du fait d'actes anormaux de gestion réalisés au bénéfice de ses filiales et de charges déduites à tort, et que la société n'avait pas déclaré, comme elle y était tenue, les distributions réalisées au profit de ses filiales étrangères. Elle lui a par conséquent notifié, selon la procédure contradictoire, une proposition de rectification du 10 juillet 2017 mettant en particulier à sa charge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ainsi que des retenues à la source au titre de ces deux exercices. La réclamation préalable présentée par la SAS Coro Entreprise en contestation de ces impositions a été rejetée par une décision du 20 février 2020. Par sa requête, la société demande la réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2014 et en 2015 et des majorations correspondantes, ainsi que la décharge des retenues à la source mises à sa charge au titre de ces mêmes exercices et des majorations correspondantes.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 56, lorsque l'administration des impôts constate une insuffisance, une inexactitude, une omission ou une dissimulation dans les éléments servant de base au calcul des impôts, droits, taxes, redevances ou sommes quelconques dues en vertu du code général des impôts ou de l'article L. 2333-55-2 du code général des collectivités territoriales, les rectifications correspondantes sont effectuées suivant la procédure de rectification contradictoire définie aux articles L. 57 à L. 61 A. ". Dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une société commerciale a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, il appartient au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat, soit avec les mandataires sociaux, soit avec leurs conseils, préposés ou mandataires de droit ou de fait.

3. Il résulte de l'instruction que la vérification de la comptabilité de la SAS Coro Entreprise s'est déroulée, à la demande de l'intéressée, dans les locaux de son expert-comptable entre le 20 janvier 2017 et le 13 avril 2017, date à laquelle une réunion de synthèse s'est tenue en présence de l'expert-comptable et de l'avocat de la société. Dans ces conditions, et quand bien même le rapport relatif à l'évaluation de ses titres et des titres de ses filiales, établi par l'administration fiscale, a été adressé à l'intéressée postérieurement à cette réunion, à l'occasion de l'envoi de la proposition de rectification du 10 juillet 2017 dont il constitue une annexe explicative, la société requérante n'établit pas que le service se serait refusé à tout échange avec elle. La SAS Coro Entreprise n'est pas fondée, par suite, à soutenir que l'administration fiscale aurait méconnu le caractère contradictoire de la procédure d'imposition en litige.

Sur le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :

4. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 de ce code : " 1. () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. / 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. ". Aux termes de l'article 39 de ce code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges () / 13. Sont exclues des charges déductibles pour l'établissement de l'impôt les aides de toute nature consenties à une autre entreprise, à l'exception des aides à caractère commercial. () ".

En ce qui concerne les avantages consentis aux filiales de la SAS Coro Entreprise :

5. En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. En règle générale, les avantages consentis à un tiers par une entreprise commerciale tels que la prise en charge de diverses dépenses ou la fourniture de prestations de services sans les lui facturer ou les prêts sans intérêts ne relèvent pas d'une gestion commerciale normale, sauf s'il apparaît qu'en consentant de tels avantages, l'entreprise a agi dans son propre intérêt. S'il appartient à l'administration d'apporter la preuve des faits sur lesquels elle se fonde pour estimer qu'un tel avantage consenti par une entreprise à un tiers constitue un acte anormal de gestion, elle est réputée apporter cette preuve dès lors que cette entreprise n'est pas en mesure de justifier qu'elle a bénéficié en retour de contreparties.

S'agissant des renonciations à recettes :

6. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'au cours des exercices clos en 2014 et en 2015, la SAS Coro Entreprise a engagé diverses dépenses pour la réalisation de prestations de services au bénéfice de plusieurs de ses filiales, qu'elle ne leur a pas refacturées. Elle a ainsi pris en charge des prestations de conseil réalisées pour la société Hydrolock à hauteur des sommes de 8 446 euros en 2014 et 14 035 euros en 2015, et pour la société Coro Développement à hauteur des sommes respectives, sur ces deux exercices, de 5 778 euros et 3 817 euros. Elle a également exposé pour le compte de sa filiale de droit italien, la société Coro Développement, et de la filiale de cette dernière, la société Coro Equipement, des dépenses de 22 864 euros en 2014 et

83 893 euros en 2015, au titre de la participation à des salons et de la mise en place de partenariats. Enfin, la SAS Coro Entreprise a pris en charge divers frais correspondant à des prestations informatiques réalisées pour les sociétés Hydrolock, CTN Industrie et Artic Industrie à hauteur de 40 382 euros en 2014 et 47 852 euros en 2015, qu'elle ne leur a que partiellement refacturés à hauteur des sommes respectives, pour ces deux exercices, de 10 500 euros et 27 131 euros.

7. La SAS Coro Entreprise soutient que les aides qu'elle a ainsi apportées à ses filiales, dont certaines étaient confrontées à des difficultés financières, devaient permettre de favoriser le développement de ces sociétés ainsi que, par conséquent, son propre développement. Toutefois, alors que l'administration fiscale fait valoir qu'elle n'a, au cours de la période en cause, assuré que très peu de missions d'animation de son groupe de sociétés, agissant pour l'essentiel, et à l'exception de prestations informatiques assurées pour les sociétés Hydrolock, CTN Industrie et Artic Industrie, en tant que simple détentrice des titres de ses filiales, la société requérante n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations permettant en particulier de justifier de l'existence de relations commerciales avec les intéressées qui établiraient l'existence d'une contrepartie aux avantages consentis à ces dernières, ni de son intérêt propre à avoir engagé l'ensemble de ces dépenses. La circonstance qu'elle aurait refacturé aux trois filiales intéressées, au titre de l'exercice clos en 2016, des frais complémentaires à raison des prestations informatiques dont elles ont bénéficié, qui, même à la considérer établie, est postérieure à la période en litige, est par ailleurs sans incidence sur le résultat à prendre en compte au titre des exercices clos en 2014 et en 2015.

8. En outre, les sommes engagées par une société pour le compte de ses filiales qui auraient dû leur être facturées et ne l'ont pas été doivent être réintégrées dans les bénéfices imposables de cette société. S'il n'est pas anormal que celle-ci pratique à l'égard de ses filiales une politique de prix préférentiels, au point de renoncer à réaliser des bénéfices sur les prestations de services réalisées pour celles-ci, les prix pratiqués ne sauraient être inférieurs aux prix de revient réels comprenant, d'une part, les frais et charges proportionnels qu'entraîne chaque opération et d'autre part, une quote-part des charges fixes de l'entreprise.

9. Afin de tenir compte des dépenses exposées par la SAS Coro Entreprise pour le compte de ses filiales, l'administration fiscale a réintégré à son résultat, pour chacun des exercices en litige, le montant des dépenses exposées pour chaque opération, augmenté d'un taux de 12 % correspondant à la part moyenne des frais fixes de la société, composés de ses coûts salariaux, sur ses charges totales au titre des deux exercices en litige, représentant respectivement 17 % et 7 %. Dès lors qu'elle a ainsi fait application des principes susmentionnés permettant de prendre en compte les prix préférentiels appliqués à ses filiales ainsi que les prix de revient réels, la société requérante, qui n'apporte aucun élément permettant de remettre en cause les données retenues par l'administration fiscale, n'est pas fondée à solliciter l'application d'un taux de marge de 5 %, la communication de la Commission européenne du 25 janvier 2011 relative aux services intra-groupe à faible valeur ajoutée et les travaux de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) auxquels elle se réfère ne pouvant être utilement invoqués à l'appui de sa contestation.

10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction qu'au cours de l'exercice clos en 2015, la SAS Coro Entreprise a acquis, pour le compte de sa sous-filiale de droit italien, la société Coro Equipement, spécialisée dans une activité d'embouteillage, du matériel d'une valeur de 44 864,78 euros, au titre duquel elle a déduit une charge d'amortissement au taux de 25 %, aucune prestation n'étant facturée à la société bénéficiaire à raison de la mise à disposition de ce matériel. L'administration fiscale a réintégré au résultat de la société au titre de cet exercice la rémunération qu'elle aurait dû percevoir au titre de cette mise à disposition, dont elle a évalué le montant à 16 300 euros en procédant par analogie avec les conditions d'un contrat de crédit-bail conclu par l'intéressée pour l'utilisation d'un véhicule.

11. La SAS Coro Entreprise, qui ne soutient pas avoir bénéficié d'une contrepartie à l'avantage ainsi consenti à la société Coro Equipement, se borne à solliciter l'application d'un taux de marge de 5 %. Toutefois, compte tenu de la nature de la prestation réalisée au bénéfice de sa sous-filiale, correspondant à l'acquisition et la mise à disposition de matériel utilisé dans le cadre de son activité, et en l'absence de tout élément de justification apporté à l'appui de ses prétentions, la société requérante ne remet pas sérieusement en cause l'évaluation à laquelle a procédé l'administration fiscale dans les conditions mentionnées ci-dessus.

12. En troisième lieu, il résulte de l'instruction qu'au titre de l'exercice clos en 2014, la SAS Coro Entreprise a renoncé à percevoir des intérêts à raison des créances en compte courant qu'elle détenait sur plusieurs de ses filiales, notamment sur la société Ubakis, filiale espagnole, et sur les sociétés Coro Développement et Coro Equipement. L'administration fiscale a, dans ces conditions, réintégré dans les résultats de la société, au titre de cet exercice, une somme de 8 638,56 euros. En soutenant, sans apporter aucun élément de justification, qu'il était de son intérêt de préserver la situation financière de ses filiales en vue d'assurer leur développement, la société requérante n'établit pas, toutefois, que les prêts ainsi accordés sans intérêt au profit de celles-ci auraient relevé d'une gestion commerciale normale.

13. En quatrième et dernier lieu, la SAS Coro Entreprise n'est pas fondée à invoquer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, les énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-BIC-CHG-10-10-10, n° 70 relatifs aux avantages consentis par une société mère à sa filiale, ceux-ci ne donnant pas une interprétation différente de la loi fiscale de celle qui vient d'être précédemment rappelée.

S'agissant de la cession des titres de la société Hydrolock à prix minoré :

14. S'agissant de la cession d'un élément d'actif immobilisé, lorsque l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, soutient que la cession a été réalisée à un prix significativement inférieur à la valeur vénale qu'elle a retenue et que le contribuable n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause cette évaluation, elle doit être regardée comme apportant la preuve du caractère anormal de l'acte de cession si le contribuable ne justifie pas que l'appauvrissement qui en est résulté a été décidé dans l'intérêt de l'entreprise, soit que celle-ci se soit trouvée dans la nécessité de procéder à la cession à un tel prix, soit qu'elle en ait tiré une contrepartie.

15. La valeur vénale d'actions non cotées en bourse sur un marché réglementé doit être appréciée compte tenu de tous les éléments dont l'ensemble permet d'obtenir un chiffre aussi voisin que possible de celui qu'aurait entraîné le jeu normal de l'offre et de la demande à la date où la cession est intervenue. L'évaluation des titres d'une telle société doit être effectuée, par priorité, par référence au prix d'autres transactions intervenues dans des conditions équivalentes et portant sur les titres de la même société ou, à défaut, de sociétés similaires. Toutefois, en l'absence de transactions intervenues dans des conditions équivalentes et portant sur les titres de la même société ou, à défaut, de sociétés similaires, l'administration peut légalement se fonder sur l'une des méthodes destinées à déterminer la valeur de l'actif ou sur la combinaison de plusieurs de ces méthodes.

16. Il résulte de l'instruction que, par un acte du 10 décembre 2012, la SAS Coro Entreprise a acquis auprès de la société Aries 14 200 titres de la société Hydrolock, sa filiale, au prix unitaire de 45,14 euros, tandis qu'une autre de ses filiales, la société Elyos, a acquis concomitamment les 8 000 titres restants de cette société. Au cours de la période vérifiée, et dans le cadre d'un pacte d'associés conclu entre les intéressées le 8 avril 2013, la SAS Coro Entreprise a cédé à la société Elyos 1 200 titres de la société Hydrolock le 30 avril 2014, puis 1 000 titres de cette même société le 21 janvier 2015, au prix unitaire de 45,10 euros. L'administration fiscale a toutefois estimé que, compte tenu de l'évolution du résultat de la société Hydrolock à compter de l'exercice clos en 2013, la valeur de ses titres avait nettement augmenté entre leur acquisition par la SAS Coro Entreprise et leur cession à la société Elyos. Elle a, par suite, évalué la valeur vénale réelle des titres en cause en se fondant, par application des préconisations du guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés, sur la valeur mathématique de ces titres, qu'elle a corrigée en tenant compte de la valeur de rendement et de la valeur de productivité. Elle a par ailleurs appliqué, suite au recours hiérarchique exercé par la SAS Coro Entreprise, une décote de 10 % afin de tenir compte des incidences de la clause d'agrément prévue par le pacte d'associés conclu avec la société Elyos sur la liquidité des titres, pour estimer la valeur vénale des titres de la société Hydrolock au prix unitaire de 115 euros au 31 décembre 2013 et 213 euros au 31 décembre 2014. Compte tenu de l'écart constaté entre la valeur vénale des titres ainsi déterminée et le prix pratiqué à l'occasion des cessions en cause, qu'elle a estimé significatif, l'administration fiscale a regardé ces cessions comme étant intervenues à un prix minoré et constituant un acte anormal de gestion au bénéfice de sa filiale.

17. D'une part, si la SAS Coro Entreprise soutient qu'il convenait, pour apprécier la valeur des titres de la société Hydrolock, de procéder par référence au prix unitaire de 45,10 euros pratiqué lors de la cession des titres de cette société déclarée le 1er janvier 2013, il résulte de l'instruction que cette transaction correspond à l'acte d'acquisition du 10 décembre 2012 précédemment mentionné, la société requérante ne contestant pas sérieusement que, comme l'a relevé l'administration fiscale, la situation de la société Hydrolock a largement évolué entre cette acquisition et les cessions intervenues le 30 avril 2014 et le 21 janvier 2015, emportant des conséquences sur la valeur vénale des titres de cette société. En l'absence d'autre transaction intervenue à une date proche des cessions en cause et dans des conditions similaires, l'administration fiscale pouvait ainsi évaluer la valeur vénale de ces titres en se fondant sur la combinaison des valeurs mathématique, de rendement et de productivité.

18. D'autre part, la SAS Coro Entreprise ne conteste pas sérieusement l'évaluation de la valeur vénale des titres de la société Hydrolock mise en œuvre par l'administration fiscale par application de cette méthode. Si elle sollicite l'application d'une décote de 30 % sur la valeur des titres à raison du nombre de titres cédés, il résulte de l'instruction que cette méthode a permis de tenir compte, par la pondération de la valeur mathématique et de la valeur de rendement, du caractère minoritaire de la participation acquise par la société Elyos dans cette société.

19. Enfin, la société requérante soutient que le pacte d'associés conclu avec la société Elyos stipule, en son article 4.1, que toute cession de titres de la société Hydrolock réalisée au profit de la société Elyos dans les deux ans suivant son entrée en vigueur devait être déterminée sur la base du prix d'acquisition de ces titres. Toutefois, l'engagement ainsi pris entre les cocontractants est en lui-même sans incidence sur la valeur vénale des titres à la date de leur cession, et ne lie pas l'administration fiscale pour la détermination du résultat à prendre en compte pour son imposition à l'impôt sur les sociétés. La SAS Coro Entreprise n'établit pas, en outre, en soutenant, sans apporter de précision ni produire aucun élément de justification à l'appui de ses allégations, que les avantages qu'elle aurait consentis à ses cadres manageurs ou à ceux de ses filiales, à travers la cession à la société Elyos de titres de la société Hydrolock, lui permettraient de s'assurer de leur investissement au sein de leur société et d'accroître ses propres performances. Elle n'établit pas davantage que la méconnaissance des stipulations de l'article 4.1 du pacte d'associés l'aurait conduite, de manière certaine, à engager sa responsabilité contractuelle, ce qui lui aurait imposé de comptabiliser une provision dont le montant aurait correspondu au rehaussement prononcé par l'administration fiscale à raison de la minoration du prix de cession des titres en cause. Par suite, la SAS Coro Entreprise ne peut être regardée comme établissant que la cession de ces titres à prix minoré lui aurait procuré un avantage équivalent, et se serait ainsi inscrit dans le cadre d'une gestion commerciale normale.

En ce qui concerne la réintégration de charges non justifiées :

20. En vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions du 1 de l'article 39 du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.

21. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'au titre de l'exercice clos en 2014, la SAS Coro Entreprise a porté en déduction de son résultat des charges financières pour un montant de 40 473 euros correspondant aux intérêts qu'elle a renoncé à percevoir sur plusieurs de ses filiales à raison de créances qu'elle détenait sur elles. Si la SAS Coro Entreprise soutient qu'elle entendait ainsi soutenir ses filiales face aux difficultés financières qu'elles rencontraient, elle n'apporte aucun élément de nature à justifier que les aides qu'elle leur a ainsi apportées n'auraient pas eu un caractère purement financier mais se seraient inscrites dans le cadre de relations commerciales et auraient pu, de ce fait, être portées en déduction de son résultat. Elle n'est par ailleurs pas fondée à invoquer sur ce point, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, les énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-BIC-BASE-50-20-10, n° 20, qui ne donnent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application par le présent jugement.

22. En second lieu, l'administration fiscale a constaté, au cours de la vérification de comptabilité dont la SAS Coro Entreprise a fait l'objet, qu'au titre de l'exercice 2015, l'intéressée avait comptabilisé un ensemble de charges sans être en mesure de présenter les justificatifs correspondants à hauteur d'un montant total de 15 414 euros. En se bornant à préciser l'objet des dépenses en cause, sans apporter aucun justificatif à l'appui de ses allégations, la société requérante n'établit pas avoir effectivement exposé lesdites charges dans le cadre de son activité, ni, par suite, que ces charges étaient déductibles de son résultat.

Sur les distributions réalisées au profit de M. B :

23. Compte tenu des éléments examinés au cours de la vérification de comptabilité dont la SAS Coro Entreprise a fait l'objet, l'administration fiscale a estimé que la société avait consenti une libéralité à son directeur général, M. A B, lors d'un échange de titres intervenu le 31 décembre 2014, qui aurait été réalisé en tenant compte d'une valeur de titres minorée au bénéfice de l'intéressé. Si la société requérante conteste l'avantage ainsi accordé à M. B, il résulte de l'instruction que la rectification en cause n'a été à l'origine d'aucun rehaussement de son résultat. Les moyens qu'elle développe à ce titre sont, par suite, sans incidence sur le bien-fondé des impositions litigieuses.

Sur le bien-fondé des retenues à la source :

24. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : c. Les rémunérations et avantages occultes () ". Aux termes de l'article 119 bis du même code : " () / 2. Les produits visés aux articles 108 à 117 bis donnent lieu à l'application d'une retenue à la source dont le taux est fixé par l'article 187 lorsqu'ils bénéficient à des personnes qui n'ont pas leur domicile fiscal ou leur siège en France () ".

25. Ainsi qu'il a été dit aux points 6, 10 et 12, l'administration fiscale a constaté qu'au titre des exercices clos en 2014 et en 2015, la SAS Coro Entreprise avait renoncé à facturer un ensemble de prestations, mise à disposition de matériel et intérêts en compte courant au profit de filiales non domiciliées en France, la société Ubakis, filiale espagnole, et les sociétés Coro Développement et Coro Equipement, filiale et sous-filiale italienne. Elle a regardé les avantages ainsi consentis à ces sociétés, pour un montant total de 61 542 euros et 114 535 euros au titre de chacun des exercices en cause, comme représentant des avantages occultes constitutifs de revenus distribués au profit de ces sociétés, sur le fondement des dispositions du c) de l'article 111 du code général des impôts, et a, par suite, fait application des dispositions précitées du 2 de l'article 119 bis du même code pour mettre à la charge de la SAS Coro Entreprise des retenues à la source au titre des deux exercices en litige, le taux fixé par l'article 187 étant toutefois plafonné par les stipulations des conventions fiscales conclues avec le gouvernement de la République italienne et avec le Royaume d'Espagne.

26. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la SAS Coro Entreprise ne justifie pas de son intérêt propre à avoir consenti à ses filiales non domiciliées en France les avantages en cause. L'administration fiscale pouvait par suite, à bon droit, assujettir l'intéressée aux retenues à la source litigieuses.

Sur la majoration pour manquement délibéré :

27. En premier lieu, aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

28. D'une part, l'administration fiscale a assorti les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à la charge de la SAS Coro Entreprise de la majoration pour manquement délibéré prévue par le a) de l'article 1729 du code général des impôts à raison de la réintégration dans son résultat, au titre des exercices clos en 2014 et en 2015, des dividendes perçus et non déclarés par l'intéressée au titre des participations détenues dans le capital de deux de ses filiales, la société Sonepack et la société FEC, cette rectification n'ayant pas été contestée par la société requérante. Elle a estimé, pour ce faire, qu'en tant qu'actionnaire des sociétés en cause, la SAS Coro Entreprise ne pouvait ignorer être bénéficiaire de ces dividendes. Si la société requérante soutient, sans apporter aucune pièce à l'appui de ses allégations, qu'elle a commis une erreur en ne comptabilisant pas les dividendes issus de la société Sonepack, qu'elle aurait enregistrés en comptabilité au cours de l'exercice clos en 2016, et que les dividendes issus de la société FEC n'ont été effectivement perçus qu'en 2018, l'administration fiscale doit ainsi être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, du caractère délibéré des manquements en cause.

29. D'autre part, l'administration fiscale a également assorti les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à la charge de la SAS Coro Entreprise de la majoration pour manquement délibéré à raison des rectifications relatives aux renonciations à recettes et à la cession de titres à prix minoré précédemment mentionnées, au motif qu'en supportant des dépenses ne correspondant pas à son intérêt propre sans contrepartie et en cédant des titres de la société Hydrolock à un prix minoré, l'intéressée ne pouvait ignorer qu'elle consentait des libéralités à ses filiales. Elle doit ainsi être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, du caractère délibéré des manquements en cause.

30. En second lieu, la SAS Coro Entreprise n'est pas fondée à invoquer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, les énonciations des commentaires administratifs publiés sous la référence BOI-CF-INF-10-20-20, n° 30, qui ne donnent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application.

31. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la SAS Coro Entreprise aux fins de réduction des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2014 et en 2015 et des majorations correspondantes, ainsi que de décharge des retenues à la source mises à sa charge au titre de ces mêmes exercices et des majorations correspondantes, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

32. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée par la SAS Coro Entreprise au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS Coro Entreprise est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Coro Entreprise et au directeur de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre Ouest.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. Huin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 31 mars 2023.

La rapporteure,

V. C

Le président,

Y. LIVENAIS

Le greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

5

3

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions