vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2009624 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président 3 : M. CANTIE - R. 222-13 |
| Avocat requérant | BOREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 septembre 2020, M. B C, représenté par Me Borel, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 8 760,40 euros en réparation du préjudice résultant de la délivrance d'informations erronées avant le dépôt de sa demande de retraite anticipée ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'Etat a commis une faute en lui délivrant des informations erronées quant aux conditions de valorisation d'une de ses campagnes pour la liquidation de ses droits à pension, l'ayant privé d'une partie de la pension à laquelle il aurait pu prétendre.
Par un mémoire en défense enregistré 13 janvier 2021, le ministre chargé des comptes publics conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires de la requête, qui ont un objet identique à des conclusions pécuniaires tendant à la révision d'une pension sont irrecevables ;
- aucune faute imputable à l'Etat n'est établie.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Vauterin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, adjudant-chef de gendarmerie à la retraite, bénéficie d'une pension concédée, en dernier lieu, par un arrêté du 3 décembre 2018. Il doit être regardé, eu égard tant à la teneur de ses écritures qu'aux termes de son courrier reçu par l'administration le 11 juin 2020, comme demandant la condamnation de l'Etat à réparer le préjudice qui résulterait d'une faute ayant eu une incidence sur son choix de demander son placement à la retraite à compter du 1er décembre 2018 et, corrélativement, sur le montant de sa pension.
2. M. C se prévaut d'une erreur affectant un état signalétique et des services, daté du 10 juillet 2018, qui lui a été délivré par le ministère des armées, consistant en l'indication d'un taux double pour une campagne en Côte d'Ivoire du 8 février au 9 novembre 2010, alors que celle-ci n'ouvre droit à bonification qu'à titre de campagne simple. Toutefois, un tel document n'a pas pour objet d'informer son destinataire sur les droits qu'il est susceptible de faire valoir lors de son départ à la retraite. Si le requérant produit également une pièce qu'il dénomme " relevé de carrière ", faisant mention du même taux double pour la campagne précitée, l'origine de ce document n'est pas établie. En tout état de cause, M. C ne démontre pas avoir interrogé, avant le dépôt de sa demande de placement à la retraite, le service des retraites de l'Etat, seul compétent en la matière, quant aux modalités de prise en compte de ses campagnes pour la liquidation de sa pension. Dans ces conditions, le préjudice qu'il invoque lui est exclusivement imputable.
3. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le ministre chargé des comptes publics, à rechercher la responsabilité de l'Etat.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
C. ALa greffière,
C. DUMONTEIL
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
C. DUMONTEIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026