mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2009693 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13 |
| Avocat requérant | MOUTOUSSAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2020, Mme C A, représentée par Me Moutoussamy, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 février 2018 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire lui a notifié un indu de prime d'activité pour un montant de 691,80 euros au titre des mois de juin 2016 à janvier 2018 ;
2°) d'annuler la décision implicite de la commission de recours amiable ayant rejeté son recours administratif préalable obligatoire du 21 mars 2018 et toute décision expresse s'y substituant ;
3°) d'annuler les retenues opérées sur sa prime à l'activité ;
4°) de prononcer la décharge du solde réclamé au titre de l'indu de prime d'activité ;
5°) de la rétablir dans ses droits à compter du 1er février 2016 ;
6°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire de reverser les sommes illégalement retenues dans le cadre de la procédure de recouvrement ;
7°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les retenues qui ont été effectuées à compter de la formation de son recours administratif préalable sont illégales ;
- il n'est justifié, ni de la décision d'habilitation, par le directeur de la caisse d'allocations familiales, de l'agent ayant réalisé le contrôle à l'origine de l'indu réclamé ni de son agrément ni, enfin, de son assermentation ;
- elle conteste le principe et le quantum de l'indu réclamé, aucun détail n'ayant été fourni par le département sur le calcul du montant réclamé ; dès lors, le montant réel de l'indu de prime d'activité est inconnu et non justifié ;
- les frais de scolarité de sa fille dans une école privée russe, pris en charge par le père de l'enfant, ne peuvent être pris en compte au titre de ses ressources ; à titre subsidiaire, seul l'équivalant des frais de scolarité au sein d'une école publique aurait pu être pris en compte.
Par un mémoire enregistré le 31 août 2022, la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la commission de recours amiable n'a pas été saisie, aucune décision n'a été prise par cette commission ;
- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 juin 2020.
Par une lettre en date du 26 avril 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par Mme A et tendant à l'annulation de la décision implicite de la commission de recours amiable, ou de toute autre décision expresse qui s'y serait substituée, en l'absence de naissance d'une telle décision.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 30 juillet 2004 fixant les conditions d'agrément des agents des organismes de sécurité sociale chargés du contrôle de l'application des législations de sécurité sociale, visés aux articles L. 216-6 et L. 243-9 du code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 5 mai 2014 fixant les conditions d'agrément des agents chargés du contrôle de l'application des législations de sécurité sociale et de certaines dispositions du code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme Baufumé, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a, sur sa proposition, dispensé la rapporteure publique de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Baufumé a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 19 février 2018, la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire a informé Mme A d'un trop perçu de prime d'activité et de revenu de solidarité active d'un montant total de 3 986,69 euros, dont 691,80 euros au titre de la prime d'activité versée au titre des mois de juin 2016 à janvier 2018 au motif tiré notamment de ce que la pension alimentaire perçue par Mme A devait être calculée en prenant en compte les frais de cantine et de scolarité de sa fille, frais payés par son ancien conjoint, père de l'enfant. Par requête n° 1811657, dont elle s'est désistée, Mme A a notamment demandé l'annulation de la décision du président du conseil départemental de Maine-et-Loire du 25 mai 2018, confirmant la décision susmentionnée du 19 février 2018, mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active. Par un jugement n° 1811657 du 26 mars 2021, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a donné acte de ce désistement.
2. Par courrier du 21 mars 2018 adressé à la CAF de Maine-et-Loire, Mme A a notamment contesté l'indu de prime d'activité réclamé aux termes de la décision susmentionnée du 19 février 2018. Par courrier du 7 novembre 2018, la directrice de la CAF a informé Mme A de ce que le montant des pensions alimentaires retenu pour calculer ses droits à la prime d'activité et au RSA était revu à la baisse. Par ailleurs, par courrier du 14 novembre 2018, la médiatrice de la CAF de Maine-et-Loire a informé l'intéressée, d'une part, de ce que le montant des pensions alimentaires pris en compte pour le calcul de ses droits ne serait augmenté que des frais de cantine, à l'exclusion des frais de scolarité, cette décision se traduisant par un rappel de prime d'activité de 779,10 euros au titre des mois de juin 2016 à mai 2018, et d'autre part, que le montant de ce rappel de prime d'activité étant supérieur à celui de l'indu initialement notifié par décision attaquée du 19 février 2018, la commission de recours amiable ne serait pas saisie. Par la présente requête, Mme A demande notamment l'annulation de la décision du 19 février 2018 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire l'a informée d'un trop perçu de prime d'activité d'un montant de 691,80 euros et celle de la décision implicite de rejet de sa demande prise par la commission de recours amiable, ou de toute autre décision expresse s'y étant substituée.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte de ce qui a été dit aux points 1 et 2 du présent jugement que si l'indu de prime d'activité notifié à Mme A par décision attaquée du 19 février 2018 s'élevait à la somme de 691,80 euros au titre des mois de juin 2016 à janvier 2018, le rappel de prime d'activité résultant de la décision susmentionnée du 14 novembre 2018 s'élevait à 779,10 euros mais sur la période comprise du mois de juin 2016 au mois de mai 2018 , soit un rappel de prime d'activité d'un montant de 679,13 euros pour la période du mois de juin 2016 au mois de janvier 2018, correspondant à la période de l'indu initialement notifié par décision du 19 février 2018. Par suite, le litige porte sur la différence entre l'indu initial de 691,80 euros et le rappel d'indu d'un montant de 679,13 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de la commission de recours amiable :
4. Il résulte de ce qui a été dit aux points 1 et 2 du présent jugement, et comme le soutient la défense, qu'aucune décision n'a été prise par la commission de recours amiable sur l'indu de prime d'activité notifié à Mme A par la décision attaquée du 19 février 2018. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de cette commission, ou de toute décision expresse qui s'y serait substituée, sont irrecevables car dirigées contre une décision inexistante et doivent dès lors être rejetées.
Sur la décision du 19 février 2018 en tant qu'elle porte sur un indu de prime d'activité :
5. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu qu'il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
En ce qui concerne la régularité de la décision :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 845-1 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 procèdent aux contrôles et aux enquêtes concernant la prime d'activité et prononcent, le cas échéant, des sanctions selon les règles, procédures et moyens d'investigation prévus aux articles L. 114-9 à L. 114-17, L. 114-19 à L. 114-22, L. 161-1-4 et L. 161-1-5 ". D'autre part, aux termes de l'article L. 114-9 du même code dans sa rédaction applicable au litige, les directeurs des caisses d'allocations familiales " () sont tenus, lorsqu'ils ont connaissance d'informations ou de faits pouvant être de nature à constituer une fraude, de procéder aux contrôles et enquêtes nécessaires. () ". Aux termes de l'article L. 114-10 du même code, dans sa rédaction applicable au litige, les directeurs des organismes de sécurité sociale : " () confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale (), le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire ". Les conditions d'agrément des agents des caisses d'allocations familiales exerçant une mission de contrôle sont définies par un arrêté du ministre de la santé et de la protection sociale et du ministre de la famille et de l'enfance du 30 juillet 2004, qui renvoie aux dispositions de l'article L. 243-9 du code de la sécurité sociale en ce qui concerne les conditions d'assermentation.
7. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que tant l'absence d'agrément que l'absence d'assermentation des agents de droit privé désignés par les caisses d'allocations familiales pour conduire des contrôles sur les déclarations des bénéficiaires de la prime d'activité sont de nature à affecter la validité des constatations des procès-verbaux qu'ils établissent à l'issue de ces contrôles et à faire ainsi obstacle à ce qu'elles constituent le fondement d'une décision déterminant pour l'avenir les droits de la personne contrôlée ou remettant en cause des paiements déjà effectués à son profit en ordonnant la récupération d'un indu.
8. Il résulte de l'instruction que Mme D B, qui a procédé au contrôle à l'origine des décisions attaquées et dont les nom et prénom sont apposés en fin du rapport d'enquête du 18 janvier 2018, en qualité de contrôleur assermenté, a été agréée pour exercer les fonctions d'agent de contrôle en matière de prestations familiales auprès de la caisse d'allocations familiales du Rhône par une décision du 9 juillet 2007 du directeur général de la caisse nationale des allocations familiales et a prêté serment devant le tribunal d'instance de Cholet le 19 mai 2006. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du contrôle diligenté par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire doit être écarté et les constatations que cet agent a pu ainsi relever lors de son contrôle ont valeur probante.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :
9. En premier lieu, il résulte de l'instruction et notamment des courriers susmentionnés des 7 et 14 novembre 2018 de la directrice et de la médiatrice de la CAF de Maine-et-Loire que Mme A a été informée des motifs et des calculs fondant l'indu de prime à l'activité réclamé aux termes de la décision du 19 février 2018. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le montant réel de l'indu de prime d'activité est inconnu et non justifié.
10. En dernier lieu, si Mme A conteste la prise en compte des seuls frais de scolarité, à l'exclusion des frais de cantine, dans le calcul du montant de sa pension alimentaire retenu pour le calcul de ses droits au versement de la prime à l'activité, il résulte de l'instruction que ces frais n'ont finalement pas été retenus dans le calcul de ce montant. Par suite, la requérante ne peut utilement contester la prise en compte de ces frais dans le calcul de ses droits au versement de la prime à l'activité.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 19 février 2018 en tant qu'elle porte sur un indu de prime d'activité.
Sur les conclusions relatives aux retenues opérées sur la prime d'activité :
12. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable au litige : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et ces demandes ont un caractère suspensif. ()".
13. Le législateur a entendu que l'effet suspensif des recours dirigés contre une décision de récupération de l'indu s'attache à l'exigibilité de la créance. Il en résulte que l'exercice d'un tel recours, de même d'ailleurs qu'une demande de remise gracieuse, fait par lui-même obstacle, aussi longtemps que ce recours est pendant devant l'administration ou devant les juges du fond, notamment à la possibilité pour l'organisme chargé du service de la prime d'activité d'opérer une compensation avec les sommes dues à l'allocataire.
14. Il résulte de l'instruction que des retenues ont été opérées sur la prime d'activité versée à Mme A alors que cette dernière avait déjà formé un recours administratif préalable obligatoire, le 21 mars 2018, reçu le 26 mars suivant par l'administration. Par suite, les retenues réalisées à compter du 27 mars 2018 doivent être annulées dans la mesure où elles ont été effectuées au titre de la prime d'activité.
Sur les conclusions tendant à ce que les sommes retenues soient remboursées :
15. Le présent jugement, s'il ne fait pas obstacle à ce que la caisse d'allocations familiales du Maine-et-Loire, si elle s'y croit fondée, procède pour l'avenir à la compensation sur les prestations à échoir en vue du recouvrement des indus restant à la charge de Mme A, implique nécessairement que l'administration procède préalablement au reversement des retenues pratiquées en méconnaissance des dispositions précitées. Il y a lieu d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire de verser à Mme A la somme correspondant aux retenues annulées dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire la somme que demande Mme A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les retenues pratiquées par la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire, à compter du 21 mars 2018, sur la prime à l'activité versée à Mme A sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire de verser à Mme A les sommes irrégulièrement retenues, à compter du 27 mars 2018, sur ses prestations au titre de la prime à l'activité dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire et à Me Moutoussamy.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.
La magistrate désignée,
A. BAUFUMÉ
La greffière,
B. GAUTIER
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026