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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2010206

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2010206

mercredi 7 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2010206
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat : M. ECHASSERIAU - R.222-13
Avocat requérantCAPPATO-GAUDRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 octobre 2020, M. A B et Mme D épouse B, représentés par Me Cappato demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental de Maine-et-Loire a rejeté leur recours administratif préalable relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 11 049,85 euros, se rapportant à la période de mars 2018 au mois d'avril 2019 (INK2) et d'un montant de 2 372,28 euros, se rapportant à la période de septembre 2017 au mois de février 2018 (INK3), ensemble la décision du 30 décembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental de Maine-et-Loire a rejeté leur recours administratif préalable relatif à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 6 818,60 euros, se rapportant à la période de juin 2016 au mois d'août 2017 (INK4) ;

2°) d'annuler les décisions de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire du 12 juillet 2019 exigeant le remboursement de la somme de 442,10 euros correspondant au versement de la prime de fin d'année de décembre 2018 ensemble la décision du 20 septembre 2019 relatif à un indu de relatif à des trop perçus d'aide personnalisée au logement de 570 euros et 114 euros ;

3°) de rembourser les retenues effectuées sur les prestations familiales devant leur être versées notamment la somme d'un montant de 4 203 euros correspondant aux retenues effectuées entre les mois de novembre 2019 à novembre 2020 ;

4°) mettre à la charge du conseil départemental de Maine-et-Loire et de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le conseil départemental de Maine-et-Loire et la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire ont entaché leurs décisions d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation en ce que l'activité de M. B ne lui a jamais permis de dégager des revenus alors qu'il ignorait devoir déclarer le chiffre d'affaire de son activité dans la mesure où cette dernière ne lui permettait pas de dégager un salaire ;

- ils sont recevables à contester le fait que l'administration a retenu un montant de 43 896,80 euros de revenus sur un total de 76 823 euros du mois de mars 2016 au mois de février 2019.

Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2022, le département de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions de la requête dirigées contre les notifications d'indu INK2 et INK3 sont irrecevables car tardives en ce qu'elles n'ont pas été enregistrées auprès du tribunal dans le délai de deux mois après leur réception par les requérants le 1er octobre 2019 ;

- les ressources prises en compte par l'administration l'ont été conformément aux dispositions applicables et sa décision du 30 décembre 2019 n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 3 février 2023, la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre l'indu de prime exceptionnelle de 442,10 euros est devenu sans objet ladite prime ayant fait l'objet d'une remise gracieuse par décision de la directrice de la CAF de Maine-et-Loire du 31 juillet 2019 ;

- les conclusions dirigées contre les autres indus sont irrecevables en ce que leurs contestations n'ont pas été précédées d'un recours auprès de la directrice de la caisse ni d'une médiation préalable obligatoire conformément au décret du 16 février 2018 laquelle au demeurant aurait été tardive ;

- les moyens de la requête sont infondés.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 portant expérimentation d'une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et de litiges sociaux ;

- l'arrêté du 6 mars 2018 relatif à l'expérimentation d'une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litige sociaux ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a, sur sa proposition, dispensé la rapporteure publique de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Echasserieau a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est allocataire du revenu de solidarité active depuis juin 2016. A la suite d'un contrôle sur pièces de ses ressources de janvier 2018 à mars 2019, la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire a mis en lumière une omission de déclaration du chiffre d'affaire généré par son activité d'auto-entrepreneur, débutée le 1er janvier 2018, sur l'ensemble de ses déclarations trimestrielles de revenus au cours de cette période ainsi que la perception de sommes non déclarées. Par suite, M. et Mme B se sont vu notifier par une décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire du 12 juillet 2019 un trop-perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 11 049,85 euros au titre de la période du mois de mars 2018 au mois d'avril 2019. Parallèlement un second contrôle sur la période allant du mois de mars 2016 au mois de décembre 2017 a mis en évidence la perception de sommes non mentionnées sur les déclarations trimestrielles de revenus de cette période. En conséquence M. et Mme B se sont vu notifier par une décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire du 20 septembre 2019 un trop-perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 372,28 euros au titre de la période du mois de septembre 2017 au mois de février 2018. Par décision du 30 septembre 2019 les indus précités ont été confirmés à M. et Mme B, à l'encontre de laquelle les intéressés ont demandé l'exercice de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret susvisé du 16 février 2018, cette médiation s'étant conclue sans accord le 12 août 2020. Après levée de la prescription biennale, M. et Mme B se sont vu notifier, par une décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire du 25 octobre 2019, un trop-perçu de revenu de solidarité active d'un montant de 6 818,60 euros au titre de la période du mois de juin 2016 au mois d'août 2017. M. et Mme B ont contesté le bien-fondé de ces indus par un recours préalable formé par courriers des 29 octobre et 8 novembre 2019, lequel a été rejeté par décision du président du conseil départemental de Maine-et-Loire du 30 décembre 2019, à l'encontre de laquelle les intéressés ont demandé l'exercice de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret du 16 février 2018, cette médiation s'étant conclue sans accord le 12 août 2020. M. et Mme B demandent au Tribunal l'annulation des décisions du président du conseil départemental de Maine-et-Loire des 30 septembre et 30 décembre 2019 et le rétablissement rétroactif du revenu de solidarité active et de l'aide personnalisée au logement.

Sur la recevabilité :

2. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles dispose : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. () ". Aux termes de l'article L. 262-47 du même code : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ".

3. Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. "

4. L'article 2 du décret du 16 février 2018 portant expérimentation de la procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique et de litiges sociaux dispose : " I.-A titre expérimental, () sont, à peine d'irrecevabilité, précédés d'une médiation, les recours contentieux formés contre : () 1° Les décisions relatives au revenu de solidarité active, prévu à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, prises par le président du conseil départemental sur le recours préalable prévu par l'article L. 262-47 du même code, y compris les refus totaux ou partiels de remise d'indu à titre gracieux ()3° Les décisions relatives à l'aide personnalisée au logement, prévue à l'article L. 351-1 du code de la construction et de l'habitation, prises par le directeur de l'organisme payeur sur le recours préalable prévu à l'article L. 351-14 du même code () II.- La médiation préalable obligatoire est assurée : / 1° Pour les décisions prévues aux 1° à 3° du I, par le Défenseur des droits () ; ". L'article 6 du même décret prévoit que : " Lorsqu'un tribunal administratif est saisi dans le délai de recours contentieux d'une requête dirigée contre une décision entrant dans le champ des articles 1er et 2 et qui n'a pas été précédée d'un recours préalable à la médiation, son président ou le magistrat qu'il délègue rejette cette requête par ordonnance et transmet le dossier au médiateur compétent ".

5. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Les réclamations relevant de l'article L. 142-1 formées contre les décisions prises par les organismes de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole de salariés ou de non-salariés sont soumises à une commission de recours amiable composée et constituée au sein du conseil d'administration de chaque organisme. / Cette commission doit être saisie dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision contre laquelle les intéressés entendent former une réclamation. La forclusion ne peut être opposée aux intéressés que si cette notification porte mention de ce délai. "

6. En outre, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Et l'article R. 421-5 du même code précise : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

7. D'une part, la décision du 30 septembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental a rejeté le recours amiable présenté par M. et Mme B le 19 juillet 2019 et qui comportait la mention des délais et voies de recours contentieux et celle de la saisine obligatoire du délégué départemental du défenseur des droits sur le fondement du décret du 16 février 2018 précité, a été notifiée aux requérants le 1er octobre 2019. Ainsi, les délais de recours contre cette décision ont couru à l'égard de M. et Mme B et ont expiré le 2 décembre 2019. Or, il ressort des pièces du dossier que la saisine du délégué départemental du défenseur des droits n'est intervenue que le 9 janvier 2020 et n'a pu, par suite, suspendre les délais du recours contentieux. Il suit de là que les conclusions de la requête, enregistrée le 12 octobre 2020, sont tardives en ce qu'elles ont trait à la contestation du bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active se rapportant aux sommes de 11 049,85 euros et 2 372,28 euros, maintenus à la charge de M. et Mme B par la décision du 30 septembre 2019 et doivent, dès lors, être rejetées comme irrecevables.

8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la prime exceptionnelle au titre de la fin d'année 2018, d'un montant de 442,10 euros, dont l'indu a été mis à la charge des requérants par une décision de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire du 12 juillet 2019, a fait l'objet, sur demande des intéressés, d'une remise intégrale par une décision de la directrice de la CAF notifiée le 31 juillet 2019 antérieurement à la saisine du tribunal. Par suite, les conclusions de la requête, en ce qu'elles ont trait à la contestation du bien-fondé de l'indu de la prime exceptionnelle au titre de la fin d'année 2018 d'un montant de 442,10 euros sont irrecevables et doivent être rejetées.

9. Enfin, il est constant que la contestation des indus d'aide au logement, d'un montant de 114 euros au titre du mois de mars 2018 et de 570 euros au titre des mois d'avril 2018 à juin 2019 n'ont pas fait l'objet du recours préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable prévue par les dispositions rappelées eu point 5, alors qu'il ressort des courriers des 12 juillet et 20 septembre 2019 notifiant lesdits indus, qu'était mentionné l'existence d'un tel recours. Par suite les conclusions se rapportant aux indus précités doivent être rejetées comme étant irrecevables.

Sur les conclusions relatives au bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité :

10. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

11. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre () ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". L'article R. 262-6 du même code précise : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / Les dispositions de l'article R. 132-1 sont applicables au revenu de solidarité active ". Et l'article R. 262-11 du même code dispose : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : / () / 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ". Enfin aux termes de L'article L. 553-1 du même code : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable à l'action intentée pas un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration. / () " La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative.

12. Il est constant que M. et Mme B n'ont pas déclaré à l'organisme chargé de la gestion de leurs droits au revenu de solidarité active la perception, de nombreux montant qui apparaissent sur leurs comptes bancaires pour un montant total de 76 823 euros, correspondant à des sommes qui ont été versées par des tiers en espèces, chèques ou virements au cours de la période de juillet 2016 à février 2019 alors que leurs déclarations trimestrielles de ressources au cours de cette même période ne mentionnaient aucun revenu. Si M. B soutient qu'il pensait de bonne foi ne pas avoir à déclarer les revenus de son activité d'auto-entrepreneur dès lors qu'elle ne lui permettait pas de dégager des salaires, cette circonstance est sans incidence sur la récupération des indus litigieux dès lors, d'une part, que cette récupération ne constitue pas une sanction et, d'autre part, que les prestations en cause ne lui étaient pas dues. Eu égard à l'importance et à la fréquence de ces apports, dont les plus importants ne revêtent pas la nature alléguée de prêts personnels dès lors que les attestations des personnes se présentant comme prêteurs n'indiquent ni mensualité ni échéance auxdits prêts, et que ces derniers n'ont pas davantage fait l'objet de la déclaration à laquelle ils étaient soumis, compte tenu de leur montant, auprès de l'administration fiscale, ces sommes ne peuvent être regardées comme des secours financiers au sens du 14° de l'article R. 626-11 du code de l'action sociale et des familles permettant de les exclure de l'évaluation des ressources du foyer. En outre, il résulte de l'instruction que d'autres sommes inexpliquées ont été relevées sur les comptes des intéressés qui, au demeurant, sollicitent seulement la neutralisation de 43 896,80 euros de revenus sur un total de 76 823 euros répertoriés comme non déclarés sur la période du mois de mars 2016 au mois de février 2019. Dans ces conditions, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que leur droit à perception du revenu de solidarité active a été remis en cause au titre de la période du mois de mars 2016 au mois de février 2019, que, le trop-perçu de revenu de solidarité active au titre de cette même période a été mis à leur charge, et à en demander la décharge.

13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. et Mme B ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et Mme D épouse B, au président du conseil départemental de Maine-et-Loire et à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.

Le magistrat désigné,

B. ECHASSERIEAU

La greffière,

B. GAUTIER

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement et au préfet de Maine-et-Loire en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme.

La greffière,

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