mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2011221 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 novembre 2020, le 11 octobre 2022 et le 25 mai 2023, M. B A, représenté par Me Lepage, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement l'Etat, la société Eiffage Rail Express et SNCF Réseau à lui verser la somme de 130 099 euros en réparation du préjudice lié à la perte de valeur vénale de son bien, et la somme de 156 199 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans ses conditions d'existence, résultant de la création de la ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne-Pays de la Loire, assorties des intérêts et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge solidairement de l'Etat, de la société Eiffage Rail Express et de SNCF Réseau une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la création et l'exploitation de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire ont été la cause d'une perte de valeur de sa propriété et de troubles dans ses conditions d'existence dont il est fondé à être indemnisé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, la ministre de la transition écologique conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 2 septembre 2021 et le 6 avril 2023, la société Eiffage Rail Express, représentée par Me Di Francesco, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 12 avril 2021, le 29 juin 2023 et le 6 février 2024, SNCF Réseau, représentée par Me Nahmias, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 ;
- le décret n° 2011-917 du 1er août 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Guillaumot, substituant Me Lepage, avocate des requérants,
- les observations de Me Di Francesco, avocat de la société Eiffage Rail Express,
- les observations de Me Baud, substituant Me Nahmias, avocat de SNCF Réseau.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est exploitant agricole et propriétaire d'une maison d'habitation située sur la parcelle cadastrée section ZT n°13 au lieudit " Crénon " à Crannes-en-Champagne. Estimant subir des préjudices du fait de l'implantation et de la mise en exploitation de la ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne-Pays de la Loire située à environ 75 mètres de sa propriété, M. A demande au tribunal la condamnation solidaire de l'Etat, de la société Eiffage Rail Express et de la société SNCF Réseau à lui verser la somme de de 130 099 euros en réparation du préjudice lié à la perte de valeur vénale de son bien, et la somme de 156 199 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans ses conditions d'existence, résultant de nuisances sonores et visuelles.
Sur la détermination de la personne publique responsable :
2.Aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, applicable au litige : " I. - Le contrat de partenariat est un contrat administratif par lequel l'Etat ou un établissement public de l'Etat confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d'amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale ayant pour objet la construction ou la transformation, l'entretien, la maintenance, l'exploitation ou la gestion d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public, ainsi que tout ou partie de leur financement à l'exception de toute participation au capital. / Il peut également avoir pour objet tout ou partie de la conception de ces ouvrages, équipements ou biens immatériels ainsi que des prestations de services concourant à l'exercice, par la personne publique, de la mission de service public dont elle est chargée. / II. - Le cocontractant de la personne publique assure la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser. Après décision de l'Etat, il peut être chargé d'acquérir les biens nécessaires à la réalisation de l'opération, y compris, le cas échéant, par voie d'expropriation. () La rémunération du cocontractant fait l'objet d'un paiement par la personne publique pendant toute la durée du contrat. Elle est liée à des objectifs de performance assignés au cocontractant. () ". Aux termes de l'article 11 de cette ordonnance : " Un contrat de partenariat comporte nécessairement des clauses relatives : / a) A sa durée ; / b) Aux conditions dans lesquelles est établi le partage des risques entre la personne publique et son cocontractant ; / c) Aux objectifs de performance assignés au cocontractant, () / d) A la rémunération du cocontractant, () ".
3.Il résulte des dispositions citées au point précédent qu'un contrat de partenariat conclu sur le fondement des dispositions de l'ordonnance du 17 juin 2004, d'une part, a pour effet de confier la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser au titulaire de ce contrat, d'autre part, détermine le partage des risques liés à cette opération entre ce titulaire et la personne publique.
4.D'une part, par un contrat de partenariat approuvé par décret du 1er août 2011, l'établissement public industriel et commercial Réseau ferré de France, aux droits duquel est venue la société SNCF Réseau, et conclu pour une durée de 25 ans, a confié à la société Eiffage Rail Express la conception, la construction, le fonctionnement, l'entretien, la maintenance, le renouvellement et le financement de la ligne ferroviaire à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire entre Connerré et Cesson-Sévigné et des raccordements au réseau existant, ainsi que cela est précisé à l'article 2.1 du contrat. L'article 5.1 de ce contrat, qui porte sur le champ des obligations contractuelles générales de la société Eiffage Rail Express au titre de la réalisation de la ligne ferroviaire, prévoit qu'" en qualité de maître d'ouvrage de la Ligne, le titulaire réalise l'ensemble des opérations nécessaires à la réalisation de la Ligne, et notamment les acquisitions foncières, les études de conception et l'exécution des travaux dans les conditions prévues au Contrat et dans le respect de la réglementation et des Règles de l'art ".
5.D'autre part, ce contrat de partenariat, conclu en avril 2011, prévoit en son article 36 relatif aux responsabilités que " le titulaire [la société Eiffage Rail Express] est responsable des dommages causés aux tiers, ainsi que des frais et indemnités qui en résultent, survenus à l'occasion de l'exécution, par le titulaire ou sous sa responsabilité, des obligations mises à sa charge au titre du contrat, à l'exclusion des dommages liés aux activités de gestion du trafic et des circulations imputables à RFF [Réseau Ferré de France]. () / () / Le titulaire supporte seul les conséquences pécuniaires de ces dommages. Il ne peut exercer d'action contre RFF à raison de ces dommages et garantit RFF contre toute action ou réclamation des tiers et toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encore pour de tels dommages ou préjudices. ".
6.Le requérant sollicite l'indemnisation de la perte de valeur vénale de sa propriété et la réparation de troubles dans ses conditions d'existence, à raison tant de la présence de la LGV Bretagne-Pays de la Loire située à proximité immédiate de sa propriété, que de son fonctionnement, du fait notamment des nuisances sonores liées au passage des trains. Un tel dommage causé à un tiers, qui revêt un caractère permanent dès lors qu'il est inhérent à l'existence et au fonctionnement mêmes de l'ouvrage public, est survenu dans le cadre de l'exécution par la société Eiffage Rail Express de la mission globale qui lui a été confiée par l'article 2.1 du contrat de partenariat, et donc à l'occasion de " l'exécution des obligations mises à sa charge au titre du contrat ". Il ne saurait s'analyser en un dommage lié " aux activités de gestion du trafic et des circulations ". Dès lors, en application des stipulations de l'article 36.1 du contrat de partenariat la responsabilité des préjudices invoqués par le requérant du fait de la présence et du fonctionnement de l'ouvrage public que constitue la LGV Bretagne-Pays de la Loire ne peut être recherchée qu'auprès de la société Eiffage Rail Express sans que cette société puisse utilement invoquer la circonstance que le tracé de la ligne a été décidé avant la signature du contrat et lui a été imposé. Par suite le requérant est fondé à rechercher la responsabilité de la société Eiffage Rail Express au titre des dommages permanents inhérents à la présence et au fonctionnement de l'ouvrage public.
Sur les dommages dont le requérant demande réparation :
En ce qui concerne la perte de valeur de la propriété du requérant :
7. Le préjudice résultant de la perte de valeur vénale du bien appartenant au requérant à raison de l'existence et du fonctionnement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire ne peut faire l'objet d'une indemnisation par le maître de l'ouvrage au titre de la responsabilité sans faute que si, excédant les sujétions susceptibles d'être normalement imposées, dans l'intérêt général, aux riverains des ouvrages publics, il revêt un caractère grave et spécial.
8. Il résulte de l'instruction que la propriété du requérant, constituée notamment d'un corps de ferme rénové en 1995, de 168 m2 habitables, classée en zone agricole, ainsi que de bâtiments agricoles, est située à environ 75 mètres de la ligne à grande vitesse. Cette dernière se situe au droit de la propriété sur une zone de léger déblais. La propriété est protégée par un merlon acoustique. Il ressort de l'étude acoustique réalisée sur instruction de la société Eiffage Rail Express que la projection sonore sur cette propriété est de 57,9 dB(A) avec protection acoustique. Il résulte également de l'instruction que la valeur des pics de bruit lors du passage des trains (LAmax) est estimée à environ entre 75 et 80 db(A), ce qui est d'une gravité particulièrement significative. Il ressort de relevés acoustiques réalisés par l'organisme CEREMA sur une façade de l'habitation du requérant présentant un caractère probant qu'a été mesuré un trafic de 81 trains en journée et 4 trains la nuit et que les pics de bruit présentent une variation pouvant aller jusqu'à 35 db(A) lors du passage de trains, la valeur de cespics, mesurée dans des conditions météorologiques défavorables, atteignant 75 db(A) entre 7 h et 22 h, alors que le bruit de fond hors passages de trains est particulièrement bas. En outre, les nuisances visuelles liées à la présence de la ligne sont fortes, en dépit des dispositifs de protection acoustiques. En revanche, le ressenti de vibrations lors du passage des trains n'est pas objectivé et il ne résulte pas de l'instruction que l'aggravation des fissures sur le bâti résulteraient du fonctionnement de la ligne. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la proximité de la ligne à grande vitesse a entraîné une dégradation de l'environnement de cette propriété auparavant dans un environnement calme et préservé, et par suite une diminution de la valeur vénale de celle-ci, dont il sera fait une équitable appréciation, compte tenu de ses caractéristiques permettant l'estimation de sa valeur, de la configuration des lieux et de l'estimation des nuisances affectant la propriété, en l'évaluant à la somme de 100 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice de jouissance :
9. Le requérant fait état de nuisances sonores représentant une gêne anormale, résultant tant du niveau de bruit subi que des pics de bruit générés de façon répétée par le passage des trains. La circonstance que les seuils prévus par l'arrêté du 8 novembre 1999 relatif au bruit des infrastructures ferroviaires ne sont pas méconnus ne suffit pas à exclure l'existence d'un préjudice grave et spécial liés à des nuisances sonores susceptibles d'engager la responsabilité, même sans faute, de la société Eiffage Rail Express. En outre, alors que les seuils fixés par cet arrêté rendent compte du niveau moyen d'énergie acoustique reçu par le tympan sur une durée déterminée, il n'y a pas lieu d'exclure, pour l'appréciation du préjudice de jouissance subi par le requérant, dont l'appréciation doit être globale, l'importance des émergences sonores, résidant dans les pics de bruit générés par le passage des trains de jour et de nuit. Il ne résulte pas de l'instruction que du fait de la présence d'un merlon acoustique, le niveau de la pression sonores excèderait les seuils fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 de jour et de nuit. Si les nuisances sonores n'excèdent pas les seuils fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 de jour et de nuit, en revanche, s'agissant des émergences sonores, il résulte du relevé acoustique précédemment mentionné que le requérant est exposé à l'extérieur de son habitation comme à l'intérieur à une fréquence rapprochée correspondant au passage répété des TGV à des niveaux d'émergence sonore très significatifs, En outre, compte tenu des documents médicaux produits, le préjudice du requérant est en l'espèce aggravé par la précarité de son état de santé, qui rend les nuisances sonores affectant son habitation d'autant plus pénibles à vivre. De plus, son activité particulière d'exploitant agricole est en l'espèce de nature à aggraver son préjudice de jouissance de sa propriété. Il résulte ainsi de l'instruction que le fonctionnement de la ligne ferroviaire occasionne un préjudice dont le niveau excède la gêne que peuvent normalement être appelés à subir, dans l'intérêt général, les riverains d'un tel ouvrage. Il sera fait une juste appréciation des troubles de jouissance que causent au requérant les bruits provoqués par la ligne à grande vitesse en les évaluant à 40 000 euros.
10. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que les fissures observées dans le bâti résulteraient directement de la mise en service et du fonctionnement de cette ligne à grande vitesse.
11. Il résulte de ce qui précède que les préjudices subis par le requérant, inhérents à l'existence et au fonctionnement de la LGV Bretagne Pays de la Loire, s'élèvent à la somme globale de 140 000 euros. Ces dommages, dont l'appréciation doit être globale, revêtent, compte tenu de la configuration des lieux, un caractère spécial, et dans les circonstances de l'espèce, présentent un caractère grave. Le requérant est donc fondé à demander la condamnation de la société Eiffage Rail Express à lui verser la somme de 140 000 euros.
12.Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la société Eiffage Rail Express à verser au requérant une somme de 140 000 euros en réparation des préjudices imputables à l'existence et au fonctionnement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 30 juillet 2020, date de réception de la réclamation préalable du requérant par la société Eiffage Rail Express. La capitalisation de ces intérêts, demandée par la requête, prend effet à compter du 30 juillet 2021, date à laquelle les intérêts étaient dus pour une année entière, et à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur les frais liés au litige :
13.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne permettent pas d'en faire bénéficier la partie tenue aux dépens. Par suite, les conclusions présentées sur ce fondement par la société Eiffage Rail Express ne peuvent être accueillies. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de la société Eiffage Rail Express le versement d'une somme de 1 500 euros à verser au requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens et de rejeter les conclusions présentées par SNCF Réseau à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La société Eiffage Rail Express est condamnée à verser à M. A la somme de 140 000 euros. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 30 juillet 2020. Les intérêts échus à la date du 30 juillet 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : La société Eiffage Rail Express versera la somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la société Eiffage Rail Express et à SNCF Réseau.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
La rapporteure,
S. THOMAS
Le président,
A. DURUP DE BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026