jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2011824 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | SELARL LEXCAP ANGERS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 novembre 2020 et le 24 octobre 2023, M. C B, représenté par Me Meunier, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler le titre exécutoire émis par le département de Maine-et-Loire le 29 juillet 2020 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre ce titre et de le rétablir dans ses droits et lui accorder le bénéfice du revenu de solidarité active depuis la date de sa suspension ;
2°) à titre subsidiaire, de faire application des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et de lui accorder une remise gracieuse totale de l'indu réclamé ;
3°) de mettre à la charge du département de Maine-et-Loire le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui-même sur le fondement du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre exécutoire attaqué n'est pas signé en méconnaissance des articles L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration et l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- il n'est pas motivé en méconnaissance de l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- il n'a pas cherché à dissimuler la perception d'aides familiales mais a simplement omis de les déclarer, déclaration mensuelle au demeurant impossible dès lors que ces aides ne prenaient pas la forme d'une pension mensuelle régulière ; il a d'ailleurs déclaré ces aides aux services fiscaux ;
- compte tenu de sa situation précaire, il est fondé à solliciter le bénéfice des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Par des mémoires en défense enregistrés les 6 juillet 2022, 25 janvier 2024 et 28 mai 2024, le département de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions de la requête tendant à ce que M. B soit rétabli dans ses droits au RSA depuis sa suspension sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une réclamation préalable et qu'en tout état de cause la suppression des droits de M. B est sans rapport avec le présent litige ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au directeur départemental des finances publiques de la Loire-Atlantique.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique a été, sur sa proposition, dispensée de prononcer ses conclusions sur cette affaire, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Le rapport de Mme Milin a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B était bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) depuis le mois de janvier 2018. A l'issue d'échanges entre les services de la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire et les services fiscaux, il est apparu que l'intéressé n'avait pas déclaré auprès de la CAF des libéralités versées par divers membres de sa famille, pour un montant total de 5 888 euros sur l'année 2018. Par un courrier du 4 février 2020, la CAF a notifié à M. B un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations d'un montant total de 5 850,10 euros. Le 29 juillet 2020, le président du conseil départemental de Maine-et-Loire auquel la dette de M. B avait été transmise a émis un titre exécutoire pour le recouvrement de la somme de 4 509,76 euros, correspondant au trop-perçu de RSA. Le 25 août 2020, M. B a formulé auprès du président du conseil départemental une demande de retrait de ce titre exécutoire ou de remise gracieuse de la dette ainsi mise à sa charge. Cette demande a fait l'objet d'un rejet implicite. Le requérant demande au tribunal d'annuler le titre exécutoire du 29 juillet 2020 et le rejet implicite de son recours gracieux ou de lui accorder la remise gracieuse de sa dette.
Sur la régularité du titre exécutoire :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable à la date de l'émission du titre exécutoire en litige : " () le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation () ". Aux termes de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique () ". Aux termes de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales : " Les ordonnateurs des organismes publics, visés à l'article D. 1617-19, lorsqu'ils choisissent de transmettre aux comptables publics, par voie ou sur support électronique, les pièces nécessaires à l'exécution de leurs dépenses ou de leurs recettes, recourent à une procédure de transmission de données et de documents électroniques, dans les conditions fixées par un arrêté du ministre en charge du budget pris après avis de la Cour des comptes, garantissant la fiabilité de l'identification de l'ordonnateur émetteur, l'intégrité des flux de données et de documents relatifs aux actes mentionnés en annexe I du présent code et aux deux alinéas suivants du présent article, la sécurité et la confidentialité des échanges ainsi que la justification des transmissions opérées. / () / La signature manuscrite, ou électronique conformément aux modalités fixées par arrêté du ministre en charge du budget, du bordereau récapitulant les titres de recettes emporte attestation du caractère exécutoire des pièces justifiant les recettes concernées et rend exécutoires les titres de recettes qui y sont joints conformément aux dispositions des articles L.252 A du livre des procédures fiscales et des articles R. 2342-4, R. 3342-8-1 et R. 4341-4 du présent code ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 juin 2007 susvisé portant application de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales relatif à la dématérialisation des opérations en comptabilité publique : " La signature électronique de l'ordonnateur est portée, selon les modalités prévues à l'article 4 du présent arrêté, soit sur chaque bordereau de mandats de dépenses et chaque bordereau de titres de recettes, soit sur le fichier contenant de tels bordereaux transmis au comptable public conformément au protocole d'échange standard dans sa version 2 ou dans une version ultérieure ".
3. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif adressé au redevable doit mentionner les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de l'émetteur. Celle-ci peut être manuscrite ou électronique.
4. En l'espèce, le titre exécutoire en litige a été émis par M. Christian Gillet, président du conseil départemental de Maine-et-Loire. Il résulte de l'instruction que le bordereau n° 7000 a été signé électroniquement par Mme A, laquelle, par arrêté du 29 avril 2019 dont les mentions attestent du caractère exécutoire, dispose d'une délégation de signature du président du conseil départemental de Maine-et-Loire à l'effet de signer la certification du caractère exécutoire des pièces justificatives des mandats de dépenses et titres de recettes dématérialisés. Par suite, le moyen tiré de l'absence de signature du titre exécutoire doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () imposent des sujétions () ". L'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () / Toute créance liquidée faisant l'objet d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ".
6. Le titre exécutoire en litige mentionne qu'il correspond à " INDU RSA SOCLE AVRIL 2018 A MARS 2019 INK MODIFICATION DES ELEMENTS DE CALCUL ET DE L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE- 27/07/2020 " d'un montant de 4 509,76 euros. De plus, il résulte de l'instruction que la CAF a transmis à M. B un courrier du 4 février 2020 l'informant du réexamen de ses droits au RSA et à d'autres prestations, du motif de ce réexamen et de ses conséquences, à savoir un indu total de 5 850,10 euros, ainsi qu'un courrier du 30 juin 2020 l'informant plus précisément d'un indu de 4 506,76 euros au titre du RSA, de la transmission de cette dette au département et d'une réclamation future de la paierie départementale, le titre exécutoire faisant implicitement mais nécessairement référence à ces deux courriers. Si M. B soutient qu'il n'a pas été destinataire de ces deux courriers dans la mesure où il était incarcéré, il ne justifie ni de cette incarcération, ni des dates de celle-ci. La CAF verse par ailleurs à l'instance des copies d'écran de nature à établir que M. B a bien pris connaissance de ces documents qui ont été mis à sa disposition dans son espace personnel numérique. Dans ces conditions, le département de Maine-et-Loire a satisfait à l'obligation qui lui incombait d'indiquer, de manière suffisamment claire et précise, les bases de liquidation et les éléments de calcul sur lesquels il se fondait pour mettre la somme en cause à sa charge. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du titre exécutoire doit être écarté.
Sur le bien-fondé du titre exécutoire :
7. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. Il est complété, le cas échéant, par l'aide personnalisée de retour à l'emploi mentionnée à l'article L. 5133-8 du code du travail. ". L'article L. 262-3 de ce code dispose que : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat (). ". L'article R. 262-37 de ce code prévoit que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / (). "
8. Il résulte de l'instruction que l'indu de RSA en litige se fonde, non pas sur une volonté manifeste de dissimulation de ses revenus par M. B, mais sur la prise en compte, dans le calcul de ses droits, de revenus tirés de libéralités versées par divers membres de sa famille que M. B n'avait effectivement pas déclarés à la CAF et dont l'existence n'est apparue qu'au terme d'échanges entre celle-ci et les services fiscaux. M. B ne conteste pas que ces revenus devaient être pris en compte dans la détermination du montant de RSA auquel il pouvait prétendre. Par conséquent, le requérant, qui se borne à alléguer de sa bonne foi, n'est pas fondé à contester le bien-fondé de la créance du département à l'appui de sa demande tendant à l'annulation du titre exécutoire émis pour son recouvrement.
Sur la demande de remise gracieuse :
9. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () / La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".
10. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
11. M. B fait valoir la précarité de sa situation, à raison de plusieurs périodes d'incarcération. Toutefois, il ne produit aucun document justifiant des périodes d'incarcération alléguées et des dates de celles-ci. Pour justifier de ses ressources, il produit son avis d'imposition 2022 faisant état d'un revenu brut global de 9 109 euros et des bulletins de salaire en qualité d'ouvrier aide plaquiste faisant état d'une rémunération se situant entre 915 et 1 100 euros. Si ce montant variable se situe au-dessous du salaire minimum, il résulte de l'instruction que le montant de la rémunération de M. B est fonction de ses absences, alors qu'il est engagé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée conclu à temps complet. Par ailleurs, le requérant n'a pas produit de documents permettant d'évaluer le montant moyen de ses charges, en dépit de la demande de pièces que lui a adressée le tribunal pour compléter l'instruction, mais il ressort toutefois des mentions de son avis d'imposition qu'il est célibataire et sans enfant à charge. M. B n'établit ainsi pas la situation de précarité qu'il allègue. Par suite, en supposant même que le requérant, qui invoque une omission non fautive pour justifier de l'absence de déclaration de pensions alimentaires familiales d'un montant mensuel de près de 500 euros durant un an auprès de la CAF, puisse être regardé comme ayant été de bonne foi, ses conclusions tendant à obtenir la remise de sa dette ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction tendant au rétablissement des droits de M. B au revenu de solidarité active :
12. Si M. B demande au tribunal " de le rétablir dans ses droits et lui accorder le bénéfice du revenu de solidarité active depuis la date de sa suspension ", il résulte de l'instruction, comme le fait valoir le département en défense, que les droits au RSA du requérant ont été, non pas suspendus mais réduits puis supprimés à raison du comportement de M. B, qui ne s'est pas réinscrit sur la liste des demandeurs d'emploi et n'a pas respecté son projet personnalisé d'accès à l'emploi, de sorte que cette suppression des droits au RSA est distincte du présent litige et n'a, en tout état de cause, pas fait l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire. Il s'ensuit que ces conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que les conclusions à fin d'injonction et la demande présentée par le requérant sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au département de Maine-et-Loire et à Me Meunier.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
La rapporteure,
C. MILIN
La présidente,
V. GOURMELON
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026