vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2012111 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat : M. HUIN - R. 222-13 |
| Avocat requérant | SARL ANTIGONE |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête enregistrée sous le n° 2012111, le 27 novembre 2020, Mme E B, représentée par Me Lefèvre, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de somme à payer émis le 19 juillet 2019 par le département de la Loire-Atlantique pour le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros ainsi que l'avis à tiers détenteur émis le 30 octobre 2020 par le payeur départemental de la Loire-Atlantique pour le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 10 394,68 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à Me Lefèvre sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis de somme à payer est entaché d'un vice d'incompétence dès lors qu'il ne comporte pas la signature de son auteur ;
- le département ne pouvait retenir la totalité des loyers perçus de la location meublée de son appartement et ainsi calculer un indu de 10 394,68 euros dès lors que les dispositions de l'article 50-0 du code général des impôts prévoient un abattement de 50 % en matière de résultat imposable issu de la perception de revenu locatifs ;
- l'illégalité de l'avis des sommes à payer prive de base légale l'avis à tiers détenteur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2021, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître des conclusions dirigées contre l'avis à tiers détenteur qui constitue un acte de poursuite en matière de recouvrement dont seule la juridiction judiciaire est compétente pour connaître au contentieux lorsqu'il émane d'une collectivité territoriale ;
- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 décembre 2020.
II°) Par une requête enregistrée sous le n° 2200651, le 17 janvier 2022, Mme E B, représentée par Me Lefèvre, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de somme à payer émis le 16 novembre 2021 par le département de la Loire-Atlantique pour le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 10 394,68 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser à Me Lefèvre sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis de somme à payer est entaché d'un vice d'incompétence dès lors qu'il ne comporte pas la signature de son auteur ;
- le département ne pouvait retenir la totalité des loyers perçus de la location meublée de son appartement et ainsi calculer un indu de 10 394,68 euros dès lors que les dispositions de l'article 50-0 du code général des impôts prévoient un abattement de 50 % en matière de résultat imposable issu de la perception de revenu locatifs ;
- il y a lieu d'annuler le titre dès lors que le montant demandé est nettement inférieur à ce qu'elle a versé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2022, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2022.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Gallot, substituant Me Lefèvre, avocat de Mme B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes n° 2012111 et n° 2200651, présentées par Mme B, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Mme E B est allocataire du revenu de solidarité active depuis le mois d'août 2015. A la suite d'un contrôle de la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique, celle-ci a constaté qu'elle n'avait pas déclaré être propriétaire d'un appartement situé à Paris qu'elle mettait en location depuis le mois de décembre 2015 lui permettant ainsi de percevoir des revenus locatifs. Par décision du 26 septembre 2018, la directrice de la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique lui notifiait un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 10 739,58 euros au titre de la période de septembre 2016 à juin 2018 et de prime exceptionnelle de fin d'année au titre des années 2016 et 2017. Le recours administratif de l'intéressée a été rejeté par décision du 24 janvier 2019. Le 19 juillet 2019, le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique a émis un titre exécutoire en vue du recouvrement de la somme de 10 394,68 euros. Le 30 octobre 2020, le payeur départemental de la Loire-Atlantique a émis un avis à tiers détenteur auprès de l'employeur de Mme B pour avoir paiement de la somme de 10 394,68 euros. Par la requête n° 2012111, Mme B demande l'annulation de ces deux décisions. Par un avis de sommes à payer du 16 novembre 2021, le président du Conseil départemental de la Loire-Atlantique a annulé et remplacé l'acte du 19 juillet 2019 et poursuivi le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros. Par la requête n° 2200651, Mme B demande l'annulation de cette dernière décision.
Sur l'exception d'incompétence soulevée par le département de la Loire-Atlantique :
3. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " [] / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / [] / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. [] ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. (.) Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance (). "
4. Il ressort de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.
5. Mme B a saisi le tribunal administratif d'une demande d'annulation de l'acte de poursuite que constitue l'avis à tiers détenteur émis le 30 octobre 2020 par le payeur départemental de la Loire-Atlantique pour avoir paiement de la somme de 10 394,68 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active. Une telle demande ressortissant au contentieux du recouvrement, c'est le juge de l'exécution qui est compétent pour en connaître sans que puisse être remis en cause devant lui le bien-fondé de la créance. Par suite, les conclusions présentées par Mme B et tendant à l'annulation de l'avis à tiers détenteur du 30 octobre 2020 doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur l'étendue du litige :
6. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
7. Dans sa requête, Mme B a demandé au tribunal d'annuler l'avis de somme à payer émis le 19 juillet 2020 par le département de la Loire-Atlantique pour le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros. Ce titre a été retiré et remplacé par l'avis de somme à payer émis le 16 novembre 2021 par le département de la Loire-Atlantique pour le recouvrement de la somme de 10 394,68 euros. Toutefois, le retrait de l'avis de sommes à payer du 19 juillet 2020 opéré par l'avis de sommes à payer du 16 novembre 2021 ne présentant pas un caractère définitif dès lors que ce titre fait l'objet du recours n° 2200651, les conclusions présentées par Mme B dans sa requête 2012111 conservent leur objet. En outre, Mme B doit être regardée comme ayant également dirigé ses conclusions et ses moyens contre le nouveau titre émis le 16 novembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'avis de somme à payer du 19 juillet 2019 :
8. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au litige : " 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. / 2° L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. () 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. / En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. () ".
9. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, au sens des dispositions de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.
10. L'avis de sommes à payer du 19 juillet 2019 a été émis par le comptable public du département de la Loire-Atlantique. Ni le nom et le prénom du signataire de la décision ne sont toutefois mentionnés. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir, pour ce seul motif, que le titre de recettes en litige est irrégulier en la forme.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'avis de somme à payer du 16 novembre 2021 :
12. L'avis de sommes à payer du 16 novembre 2021 a été émis par M. Michel Ménard, président du département de la Loire-Atlantique conformément aux dispositions précitées de l'article L.1617-5 du code général des collectivités territoriales. Toutefois, le bordereau de recettes du 16 novembre 2021 mentionne comme ordonnateur M. D C. Il résulte de ce qui précède que le bordereau prévu par l'article L.1617-5 du code général des collectivités territoriales ne comporte pas la signature de Michel Ménard mentionné comme émetteur du titre de recettes. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir, pour ce seul motif, que le titre de recettes en litige est irrégulier en la forme.
13. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
14. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.
15. Eu égard aux motifs d'annulation exposés ci-dessus, et alors qu'aucun des moyens soulevés à l'encontre du bien-fondé des avis de sommes à payer contestés n'est susceptible d'être accueilli, et qu'il est loisible, dans les limites de la prescription, à l'ordonnateur compétent d'émettre un nouveau titre de perception, les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer la somme due, présentées par la requérante, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à Me Lefèvre, sous réserve que ce dernier renonce au versement la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : L'avis de sommes à payer du 19 juillet 2019 et l'avis des sommes à payer du 16 novembre 2021 émis par le département de la Loire-Atlantique sont annulés.
Article 2 : L'Etat versera à Me Lefèvre la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve que ce dernier renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2012111 et 2200651 est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, au département de la Loire-Atlantique et à Me Lefèvre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
Le magistrat désigné,
F. A
Le greffier,
E. LE LUDEC
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2, 2200651
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026