mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2100297 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ATLANTIC JURIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 janvier 2021 et 31 mai 2023, la commune de Grosbreuil, représentée par Me Tertrais, demande au tribunal :
1°) de condamner in solidum la SARL ALP Architecture, la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et la SAS Strapo à lui verser une somme de 9 460,70 euros au titre des travaux de reprise des désordres affectant l'enrobé de la cour de son école au droit de son extension ;
2°) de condamner in solidum la SARL ALP Architecture, la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et la SAS Strapo à lui verser une somme de 5 000 euros au titre des troubles dans les conditions de fonctionnement du service créés par les désordres ;
3°) d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal à compter du 11 octobre 2017 ;
4°) de condamner in solidum la SARL ALP Architecture, la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et la SAS Strapo à lui verser une somme de 7 104,65 euros au titres des frais d'expertise ;
5°) de condamner in solidum la SARL ALP Architecture, la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et la SAS Strapo à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le désordre litigieux est de nature décennale ;
- le désordre litigieux est imputable à la SARL Alp Architecture, à la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et à la SAS Strapo ;
- le montant des travaux de reprise s'élève à 9 460,70 euros HT ;
- elle a droit au versement d'une somme complémentaire de 5 000 euros au titre des troubles dans les conditions de fonctionnement du service .
Par un mémoire enregistré le 24 février 2021, la société de travaux routiers et d'assainissement du pays des Olonnes (STRAPO), représentée par Me Oger, demande au tribunal :
1°) de condamner les société ALP Architecture et Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) à la garantir de toute condamnation à intervenir contre elle ;
2°) de condamner in solidum la commune de Grosbreuil ainsi que les société ALP Architecture et Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) à lui verser une somme de
273,60 euros au titre des frais de mise à disposition d'une pelle et d'un conducteur pendant la durée de l'expertise ;
3°) de condamner toute partie perdante à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le désordre est imputable à la maîtrise d'œuvre ;
- elle a droit à être garantie intégralement par la société ALP Architecture et la société Etudes Techniques Bâtiment (ESTB) des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre ;
- le montant de l'indemnisation au titre des travaux de reprise doit être limité à la somme de 4 710 euros ;
- la demande de la commune au titre des troubles dans le fonctionnement du service public n'est pas justifiée ;
- elle a droit à la somme de 273,60 euros au titre des frais de mise à disposition d'une pelle et d'un conducteur pendant la durée de l'expertise.
Par un mémoire enregistré le 19 juillet 2021, la société Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB), représentée par Me Viaud, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête en tant qu'elle est dirigée contre elle ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner la société ALP Architecture et la société STRAPO à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;
3°) en tout état de cause, de condamner la commune de Grosbreuil à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les désordres ne lui sont pas imputables ;
- les désordres sont imputables à la société STRAPO et à la société ALP Architecture ;
- le montant de l'indemnisation au titre des travaux de reprise doit être limité à la somme de 4 710 euros ;
- la demande de commune au titre des troubles dans le fonctionnement du service public n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 avril 2023, la société ALP Architecture, représentée par Me Bernardeau, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que la société Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et la société STRAPO soient condamnées à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;
3°) en tout état de cause, à ce que la commune de Grosbreuil soit condamnée à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que le maire de la commune ne justifie pas de sa qualité à agir au nom de la commune ;
- les désordres ne lui sont pas imputables ;
- le montant de l'indemnisation au titre des travaux de reprise doit être limité à la somme de 4 710 euros ;
- la demande de commune au titre des troubles dans le fonctionnement du service public n'est pas justifiée.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de la SAS TRAPO.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Simon,
- les conclusions de M. Dias, rapporteur public,
- et les observations de Me Gobé, avocat de la commune de Grosbreuil, de Me Bernardeau, avocat de la société ALP Architecture et de Me Nouri, substituant Me Viaud, avocat de la société ESTB.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une opération de rénovation et d'extension de son école publique, la commune de Grosbreuil a conclu le 4 mai 2006 un marché de maîtrise d'œuvre pour une mission complète avec un groupement composé de la SARL ALP, de la SARL Ecobat, de la SAS Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB), de la SARL Seri et de la SARL Atbi. Le lot n° 1 - démolition terrassement VRD a été confié à la SAS Société de Travaux Routiers et d'Assainissement du Pays des Olonnes (STRAPO). Les travaux ont été réceptionnés sans réserve le 12 octobre 2007. Suite à l'affaissement de l'enrobé de la cour de l'école au droit de l'extension, la commune a sollicité la réalisation d'une expertise. Un expert a été désigné par ordonnance du 30 novembre 2017 et a rendu son rapport final le 18 septembre 2018. Par sa requête, la commune de Grosbreuil demande au tribunal de condamner in solidum la SARL ALP Architecture, la SAS ESTB et la SAS STRAPO à lui verser une somme de 9 460,70 euros au titre des travaux de reprise des désordres affectant ainsi qu'une somme de 5 000 euros au titre des troubles dans les conditions de fonctionnement de l'ouvrage consécutifs.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Si la délégation générale pour ester en justice au nom de la commune que le conseil municipal peut donner au maire ne peut être légalement accordée à celui-ci que pour la durée de son mandat, il appartient à tout moment au conseil municipal de régulariser, s'il en décide ainsi, une requête que le maire avait introduite, sans y être habilité, au nom de la commune.
3. Il résulte de l'instruction que, par délibération du 26 mai 2023, le conseil municipal de la commune de Grosbreuil a habilité son maire à ester en justice. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions indemnitaires de la commune :
Sur la responsabilité décennale des constructeurs :
4. Il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.
5. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à la réception des travaux, l'enrobé de la cour de l'école s'est affaissé au droit de son extension au-dessus d'un vide sanitaire préalablement remblayé. Eu égard à l'usage de l'équipement concerné par le désordre, lequel accueille du public et notamment des enfants, celui-ci est de nature à rendre l'ouvrage impropre à sa destination et par suite, à engager la responsabilité décennale des constructeurs.
6. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que le désordre litigieux trouve son origine dans un défaut de conception de l'ouvrage, aucun dispositif horizontal sous longrine n'ayant été prévu en infrastructure pour maintenir les terres contre un risque d'affouillement vers le vide sanitaire, ainsi que dans la mise en œuvre par le titulaire du lot n°1 d'une pièce de bois non adaptée à sa destination en méconnaissance des règles de l'art, laquelle s'est fragilisée avec le temps par un développement inéluctable de pourriture fongique. Ainsi, le désordre litigieux est respectivement imputable à la SAS ESTB et à la SARL ALP, membres du groupement conjoint de maîtrise d'œuvre, au titre de la conception de l'ouvrage, et à la société STRAPO au titre de leur réalisation. Dès lors, la commune de Grosbreuil est fondée à rechercher leur responsabilité in solidum sur le fondement de la garantie décennale.
Sur l'indemnisation des travaux de reprise du désordre et de ses conséquences :
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la reprise des désordres litigieux nécessite la reprise de l'ensemble du sol au droit des longrines LG 24 à LG 28 en procédant à un décaissement supérieur, à la dépose des pièces de bois, à leur remplacement par un matériau inerte et résistant, à un remblaiement, au nivellement et à une finition bitume. L'expert a évalué le montant de ces travaux de reprises à la somme de 4 710 euros TTC sur la base d'un devis établi par la société STRAPO le 5 juin 2018. Si la commune produit un devis établi par la SARL STTP le 6 décembre 2019 pour un montant de 9 460,70 euros HT soit 11 352,84 euros TTC, elle n'établit pas que les travaux de reprise et leur montant excèderaient ceux du devis validé par l'expert. En outre, il résulte de l'instruction que le coût des travaux de reprise s'est finalement limité à la somme de 4 446 euros TTC tel que cela résulte d'une facture établie le 17 novembre 2020 par la société SSMTP et produite par la commune. Dans ces conditions, il y a lieu de limiter le montant des travaux de reprise du désordre litigieux à la somme de 4 446 euros TTC.
8. En second lieu, si la commune demande au tribunal l'indemnisation des troubles dans les conditions de fonctionnement du service public pour un montant de 5 000 euros, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que le désordre litigieux n'a induit aucun trouble de jouissance et que sa reprise n'en engendrera pas davantage.
9. Il résulte de ce qui précède que la commune de Grosbreuil est seulement fondée à demander la condamnation in solidum de la SAS STRAPO, de la SALR ALP Architecture et de la SAS ESTB à lui verser une somme de 4 446 euros TTC.
Sur les intérêts :
10. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1153 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. La saisine du juge des référés en vue du prononcé d'une expertise ne peut être regardée comme une demande d'indemnité adressée par l'auteur de cette saisine aux parties qu'il appelle aux opérations d'expertise. Par suite, la commune de Grosbreuil est seulement fondée à demander les intérêts au taux légal sur la somme de 4 446 euros TTC à compter du 7 janvier 2021, date d'enregistrement de sa requête.
Sur les frais d'expertise :
11. Les frais et honoraire d'expertise ont été liquidés et taxés à la somme de 7 104,65 euros par ordonnance du juge des référés du 12 décembre 2018. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre ces frais à la charge définitive de la SAS STRAPO, de la SALR ALP Architecture et de la SAS ESTB et de condamner in solidum ces dernières à verser cette somme à la commune de Grosbreuil.
Sur les appels en garantie :
12. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la SAS ESTB, membre du groupement conjoint de maîtrise d'œuvre pour lequel aucune répartition des missions n'est précisée dans un document signé et opposable à la commune, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité quasi-délictuelle en ne prévoyant pas la mise en place d'infrastructure pour éviter l'affouillement des terres vers le vide sanitaire lors de la conception de l'ouvrage. Par suite, il y a lieu de condamner la SAS ESTB à garantir la SAS STRAPO et la SARL ALP Architecture des condamnations prononcées à leur encontre à hauteur de 25%.
13. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la SARL ALP Architecture, membre du groupement conjoint de maîtrise d'œuvre pour lequel aucune répartition des missions n'est précisée dans un document signé et opposable à la commune, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité quasi-délictuelle en ne prévoyant pas la mise en place d'infrastructure pour éviter l'affouillement des terres vers le vide sanitaire lors de la conception de l'ouvrage. Par suite, il y a lieu de condamner la SARL ALP Architecture à garantir la SAS STRAPO et la société ESTB à la garantir des condamnations prononcées à leur encontre à hauteur de 25%.
14. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que la SAS STRAPO a commis une faute de nature à engager sa responsabilité quasi-délictuelle par la mise en place d'une pièce en bois non adaptée à sa destination, en méconnaissance des règles de l'art. Par suite, il y a lieu de condamner la SAS STRAPO à garantir la SAS ESTB et la SARL ALP Architecture des condamnations prononcées à leur encontre à hauteur de 50%.
Sur les conclusions reconventionnelles de la SAS STRAPO :
15. Les conclusions indemnitaires de la SAS STRAPO tendant à la condamnation de la commune de Grosbreuil, la SAS ESTB et la SARL ALP Architecture à lui verser une somme de 273,60 euros au titre de la mise à disposition d'une pelle et d'un conducteur pendant l'expertise sont relatives à un litige distinct du litige principal soumis au tribunal. Par suite, il y a lieu de les rejeter comme irrecevables.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre respectivement à la charge de la SAS STRAPO, de la SARL ALP Architecture et de la SAS ESTB une somme de 500 euros qu'elles verseront chacune à la commune de Grosbreuil au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
17. Ces dispositions font obstacle à ce que soient mises à la charge de la commune de Grosbreuil les sommes que demandent la SAS STRAPO, la SARL ALP Architecture et la SAS ESTB au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de la SAS STRAPO, de la SARL ALP Architecture et de la SAS ESTB le surplus des sommes que celles-ci demandent au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La SAS STRAPO, la SARL ALP Architecture et la SAS ESTB sont condamnées in solidum à verser à la commune de Grosbreuil une somme de 4 446 euros TTC. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 7 janvier 2021.
Article 2 : La SAS STRAPO, la SARL ALP Architecture et la SAS ESTB sont condamnées in solidum à verser à la commune de Grosbreuil une somme de 7 104,65 euros au titre des frais d'expertise.
Article 3 : La SAS STRAPO est condamnée à garantir la SARL ALP Architecture et la SAS ESTB des condamnations prononcées à leur encontre aux articles 1 et 2 du présent jugement à hauteur de 50%.
Article 4 : La SAS ESTB est condamnée à garantir la SARL ALP Architecture et la SAS STRAPO des condamnations prononcées à leur encontre aux articles 1 et 2 du présent jugement à hauteur de 25%.
Article 5 : La SARL ALP architecture est condamnée à garantir la SAS STRAPO et la SAS ESTB des condamnations prononcées à leur encontre aux articles 1 et 2 du présent jugement à hauteur de 25%.
Article 6 : La SAS STRAPO, la SARL ALP Architecture et la SAS ESTB verseront respectivement à la commune de Grosbreuil une somme de 500 (cinq cents) euros chacune.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Grosbreuil, à la SARL ALP Architecture, à la SAS Société Etudes Structures Techniques Bâtiment (ESTB) et à la SAS Société de Travaux Routiers et d'Assainissement du Pays des Olonnes (STRAPO).
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.
Le rapporteur,
P-E. SIMON
La présidente,
C. LOIRATLa greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026