jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2103890 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13 |
| Avocat requérant | JAMIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces, enregistrés le 7 avril 2021, le 11 juin 2021, le 15 juin 2023 et le 9 janvier 2024, Mme A B épouse C, représentée par Me Jamil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 janvier 2021 par laquelle la commission de médiation a rejeté son recours dirigé contre la décision du 17 novembre 2020 par laquelle la commission de médiation a rejeté son recours présenté en application du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;
2°) d'enjoindre à la commission de médiation, à titre principal, de la déclarer prioritaire comme devant être relogée en urgence et à titre subsidiaire, de réexaminer son dossier ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocate en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que le signataire était compétent pour représenter la commission de médiation ;
- la décision est entachée d'incompétence négative puisque la commission a méconnu l'étendue de son champ d'intervention en estimant que sa demande constituait une demande de mutation relevant de la responsabilité des bailleurs ;
- la décision est insuffisamment motivée et la commission n'a pas pris connaissance de sa situation personnelle ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure, puisqu'elle n'est pas en mesure de vérifier la composition de la commission de médiation ni la majorité à laquelle la décision a été prise ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation et méconnait les dispositions de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le II. de l'article L. 441-2-3 du code, ainsi que l'article R. 441-14-1 du code ; elle occupe un logement indécent au sens du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, l'indécence ayant été pointée par différents intervenants qui l'ont visité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête de Mme B épouse C.
Il soutient que :
- le rapport prévu à l'article L. 1331-26 du code de la santé publique ou l'article L. 511-8 du code de la construction et de l'habitation n'ayant pas été produit, la commission de médiation ne pouvait statuer sur le caractère insalubre des locaux ;
- les autres moyens soulevés par Mme B épouse C ne sont pas fondés.
Mme B épouse C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 9 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 29 mai 2019 fixant la liste des titres de séjour prévue aux articles R. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Béria-Guillaumie, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de Mme Béria-Guillaumie a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B épouse C qui occupe, avec son conjoint et leurs quatre enfants mineurs, un logement social depuis novembre 2011, a saisi, le 29 avril 2020, la commission de médiation de la Loire-Atlantique en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La demande de Mme B épouse C a été rejetée par une décision du 17 novembre 2020. L'intéressée a exercé le 18 décembre 2020 un recours gracieux contre cette décision, recours gracieux qui a été rejeté par une décision de la commission de médiation du 26 janvier 2021. Par la présente requête, Mme B épouse C doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 17 novembre 2020, ainsi que l'annulation de la décision du 26 janvier 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à la date de la décision du 17 novembre 2020 : " II. - La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap. () / VII. () Lorsque la commission de médiation est saisie, dans les conditions prévues au II, d'un recours au motif du caractère impropre à l'habitation, insalubre, dangereux ou ne répondant pas aux caractéristiques de la décence des locaux occupés par le requérant, elle statue au vu d'un rapport des services mentionnés à l'article L. 1331-26 du code de la santé publique, le cas échéant, de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune bénéficiaire de la délégation prévue aux articles L. 301-5-1-1 et L. 301-5-1-2 du présent code ou des opérateurs mandatés pour constater l'état des lieux () ".
3. Aux termes du même article, dans sa rédaction applicable à la date du rejet du recours gracieux de Mme B épouse C : " () II. - La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () / VII.-Lorsque la commission de médiation est saisie, dans les conditions prévues au II, d'un recours au motif du caractère impropre à l'habitation, insalubre, dangereux ou ne répondant pas aux caractéristiques de la décence des locaux occupés par le requérant, elle statue au vu d'un rapport des services mentionnés à l'article L. 511-8 du code de la construction et de l'habitation, le cas échéant, de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune bénéficiaire de la délégation prévue aux articles L. 301-5-1-1 et L. 301-5-1-2 du présent code ou des opérateurs mandatés pour constater l'état des lieux () ".
4. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Toutefois, dans le cas particulier d'une personne se prévalant uniquement du fait qu'elle a présenté une demande de logement social et n'a pas reçu de proposition adaptée dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, la commission peut légalement tenir compte de la circonstance que l'intéressé dispose déjà d'un logement, à condition que, eu égard à ses caractéristiques, au montant de son loyer et à sa localisation, il puisse être regardé comme adapté à ses besoins.
5. Il est constant que Mme B épouse C et son conjoint, occupants avec leurs enfants d'un logement social, ont déposé une demande de mutation depuis le mois de septembre 2014, soit depuis un délai largement supérieur prévu par le code de la construction et de l'habitation. Il ressort des pièces du dossier que la demande de l'intéressée a été rejetée, le 17 novembre 2020, par la commission de médiation de la Loire-Atlantique au motif que l'indécence du logement de la famille n'était pas établie et que sa demande relèverait d'une mutation au sein du parc locatif social. Par ailleurs, dans sa décision du 26 janvier 2021 portant rejet du recours gracieux de Mme B épouse C, la commission de médiation a relevé que M. C, époux de la requérante, n'avait plus de titre de séjour en cours de validité depuis le 27 juillet 2020.
6. En premier lieu, l'article R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation dispose que : " Remplissent les conditions de permanence de la résidence en France mentionnées au premier alinéa de l'article L. 300-1 les étrangers autres que ceux visés à l'article R. 300-1 titulaires : / 1° Soit d'un titre de séjour d'une durée égale ou supérieure à un an, sous réserve que celui-ci ne soit pas périmé ; / 2° Soit d'un titre de séjour d'une durée inférieure à un an autorisant son titulaire à exercer une activité professionnelle ; / 3° Soit d'un visa d'une durée supérieure à trois mois conférant à son titulaire les droits attachés à un titre de séjour. / Un arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre en charge du logement fixe la liste des titres de séjour concernés ". Par ailleurs, l'article 2 de l'arrêté du 29 mai 2019 fixant la liste des titres de séjour prévues aux articles R. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable, dispose que : " Les titres de séjour visés à l'article R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation sont les suivants : () 7. Certificat de résidence de ressortissant algérien ; / 8. Récépissé de demande de renouvellement de l'un des titres numérotés de 1 à 7 () ".
7. Si dans sa décision du 26 janvier 2021 portant rejet du recours gracieux de Mme B épouse C, la commission de médiation de la Loire-Atlantique a relevé que M. C, époux de la demanderesse, n'était plus titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, il ressort des pièces du dossier qu'à cette même date, l'intéressé était titulaire d'un récépissé de demande de renouvellement d'un titre de séjour, expirant lui-même le 4 février 2021, soit postérieurement à la décision attaquée, récépissé valable du 18 janvier 2021 au 4 août 2021. Conformément aux dispositions combinées de l'article R. 300-2 et de l'article 2 de l'arrêté du 29 mai 2019, un tel motif ne pouvait donc légalement fonder la décision de refus de la commission de médiation de la Loire-Atlantique.
8. En deuxième lieu, la circonstance que Mme B épouse C et sa famille sont déjà locataires, depuis l'année 2011, d'un logement dans le parc social de sorte que sa demande relève d'une demande de mutation à effectuer auprès du bailleur social, n'exclut pas que la requérante puisse être désignée comme prioritaire et devant être logée d'urgence, si son logement présente les caractéristiques mentionnées à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par suite, la commission de médiation ne pouvait sans commettre d'erreur de droit refuser de reconnaître la demande de logement de Mme B épouse C comme prioritaire et urgente au seul motif qu'elle était déjà locataire du parc social.
9. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport réalisé par l'association Solidaires pour l'habitat (Soliha) en avril 2021, qui s'il est légèrement postérieur aux décisions contestées, révèlent des éléments contemporains de ces décisions, que ce dernier a conclu à l'indécence du logement en raison, notamment, de présence généralisée de moisissures dans le logement, l'aspiration sur les bouches d'extraction étant faible pour l'ensemble du logement et les entrées d'air sur les coffres de volets roulants ne laissant pas passer assez d'air. Le rapport relève également une insuffisance d'isolation et de ventilation favorisant la condensation. Les photographies produites au dossier confirment également cette humidité et ce fort développement de moisissures y compris dans les chambres de la famille. Il ressort également des pièces du dossier que les chambres au nord du logement sont inoccupées par la famille en raison de leur trop grande humidité et froideur, les quatre enfants mineurs dormant dès lors dans une seule chambre. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les enfants souffrent de problèmes respiratoires, un des enfants souffrant d'un asthme allergique. La médecienne pneumologue de l'enfant a demandé, en 2019, l'intervention au domicile de Mme B épouse C d'un conseiller médical en environnement intérieur. Cette enquête a été réalisée, par le centre hospitalier universitaire de Nantes et l'agence régionale de santé, en mars 2020 et a relevé que toutes les pièces du logement présentaient de l'humidité, en particulier les chambres exposées nord, la salle de bains et les toilettes qui étaient envahies de moisissures. Le conseiller a également relevé qu'il s'agissait d'une humidité par condensation sur mur froid et que " un relogement apparait indispensable ". Il ne ressort pas des pièces du dossier que le bailleur de Mme B épouse C qui a indiqué à la commission de médiation avoir fait les travaux nécessaires, ait réellement remédié à l'ensemble des problèmes relevés au vu notamment du rapport d'avril 2021 et de l'expertise de 2023 qui si elle est largement postérieure aux décisions de la commission de médiation, permet d'apprécier le caractère largement insuffisant des mesures adoptées par le bailleur. Enfin si dans ses écritures, le préfet défendeur relève que le rapport prévu successivement par les dispositions de l'article L. 1331-26 du code de la santé publique puis l'article L. 511-8 du code de la construction et de l'habitation n'a pas été produit, l'initiative de la réalisation de ce rapport ne relève pas du demandeur mais de l'administration et ne saurait avoir pour effet de mettre à la charge du requérant, à peine de rejet de sa demande, la réalisation des démarches aboutissant à la reconnaissance de l'état d'insalubrité ou d'inhabitabilité de son logement, alors en outre que les éléments produits par Mme B épouse C permettent par ailleurs d'établir le caractère insalubre de son logement ainsi que l'incidence de cette insalubrité sur la santé des membres de sa famille.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B épouse C est fondée à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation du 17 novembre 2020, ainsi par voie de conséquence que celle de la décision du 26 janvier 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que la demande de logement social de Mme B épouse C soit reconnue comme prioritaire et urgente. Par suite, il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de saisir la commission de médiation de la Loire-Atlantique pour que celle-ci prenne une telle décision dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais du litige :
12. Mme B épouse C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Jamil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à celui-ci de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions de la commission de médiation du 17 novembre 2020 et du 26 janvier 2021 rejetant la demande de Mme B épouse C au titre du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de saisir la commission de médiation de la Loire-Atlantique pour que celle-ci reconnaisse, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, comme prioritaire et urgente la demande de logement social de Mme B épouse C.
Article 3 : L'Etat versera à Me Jamil la somme de 1 000 euros (mille euros) dans les conditions prévues aux articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse C, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à Me Jamil.
Une copie sera adressée pour information au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La magistrate désignée,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
La greffière,
B. GAUTIER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026