lundi 4 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2104301 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | VILLAINNE-RUMIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 19 janvier 2021, le juge, statuant en référé, a, sur la requête n°2007415 présentée par la commune de Nantes, prescrit une expertise judiciaire confiée à M. E B, expert, et portant sur l'origine et les causes des désordres affectant les sanitaires de la mairie annexe de Nantes Sud située 14 rue des Herses à Nantes (44200).
Par une ordonnance du 31 mai 2021, le juge, statuant en référé, a, sur la requête n°2104301 présentée par la société Icade Promotion, ordonné l'extension de l'expertise à la société Legendre Loire, à la société MMA Iard, à la société Faun, à la société Mutuelle des Architectes Français, à la société Brosseau et à la société AXA France Iard.
Par une ordonnance du 14 juin 2021, M. A D a été désigné en qualité d'expert, en remplacement de M. E B, pour procéder à la mission d'expertise ordonnée le 19 janvier 2021 et étendue le 31 mai 2021 par le juge des référés du tribunal.
Par une ordonnance du 6 mai 2022, le juge, statuant en référé, a, sur la demande d'extension présentée par M. D, expert, étendu l'expertise diligentée par l'ordonnance du 19 janvier 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes à la société Zephyr et à la société Logabat.
Par un mémoire, enregistré le 24 mars 2023, M. D, expert, demande au juge des référés d'étendre les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 19 janvier 2021, à la société Juignet Armand, titulaire du lot n°2, qui a posé les menuiseries extérieures, et à la société Forcenergie, titulaire du lot n°11, qui a posé les canalisations d'évacuation des appareils sanitaires, ainsi qu'à leurs assureurs respectifs, la société Generali Iard et la société AXA France Iard.
Il soutient que la responsabilité de ces sociétés est susceptible d'être engagée dans l'origine du désordre affectant les réseaux d'évacuation des eaux usées dénoncé par la commune de Nantes.
Par un mémoire, enregistré le 30 mars 2023, la société Faun et la société Zephyr Paysages, représentée par Me Livory, s'associent à la demande d'extension de l'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Forcenergie, de la société Generali Iard et de la société AXA France Iard.
Par un mémoire, enregistré le 31 mars 2023, la SMABTP, représentée par Me Gillot-Garnier, forme les protestations et réserves d'usage à la demande d'extension des opérations d'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Generali Iard, de la société Forcenergie, et de la société AXA France Iard.
Par un mémoire, enregistré le 3 avril 2023, la société Icade Promotion, représentée par Me d'Artigues, s'associe à la demande d'extension de l'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Generali Iard, de la société Forcenergie, et de la société AXA France Iard.
Par un mémoire, enregistré le 11 avril 2023, la société Legendre Loire et la compagnie d'assurance MMA, représentées par la société d'avocats Villaine Rumin, s'associent à la demande d'extension des opérations d'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Generali Iard, de la société Forcenergie, et de la société AXA France Iard.
Par un mémoire, enregistré le 12 mai 2023, la société AXA France Iard (assureur de la société Forcenergie), représentée par Me Gras, émet, sous les plus expresses réserves de garantie, toutes protestations et réserves sur la demande d'extension des opérations d'expertise à son encontre.
Par un mémoire, enregistré le 26 mai 2023, la société Generali Iard (assureur de la société Juignet Armand), représentée par Me Simon-Guennou, demande au juge des référés :
1°) de lui décerner acte de ses plus expresses protestations et réserves quant à la demande d'extension de l'expertise ;
2°) d'étendre les opérations d'expertise aux parties énumérées dans ses observations et d'être relevée et garantie par ces parties.
Par un mémoire, enregistré le 2 juin 2023, la commune de Nantes, représentée par Me Reveau, s'associe à la demande d'extension des opérations d'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Generali Iard, de la société Forcenergie, et de la société AXA France Iard.
Par un mémoire, enregistré le 14 juin 2023, la société AXA France Iard (assureur de la société Icade Promotion), représentée par Me Gauvin, s'associe à la demande d'extension des opérations d'expertise à l'encontre de la société Juignet Armand, de la société Generali Iard, de la société Forcenergie, et de la société AXA France Iard.
La demande d'extension a été communiquée à la Mutuelle des Architectes Français, à la société Brosseau, au syndicat des copropriétaires de la résidence Côte Sud, à la société Blanchard TP, à la société Logabat, à la société Axa France Iard (assureur de la société Brosseau), à la société Forcenergie et à la société Juignet Armand qui n'ont pas présenté de mémoire dans le délai imparti.
Vu les pièces jointes à la requête.
Vu le code de justice administrative.
Le Président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme C, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. En vue de déterminer l'origine et les causes des désordres affectant les sanitaires de la mairie annexe de Nantes Sud située 14 rue des Herses à Nantes (44200), le juge des référés du tribunal a ordonné, le 19 janvier 2021, une expertise judiciaire confiée initialement à M. B, puis ensuite à M. D, expert.
Sur l'intervention volontaire de la SMABTP :
2. La SMABTP a produit un mémoire dans la présente instance en qualité d'assureur de la société Blanchard TP. La SMABTP doit ainsi être regardée comme intervenant volontairement à la procédure. Il y a donc lieu d'admettre l'intervention volontaire de la SMABTP.
Sur la demande d'extension de l'expertise :
3. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées./ Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
4. Par la présente demande, M. D demande l'extension des opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 19 janvier 2021, à la société Juignet Armand, titulaire du lot n°2, qui a posé les menuiseries extérieures, à la société Forcenergie, titulaire du lot n°11, qui a posé les canalisations d'évacuation des appareils sanitaires, ainsi qu'à leurs assureurs respectifs, la société Generali Iard et la société AXA France Iard. La demande de M. D revêt un caractère utile et aucune des parties ne s'y oppose. Par suite, il y a lieu de rendre l'expertise ordonnée le 19 janvier 2021 opposable aux parties mentionnées à l'article 2 de la présente ordonnance.
Sur les conclusions de la Generali Iard tendant à la condamnation des parties mises en cause à la garantir des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre :
5. Il n'appartient pas au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour ordonner une mesure d'expertise de statuer les condamnations et les appels en garantie des parties en cause. Les conclusions présentées à ce titre par la société Generali Iard, assureur de la société Juignet Armand, doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : L'intervention volontaire de la SMABTP est admise.
Article 2 : L'expertise diligentée par l'ordonnance du 19 janvier 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes est étendue à la société Juignet Armand, à la société Forcenergie, à la société Generali Iard et à la société AXA France Iard.
Article 3 : La mission d'expertise sera effectuée au contradictoire de :
-la commune de Nantes,
-la société Icade Promotion,
-la société AXA France Iard (assureur de la société Icade Promotion),
-la société Legendre Loire,
-la société MMA Iard (assureur de la société Legendre Loire),
-la société Faun,
-la Mutuelle des Architectes Français (assureur de la société Faun),
-la société Brosseau,
-la société AXA France Iard (assureur de la société Brosseau),
-syndicat des copropriétaires de la résidence Côte Sud,
-la société Blanchard TP,
-la SMABTP (assureur de la société Blanchard TP),
-la société Zephyr,
-la société Logabat,
-la société Juignet Armand,
-la société Forcenergie,
-la société Generali Iard (assureur de la société Juignet Armand),
-la société AXA France Iard (assureur de la société Forcenergie).
Article 4 : La date de dépôt du rapport de l'expert est reportée au 31 mars 2024.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Nantes, à la société Icade Promotion, à la société AXA France Iard, à la société Legendre Loire, à la société MMA Iard, à la société Faun, à la Mutuelle des Architectes Français, à la société Brosseau, au syndicat des copropriétaires de la résidence Côte Sud, à la société Blanchard TP, à la SMABTP, à la société Zephyr, à la société Logabat, à la société Juignet Armand, à la société Forcenergie,à la société Generali Iard, et à M. D, expert..
Fait à Nantes, le 4 septembre 2023.
La juge des référés,
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2104301
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026