mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2104770 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET HENRI ABECASSIS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 28 avril 2021 et le 28 août 2024 sous le n° 2104770, Mme E B, M. A B et Mme C D épouse B, représentés par Me Landry, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé a rejeté leur demande préalable du 29 décembre 2020 ;
2°) de déclarer la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé responsable des dommages de travaux publics causés au cours du chantier de construction de son pôle petite enfance intercommunal ;
3°) d'enjoindre à la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé de restaurer le mur de clôture en moellon et pierres apparentes, tant sur sa partie mitoyenne que sur sa partie privative, au niveau de leur parcelle cadastrée section AD n° 257 et de remédier à l'éboulement imputable au chantier, ou, à défaut d'exécution de ces travaux, de condamner la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à leur verser une somme de 22 853,80 euros sauf à parfaire en compensation de ce désordre ;
4°) de condamner la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à leur verser une indemnité de 20 000 euros au titre des nuisances temporaires éprouvées durant ce chantier de novembre 2016 jusqu'à son inauguration en septembre 2018, sauf à parfaire ;
5°) d'enjoindre à la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé de prendre les mesures de nature à faire cesser les vues directes sur leur propriété depuis le pôle petite enfance ;
6°) d'enjoindre à ce titre à la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé de rehausser le mur séparatif entre les propriétés respectives, ou à défaut de mettre en place des dispositifs de protection efficaces contre le bruit et la vue, qui soient pérennes ;
7°) d'enjoindre à la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé de mettre fin à tout éclairage artificiel sur leur parcelle ;
8°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise aux fins de déterminer et chiffrer les travaux nécessaires et suffisants pour mettre fin aux troubles anormaux qui leur sont imposés, constitués par les dégradations du mur de clôture séparant les fonds des parties, les vues entre les fonds et l'insuffisance d'isolement phonique ;
9°) de mettre à la charge de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les travaux de construction du pôle petite enfance ont porté atteinte au mur séparant leur propriété et celle de la commune, et les travaux correctifs effectués par la commune ne sont pas satisfaisants ;
- des déchets de chantier continuent à encombrer leur propriété ;
- le chantier de construction a engendré des troubles de jouissance de novembre 2016 à 2018, pour lesquels ils sont fondés à demander une indemnisation de 20 000 euros ;
- le fonctionnement du pôle petite enfance entraîne des nuisances persistantes, en particulier une perte d'intimité en raison des vues directes sur leur propriété, des nuisances sonores et des nuisances dues à l'éclairage artificiel, nuisances auxquelles il incombe à la communauté de communes de mettre fin.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2021, la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé, représentée par Me Abecassis, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les atteintes au mur séparatif ont déjà été réparées ;
- la demande de reconstruction et de rehaussement du mur séparatif doit être rejetée, la charge de ces travaux revenant aux requérants ;
- la demande d'indemnisation des nuisances dues au chantier n'est pas justifiée ;
- le refus des requérants d'accorder un accès à leur terrain a empêché l'achèvement des travaux, et a entrainé des conséquences préjudiciables pour le pôle petite enfance, notamment des infiltrations extérieures qui ont causé des moisissures à l'intérieur du bâtiment ;
- les vues directes sur la propriété des requérants ont été prises en compte et occultées ;
- les nuisances sonores ne sont pas établies ;
- la gêne lumineuse n'est pas établie ;
- la perte de valeur vénale de la propriété des requérants n'est pas établie.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 avril 2023 et le 28 août 2024 sous le n° 2306003, Mme E B, M. A B et Mme C D, épouse B, représentés par Me Landry, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 février 2023 par laquelle la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé a rejeté leur demande préalable indemnitaire du 28 décembre 2022 ;
2°) de déclarer la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé responsable de la dépréciation de leur bien immobilier situé 17, rue du Val Bouillé à Conlie (Sarthe) ;
3°) de condamner la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à leur verser une somme de 70 000 euros en réparation de ce préjudice spécifique ;
4°) de mettre à la charge de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la configuration architecturale du pôle petite enfance qui jouxte leur propriété les expose aux intrusions, aux incursions, aux vues directes et aux bruits des activités du pôle petite enfance ;
- la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé dans ces dommages est engagée ;
- ils subissent un préjudice anormal et spécial entrainant une perte de valeur vénale de leur propriété évaluée à 70 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2023, la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé, représentée par Me Abecassis, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il ne subsiste aucune vue directe pouvant constituer un préjudice anormal ou spécial susceptible d'être réparé ;
- les potentielles nuisances sonores ne constituent pas un préjudice anormal et spécial ;
- la simple présence d'un bâtiment nouveau sur le terrain voisin de celui des requérants ne constitue pas un préjudice anormal et spécial ;
- la perte de valeur vénale du bien des consorts B n'est pas établie
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Brémond, premier conseiller,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Landry, avocat des requérants,
- les observations de Me Chanet, substituant Me Abecassis, avocate de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé.
Considérant ce qui suit :
1. Les consorts B sont propriétaires et titulaires de droits sur un bien immobilier situé 17, rue du Val Bouillé à Conlie (Sarthe), correspondant aux parcelles cadastrées section AD 257 et AD 254. En 2015, la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé a décidé de construire un pôle petite enfance 23, rue du Val Bouillé, sur la parcelle cadastrée AD 491 dont elle est propriétaire, en vis-à-vis de la propriété des consorts B. La réalisation du projet a nécessité la démolition d'un bâtiment et la construction d'un bâtiment d'une surface de 584 m2. Avant d'engager le chantier de construction, la communauté de communes a saisi le juge des référés d'un référé expertise afin qu'un expert soit désigné en raison des éventuelles répercussions sur les habitations et propriétés voisines dues aux travaux. Par une ordonnance du 24 février 2016 n° 1600631, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a désigné un expert, qui a déposé son rapport le 21 novembre 2018. Les travaux de construction ont démarré en octobre 2016, et le pôle petite enfance intercommunal a été inauguré le 29 septembre 2018. Les requérants ayant constaté des désordres sur leur propriété en raison de ces travaux, ils ont, par un courrier du 29 décembre 2020, demandé à la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé de réparer ces désordres et de les indemniser des nuisances subies pendant les travaux. Cette demande ayant été rejetée par une décision implicite née le 1er mars 2021, les requérants demandent au tribunal de condamner la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à réparer les dommages causés par les travaux, à les indemniser des nuisances générées par le chantier, et à mettre fin aux nuisances causées par le fonctionnement du pôle petite enfance. Par ailleurs, ils ont formé le 28 décembre 2022 une demande d'indemnisation de la perte de valeur vénale de leur bien immobilier à la suite de la construction du pôle petite enfance, rejetée par la communauté de communes le 27 février 2023. Ils demandent également au tribunal de condamner la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à leur verser une somme de 70 000 euros en réparation de ce préjudice spécifique.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2104770 et 2306003 présentées par les consorts B ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé :
En ce qui concerne les dommages dus aux travaux
3. Même en l'absence de faute, la collectivité maître de l'ouvrage ainsi que, le cas échéant, l'architecte et l'entrepreneur chargés des travaux, sont responsables vis-à-vis des tiers des dommages causés à ceux-ci par l'exécution d'un travail public à moins que ces dommages ne soient imputables à un cas de force majeure ou à une faute de la victime.
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le rapport d'expertise du 21 novembre 2018 a constaté l'apparition de nouveaux désordres sur la propriété des consorts B à la suite des travaux de construction du pôle petite enfance, consistant en la dégradation du dessus du mur en pierres, l'existence de vues directes et l'absence de dispositif de recueil des eaux de ruissellement entre le mur mitoyen et le mur du pôle, et a conclu que la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé était engagée dans ces désordres. Toutefois, il résulte également de l'instruction que la partie supérieure du mur dont les désordres pouvaient être imputés aux travaux a été réparée et que des brise-vues ont été mis en place pour limiter les vues sur la parcelle des requérants. Si ceux-ci soutiennent que les travaux effectués n'ont pas été satisfaisants, ces travaux correspondent en tout état de cause aux préconisations du rapport d'expertise recommandant de réaliser des travaux de réfection pour les zones du mur dégradées lors du chantier, et non une reconstruction de celui-ci, déjà vétuste avant les travaux. Dans ces conditions, les consorts B ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé pour les dommages survenus sur le mur de leur propriété à l'occasion des travaux.
5. En deuxième lieu, la circonstance que des déchets de chantier n'aient pas été enlevés de la propriété des requérants n'est pas de nature à engager la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé, la gêne occasionnée étant faible. Par ailleurs, la communauté de communes se déclare disposée à faire enlever ces déchets si les requérants lui permettent l'accès à leur terrain.
6. En troisième lieu, les requérants soutiennent qu'ils ont subi durant les travaux des sujétions excédant celles admissibles par les riverains, en particulier le creusement d'un fossé dans la desserte de leur parcelle et l'intrusion d'entreprises sur leur propriété. Toutefois, il résulte de l'instruction que le creusement d'une tranchée au niveau de la cour donnant accès à la propriété des requérants était nécessaire afin de réparer une fuite du réseau d'eaux usées sur la parcelle AD 491, et que les consorts B, comme les autres riverains, avaient été prévenus de ces travaux. En outre, les consorts B avaient été informés par la communauté de communes des interventions nécessaires à la réalisation de travaux depuis leur parcelle. Dans ces conditions, les nuisances générées par le chantier de construction n'excédaient pas celles que les riverains doivent normalement supporter lors de travaux. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à demander une indemnisation en raison des troubles de jouissance de leur propriété subis durant ces travaux.
En ce qui concerne la perte de valeur vénale
7. Pour retenir la responsabilité sans faute du propriétaire d'un ouvrage public à l'égard des tiers par rapport à cet ouvrage, le juge administratif apprécie si le préjudice allégué revêt un caractère anormal. Il lui revient d'apprécier si les troubles permanents qu'entraîne la présence de l'ouvrage public sont supérieurs à ceux qui affectent tout résident d'une habitation située dans une zone urbanisée, et qui se trouve normalement exposé au risque de voir des immeubles collectifs édifiés sur les parcelles voisines.
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les vues directes sur la propriété des requérants ont été prises en compte et occultées par un écran végétal et des panneaux de bois. Les nuisances sonores causées par les enfants sont inhérentes au fonctionnement de la structure, et sont en tout état de cause limitées, le pôle petite enfance accueillant seulement 20 enfants du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30 et étant fermé le week-end et les jours fériés. Dès lors, le préjudice allégué par les requérants ne revêt pas un caractère anormal. En outre, la construction d'un bâtiment nouveau sur le terrain voisin de la propriété des requérants, dans une zone déjà urbanisée, ne constitue pas à elle seule un préjudice anormal et spécial. Il en résulte que les consorts B ne sont pas fondés à soutenir que la construction du pôle petit enfance les expose à un préjudice anormal et spécial susceptible d'être indemnisé.
9. En second lieu, les requérants n'apportent aucun élément de nature à établir la perte de valeur vénale de leur propriété en raison de la construction du pôle petite enfance.
En ce qui concerne les dommages dus au fonctionnement du pôle petite enfance
10. En quatrième lieu, comme indiqué au point 4, les dommages causés par les travaux ont été réparés. En outre, pour les motifs indiqués au point 8, les préjudices allégués concernant les vues directes sur la propriété des requérants et les nuisances sonores ne revêtent pas un caractère anormal. De surcroit, les nuisances causées par l'éclairage artificiel ne sont pas établies. Par ailleurs, les travaux contre l'infiltration d'eau entre le mur mitoyen et le mur du pôle petite enfance n'ont pas pu être effectués en raison du refus des requérants de donner accès aux entreprises à leur terrain. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé aurait commis une faute en s'abstenant de mettre fin aux dommages allégués.
11. Il résulte de ce qui précède que les consorts B ne sont pas fondés à engager la responsabilité de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures.
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 11 que les conclusions à fin d'injonction présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à que soit mise à la charge de la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes des consorts B sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes de la Champagne conlinoise et du pays de Sillé sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, représentante unique des requérants et à la communauté de communes de la Champagne conlinoise.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
Le rapporteur,
E. BRÉMOND
La présidente,
H. DOUETLa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Nos 2104770,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026