LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2105435

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2105435

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2105435
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationPrésident 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
Avocat requérantPLATEAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces et des mémoires, enregistrés les 12 mai 2021, le 26 mai 2021, le 11 novembre 2021 et le 23 septembre 2022, Mme A B, représentée en dernier lieu par Me Plateaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 mars 2021 par laquelle la commission de médiation de la Vendée a rejeté son recours dirigé contre la décision du 31 décembre 2020 par laquelle la commission de médiation avait rejeté sa demande tendant à l'application du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- les anciennes propositions de logement faites par les bailleurs sociaux ne correspondaient pas à sa situation familiale ou elle n'avait pu produire les justificatifs manquants pour son dossier ;

- elle est en mesure de gérer un logement autonome que ce soit sur le plan de l'entretien et sur le plan du respect de ses obligations locatives ;

- les délais sont très longs pour une demande de Service Intégré d'Accueil et d'Orientation (SIAO), faite pour une intermédiation locative ;

- le secteur géographique demandé est nécessaire du fait de la mise en place d'une garde alternée de ses enfants avec son ex-conjoint ;

- la commission a commis une erreur de droit en rejetant sa demande alors qu'elle était prioritaire de plein droit en application des dispositions des articles L. 441-2-3 II et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ; lorsque le demandeur est en situation de handicap, la circonstance qu'il a refusé des propositions de logement est sans incidence sur le caractère prioritaire et urgent de sa demande si cette proposition n'était pas adaptée au regard de son handicap ; les refus qu'elle avait opposés s'explique par le caractère inadapté des propositions faites par rapport à son handicap personnel.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 juillet 2021, le 4 mars 2022 et le 12 octobre 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête de Mme B.

Il soutient que :

- le critère du handicap ne suffit pas à lui seul à reconnaitre systématiquement une personne comme prioritaire ; le critère du handicap doit être cumulé avec une autre condition, telle que la suroccupation du logement, l'indécence du logement et l'absence de proposition de logement dans le délai réglementaire cumulé avec un logement inadapté au handicap ;

- le nombre de refus de propositions de logements est manifestement élevé ;

- les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 24 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné Mme Béria-Guillaumie, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

Le rapport de Mme Béria-Guillaumie a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, hébergée chez un tiers, a déposé en 2020 une demande auprès du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO), une demande de contingent préfectoral en mai 2020 et une demande de logement social en septembre 2020. Sa demande a été agréée par le SIAO en octobre 2020 en intermédiation locative. Néanmoins sa demande de logement social a été rejetée le 21 septembre 2020 par la commission d'attribution de logement. Le 30 septembre 2020, Mme B a saisi la commission de médiation de la Vendée en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Sa demande a été rejetée par une décision de la commission de médiation du 17 décembre 2020. Mme B a exercé en février 2021 un recours gracieux contre la décision du 17 décembre 2020. Son recours a été rejeté par une décision de la commission de médiation de la Vendée du 25 mars 2021. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 17 décembre 2020, ainsi que celle de la décision du 25 mars 2021.

2. Aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable : " () II. - La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () ".

3. Par ailleurs, l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation dispose que : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : / -ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / -être dépourvues de logement. Le cas échéant, la commission apprécie la situation du demandeur logé ou hébergé par ses ascendants en tenant notamment compte de son degré d'autonomie, de son âge, de sa situation familiale et des conditions de fait de la cohabitation portées à sa connaissance ; / -être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; / -avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; / -être hébergées dans une structure d'hébergement ou une résidence hôtelière à vocation sociale de façon continue depuis plus de six mois ou logées temporairement dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, sans préjudice, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article L. 441-2-3 ; / -être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret () ".

4. Il n'est pas contesté que Mme B, qui a renouvelé sa demande de logement social en septembre 2020, n'était pas, à la date des décisions contestées, dans la situation visée au premier tiret de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, concernant les personnes qui n'ont pas reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. Il ressort par ailleurs de la motivation des décisions contestées que la commission de médiation de la Vendée a rejeté la demande de Mme B aux motifs que sa situation relevait de l'intermédiation locative, qu'elle avait refusé plusieurs logements depuis quelques années alors que ces logements correspondaient à sa situation personnelle et qu'elle n'aurait pas fourni certaines pièces demandées.

5. En premier lieu, alors qu'il ressort des pièces du dossier que Mme B a déposé une demande auprès du SIAO de la Vendée et qu'il a été fait droit à sa demande par une décision du 13 octobre 2020 l'orientant vers une association des Sables-d'Olonne pour obtenir un logement en intermédiation locative, en se bornant à produire une décision de la maison départementale pour les personnes handicapées relevant qu'elle est autonome pour les actes de la vie courante, la requérante n'apporte aucun élément de nature à établir le caractère erroné du premier motif retenu par la commission de médiation de la Vendée.

6. En deuxième lieu, il résulte des dispositions du dernier tiret de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation qu'une personne handicapée ou ayant à sa charge un enfant mineur ou une personne handicapée peut être désignée comme prioritaire et devant être logée en urgence si son logement présent au moins un risque pour la santé ou la sécurité, si font défaut à son logement au moins deux des éléments d'équipement et de confort ou si la surface habitable de son logement est inférieure au minimum fixé à l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. En l'espèce, si Mme B fait état de la situation de handicap dans laquelle elle se trouve, elle n'apporte, en tout état de cause, aucun élément pour établir que le logement qu'elle occupe présenterait une des caractéristiques mentionnées au dernier tiret de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, la circonstance que la personne qui l'héberge lui aurait demandé de quitter le logement étant largement postérieure aux décisions contestées et étant dès lors sans incidence sur leur légalité.

7. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que huit logements ont été proposés à Mme B par Vendée Habitat et Vendée Logement entre décembre 2014 et août 2020 et ont été refusés par elle. En particulier, deux appartements T3 ont été proposés à Mme B le 7 mai 2019 aux Achards, commune dans laquelle elle travaille, et le 5 août 2020 aux Sables-d'Olonne. Si la requérante soutient que les propositions de logement qui lui ont été faites n'auraient pas été compatibles avec sa situation de handicap, elle n'apporte aucun élément à l'appui de cette allégation.

8. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions de la commission de médiation de la Vendée du 17 décembre 2020 et du 25 mars 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à Me Plateaux.

Une copie sera adressée pour information au préfet de la Vendée.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La magistrate désignée,

M. BÉRIA-GUILLAUMIE

La greffière,

B. GAUTIER

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions