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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2110025

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2110025

mardi 19 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2110025
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
Avocat requérantLE MIGNANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires respectivement enregistrés le 9 septembre 2021, le 26 octobre 2023 et le 16 octobre 2024, Mme B A et M. C D, représentés par Me Le Mignant, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler les décisions des 18 mai 2020, 31 août 2020 et 8 juillet 2021 de la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique ;

2°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique de réexaminer leur situation et de leur accorder une remise totale de dette dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à leur conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de la décision du 8 juillet 2021 ;

- les décisions attaquées, des 18 mai 2020, 31 août 2020 et 8 juillet 2021, sont entachées d'un défaut de motivation ;

- la décision du 8 juillet 2021 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; la CAF n'a pas pris en compte le bon montant de dette, en ne s'attachant qu'à l'indu d'allocation de logement sociale (ALS), sans tenir compte de l'indu de prime d'activité ; la remise partielle ne porte donc que sur 19% de l'indu global alors que l'indu a pour origine, non un manquement de leur part mais un traitement tardif de leur dossier par l'administration, voire une erreur dans ce traitement ;

- les décisions attaquées sont entachées d'illégalité interne ; l'évaluation forfaitaire de leurs ressources, qui leur a été appliquée, leur a été particulièrement défavorable ;

- l'absence de remise totale de dette ne ferait qu'aggraver la situation financière et médicale de M. D, qui est déjà particulièrement compliquée.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2023, la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la remise de dette est une faculté et non un droit ; les moyens gracieux invoqués par les requérants ne sauraient permettre à eux seuls de leur accorder une remise totale ;

- à titre subsidiaire, l'indu notifié par décision du 18 mai 2020 est fondé ;

- la créance est soldée depuis le mois de janvier 2022.

Par décision du 2 décembre 2021, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Baufumé, première conseillère, en application de l'article R. 222 - 13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a, sur sa proposition, dispensé la rapporteure publique de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baufumé a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 18 mai 2020, la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Loire-Atlantique a informé Mme B A d'un trop perçu d'allocation de logement sociale (ALS) et de prime d'activité (PPA) au titre de la période du 1er avril 2019 au 29 février 2020, pour un montant total de 2 283,36 euros, à la suite de la mise à jour de la situation professionnelle de son concubin, M. D. Par courrier du 8 juillet 2020 adressé à la CAF, Mme A a contesté cet indu et sollicité des explications de la part de l'administration. Par une décision 31 août 2020, la CAF a rejeté ce recours et apporté des explications à Mme A. Par courrier du 20 mai 2021, Mme A et M. D ont sollicité le bénéfice d'une remise totale de leur dette. Par décision du 8 juillet 2021, la CAF a accordé à Mme A, après avis de la commission de recours amiable, une remise de dette partielle, à hauteur de 50% du solde alors existant soit à hauteur de 429,18 euros. M. D et Mme A demandent au tribunal d'annuler les décisions susmentionnées des 18 mai et 31 août 2020. Ils doivent, d'autre part, en sollicitant l'annulation de la décision susmentionnée du 8 juillet 2021, être regardés comme demandant au tribunal de leur accorder une remise totale de leur dette.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions des 18 mai et 31 août 2020 :

2. Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. / (). ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement () est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable (). Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration () ". Aux termes de l'article R. 825-3 du même code : " Le directeur de l'organisme payeur statue sur les recours administratifs mentionnés à l'article R. 825-1, après l'avis de la commission de recours amiable () ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.

3. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 18 mai 2020 par laquelle la CAF de la Loire-Atlantique a notifié à Mme A un indu d'ALS et de PPA doivent être regardées comme dirigées contre la seule décision du 31 août 2020 par laquelle la CAF a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par Mme A et M. D le 8 juillet 2020.

4. Par ailleurs, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'aide personnelle au logement ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 3° () imposent des sujétions / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'aide personnelle au logement et de la prime d'activité est au nombre des décisions qui impose des sujétions et, le cas échéant, rejette un recours administratif obligatoire et doit, par suite, être motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. À ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision, la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.

6. La décision du 31 août 2020 par lequel la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique a rejeté le recours formé par Mme A mentionne la nature de la prestation concernée, les montants des sommes réclamées, qui sont indiquées transmises par courriel, ainsi que la période sur laquelle porte la récupération, les mois d'avril 2019 à février 2020. Elle précise également le motif pour lequel cet indu est réclamé, à savoir l'application de la méthode de l'évaluation forfaitaire des ressources. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que cette décision est insuffisamment motivée.

7. En second lieu, aux termes de l'article L. 831-1 du code de la sécurité sociale, dans sa version applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Une allocation de logement est versée aux personnes () en vue de réduire à un niveau compatible avec leurs ressources la charge de loyer afférente au logement qu'elles occupent à titre de résidence principale () ". Aux termes de l'article L. 831-4 du même code, applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Le mode de calcul de l'allocation de logement est fixé par décret en fonction du loyer payé, des ressources et de la valeur en patrimoine de l'allocataire () ". Aux termes de l'article R. 831-6 du même code, applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Les ressources retenues sont celles perçues pendant l'année civile de référence. L'année civile de référence est l'avant-dernière année précédant la période de paiement. ". Aux termes de l'article R. 831-4 du même code, applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Pour la mise en œuvre de la condition de ressource prévue aux articles L. 831-2 et L. 831-4, le droit à l'allocation de logement sociale est examiné pour chaque période de douze mois consécutifs commençant le 1er janvier de chaque année. " En outre, aux termes de l'article R. 532-8 du même code : " I. Il est procédé à une évaluation forfaitaire des ressources de la personne et de son conjoint ou concubin lorsque les conditions ci-après sont réunies : -soit, à l'ouverture du droit, lorsque le total des ressources de la personne et de son conjoint ou concubin perçu au cours de l'année civile de référence et apprécié selon les dispositions de l'article R. 532-3 est au plus égal à 1 015 fois le salaire minimum de croissance horaire en vigueur au 31 décembre de cette année ; -soit, à l'occasion du premier renouvellement du droit, lorsque les ressources lors de l'ouverture du droit ont déjà fait l'objet d'une évaluation forfaitaire ; () II. - L'évaluation forfaitaire correspond : a) S'il s'agit d'une personne exerçant une activité salariée à douze fois la rémunération mensuelle perçue par l'intéressé le mois civil précédant l'ouverture du droit ou le mois de novembre précédant le renouvellement du droit, affectée de la déduction prévue au deuxième alinéa du 3° de l'article 83 du code général des impôts ; b) S'il s'agit d'une personne exerçant une activité professionnelle non salariée à 1 500 fois le salaire minimum de croissance horaire en vigueur au 1er juillet qui précède l'ouverture ou le renouvellement du droit. Le montant des ressources ainsi déterminé est affecté de la déduction et de l'abattement prévus aux a et b de l'article R. 532-3. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale : " La prime d'activité est égale à la différence entre : 1° un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; 2° Les ressources du foyer, qui sont réputés être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1° () ". L'article R. 842-3 de ce même code dispose quant à lui que : " Le foyer mentionné au 1° de l'article l. 842-3 est composé : 1° Du bénéficiaire ; 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité () ".

8. En se bornant à soutenir que la méthode de l'évaluation forfaitaire des ressources leur a été particulièrement défavorable, sans en contester le bienfondé de l'application à leur situation, les requérants n'établissent pas que l'indu en litige serait infondé. Par ailleurs, et en tout état de cause, il n'est pas contesté que M. D, qui avait été déclaré étudiant boursier à compter du mois de septembre 2017, était en réalité salarié depuis le mois de janvier 2019 et avait bénéficié de ressources à hauteur de 3 789 euros au titre de l'année 2017, année de référence, en application des dispositions susmentionnées, pour le calcul des droits de son foyer au titre de l'ALS pour l'année 2019. Il n'est pas davantage contesté que les ressources du foyer au titre de l'année 2017 étaient inférieures à 1 500 fois le salaire minimum de croissance horaire en vigueur au 31 décembre de cette même année. Il s'en suit que c'est à bon droit que la CAF de Loire-Atlantique a procédé à l'évaluation forfaitaire des ressources des intéressés. Il n'est, enfin, pas contesté, que l'assiette des ressources de M. D et Mme A, retenue pour le calcul de leurs droits à l'ALS dépassait le plafond d'attribution de cette dernière. Dans ces conditions, la CAF de Loire-Atlantique a pu à bon droit et sans erreur recalculer leurs droits au titre de l'ALS et, par voie de conséquence, au titre de la PPA pour la période d'avril 2019 à février 2020 et leur réclamer l'indu en litige.

9. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'en examiner la recevabilité, que les conclusions des requérants tendant à l'annulation de la décision du 31 aout 2020 doivent être rejetées.

Sur la demande de remise de dette :

10. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement / 2° Les allocations de logement : a) L'allocation de logement familiale ; b) L'allocation de logement sociale ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 823-9 du même code : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés. ". En outre, aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au litige : " () Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable au litige: " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service (). La créance peut être remise ou réduite par l'organisme () en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ".

11. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les requérants ne peuvent utilement soulever les moyens tirés du défaut de motivation de la décision du 8 juillet 2021 ainsi que de l'incompétence de son signataire.

13. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction, contrairement à ce que soutiennent les requérants, que la remise de dette partielle qui leur a été accordée par décision du 8 juillet 2021 aurait été calculée sur une base erronée, la CAF ayant simplement pris pour référence le solde de leur dette, à la suite des retenues alors déjà opérées. Par ailleurs, et en tout état de cause, il résulte de l'instruction, et notamment des pièces produites par les requérants en réponse à une mesure d'instruction diligentée par le tribunal, que M. D et Mme A bénéficient de ressources mensuelles totales s'élevant à 3 256,85 euros et supportent des charges fixes mensuelles à hauteur de 1 659,70 euros. Dans ces conditions, et alors qu'il appartient au tribunal d'apprécier la situation des requérants à la date du présent jugement, ces derniers ne justifient pas de ce qu'ils se trouvent dans un état de précarité financière faisant obstacle au règlement de leur dette, au demeurant soldée.

14. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête de M. D et de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D et de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Mme B A, à la caisse d'allocations familiales de la Loire-Atlantique-Vendée et à Me Le Mignant.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.

La magistrate désignée,

A. BAUFUMÉ

Le greffier,

P. VOSSELER

La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement et de la rénovation urbaine

en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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