Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 septembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) Avie, représentée par Me Hery, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos les 31 décembre 2014 et 31 décembre 2015, pour un montant total de 103 503 euros en droits et pénalités ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
la minoration du prix de cession des titres de la société Avenir communication n’est pas avérée, dès lors la méthode retenue par l’administration fiscale pour l’évaluation des titres a occulté plusieurs facteurs contextuels essentiels, présente un caractère partial et est dépourvue de fiabilité, les énonciations du guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés n’ayant pas été respectées ;
si les recommandations du guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés ne sont pas invocables sur le fondement de l’article L. 80 A du livre des procédures fiscales, l’administration fiscale ne pouvait toutefois s’en écarter sensiblement ainsi qu’elle la fait en l’espèce pour évaluer la valeur des titres en litige ;
la valeur unitaire des titres de la société Avenir communication aurait dû être fixée à 52 euros, soit 36,40 euros après abattement ;
ainsi que l’a reconnu la commission départementale des impôts et des taxes sur le chiffre d’affaires, l’intention libérale n’est pas démontrée par l’administration fiscale ;
ni l’insuffisance déclarative, ni l’intention d’éluder l’impôt n’étant établies, la majoration de 40 % pour manquement délibéré prévue par les dispositions de l’article 1729 du code général des impôts n’aurait pas dû lui être appliquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2022, le directeur de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Ouest conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par la SARL Avie ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Frelaut,
- et les conclusions de M. Huin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
La SARL Avie, société holding, a fait l’objet d’une vérification de comptabilité portant sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016, à l’issue de laquelle une proposition de rectification datée du 20 décembre 2017 mettant à sa charge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour un montant total de 103 503 euros en droits et pénalités au titre des exercices clos les 31 décembre 2014 et 31 décembre 2015 lui a été notifiée. Cette somme a été mise en recouvrement le 30 septembre 2019. La réclamation de la SARL Avie contre ces impositions, datée du 4 mars 2021, a été rejetée par l’administration fiscale par une décision du 22 juillet 2021. Par sa requête, la SARL Avie demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos les 31 décembre 2014 et 31 décembre 2015, pour un montant total de 103 503 euros en droits et pénalités.
Sur le bien-fondé de l’impôt :
En ce qui concerne l’application de la loi fiscale :
D’une part, aux termes du 2. de l’article 38 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : « Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. ». Aux termes de l’article 38 quinquies de l’annexe III au même code : « 1. Les immobilisations sont inscrites au bilan pour leur valeur d'origine. / Cette valeur d'origine s'entend : / a. Pour les immobilisations acquises à titre onéreux, du coût d'acquisition (...) /b. Pour les immobilisations acquises à titre gratuit, de la valeur vénale ; (...) ». Il résulte de ces dernières dispositions que, dans le cas où le prix de l'acquisition d'une immobilisation a été volontairement minoré par les parties pour dissimuler une libéralité faite par le vendeur à l'acquéreur, l'administration est fondée à corriger la valeur d'origine de l'immobilisation, comptabilisée par l'entreprise acquéreuse pour son prix d'acquisition, pour y substituer sa valeur vénale, augmentant ainsi son actif net dans la mesure de l'acquisition faite à titre gratuit.
D’autre part, la preuve d’une telle libéralité doit être regardée comme apportée par l’administration lorsqu’est établie l’existence, d’une part, d’un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale du bien cédé et, d’autre part, d’une intention, pour la société d’octroyer et, pour le co-contractant, de recevoir une libéralité du fait des conditions de la cession. Cette intention est présumée lorsque les parties sont en relation d’intérêts.
Il résulte de l’instruction que Mme A... a par deux actes de cession des 21 novembre 2014 et 30 janvier 2015 cédé à la SARL Avie, dont elle assurait la gérance et possédait 51 % des parts, les 4 250 actions qu’elle détenait dans le capital de la société Avenir communication, spécialisée dans la conception, la création, la réalisation et vente d’objets publicitaires, le conseil en communication et la réalisation de sérigraphies, au prix unitaire de 35,75 euros.
Il résulte également de l’instruction que l’administration fiscale a estimé que ce prix unitaire avait été sous-évalué puisqu’il était identique à celui des opérations de cession et de donation des titres de la société Avenir communication réalisées en 2012, alors que cette société avait entretemps connu une augmentation substantielle de sa situation nette, de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices, majoritairement réinvestis dans l’entreprise. Le service a en conséquence procédé à l’évaluation de la valeur vénale des titres de la société Avenir communication. Après avoir écarté la méthode par comparaison aux motifs qu’aucune transaction sur les titres de la société n’avait été conclue depuis le mois de février 2012 et que son activité de distribution d’objets publicitaires présentait un caractère spécifique, il a combiné plusieurs méthodes d’évaluation, soit la valeur mathématique, la valeur de productivité déterminée à partir du bénéfice, la valeur de rendement à partir du dividende distribué, la valeur par la marge brute d’autofinancement et la méthode de la survaleur, en privilégiant la valeur économique de l’entreprise et en appliquant la pondération suivante : (2 x (valeur de productivité + valeur par la marge brute d’autofinancement + valeur de rendement) / 3) + valeur mathématique). Un abattement de 30 % a été appliqué à la somme de 123 euros ainsi obtenue, aboutissant à une valeur vénale de 86 euros par titre, 2,4 fois supérieure au prix unitaire de 35,75 euros auquel les titres ont été vendus. Compte tenu du caractère significatif de cet écart et de la relation d’intérêt qui liait Mme A..., cédante, à la SARL Avie, cessionnaire, l’administration fiscale a enfin considéré que le prix de l’acquisition des titres avait été volontairement minoré pour dissimuler une libéralité faite par le vendeur à l’acquéreur, et a par conséquent substitué la valeur vénale des titres de la société Avenir communication à leur valeur d’origine, substitution qui s’est traduite par une augmentation de l’actif net de la société requérante à hauteur de la libéralité et par les impositions en litige.
S’agissant de la minoration du prix :
La valeur vénale d’actions non cotées en bourse sur un marché réglementé doit être appréciée compte tenu de tous les éléments dont l’ensemble permet d’obtenir un chiffre aussi voisin que possible de celui qu’aurait entraîné le jeu normal de l’offre et de la demande à la date où la cession est intervenue. L’évaluation des titres d’une telle société doit être effectuée, par priorité, par référence au prix d’autres transactions intervenues dans des conditions équivalentes et portant sur les titres de la même société ou, à défaut, de sociétés similaires. Toutefois, en l'absence de transactions intervenues dans des conditions équivalentes et portant sur les titres de la même société ou, à défaut, de sociétés similaires, l’administration peut légalement se fonder sur l’une des méthodes destinées à déterminer la valeur de l'actif ou sur la combinaison de plusieurs de ces méthodes.
La société requérante fait valoir, d’une part, que l’administration fiscale n’a pas respecté les recommandations du guide de l’évaluation des entreprises et des titres de société pour déterminer la valeur mathématique des titres de la société Avenir communication. Il résulte toutefois de l’instruction que pour déterminer cette valeur, l’administration a d’abord calculé la valeur comptable de la société en retranchant le passif réel de l’actif net au 31 décembre 2013, sans tenir compte de la valeur du fonds de commerce. Elle a ensuite ajouté à cette valeur comptable celle, actualisée, du fonds de commerce, qu’elle a évaluée, après avoir écarté la méthode d’évaluation basée sur le chiffre d’affaires de la société, en se fondant sur les bénéfices de la société Avenir communication, afin de prendre en compte la capacité de cette société à dégager des bénéfices. Elle a en conséquence retenu trois fois la moyenne du bénéfice courant moyen pondéré des exercices clos en 2011, 2012 et 2013 et a enfin corrigé l’actif net du montant des dividendes distribués en juin 2014. Si la SARL Avie soutient que seul le chiffre d’affaires moyen hors taxes aurait dû être pris en compte pour le calcul de la valeur actualisée du fonds de commerce, que c’est à tort que l’administration fiscale a retenu le pourcentage du chiffre d’affaires le plus élevé, soit 18 %, et qu’il aurait dû être remplacé par un pourcentage de 9 %, sans apporter au demeurant de précision sur les modalités selon lesquelles elle a obtenu ce taux de 9 %, il résulte toutefois de ce qu’il vient d’être dit que l’administration fiscale ne s’est en tout état de cause pas fondée sur le chiffre d’affaires de la société Avenir communication pour déterminer la valeur de ce fonds de commerce, mais sur ses bénéfices, cette possibilité étant en outre expressément prévue par le guide de l’évaluation des entreprises et des titres de société dont la société requérante se prévaut. L’administration fiscale fait d’ailleurs valoir sans être sérieusement contestée que la méthode d’évaluation de la valeur du fonds de commerce sur le fondement des bénéfices de la société Avenir communication était plus pertinente, car elle permettait de tenir compte des caractéristiques de la société, notamment sa capacité à dégager du bénéfice depuis plusieurs années, quelles que soient les fluctuations du chiffre d’affaires, et indique que le coefficient de 3 qu’elle a appliqué au bénéfice net moyen, prévu par le guide précité, permettait de tenir compte de la récurrence des résultats bénéficiaires de la société depuis plus de quatre ans.
D’autre part, si la SARL Avie fait valoir que la valeur de productivité obtenue par l’administration fiscale est erronée dès lors qu’elle aurait dû retrancher les éléments exceptionnels du résultat net courant avant impôt pour le calcul de cette valeur, elle n’apporte toutefois aucune précision sur la nature des produits et charges exceptionnels qui auraient ainsi dû selon ses dires être retranchés du résultat net courant de la société Avenir communication. De même, les seules circonstances invoquées par la SARL Avie, au demeurant non établies, selon lesquelles l’activité de la société Avenir communication reposerait uniquement sur l’investissement de Mme A... et de son frère, les commandes de la clientèle seraient très fluctuantes d’une année à l’autre et le chiffre d’affaires récurrent atteindrait en conséquence moins de 20 % du chiffre d’affaires total ne sauraient suffire à démontrer que l’administration aurait dû retenir pour le calcul de la valeur de productivité un taux de prime de risque de 35 % à la place de celui de 5 % dont elle a fait application, qui correspond au taux de prime historique du marché français. En outre, si le guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés indique que la méthode de détermination de la valeur par marge brute d’autofinancement « est plus particulièrement adaptée aux sociétés industrielles qui nécessitent des investissements en matériels et outillages, et constatent des amortissements importants », et que « cette méthode doit surtout être utilisée pour l’évaluation de sociétés assez importantes ou en l’absence totale de bénéfices », il n’exclut pas la possibilité pour l’administration fiscale d’avoir recours à cette méthode dans d’autres situations et mentionne d’ailleurs que « cela étant, rien n’empêche l’évaluateur de recourir, à titre interne, à cette méthode afin de conforter sa démarche au regard de la valeur de productivité ». C’est donc à bon droit que l’administration a pu en faire usage pour la détermination de la valeur vénale des titres de la société Avenir communication. Par ailleurs, concernant le calcul de la valeur de rendement des titres, si ce même guide prévoit que doit être expurgé, pour le calcul du dividende moyen, un dividende qui correspondrait à une distribution exceptionnelle de réserves, par exemple dans le cadre d’une distribution décidée en vue du règlement de droits de succession, la société requérante ne saurait toutefois en déduire qu’il aurait fallu, « dans cet esprit », exclure de ce calcul « les dividendes affectés au remboursement de la dette senior », qui correspondraient à un montant, d’ailleurs non établi, de 55 000 euros.
Enfin, la société requérante fait valoir que l’écart entre la valeur mathématique des titres obtenue par l’administration fiscale, de 104 euros, et celle basée sur leur valeur de productivité unitaire, de 148 euros, s’élève à 40 %, ce qui révèlerait l’absence de fiabilité des méthodes utilisées par cette dernière. Il résulte toutefois de l’instruction que la valeur par la marge brute d’autofinancement évaluée par le service s’élevait à 119 euros, la valeur de rendement à 129 euros, et la valeur unitaire de survaleur, finalement écartée par l’administration fiscale, à 120 euros. L’ensemble des valeurs ainsi obtenues étant comprises entre 104 et 148 euros, la SARL Avie n’est pas fondée à soutenir que l’écart entre la plus faible et la plus élevée de ces valeurs révèlerait le caractère erroné de la méthode dont le service a fait application. Il résulte en outre de l’instruction que l’administration fiscale a déterminé, pour procéder à la combinaison ces valeurs, une formule permettant de privilégier la valeur économique de l’entreprise au détriment de sa valeur patrimoniale, compte tenu de ses caractéristiques telles que la nature commerciale de son activité, sa taille moyenne et son caractère familial, et qu’elle a également tenu compte des caractéristiques du marché et du contexte particulier de la cession pour appliquer à la valeur unitaire finale des titres un abattement de 30 %. Par ailleurs, la société requérante ne saurait sérieusement soutenir que la valeur unitaire des titres aurait dû être fixée à 36,40 euros, cette valeur correspondant à 65 centimes d’euros de plus que la valeur des titres retenues pour l’année 2012, alors qu’il est constant qu’entre 2012 et 2014 le chiffre d’affaires de la société Avenir communication a augmenté de 25 % et ses bénéfices, de 44 %.
Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, la SARL Avie n’est pas fondée à soutenir que la méthode retenue par l’administration fiscale pour l’évaluation des titres a occulté plusieurs facteurs contextuels essentiels, présente un caractère partial et est dépourvue de fiabilité au regard des énonciations du guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés. De même, la minoration du prix de cession des titres de la société Avie communication de 140 % par rapport à leur valeur réelle doit être regardée comme établie par l’administration fiscale, ainsi que le caractère significatif de cet écart.
S’agissant de l’intention libérale :
Ainsi qu’il a été dit au point 3, dans les cas où les parties sont liées par une relation d’intérêts, l’intention d’octroyer et de recevoir une libéralité est présumée. Cette intention s’apprécie à la date de la cession.
Il est constant qu’à la date de la cession des titres en litige, la cédante des titres de la société Avenir communication, Mme A..., était également la gérante et l’associée majoritaire de la SARL Avie, société cessionnaire. Compte tenu de cette relation d’intérêt, l’intention libérale est ainsi présumée.
Pour renverser cette présomption, la société requérante se prévaut d’une part du contexte familial conflictuel dans lequel la cession des titres de la société Avenir communication est intervenue, qui rendait selon elle impératif, pour la survie de cette société, le rééquilibrage de son capital entre Mme A... et son frère. Si les échanges de courriels entre ces derniers datés de 2013 et produits par la société requérante, témoignent de ce que des discussions étaient alors en cours quant à la répartition du capital de la société Avenir communication entre eux, ils ne permettent toutefois pas de justifier de ce que la cession des titres de cette société à un prix très significativement minoré était, comme la SARL Avie le soutient, la contrepartie de la survie de l’entreprise. Si la société requérante produit un courriel du frère de Mme A... indiquant qu’il n’était pas possible pour lui d’accepter un rachat de part plus élevé et qu’en cas de désaccord il avait pour intention de monter une autre structure, celui-ci, daté du 6 juin 2019, est toutefois postérieur aux rectifications effectuées à son encontre, de même que l’attestation de l’expert-comptable du 7 juin 2019. En outre, les propositions de financement bancaire produites ne permettent pas de démontrer, compte tenu notamment des montants de financement proposés, que le prix des titres aurait dû être réduit pour que les opérations de cession puissent être conclues en 2014 et 2015. Dans ces circonstances, la SARL Avie n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que l’administration fiscale a considéré qu’elle avait eu l’intention de recevoir une libéralité lors de ces opérations de cession.
Sur les pénalités :
Aux termes de l’article 1729 du code général des impôts : « Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; (...) ».
Il résulte de l’instruction que l’administration fiscale s’est fondée, pour faire application de la majoration de 40 % prévue par les dispositions précitées de l’article 1729 du code général des impôts, sur les éléments précédemment exposés, dont il ressort que la SARL Avie a acquis les titres de la société Avenir communication à un prix significativement minoré et qu’elle avait ainsi bénéficié d’une libéralité. L’administration fiscale a également relevé que la société Avie, en tant que dirigeante et actionnaire principale de la société Avenir communication, connaissait la valeur et les perspectives économiques de cette dernière, éléments permettant d’apprécier la véritable valeur de ses titres. Ainsi, l’administration doit être regardée comme apportant la preuve du caractère délibéré des manquements reprochés à la société requérante.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL Avie doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance le versement de la somme que demande le requérant au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Avie est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Avie et à la directrice de la direction spécialisée de contrôle fiscal Centre-Ouest.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
M. Barès, premier conseiller,
Mme Frelaut, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2025.
La rapporteure,
L. FRELAUT
La présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La greffière,
C. MICHAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.