mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2111437 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13 |
| Avocat requérant | SELAS DE BODINAT - ECHEZAR AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 6 octobre 2021 sous le n° 2111221, et des pièces complémentaires enregistrées le 13 octobre 2021, Mme A D, représentée par Me Echezar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 avril 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire lui a notamment confirmé qu'elle était redevable d'un indu de 2 041 euros d'aide personnalisée au logement (APL) pour la période du 1er février au 31 août 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il est impossible d'identifier l'auteur de la décision attaquée, ainsi que sa signature ;
- toute action en recouvrement est prescrite, en application des dispositions de l'article L.821-7 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale, dès lors que le délai de deux ans depuis la découverte des indus est écoulé ;
- la CAF s'est abstenue de reprendre une décision relative au constat d'indu d'APL ; elle s'est contentée de reprendre une décision de rejet du recours gracieux qu'elle avait initialement formé ;
- la décision est entachée d'erreurs de fait ; la CAF a considéré qu'elle avait une vie maritale avec M. B depuis le 1er juin 2015, alors qu'ils ne vivaient plus ensemble depuis le 3 janvier 2014, les seuls éléments produits ne correspondant pas à la définition du concubinage au sens de l'article 515-8 du code civil, qui exige une vie stable et continue dans le même logement.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2023, la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II - Par une requête enregistrée le 11 octobre 2021 sous le n° 2111437 et des pièces complémentaires enregistrées le 25 octobre 2021, Mme A D, représentée par Me Echezar, doit être regardée comme formant opposition à la contrainte du 22 septembre 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire lui demande le remboursement d'une somme totale de 2 041 euros correspondant à un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL). Elle demande également au tribunal de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de la décision attaquée ;
- toute action en recouvrement est prescrite, en application des dispositions de l'article L.821-7 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale, dès lors que le délai de deux ans depuis la découverte des indus est écoulé ;
- la décision est entachée d'erreurs de fait ; la CAF a considéré qu'elle avait une vie maritale avec M. B depuis le 1er juin 2015, alors qu'ils ne vivaient plus ensemble depuis le 3 janvier 2014, les seuls éléments produits ne correspondant pas à la définition du concubinage au sens de l'article 515-8 du code civil, qui exige une vie stable et continue dans le même logement.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2023, la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Baufumé, première conseillère, en application de l'article R. 222 - 13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a, sur sa proposition, dispensé la rapporteure publique de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Baufumé a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 6 décembre 2017, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire a confirmé à Mme D, à la suite de son recours administratif préalable formé contre une décision du 15 septembre 2017, qu'elle était redevable notamment, d'un indu de 2 041 euros d'aide personnalisée au logement pour la période du 1er février au 31 août 2017. Par un jugement n° 180043-1810220 du 15 juillet 2020, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a annulé cette décision du 6 décembre 2017 sur le moyen tiré du défaut d'exercice, par le directeur de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire, de la compétence qu'il tient des dispositions du 1° de l'article L. 351-14 du code de la construction et de l'habitation, ensemble la contrainte signifiée le 12 octobre 2018 tendant à récupérer la somme précitée.
2. Par une décision du 13 avril 2021, la caisse d'allocations familiales (CAF) de Maine-et-Loire a confirmé à Mme D qu'elle était bien redevable de l'indu susmentionné de 2 041 euros d'aide personnalisée au logement pour la période du 1er février au 31 août 2017. Par une contrainte émise le 22 septembre 2021, la CAF a sommé Mme D de rembourser cette somme de 2 041 euros. Par la requête n° 2111221, Mme D demande l'annulation de la décision du 13 avril 2021. Par la requête n°2111437, elle doit être regardée comme formant opposition à la contrainte émise le 22 septembre 2021.
3. Les requêtes n° 2111221 et n°2111437, qui concernent une même allocataire, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
4. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
Sur les moyens relatifs à la régularité de la décision du 13 avril 2021 et de la contrainte du 22 septembre 2021 :
5. En premier lieu, par une décision du 1er octobre 2020, la directrice de la CAF de Maine-et-Loire a donné délégation de signature à Mme E C, gestionnaire litiges et créances, à l'effet de signer, notamment, dans le cadre du recouvrement unifié, les actes de recouvrement forcé et les courriers aux allocataires se rapportant à ses activités principales, parmi lesquelles figurent le règlement des créances et le recouvrement. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de Mme C, signataire de la décision attaquée du 13 avril 2021 et de la contrainte du 22 septembre 2021, doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". ". La décision en litige du 13 avril 2021 comporte la signature de son auteur et la mention de ses prénom et nom ainsi que de sa qualité de gestionnaire litiges et créances. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de forme entachant la décision attaquée doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation : " () Le directeur de l'organisme payeur statue, après avis de la commission de recours amiable () sur : () 2° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre de l'aide personnalisée au logement ou de la prime de déménagement. () ".
8. Il résulte des termes mêmes de la décision attaquée du 13 avril 2021 que la CAF de Maine-et-Loire a bien pris une décision, en application des dispositions de l'article L.825-3 du code de la construction et de l'habitation, aux termes de laquelle elle a confirmé l'indu d'APL d'un montant de 2 041 euros au titre de la période du 1er février au 31 août 2017 et a, de ce fait, confirmé le rejet du recours administratif préalable obligatoire qui avait été formé par Mme D. Il s'en suit que cette dernière n'est pas fondée à soutenir que la CAF s'est abstenue de prendre une telle décision.
Sur les autres moyens, communs aux deux requêtes :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 821-7 du code de la construction et de l'habitation en vigueur depuis le 1er septembre 2019 : " L'action pour le paiement de l'aide personnelle au logement et pour le recouvrement des sommes indûment payées se prescrit dans les conditions prévues à l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale. La prescription est interrompue par l'une des causes prévues par le code civil. " Aux termes de l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. La prescription est interrompue tant que l'organisme débiteur des prestations familiales se trouve dans l'impossibilité de recouvrer l'indu concerné en raison de la mise en œuvre d'une procédure de recouvrement d'indus relevant des articles L. 553-2, L. 821-5-1 ou L. 845-3, L. 844-3 (1) du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ou L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation ". Il résulte également des articles 2241 et 2242 du code civil qu'un recours juridictionnel, quel que soit l'auteur du recours, interrompt le délai de prescription et que l'interruption du délai de prescription par cette demande en justice produit ses effets jusqu'à l'extinction de l'instance.
10. Il résulte de l'instruction que par un jugement, susmentionné, du 15 juillet 2020, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 6 décembre 2017 et la contrainte du 12 octobre 2018 portant sur l'indu d'APL, lui-même portant sur la période du 1er février au 31 août 2017. Il en résulte, par ailleurs, que par une nouvelle décision, du 13 avril 2021, attaquée, la CAF a confirmé l'existence de cet indu puis a émis la contrainte, également attaquée, du 22 septembre 2021.
11. Il résulte de ce qui précède que la saisine du tribunal, et en ce cas jusqu' à la notification du jugement, ainsi que les décisions des 6 décembre 2017 et 13 avril 2021 et les contraintes des 12 octobre 2018 et 22 septembre 2021 sont des actes interruptifs de la prescription biennale prévue par l'article L.553-1 du code de la sécurité sociale. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'action en recouvrement de la somme indûment versée serait prescrite doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 351-3 du code de la construction et de l'habitation, alors en vigueur: " Le montant de l'aide personnalisée au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : 1° La situation de famille du demandeur de l'aide occupant le logement et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; () ". L'article R. 351-5 du même code, alors en vigueur, dispose que : " I. - Les ressources prises en considération pour le calcul de l'aide personnalisée sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de l'année civile précédent la période de paiement prévue par l'article R. 351-4 et qui y résident encore au moment de la demande ou au début de la période de paiement. ". L'article R. 351-29 de ce code, alors en vigueur, précise que : " Pour l'application de la présente section : - est assimilé au conjoint mentionné aux articles R. 351-1, R. 351-1-1, R. 351-5 à R. 351-8, R/ 351-10 à R. 351-14-1 et R. 351-17, la personne vivant en concubinage avec le bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement ou le partenaire lié à celui-ci par un pacte civil de solidarité ".
13. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
14. Il résulte de l'instruction que l'indu d'aide personnalisée au logement mis à la charge de la requérante et dont l'intéressée conteste le bien-fondé provient de ce qu'aurait été constatée la vie maritale de Mme D à compter du mois de juin 2015, contrairement à ce qu'elle a déclaré à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire.
15. Il résulte de l'instruction que, dans le cadre d'un contrôle de situation diligenté par les services de la CAF de Maine-et-Loire, l'agent de contrôle assermenté a obtenu communication des relevés de compte bancaire de Mme D et de contrats d'assurance automobiles mettant au jour, d'une part, 25 virements du compte de l'intéressée vers celui de son ancien concubin, entre le 10 janvier 2016 et le 27 avril 2017 pour un montant total de 2 945 euros, et, d'autre part, le fait que le nom de Mme D et celui du père de son enfant étaient tous deux portés sur deux contrats d'assurance automobile, respectivement datés du 16 juin 2015 et du 22 décembre 2015. Si Mme D soutient que les sommes versées à son ancien compagnon étaient destinées à lui rembourser une somme qu'il lui avait prêtée, elle n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations. Elle se borne également à soutenir, sans l'établir, qu'elle figurait sur les deux contrats d'assurance susmentionnés dans le cadre de son exercice professionnel au sein de l'épicerie de son ancien conjoint.
16. Il résulte par ailleurs de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête du 11 juillet 2017, rédigé à la suite d'un contrôle de situation diligenté par la CAF de la Mayenne, ainsi que d'une attestation de la maire de la commune dans laquelle le père de l'enfant de Mme D résidait jusqu'au mois de février 2017, que ce dernier et Mme D étaient en couple depuis le courant de l'année 2014 et jusqu'en 2017. Si Mme D soutient qu'elle vivait séparée du père de son enfant depuis le 3 janvier 2014, les pièces qu'elle produit, composées des avis d'imposition des intéressés au titre des revenus de 2017, de leurs taxes d'habitation et de leurs comptes bancaires séparés ainsi que de l'attestation d'hébergement de la fille de son ancien compagnon et du CCAS Loire-Authion, sont majoritairement postérieures à la période de référence ayant permis de calculer l'indu en litige. En outre, elles ne permettent pas, à elles seules, d'établir une résidence séparée. Enfin, Mme D n'apporte aucune pièce permettant d'établir, comme elle le soutient, qu'elle résidait, avant janvier 2017, en Maine-et-Loire alors que le père de son enfant résidait en Mayenne.
17. Il résulte de tout ce qui précède que si Mme D soutient qu'elle ne vit plus maritalement avec le père de son enfant depuis le 3 janvier 2014, elle ne produit aucun élément permettant de contredire les constatations figurant aux termes des rapports de contrôle susmentionnés, qui font foi jusqu'à preuve du contraire et aux termes desquels il a été conclu à l'existence d'une vie commune à compter du 1er juin 2015, et sur lesquels sont fondées la décision attaquée du 13 avril 2021 et la contrainte du 22 septembre 2021 à laquelle elle a formé opposition. Il résulte de tout ce qui précède que c'est à bon droit que la CAF de Maine-et-Loire a considéré que Mme D pouvait être regardée comme menant une vie de couple stable et continue caractérisant une relation de concubinage et édicté ces deux décisions.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes formées par Mme D doivent être rejetées, en toutes leurs conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2111221 et n°2111437 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.
La magistrate désignée,
A. BAUFUMÉ
Le greffier,
P. VOSSELER
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement et de la rénovation urbaine
en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées,
de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N° 2111221, 2111437
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026