LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200250

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200250

mardi 12 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200250
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationPrésident 1 : M. DURUP DE BALEINE - R. 222-13
Avocat requérantGENDREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 janvier 2022 et le 25 mai 2023, M. A B, représenté par Me Gendreau, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune d'Epieds à lui verser en réparation la somme de 4 213, 04 euros ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Epieds le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a endommagé sa voiture en passant sur un ralentisseur rue du Péage, dans le hameau de Bizay à Epieds le 10 mars 2019 ;

- ce ralentisseur, de type trapézoïdal, n'est pas conforme à l'article 4.3 de la norme NF P 98-300 de juin 1994 ;

- il n'est pas conforme au décret du 27 mai 1994 ;

- la responsabilité de la commune d'Epieds est en conséquence engagée ;

- le préjudice s'établit à 4 213, 04 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2022, la commune d'Epieds conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le décret n° 84-74 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 ;

- le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Durup de Baleine en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Durup de Baleine, président-rapporteur ;

- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 10 mars 2019 vers midi, le véhicule conduit par M. B a, rue du Péage à Epieds, dans la traversée du hameau de Bizay, correspondant à la route départementale 110, heurté un ralentisseur. La voiture de M. B a été endommagée. Par une décision du 26 mars 2019, la maire d'Epieds n'a pas fait droit à la demande de M. B tendant à ce que la commune prenne en charge les coûts en étant résulté. M. B demande au tribunal de condamner cette commune à lui payer la somme de 4 213, 04 euros en réparation d'un préjudice matériel et une somme en réparation d'un préjudice moral.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage, des dommages qu'il a subis à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public, l'usager de cet ouvrage doit démontrer devant le juge, d'une part, la réalité de son préjudice, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur elle, il incombe à la collectivité maître d'ouvrage soit d'établir qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.

3. Aux termes de l'article 1er du décret du 27 mai 1994 relatif aux caractéristiques et aux conditions de réalisation des ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal : " Les ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal sont conformes aux normes en vigueur. / Les modalités techniques d'implantation et de signalisation des ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal doivent être conformes aux règles édictées en annexe du présent décret. ".

4. Aux termes de l'article 12 du décret du 26 janvier 1984 fixant le statut de la normalisation, abrogé depuis le 18 juin 2019 : " () l'application d'une norme homologuée () peut être rendue obligatoire par arrêté du ministre chargé de l'industrie et, le cas échéant, des autres ministres intéressés () ". L'article 17 du décret du 16 juin 2009 relatif à la normalisation dispose : " Les normes sont d'application volontaire. / Toutefois, les normes peuvent être rendues d'application obligatoire par arrêté signé du ministre chargé de l'industrie et du ou des ministres intéressés. / () ".

5. M. B soutient que le ralentisseur que sa voiture a heurté le 10 mars 2019 est de type trapézoïdal et que ce ralentisseur ne respecte pas les caractéristiques techniques énoncées par la norme NF P 98-300 homologuée par le directeur général de l'association française de normalisation le 16 mai 1994 pour prendre effet le 16 juin 1994 et relatives aux caractéristiques géométriques et aux conditions de réalisation des ralentisseurs de type dos d'âne ou de type trapézoïdal. Toutefois, cette norme n'a, sur le fondement de l'article 12 du décret du 26 janvier 1984 avant son abrogation en 2009 ou sur celui de l'article 17 du décret du 16 juin 2009 depuis cette abrogation, pas été rendue obligatoire ou d'application obligatoire dans les conditions prévues par ces articles 12 puis 17. Il en résulte que, pour l'application de l'article 1er du décret du 27 mai 1994, cette norme NF P 98-300 n'est pas une norme en vigueur, cet article 1er n'ayant ni pour objet ni pour effet de déroger aux articles 12 du décret du 26 janvier 1984 puis 17 du décret du 16 juin 2009. Par suite, la circonstance que le ralentisseur en l'espèce en cause présenterait des caractéristiques techniques différentes de celles mentionnées dans cette norme homologuée le 16 mai 1994 n'est pas de nature à constituer un vice de conception ou un défaut d'aménagement ou d'entretien normal d'un tel ouvrage public de nature à engager, même sans faute, la responsabilité du maître de l'ouvrage à l'égard d'un usager.

6. Il ne résulte pas de l'instruction que les caractéristiques du ralentisseur heurté par la voiture de M. B le 10 mars 2019 lui auraient conféré le caractère d'un ouvrage exceptionnellement dangereux, de nature à engager la responsabilité du maître de l'ouvrage envers les usagers même en l'absence de vice de conception ou d'un défaut d'aménagement ou d'entretien normal.

7. Il résulte de l'instruction que le ralentisseur mis en cause par le requérant était, rue du Péage, dans la traversée du hameau de Bizay, aménagé dans une agglomération au sens de l'article R. 110-2 du code de la route et sur une section de voie localement limitée à 30 km/h, cette limitation de vitesse faisant l'objet d'une signalisation régulière. En outre, la signalisation de ce ralentisseur était conforme aux dispositions de l'arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et des autoroutes.

8. Si M. B se prévaut de la circonstance que le ralentisseur dont s'agit ne comportait pas de passage piétons, en méconnaissance des exigences du premier alinéa de l'article 5 de l'annexe au décret du 27 mai 1994, ne résulte toutefois pas de l'instruction l'existence d'un lien de causalité entre l'absence de ce passage piétons et les dommages occasionnés au véhicule de M. B.

9. Il ne résulte pas de l'instruction que la section de la rue du Péage sur laquelle était aménagé le ralentisseur heurté par la voiture de M. B le 10 mars 2019 aurait constitué une voie de desserte de transport public de personnes, au sens et pour l'application du troisième alinéa de l'article 3 de l'annexe au décret du 27 mai 1994.

10. Il résulte de ce qui précède que le ralentisseur heurté le 10 mars 2019 par la voiture de M. B ne présentait pas un vice de conception ou un défaut d'aménagement, de nature à engager la responsabilité de la commune d'Epieds envers les usagers de la voie publique dont le véhicule aurait heurté cet ouvrage. Compte tenu de la localisation de ce ralentisseur rue du Péage dans la traversée du hameau de Bizay ainsi que la signalisation de cet ouvrage et de la limitation de vitesse à 30 km/h signalisée rue du Péage, la commune d'Epieds établit qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la condamnation de la commune d'Epieds à lui verser en réparation la somme de 4 213, 04 euros.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune d'Epieds, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Epieds.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024.

Le magistrat désigné,

A. DURUP DE BALEINE

La greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026