LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2203163

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2203163

mercredi 27 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2203163
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantAVOCATS CONSEILS REUNIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2022, le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans, représenté par son président en exercice, par Me Buffet, demande au juge des référés de prescrire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise afin de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres affectant le réseau d'assainissement pluvial dans le secteur des virages du Chemin aux Bœufs et des S bleus, ainsi qu'un bassin de rétention (construction des ouvrages de régulation et de rétention d'un volume de 5 800 m3 et de traitement d'eaux pluviales).

Il soutient que :

-la réception des travaux a été établie le 19 avril 2021 avec des réserves ;

-dans les mois qui ont suivi, plusieurs désordres ont été constatés sur les installations tels que les débordements des deux décanteurs-pollueurs ;

-les désordres en cause ont fait l'objet d'un constat d'huissier les 22 et 23 juillet 2021 ;

-une expertise judiciaire est utile.

Par un mémoire, enregistré le 20 avril 2022, la société Eurovia Atlantique, représentée par Me David, demande au juge des référés de :

1°) lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise tout en formulant ses plus expresses protestations et réserves sur le principe de sa responsabilité ;

2°) dire que la mission d'expertise sera circonscrite aux désordres dénoncés dans la requête et dans les pièces annexes.

Par un mémoire, enregistré le 23 mai 2022, la société Artelia Ville et Transport, représentée par Me Gauvin, demande au juge des référés de :

1°) prendre acte de ce que la société Artelia formule toutes protestations et réserves d'usage sur le principe de la demande d'expertise ;

2°) dire que les dépens de l'instance suivront le sort de l'éventuelle instance au fond.

La requête a été communiquée à la société Sogea Atlantique, à la société Eurovia Atlantique, à la société Soderef, à la société Thema Environnement et à la société Techneau qui n'ont pas produit de mémoire dans le délai imparti.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En 2015, le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a souhaité procéder à des travaux d'assainissement pluvial sur le circuit des 24 heures du Mans, en particulier la réfection du réseau secteur dans le secteur des virages du Chemin des Bœufs et des S bleus, et à la construction d'un bassin de rétention. Les travaux ont été réceptionnés avec réserves le 19 avril 2021. Dans les mois suivants, plusieurs désordres ont été constatés et ont fait l'objet d'un procès-verbal de constat d'huissier les 22 et 23 juillet 2021. Le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans demande au juge des référés de prescrire une mesure d'expertise en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres affectant le réseau d'assainissement pluvial dans le secteur des virages du Chemin aux Bœufs et des S bleus, ainsi qu'un bassin de rétention (construction des ouvrages de régulation et de rétention d'un volume de 5 800 m3 et de traitement d'eaux pluviales).

Sur l'utilité et l'objet de la mesure d'expertise :

2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

3. En l'état de l'instruction, la mesure d'expertise judiciaire demandée par le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans revêt un caractère utile, tant en ce qu'elle porte sur la nature, l'origine et les causes des désordres qu'en ce qui concerne les préjudices subis. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur les réserves exprimées :

4. Il n'appartient pas au juge des référés de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les dépens :

5. Devant les juridictions administratives, il appartient au président de la juridiction, et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les frais et honoraires qui seront dus à l'expert et de désigner la partie qui en assumera la charge. Il s'ensuit que les conclusions de la société Artelia Ville et Transport sur les dépens de l'instance ne peuvent être accueillies.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B A demeurant 3 rue des Mauges, lieu-dit " Verret ", à La Chaussaire (49600), est désigné comme expert avec pour mission de :

1°) se rendre sur les lieux, entendre les parties et prendre connaissance de tous documents utiles relatifs aux travaux de construction du réseau d'assainissement pluvial dans le secteur des virages du Chemin aux Bœufs et des S bleus, ainsi qu'un bassin de rétention (construction des ouvrages de régulation et de rétention d'un volume de 5 800 m3 et de traitement d'eaux pluviales) ;

2°) rappeler et préciser les liens contractuels unissant les parties, les missions confiées par le maître d'ouvrage à chacun des constructeurs qu'il attrait à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ;

3°) procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres affectant le réseau d'assainissement pluvial dans le secteur des virages du Chemin aux Bœufs et des S bleus, ainsi qu'un bassin de rétention (construction des ouvrages de régulation et de rétention d'un volume de 5 800 m3 et de traitement d'eaux pluviales) ;

4°) décrire les désordres et malfaçons qui seraient constatés et réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire s'ils sont de nature à compromettre la solidité des ouvrages ou de les rendre impropre à leur destination et de préciser si ces désordres présentent un caractère évolutif ;

5°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres qui affectent le réseau d'assainissement pluvial dans le secteur des virages du Chemin aux Bœufs et des S bleus, ainsi qu'un bassin de rétention (construction des ouvrages de régulation et de rétention d'un volume de 5 800 m3 et de traitement d'eaux pluviales) en cause, en précisant s'ils sont imputables aux travaux de construction, à la conception, à un défaut de direction ou de surveillance, à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien, dans le cas de causes multiples, d'évaluer la part d'imputabilité à chacune d'elles ;

6°) proposer, le cas échéant, les mesures conservatoires nécessaires et évaluer leur coût ;

7°) indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité des ouvrages et un usage propre à leur destination, en précisant s'il en résulte une plus-value pour les ouvrages en cause ;

8°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.

Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira sa mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, recourir à un sapiteur qui sera préalablement désigné par le président du tribunal administratif.

Article 3 : L'expert effectuera sa mission au contradictoire de :

-le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans,

-la société Sogea Atlantique,

-la société Eurovia Atlantique,

-la société Soderef,

-la société Thema Environnement,

-la société Artelia Ville et Transport,

-la société Techneau.

Article 4 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 5 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport avant le 31 mars 2023. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 6 : Les frais et honoraires de l'expertise seront taxés ultérieurement par le tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans, à la société Sogea Atlantique, à la société Eurovia Atlantique, à la société Soderef, à la société Thema Environnement, à la société Artelia Ville et Transport, à la société Techneau et à M. A, expert.

Fait à Nantes, le 27 juillet 2022.

Le juge des référés,

B. ISELIN

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2203163

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions