vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203997 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ORATIO ANGERS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 24 septembre 2020 sous le n° 2009566, la société par actions simplifiée (SAS) Colmadis, représentée par Me Hery, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 à raison de son établissement situé au 5919, boulevard Edouard Colbert à Maulévrier (Maine-et-Loire) ;
2°) mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle remplit les conditions lui permettant de bénéficier, au titre de l'année 2018, de l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue au 4 du III de l'article 1521 du code général des impôts ;
- elle est fondée à invoquer, par voie d'exception, l'illégalité de la délibération du 17 décembre 2018 par laquelle l'agglomération du Choletais a fixé à 9,11 % le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères au titre de l'année 2018 ;
- elle est fondée à se prévaloir du paragraphe 400 du BOI-REC-PREA-10-10-20 du 18 février 2019 en application de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales dès lors que les avis d'imposition nos 1949650193468 et 1949650193469 sont irréguliers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2021, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Colmadis ne sont pas fondés.
Par un mémoire en intervention enregistré le 11 mai 2023, l'agglomération du Choletais, représentée par Me Brossard, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Colmadis ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er février 2021 et 11 octobre 2021 sous le n° 2101152, la SAS Colmadis, représentée par Me Hery, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de son établissement situé au 5919, boulevard Edouard Colbert à Maulévrier (Maine-et-Loire) ;
2°) mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle remplit les conditions lui permettant de bénéficier de l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue au 4 du III de l'article 1521 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2021, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Colmadis ne sont pas fondés.
Par un mémoire en intervention enregistré le 3 janvier 2024, l'agglomération du Choletais, représentée par Me Brossard, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Colmadis ne sont pas fondés.
III. La SAS Colmadis a adressé à l'administration fiscale une réclamation du 8 octobre 2021, transmise pour attribution à la direction départementale des finances publiques du Maine-et-Loire, qui a été soumise d'office au tribunal en application des articles R. 199-1 et R. 200-3 du livre des procédures fiscales et enregistrée le 29 mars 2022 sous le n° 2203997.
Par cette réclamation, la SAS Colmadis, représentée par Me Hery, demande que soit prononcée la décharge de la cotisation primitive de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2021 à raison de son établissement situé au 5919, boulevard Edouard Colbert à Maulévrier (Maine-et-Loire).
Elle soutient qu'elle remplit les conditions lui permettant de bénéficier de l'exonération de taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévues au 4 du III de l'article 1521 du code général des impôts.
Par un mémoire en intervention enregistré le 3 janvier 2024, l'agglomération du Choletais, représentée par Me Brossard, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SAS Colmadis ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Benoist,
- les conclusions de M. Huin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes de la SAS Colmadis, enregistrées sous les nos 2009566, 2101152, 2203997 concernent la situation du même contribuable au regard de la même imposition. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
2. La SAS Colmadis est propriétaire de locaux situés au 5919, boulevard Edouard Colbert à Maulévrier (Maine-et-Loire) à raison desquels elle a été assujettie à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères au titre des années 2018, 2019, 2020 et 2021. Par des réclamations préalables des 25 septembre 2019, 24 janvier 2020 et 8 octobre 2021, elle a contesté ces impositions au titre des années 2018 et 2020. L'administration a rejeté ces dernières réclamations par des décisions du 7 août 2020 et du 14 décembre 2020, et a soumis d'office au tribunal la dernière réclamation relative à l'année 2021. Par ses requêtes, la SAS Colmadis demande la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 à 2021.
Sur l'intervention de l'agglomération du Choletais :
3. Est recevable à former une intervention, devant le juge du fond, toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige. Il résulte de la nature et de l'objet du contentieux exposé au point 2, que l'agglomération du Choletais, dont fait partie la commune de Maulévrier, justifie d'un intérêt de nature à la rendre recevable à intervenir devant le juge de l'impôt compte tenu de la particularité des litiges en matière de taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Son intervention doit, dès lors, être admise.
Sur le bien-fondé des impositions en litige :
En ce qui concerne l'application de la loi fiscale :
4. D'une part, aux termes de l'article 1520 du code général des impôts : " I. Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte () dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal. () ". Aux termes de l'article 1521 du même code : " I. - La taxe porte sur toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties ou qui en sont temporairement exonérées () III. () 4. Sauf délibération contraire des communes ou des organes délibérants de leurs groupements, les locaux situés dans la partie de la commune où ne fonctionne pas le service d'enlèvement des ordures sont exonérés de la taxe. ". D'autre part, aux termes de l'article 1639 A bis du même code : " I. - Les délibérations des collectivités locales et des organismes compétents relatives à la fiscalité directe locale, autres que celles fixant soit les taux, soit les produits des impositions, et que celles instituant la taxe d'enlèvement des ordures ménagères mentionnée à l'article 1520 () doivent être prises avant le 1er octobre pour être applicables l'année suivante. () ".
5. Il résulte de l'instruction que, par une délibération du 18 septembre 2017, le conseil de l'agglomération du choletais a, d'une part, arrêté pour 2018 sur l'ensemble du territoire de l'agglomération du choletais un taux unique de taxe d'enlèvement des ordures ménagères de 9,11% et, d'autre part, décidé de n' " appliquer aucune exonération sur l'ensemble du territoire de l'agglomération du choletais pour la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), autre que celles prévues de droit par le code général des impôts ". Il s'ensuit que par cette délibération, l'agglomération du Choletais a décidé de ne pas appliquer d'exonération facultative de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, dont celle prévue au 4 du III de l'article 1521 du code général des impôts, sur tout le territoire de l'agglomération. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que cette délibération, en tant qu'elle exclut toute exonération facultative, n'avait pas à être renouvelée chaque année en application des dispositions de l'article 1639 A bis du code général des impôts et qu'elle n'a pas été remise en cause au cours des années en litige. Dans ces conditions, compte tenu de la délibération contraire du 18 septembre 2017 adoptée par l'agglomération du Choletais, la SAS Colmadis ne peut se prévaloir de ce que ses locaux seraient situés dans la partie de la commune où ne fonctionne pas le service d'enlèvement des ordures ménagères et n'est ainsi pas fondée à solliciter le bénéfice de l'exonération prévue au 4 du III de l'article 1521 du code général des impôts au titre des années 2018, 2020 et 2021.
6. En second lieu, la société requérante excipe, à l'appui de ses conclusions à fin de décharge, de l'illégalité de la délibération du 18 septembre 2017 par laquelle le conseil de l'agglomération du Choletais a fixé le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2018 à 9,11 %. Elle soutient que cette délibération est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 1520 du code général des impôts, les recettes générées par cette taxe dépassant de manière manifeste le coût du service non couvert par les recettes non fiscales.
Quant au cadre du litige :
7. Aux termes du I de l'article 1520 du code général des impôts, dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 applicable aux délibérations fixant le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à compter du 1er janvier 2016 : " Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal () ". Aux termes de l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue de la loi précitée : " Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes peuvent instituer une redevance spéciale afin de financer la collecte et le traitement des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14. / Ils sont tenus de l'instituer lorsqu'ils n'ont institué ni la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du présent code ni la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1520 du code général des impôts. / Ils ne peuvent l'instituer s'ils ont institué la redevance prévue à l'article L. 2333-76 () / Elle est calculée en fonction de l'importance du service rendu, notamment de la quantité des déchets gérés. Elle peut toutefois être fixée de manière forfaitaire pour la gestion de petites quantités de déchets ". L'article L. 2224-14 du même code précise que : " Les collectivités visées à l'article L. 2224-13 assurent la collecte et le traitement des autres déchets définis par décret, qu'elles peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières ".
8. D'une part, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas le caractère d'un prélèvement opéré sur les contribuables en vue de pourvoir à l'ensemble des dépenses budgétaires, mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses exposées par la commune ou l'établissement de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales et non couvertes par des recettes non fiscales affectées à ces opérations. Il s'ensuit que le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers, déduction faite, le cas échéant, du montant des recettes non fiscales de la section de fonctionnement, telles qu'elles sont définies par les articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du même code, relatives à ces opérations. A cet égard, les dépenses susceptibles d'être prises en compte sont constituées de la somme, telle qu'elle peut être estimée à la date du vote de la délibération fixant le taux de la taxe, de toutes les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales et des dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées.
9. D'autre part, il résulte des dispositions du I de l'article 1520 du code général des impôts que le législateur a entendu permettre aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale compétents, à compter du 1er janvier 2016, de couvrir les dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets non ménagers mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales au moyen, concurremment, du produit de la redevance spéciale de l'article L. 2333-78 du même code et, en tant que de besoin, du produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Dans ces conditions, l'institution de la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales n'implique pas nécessairement que son produit finance la totalité des dépenses de collecte et de traitement des déchets non ménagers, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pouvant également pourvoir au financement de ces dépenses pour leur part non couverte par cette redevance ou d'autres recettes non fiscales. Par suite, il y a lieu d'inclure le produit attendu de la redevance spéciale dans les recettes non fiscales devant être déduites du montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers pour apprécier le caractère non manifestement disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères fixé pour l'année en litige.
10. Il appartient au juge de l'impôt, pour apprécier la légalité d'une délibération fixant le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, de rechercher si le produit de la taxe, tel qu'estimé à la date de l'adoption de la délibération, les éléments définitifs postérieurs, notamment résultant du compte administratif, n'étant pris en compte qu'à défaut de précisions dans les dépenses estimées, n'est pas manifestement disproportionné par rapport au coût de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 précité, tel qu'il pouvait être estimé à cette même date, non couvert par les recettes non fiscales affectées à ces opérations. A ce titre, il appartient au juge de se prononcer au vu des résultats de l'instruction, au besoin après avoir demandé à la collectivité ou à l'établissement public compétent de produire ses observations ainsi que les éléments tirés de sa comptabilité permettant de déterminer le montant de ces dépenses estimé à la date de l'adoption de la délibération conformément.
Quant à la légalité de la délibération du 18 septembre 2017 :
11. En premier lieu, la somme des excédents de fonctionnement résultant de l'exécution des budgets des années précédentes et reportée en section de fonctionnement sous le nom " d'excédent de fonctionnement antérieur reporté " ne revêt pas, par nature, un caractère récurrent et ne peut, dès lors, être regardée comme une recette non fiscale de la section de fonctionnement au sens des dispositions de l'article L. 2331-2 du code général des collectivités territoriales qui, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige, prévoit que " Les recettes non fiscales de la section de fonctionnement comprennent : () 12° : toutes les autres recettes annuelles et permanentes ". Elle ne figure pas davantage au nombre des autres recettes non fiscales de la section de fonctionnement énumérées par les dispositions des articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction alors applicable. Par suite, il n'y a pas lieu d'inclure le report de l'excédent de la section de fonctionnement résultant de l'exécution du budget des années antérieures dans le calcul permettant d'apprécier le caractère non manifestement disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères au regard du coût du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et non ménagers non couverts par des recettes ordinaires non fiscales.
12. En second lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du budget annexe primitif de gestion des déchets de l'année 2018, sur lequel la juridiction doit se fonder préférentiellement pour apprécier la légalité de la délibération litigieuse, que le montant estimé des dépenses de collecte et de traitement de l'ensemble des déchets s'élève, pour l'année 2018, à 12 089 843 euros, le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à 9 822 877 euros et les recettes n'ayant pas le caractère fiscal à 2 225 966 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et non ménagers non couvertes par des recettes non-fiscales, s'élève ainsi à 9 863 877 euros. Il en résulte que le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui s'élève à 9 822 877 euros est inférieur au montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Il suit de là que le taux de cette taxe ne peut être regardé comme manifestement disproportionné.
13. Il résulte de ce qui précède que la SAS Colmadis n'est pas fondée à soutenir, par la voie de l'exception, que la délibération ayant fixé le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2018 est illégale.
En ce qui concerne l'application de la doctrine administrative :
14. La société requérante n'est pas fondée à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des commentaires administratifs publiés au bulletin officiel des finances publiques au paragraphe 400 du BOI-REC-PREA-10-10-20 du 18 février 2019 dès lors qu'ils sont relatifs à la procédure d'imposition et sont ainsi exclues du champ d'application de la garantie instituée par cet article.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Colmadis n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 à 2021.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes demandées par la SAS Colmadis au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la communauté d'agglomération du Choletais est admise.
Article 2 : Les requêtes de la SAS Colmadis sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Colmadis, au directeur par intérim de la direction régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique et à l'agglomération du Choletais.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Benoist, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2024.
La rapporteure,
L-L. BENOISTLa présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La greffière,
E. HAUBOIS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2009566, 2101152, 2203997
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026