mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2205486 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président 1 : M. DURUP DE BALEINE - R. 222-13 |
| Avocat requérant | OUTIN GAUDIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 avril 2022, Mme C B et M. A B, représentés par Me Gouedo, demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune de Changé et la société Gaëtan Caruel Infrastructures région Ouest à leur verser la somme de 3 498, 64 euros en réparation de leur préjudice matériel ;
2°) de condamner la SMACL à garantir le paiement ;
3°) de condamner les mêmes à leur verser la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'à supporter les dépens en ce compris les frais d'expertise à hauteur de 7 042, 18 euros.
Ils soutiennent que :
- ils demandent l'indemnisation d'un dommage de travaux publics ;
- la commune de Changé a réalisé des travaux de viabilisation du lotissement de la Fuye, en vue de la vente des parcelles du lotissement ;
- ils ont acheté à la commune une parcelle n° 34 sur ce lotissement viabilisé en vue d'y construire une maison d'habitation ;
- alors que les tranchées des fondations en vue de la construction de la maison étaient ouvertes pour leur coulage devant intervenir le lendemain, leur parcelle s'est trouvée inondée à la suite de fortes précipitations qui se sont abattues dans la nuit du 22 au 23 juin 2016 ;
- M. B a été dans l'obligation d'effectuer des travaux supplémentaires importants pour la reprise des travaux, ce qui a généré un surcoût à hauteur de 8 508, 13 euros ;
- Les travaux publics d'aménagement de la rue n'était pas achevée et elle était insuffisamment équipée, de sorte qu'elle n'a pas contenu et évacué correctement les eaux de pluie ;
- M. B avait fait observer, lors de la livraison de la parcelle n° 34, des traces d'écoulement d'eau sur la chaussée qui laissaient craindre des écoulements d'eau sur sa parcelle, mais cette alerte n'a pas été prise en compte par la commune, qui ne l'a pas répercutée au cabinet d'ingénierie chargé de la conception et de la réalisation des infrastructures du lotissement, cabinet qui a déterminé les prestations minimums à réaliser pour la livraison des parcelles, alors qu'il manquait un regard de collecte des eaux pluviales en partie basse de voirie ;
- la faute de la commune de Changé est établie en sa qualité de maître d'ouvrage et il en va de même du constructeur qui n'a pas réalisé avant livraison des parcelles un regard de collecte d'eau en partie basse de la voirie pourtant prévu ;
- la commune et son entrepreneur doivent être déclarés solidairement responsables ;
- le préjudice matériel est de 3 498, 64 euros.
Par une lettre du 3 octobre 2022, les parties ont, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, été informées que la décision à rendre paraît susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour en connaître, dès lors que la requête indique que M. et Mme B ont acheté à la commune la parcelle n° 34 du lotissement. Un tel contrat de mutation immobilière n'est pas un contrat administratif. Dès lors, il existe une relation contractuelle de nature civile entre M. et Mme B et la commune de Changé. En conséquence, le différend les opposant à cette commune sur la réparation des conséquences dommageables occasionnées à ce lot par l'inondation survenue à la suite des précipitations dans la nuit du 23 au 23 juin 2016 relève de la compétence de la juridiction civile, quand bien même le dommage serait imputé à un travail public constitué par les travaux de viabilisation du lotissement communal ou à un ouvrage public constitué par un ouvrage de captage des eaux relevant des ouvrages permettant la viabilisation du lotissement.
Par un mémoire, enregistré le 2 novembre 2022, M. et Mme B font valoir que le moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative n'est pas fondé.
Ils soutiennent que :
- sont des dommages de travaux publics ceux qui résultent de l'inexécution d'un travail public ou de l'absence d'un ouvrage ou d'un vice de conception ;
- les travaux de lotissement réalisés par la commune de Changé sont des travaux publics ;
- la relation contractuelle n'enlève pas le caractère de travaux publics aux ouvrages tels que l'assainissement et l'écoulement des eaux pluviales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2022, la société d'assurance mutuelle SMACL Assurances, représentée par Me Vendé, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. et Mme B le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est compétente pour en connaître, dès lors que, la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest n'étant pas cocontractante des époux B lors de la vente, le tribunal administratif ne saurait exclure sa compétence au motif que la commune aurait vendu le terrain litigieux ;
- la demande étant fondée uniquement sur la responsabilité délictuelle de la commune et de cette société, le tribunal ne saurait réinterpréter les conclusions adverses au point d'estimer que la responsabilité contractuelle civile serait invoquée ;
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision du 12 décembre 2017 rejetant la réclamation du 20 octobre 2017 n'a pas été contestée dans le délai de deux mois et que la requête est tardive ;
- la demande d'expertise est, dans ces conditions, irrecevable ;
- l'action en garantie contre la SMACL est irrecevable, dès lors que la SMACL n'étant pas l'assureur de la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest, elle ne saurait donc voir peser sur elle l'obligation de garantir la condamnation d'un tiers dont elle n'est pas l'assureur ;
- M. B a agi en pleine connaissance en réalisant ses travaux sur un terrain qu'il savait exposé à un risque d'inondation et, en l'absence d'aléa quant à la réalisation d'un tel risque, la responsabilité contractuelle de la SMACL Assurances résultant du marché public d'assurance conclu par la commune de Changé ne peut être mise en œuvre, tant son assuré que M. B connaissaient le risque et ses potentielles conséquences ;
- la responsabilité pour dommages de travaux publics n'est pas engagée en cas de faute de la victime ;
- M. B a commis une faute en engageant ses travaux sans attendre la finalisation de l'assainissement et sans consulter la météo, alors qu'il avait connaissance du risque d'inondation depuis l'origine de l'acquisition de son terrain ;
- n'est pas établi le lien direct de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice dont il est demandé réparation ;
- le préjudice allégué n'est pas établi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, la commune de Changé, représentée par Me Landais, conclut, à titre liminaire, à l'incompétence de la juridiction administrative, à titre principal, au rejet de la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, à titre subsidiaire au rejet de la requête comme mal fondée, à titre infiniment subsidiaire à ce que soit la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest la garantisse de toutes condamnations qui seraient prononcées à son encontre et, en tout état de cause, à ce que soit mis à la charge de M. et Mme B le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est incompétente pour en connaître ;
- la requête est irrecevable comme tardive ;
- la responsabilité de la commune de Changé n'est pas engagée ;
- le préjudice n'est pas justifié ;
- le cas échéant, la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest devra être condamnée à la garantir de toutes condamnations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 24 mai 1872 relative au Tribunal des conflits ;
- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Durup de Baleine en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 novembre 2023 :
- le rapport de M. Durup de Baleine, président,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 6 mai 2015 et un arrêté modificatif du 24 mars 2016, le maire de Changé (Mayenne) a délivré à la commune de Changé un permis d'aménager l'autorisant à créer un lotissement de 66 lots et 3 îlots sur un terrain situé au lieudit la Fuye, à Changé, la surface de plancher autorisée dans l'ensemble du lotissement étant de 34 075 m2.
2. Par un acte de réservation n° 25 du 25 janvier 2016, M. et Mme B ont déclaré se porter acquéreurs auprès de la commune de Changé, lotisseur, de la parcelle n° 34 au sein du lotissement de la Fuye. Par un acte authentique du 3 février 2016, la commune de Changé a promis à M. et Mme B de leur vendre ce lot n° 34 du lotissement de la Fuye, lot cadastré section YL n° 0061 d'une contenance de 425 m2 et constituant alors une parcelle de terrain à bâtir, affectée à la construction d'une maison d'habitation. Un permis de construire a été délivré à M. et Mme B le 6 juin 2016 et ils ont ensuite, par un acte authentique des 14 et 15 juin 2016, acheté ce terrain à cette commune.
3. Pour l'aménagement du lotissement de la Fuye, la commune de Changé a, par un marché public du 21 juin 2013, confié à la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest la maîtrise d'œuvre globale de la réalisation des travaux de voirie et réseaux divers.
4. Dans la nuit du 22 au 23 juin 2016, de fortes précipitations ont conduit à l'inondation du lot n° 34 de M. et Mme B, sur lequel les travaux de construction d'une maison individuelle avaient commencé. Les tranchées de fondation que M. B avait creusées en vue du coulage du béton ont été endommagées par l'eau. Pour rétablir les semelles de fondation, il a été nécessaire de réaliser des fouilles plus larges, ayant nécessité un volume de béton supérieur à celui initialement envisagé. Lors de la survenance de ce sinistre, les travaux de voirie du lotissement menés sous la maîtrise d'ouvrage de la commune, lotisseur, n'étaient pas achevés.
5. Par une lettre du 1er juillet 2016, M. et Mme B, imputant le dommage occasionné au chantier de construction de leur maison aux caractéristiques de cette voirie, alors non aménagée pour prévenir ou limiter, en cas de fortes précipitations, les risques d'inondation du terrain de M. et Mme B situé en contrebas de ladite voirie, ont saisi le maire de Changé d'une demande de réparation du préjudice occassionné par l'inondation de leur terrain. Saisi le 27 octobre 2017 d'une demande de réparation présentée par la société Groupama, assureur de M. et Mme B et par une décision du 12 décembre 2017, le maire de Changé a rejeté cette demande.
6. Le 12 juillet 2018, M. et Mme B ont saisi le juge des référés du tribunal administratif de Nantes d'une requête tendant à ce que soit prescrite une expertise. Il a été fait droit à cette demande par une ordonnance n° 1806347 du 3 septembre 2018. Par une ordonnance n° 1901051 du 1er avril 2019, cette expertise a, à la demande de la commune de Changé, été étendue à la société Gaëtan Caruel Infrastructures Région Ouest. L'expert a remis son rapport le 15 janvier 2020.
7. Le 30 décembre 2021, M. et Mme B ont saisi le maire de Changé d'une réclamation indemnitaire tendant à ce que cette commune leur verse une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'inondation dans la nuit du 22 au 23 juin 2016 du terrain qu'ils ont acquis dans le lotissement de la Fuye. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. M. et Mme B demandent au tribunal de condamner la commune de Changé et la société Gaëtan Caruel Infrastructures région Ouest à leur verser en réparation la somme de 3 498, 64 euros.
8. Aux termes de l'article 35 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles : " Lorsqu'une juridiction est saisie d'un litige qui présente à juger, soit sur l'action introduite, soit sur une exception, une question de compétence soulevant une difficulté sérieuse et mettant en jeu la séparation des ordres de juridiction, elle peut, par une décision motivée qui n'est susceptible d'aucun recours, renvoyer au Tribunal des conflits le soin de décider sur cette question de compétence. / La juridiction saisie transmet sa décision et les mémoires ou conclusions des parties au Tribunal des conflits. / L'instance est suspendue jusqu'à la décision du Tribunal des conflits. ".
9. En premier lieu, lorsqu'une personne privée est liée à une personne publique par un contrat, elle n'a pas d'autre action en responsabilité contre cette personne publique que celle procédant de ce contrat. Dès lors, lorsque ce contrat n'est pas administratif, il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître de cette action en responsabilité. Il n'en va autrement que lorsque le fait générateur de la responsabilité imputé à la personne publique, se rattachant à l'exercice d'une compétence étrangère à celle en laquelle elle a contracté avec cette personne privée, est étranger à cette relation contractuelle et doit alors en être regardé comme détachable. Il n'en va en revanche pas autrement lorsque ce fait générateur, ne pouvant être regardé comme détachable de la relation contractuelle, réside dans un ouvrage public ou dans l'exécution de travaux publics.
10. En l'espèce, du fait de la réservation par M. et Mme B d'un lot dans le lotissement de la Fuye auprès de la commune de Changé, lotisseur, puis de la vente de ce terrain par ce lotisseur à M. et Mme B, il existe entre eux et cette commune une relation contractuelle, dont il ne ressort pas du dossier qu'elle serait de nature administrative.
11. Ont le caractère de travaux publics les travaux immobiliers répondant à une fin d'intérêt général et qui comportent l'intervention d'une personne publique, soit en tant que collectivité réalisant les travaux, soit comme bénéficiaire de ces derniers.
12. En l'espèce, les travaux de voirie réalisés dans le lotissement de la Fuye au droit du terrain des requérants et dont ils se prévalent d'une mauvaise exécution ont été effectués pour la commune de Changé, personne publique, au titre des obligations lui incombant en sa qualité de lotisseur, sous la maîtrise d'œuvre de la société Gaëtan Caruel Infrastructures région Ouest, cette commune en ayant la maîtrise d'ouvrage. Par suite, ces travaux ont le caractère de travaux publics. Dès lors, il y a eu de déterminer si la réalisation de ces travaux publics peut être regardée comme étrangère à la relation contractuelle entre M. et Mme B et la commune de Changé et si, en conséquence, la juridiction administrative est compétente pour en connaître.
13. En second lieu, M. et Mme B dirigent également leurs conclusions indemnitaires contre la société Gaëtan Caruel Infrastructures région Ouest, avec laquelle ils n'ont aucune relation contractuelle. La victime de dommages causés par des travaux publics pour l'exécution desquels une personne publique a fait appel à un entrepreneur est en droit de réclamer la réparation de ces dommages, soit à l'entrepreneur, soit à la collectivité maître de l'ouvrage, soit à l'un et l'autre solidairement. Il en va ainsi que la victime ait la qualité d'usager ou de tiers aux travaux publics. Dans l'hypothèse où la victime a une relation contractuelle de droit privé avec la personne publique maître de l'ouvrage de ces travaux publics et que la réalisation de ces derniers ne peut être regardée comme étrangère à cette relation contractuelle, il y a lieu de déterminer si la victime conserve la possibilité de rechercher la responsabilité de l'entrepreneur devant le juge administratif.
14. Les questions de compétence posées aux points 12 et 13 de la présente décision soulèvent une difficulté sérieuse et mettant en jeu la séparation des ordres de juridiction. Il y a lieu, en application de l'article 35 du décret du 27 février 2015, de renvoyer au Tribunal des conflits le soin de décider sur ces questions de compétence. Dès lors, il y a lieu de surseoir à statuer jusqu'à ce que le Tribunal des conflits ait décidé sur ces questions.
D E C I D E :
Article 1er : L'affaire est renvoyée au Tribunal des conflits.
Article 2 : Il est sursis à statuer sur la requête de M. et Mme B jusqu'à ce que le Tribunal des conflits ait décidé sur la question de savoir si la juridiction administrative est compétente pour connaître de l'action en réparation dirigée par M. et Mme B contre la commune de Changé et la société Gaëtan Caruel Infrastructures région Ouest.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et M. A B, à la commune de Changé, à la société Gaëtan Caruel Infrastructures et à la société d'assurance mutuelle SMACL Assurances.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
A. DURUP de BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026