Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 mai 2022, le ministre de la culture et l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSA Nantes), représentés par Me Nahmias, demandent au tribunal :
A titre principal :
1°) de condamner in solidum la société AMT Technostor, le cabinet Lacaton &Vassal et la société E2I à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 351 513 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation du désordre n° 1 affectant le siège de l’ENSA Nantes ;
2°) de condamner in solidum la société AMT Technostor et le cabinet Lacaton &Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 136 289 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation du désordre n° 1 affectant le siège de l’ENSA Nantes ;
3°) de condamner in solidum le cabinet Lacaton & Vassal et la société Miroiterie Lafosse à verser à l’Etat et l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 312 189 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation du désordre n° 2 affectant le siège de l’ENSA Nantes ;
4°) de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 4 000 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations affectant la salle multimédia de l’ENSA Nantes ;
5°) de condamner in solidum la société Lacaton & Vassal et la société Savoie Frères à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 10 521 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations dans la salle 1B06 par le joint de dilatation ;
6°) de condamner in solidum la société Lacaton & Vassal et la société Ateliers David à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 3 500 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations dans la salle 1B06 par le bardage ;
7°) de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 1 198,30 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations dans la salle 0B8 ;
8°) de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 7 881,70 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations dans le local 2OB12 ;
9°) de condamner in solidum la société Ateliers David, la société SMAC et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 1 678 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations du local 2OB12 et des infiltrations « fourreau » ;
10°) de condamner in solidum la société Ateliers David, la société Lacaton & Vassal et la société Socotec à verser à l’Etat et l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 19 000 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations « édicule » ;
11°) de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 7 047,20 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations sur les poteaux et le bardage de l’ENSA Nantes ;
12°) de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 15 000 euros en réparation des infiltrations « acrotères », ainsi qu’une somme de 800 euros en réparation des désordres affectant les éclisses, assorties des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts ;
13°) de condamner in solidum la société SMAC, la société Lacaton & Vassal et la société SOCOTEC à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’État, une somme de 10 757,089 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations sur la rampe ;
14°) de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 80 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations sur le poteau Ouest ;
15°) de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 1 311 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts en réparation des infiltrations affectant le muret Ouest ;
16°) de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 5 032,40 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations affectant le troisième étage du bâtiment « Loire » ;
17°) de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 4 652,20 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, en réparation des infiltrations « passerelle » ;
18°) de condamner la société AMT Technostor, la société Lacaton & Vassal, la société E2I, la société Miroiterie Lafosse, la société Savoie Frères, la société Ateliers David, la société SMAC et la société SOCOTEC à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 82 855,14 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre des frais d’expertise ;
A titre subsidiaire :
19°) de condamner la société AMT Technostor à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 249 934 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 1 ;
20°) de condamner la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 203 014,30 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 1 ;
21°) de condamner la société E2I à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 31 151,30 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 1 ;
22°) de condamner la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 62 437,80 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 2 ;
23°) de condamner la société Miroiterie Lafosse à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 249 751,20 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 2 ;
24°) de condamner la société Savoie Frères à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 27 644,80 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 3 ;
25°) de condamner la société Lacaton & Vassal et la société Ateliers David à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 32 155,44 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de leur responsabilité dans la survenance du désordre n° 3 ;
26°) de condamner la société SMAC à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 8 739,11 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 3 ;
27°) de condamner la société SOCOTEC à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 2 915,17 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre de sa responsabilité dans la survenance du désordre n° 3 ;
28°) de condamner la société AMT Technostor, la société Lacaton & Vassal, la société E2I, la société Miroiterie Lafosse, la société Savoie Frères, la société Ateliers David, la société SMAC et la société SOCOTEC à verser à l’Etat et à l’ENSA Nantes ou à défaut, à l’Etat, une somme de 82 855,14 euros assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts, au titre des frais d’expertise ;
En toute hypothèse :
29°) de mettre à la charge de la société AMT Technostor, de la société Lacaton & Vassal, de la société E2I, de la société Miroiterie Lafosse, de la société Savoie Frères, de la société Ateliers David, de la société SMAC et de la société SOCOTEC une somme de 5 000 euros chacune en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
la requête est recevable, y compris en ce qu’elle est dirigée contre la société AMT Technostor, dès lors que la clôture de sa liquidation judiciaire ne fait pas obstacle à ce que sa responsabilité soit reconnue ;
le désordre n° 1 affectant les stores extérieurs automatiques est imputable à la société AMT Technostor, à la société Lacaton & Vassal et à la société E2I, s’agissant de sa cause liée à un dysfonctionnement de la commande, et à la société Lacaton et Vassal et à la société AMT Technostor en ce qui concerne sa cause mécanique ; ce désordre est de nature à engager la responsabilité contractuelle ou à tout le moins décennale de ces sociétés, dès lors qu’il rend l’ouvrage impropre à sa destination et porte atteinte à sa solidité ; le montant des travaux nécessaires pour remédier aux dysfonctionnements dus au dispositif de commande des stores s’élève à la somme de 351 513 euros ; le montant des travaux nécessaires pour remédier à la cause mécanique du désordre s’élève à la somme de de 136 289 euros ;
le désordre n° 2 affectant les menuiseries extérieures est imputable à la société Miroiterie Lafosse et au cabinet Lacaton & Vassal ; ce désordre est de nature à engager la responsabilité contractuelle ou à tout le moins décennale de ces sociétés, dès lors qu’il rend l’ouvrage impropre à sa destination ; le montant des travaux de reprise de ce désordre s’élève à la somme globale de 312 189 euros ;
le désordre n° 3 relatif aux infiltrations d’eau est imputable à la société Lacaton & Vassal, à la société Ateliers David, à la société SMAC et à la société SOCOTEC ; ce désordre est de nature à engager la responsabilité contractuelle ou à tout le moins décennale de ces sociétés, dès lors qu’il rend l’ouvrage impropre à sa destination ; le montant des travaux de reprise de ce désordre s’élève à la somme globale de 892 449,88 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés le 18 juillet 2023 et le 14 mars 2025, la société Lacaton & Vassal, représentée par Me Livory, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner in solidum la société SOCOTEC, la société Savoie Frères, la société Ateliers David, la société SMAC, la société Miroiterie Lafosse, la société AMT Technostor, la société E2I, la société Posadour, la société MM A... C... et la société B..., à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;
3°) de condamner les parties perdantes à lui verser une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
les désordres litigieux ne lui sont pas imputables ;
la société AMT Technostor a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité pour de nombreux défauts d’exécution s’agissant des désordres affectant les stores extérieurs ;
s’agissant des difficultés de fermeture et des déformations des menuiseries extérieures (RDC bord Loire et porte repliable), les société B... et Miroiterie Lafosse ont commis des fautes de nature à engager leur responsabilité ;
s’agissant des difficultés de fermeture des menuiseries extérieures et de leur déformation pour les niveaux supérieurs du bâtiment « Loire et du bâtiment principal, les sociétés Posadour et Miroiterie Lafosse ont commis des fautes de nature à engager leur responsabilité ;
s’agissant des menuiseries extérieures, la société MM A... C... a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité ;
s’agissant des infiltrations, les sociétés Savoie Frères, SMAC, SOCOTEC et Ateliers David ont commis des fautes de nature à engager leur responsabilité.
Par des mémoires en défense enregistrés les 29 septembre 2022, 20 février et
17 mars 2025, la société Savoie Frères, représentée par Me Gillot-Garnier, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de limiter les sommes mises à sa charge à la somme globale de 27 644,80 euros ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner la société Lacaton & Vassal à la garantir à hauteur de 20 % des condamnations prononcées à son encontre au titre des infiltrations de la salle 1B06, de la salle 0B8, du local 2OB12 et sur le poteau Ouest, et à hauteur de 50 % au titre des infiltrations "acrotères" et au titre des éclisses ;
3°) de condamner les sociétés AMT Technostor, Lacaton & Vassal, E2I, Miroiterie Lafosse, Ateliers David, SMAC et SOCOTEC à la garantir à hauteur de 96,9% du montant des frais d'expertise judiciaire ;
4°) en tout état de cause, de rejeter toute demande de capitalisation des intérêts et de limiter sa condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à 1 240 euros.
Elle fait valoir que :
elle reconnaît sa part de responsabilité telle qu'elle est retenue par l'expert ;
elle a droit à être garantie par les autres constructeurs selon les termes de ce que retient l'expert judiciaire.
Par des mémoires enregistrés les 14 juillet 2023 et 16 mars 2025, la société E2I, la société SMABTP, et la société B..., représentées par Me Caous-Pocreau, demandent au tribunal :
1°) de rejeter la requête ;
2°) en tout état de cause, de débouter les requérants de leur demande de condamnation in solidum présentée à titre principal contre la société E2I ;
3°) de limiter toute condamnation contre la société E2I au titre des frais irrépétibles et dépens à 3,94 % des sommes qui pourraient être allouées à ce titre ;
4°) à titre subsidiaire, de condamner la société Lacaton &Vassal et plus généralement toutes parties dont la responsabilité serait retenue à garantir la société E2I de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;
5°) de débouter les société Miroiterie Lafosse et Axa de leur demande de condamnation présentée contre la société B... ;
6°) de limiter la garantie de la société B..., pour toutes les condamnations prononcées in solidum à son encontre à 40 % et de condamner la société Miroiterie Lafosse et la société Lacaton &Vassal à la garantir respectivement à hauteur de 40 % et de 20 % en cas de condamnation in solidum ;
7°) de limiter toute condamnation de la société B... au titre des frais irrépétibles et dépens à 9% des sommes qui pourraient être allouées à ce titre ;
8°) de condamner la société Lacaton & Vassal et la société Miroiterie Lafosse et plus généralement toutes parties dont la responsabilité serait retenue à garantir la société B... de toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre.
Elles font valoir que :
la procédure de liquidation de la société AMT Technostor a été clôturée pour insuffisance d'actif ;
la société Lacaton & Vassal a commis une faute de nature à engager sa responsabilité à hauteur de 20 % s'agissant des infiltrations de la salle 1B06, de la salle 0B8, du local 2BOB12 et sur le poteau Ouest et à hauteur de 50 % s'agissant des infiltrations "acrotères" et sur la question des éclisses ;
s'agissant de la société E2I, l'expert limite sa responsabilité à 3,94 % et elle est fondée à solliciter d'être garantie par toute partie jugée responsable, en particulier par la société Lacaton &Vassal ;
s'agissant de la société B..., sa responsabilité ne pourra qu'être limitée à 40 % tandis qu'elle sera fondée à être garantie par la société Miroiterie Lafosse à hauteur de 40 % et par la société Lacaton & Vassal à hauteur de 20 % au titre des désordres affectant les menuiseries et les châssis ; il n'y a pas lieu qu'elle participe aux frais irrépétibles et aux dépens à une hauteur supérieure à 9 % ;
Par des mémoires enregistrés les 20 juillet et 22 décembre 2023, la société AXA France IARD, et la société Miroiterie Lafosse, représentées par Me Gras demande au tribunal :
1°) de mettre hors de cause la société AXA France IARD ;
2°) de rejeter les demandes dirigées contre la société Miroiterie Lafosse ;
3°) à titre subsidiaire, de limiter le quantum de la réclamation à la somme de 249 751,20 euros HT comme retenu par l'expert ;
4°) de condamner la société Lacaton & Vassal et la société B... à garantir la société Miroiterie Lafosse de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre.
Elles font valoir que :
aucune demande n'est dirigée contre AXA France IARD ;
l'expert proposant un partage de responsabilité, les demandes de condamnation in solidum doivent être rejetées ;
les demandes formulées à l'encontre de la société Miroiterie Lafosse devront être limitées, en tout état de cause, à la somme de 249 751,20 euros HT.
Par des mémoires enregistrés les 8 avril 2024 et 17 mars 2025, la société Ateliers David, représenté par Me Viaud, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à la condamnation de la société SMAC et de la société Lacaton & Vassal à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre au titre des désordres constitués par les infiltrations dans le local sous la rampe et les infiltrations par les fourreaux ;
3°) de condamner la société Lacaton & Vassal et la société SOCOTEC à la garantir des condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre au titre des désordres constitués par les infiltrations constatées au niveau de l'édicule ;
4°) de condamner la société Lacaton & Vassal à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à sa charge au titre de toutes les autres infiltrations ;
5°) à ce que la condamnation susceptible d'être prononcée à son encontre au titre des frais d'expertise judiciaire soit limitée à 3,6 % ou, à défaut, de condamner les sociétés Lacaton & Vassal, SOCOTEC, SMAC, Briand Construction, Miroiterie Lafosse et E2I à la garantir à hauteur de 76,4 % de cette somme ;
6°) à ce que la somme susceptible d'être allouée à l'Etat et à l'ENSA Nantes au titre de leurs frais non compris dans les dépens soit ramenée à de plus justes proportions.
Elle fait valoir que :
les infiltrations dans le local sous rampe ne relèvent pas de la garantie décennale et ne lui sont pas imputables ; si sa responsabilité devait être retenue pour ce désordre, elle a droit à être garantie par la société Ateliers David et la société SMAC ;
les infiltrations au droit d'un fourreau électrique ne relèvent pas de la garantie décennale et ne lui sont pas imputables ;
les infiltrations au droit de l'édicule en toiture terrasse sont imputables à la société Lacaton & Vassal et à la société SOCOTEC ;
les autres infiltrations sont également imputables à la société Lacaton & Vassal, qui doit la garantir des condamnations qui viendraient à être prononcée à son encontre au titre de ces désordres ;
au regard du montant de travaux de reprise que l'expert propose de mettre à sa charge, rien ne justifie qu'elle supporte une proportion supérieure à 3,6 % du montant des frais d'expertise.
Par des mémoires enregistrés le 22 août 2022 et le 19 février 2025, la société SMAC, représentée par Me Longeagne, conclut :
1°) à ce que sa part de responsabilité concernant les infiltrations du local 2OB12 soit limitée à 40 % de la somme de 1 598 euros demandée, soit 639,20 euros, ou à défaut, à ce que les sociétés Lacaton & Vassal et Ateliers David soient condamnées à la garantir à hauteur de 60 % en cas de condamnation in solidum à ce titre ;
2°) au rejet des demandes de l'Etat et de l'ENSA Nantes relatives aux infiltrations "fourreau" pour un montant de 80 euros ;
3°) à ce que sa condamnation à réparer les désordres relatifs aux infiltrations sur la rampe soit limitée à la somme de 8 067,81 euros, soit 75 % de la somme demandée par les requérants ou, à défaut, à ce que les sociétés Lacaton & Vassal et SOCOTEC soient condamnées à la garantir à hauteur de 25 % en cas de condamnation in solidum à ce titre ;
4°) à ce que sa condamnation à supporter les frais d'expertise soit limitée à hauteur de 1 % de la somme de 82 855,14 euros, soit 828,55 euros ;
5°) s'agissant des conclusions présentées à titre subsidiaire par l'Etat et l'ENSA Nantes, à ce que la somme mise à sa charge soit limitée à la somme de 8 739,11 euros et au rejet du surplus de leur demande relative à la somme de 32 euros demandée pour les infiltrations "fourreau" ;
6°) à ce que sa condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soit limitée à hauteur de 1 % de la somme de 5 000 euros demandée par les requérants.
Elle soutient que :
s'agissant des infiltrations du local 2OB2 et des infiltrations "fourreau", elle est d'accord sur l'évaluation retenue par l'expert à hauteur de 1 598 euros et consent à verser à l'Etat et à l'ENSA Nantes la somme de 639,20 euros correspondant à sa part de responsabilité, ou à tout le moins à ce que la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal soient condamnées à la relever indemne à hauteur de 60 % des condamnations solidaires prononcées à son encontre, mais conteste la somme de 80 euros retenue par l'expert à titre "anecdotique" sans autre précision sur l'imputabilité à une quelconque entreprise ni aucun justificatif relatif à la somme retenue ;
s'agissant des infiltrations sur la rampe, compte tenu de la part de responsabilité retenue par l'expert, la part d'indemnité lui incombant doit être fixée à la somme de 8 067,81 euros ou, à défaut, elle doit être garantie à hauteur de 25 % par les sociétés Lacaton & Vassal et SOCOTEC ;
s'agissant des frais d'expertise, la part qui lui est réclamée doit être limitée à la somme de 828,55 euros correspondant à part de responsabilité, évaluée à 1 % ;
s'agissant des demandes présentées à titre subsidiaire par les requérants, la somme mise à sa charge au titre des frais irrépétibles ne saurait excéder 1 % de la somme de 5 000 euros.
Par des mémoires enregistrés les 1er décembre 2022 et 17 mars 2025, la société SOCOTEC, représentée par Me Gillot-Garnier, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête et de toutes les conclusions formées à son encontre ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que sa responsabilité soit limitée à hauteur de 10 %, à ce que la société Lacaton & Vassal et la société Ateliers David et son assureur la SMABTP soient condamnées in solidum à la garantir de toutes condamnation au titre des désordres d’infiltrations de l’édicule, à ce que la société Lacaton &Vassal et la société SMAC soient condamnées in solidum à la garantir de toutes les condamnations prononcées à son encontre au titre des désordres d’infiltrations par la rampe ;
3°) à ce que sa condamnation à supporter les frais d’expertise soit limitée à 0,33 % du montant de ceux-ci ;
4°) à la condamnation in solidum de la société Lacaton & Vassal, de la société Savoie Frères, de la société Ateliers David, de la SMABTP, de la société Miroiterie Lafosse, de la société AXA France IARD, de la société AMT Technostor et de la société E2I à la garantir de toutes les condamnations qui pourraient être prononcées à son encontre au titre des frais d’expertise judiciaire et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
5°) à la condamnation in solidum de l’Etat, de l’ENSA Nantes et de tout autre succombant à lui verser une somme de 5 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
les désordres retenus comme relevant de sa responsabilité par l’expert judiciaire ne lui sont pas imputables, dès lors qu’ils ne se rattachent pas à ses missions de contrôle technique ;
à titre subsidiaire, sa responsabilité ne saurait être retenue au-delà d’une part de 10 % des sommes qui lui sont imputées par l’expert ;
en tout état de cause, elle est fondée à être garantie par les société Ateliers David et Lacaton & Vassal s’agissant des infiltrations par l’édicule, et par la société SMAC et la société Lacaton & Vassal s’agissant des infiltrations par la rampe ;
elle doit être garantie par l’ensemble des constructeurs dont la responsabilité est retenue par l’expert s’agissant des demandes formulées au titre des honoraires de l’expert et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Un mémoire, présenté pour le ministre de la culture et l’ENSA Nantes a été enregistré le 14 février 2025.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur des moyens relevés d’office, tirés, d’une part, de l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre la société AMT Technostor, la société MM A... et la société Posadour, lesquelles ont été radiées du registre du commerce, d’autre part, de l’irrecevabilité des conclusions de l’Etat et de l’ENSA Nantes fondées sur la responsabilité contractuelle des constructeurs, dès lors que les travaux ont été réceptionnés et enfin, de l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des appels en garantie formés par la société Lacaton & Vassal à l’encontre de la société E2I par laquelle elle est liée par un contrat de droit privé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Simon,
- les conclusions de Mme El Mouats-Saint-Dizier, rapporteure publique,
- et les observations de Me Robert, substituant Me Nahmias, représentant la ministre de la culture et l’ENSA Nantes, de Me Livory, avocate de la société Lacaton & Vassal et de M. E..., substituant Me Caous-Pocreau, avocat de la SMABTP et des sociétés E2I et B....
Considérant ce qui suit :
Dans le cadre du programme national de modernisation des écoles d’architecture, le ministère de la culture a décidé de construire un nouveau bâtiment pour l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSA Nantes), destiné à accueillir entre 800 et 850 étudiants et environ 200 enseignants, chercheurs et agents sur un site situé sur l’île de Nantes, 6 quai François Mitterrand. La maîtrise d’œuvre de l’opération a été confiée à un groupement solidaire constitué de la société Lacaton & Vassal, mandataire et de la société SETEC Bâtiment. La mission de contrôle technique a été confiée à la société SOCOTEC. Le lot n° 3 « Gros œuvre » a été attribué à la société Savoie Frères, le lot n° 4 « structure métallique » à la société Ateliers David, le lot n° 5 « étanchéité » à la société SMAC, le lot n° 6 « menuiserie aluminium » à la société Miroiterie Lafosse, le lot n° 7 « couverture/bardage/désenfumage » à la société Ateliers David, le lot n° 13 « stores/occultations » à la société AMT Technostor. Les travaux ont été réceptionnés sous réserves le 6 février 2009 et l’ensemble des réserves ont été levées, à l’exception de celles relatives au lot n° 13. Postérieurement à la réception, l’ENSA Nantes a constaté plusieurs désordres affectant les stores extérieurs (désordre n° 1), les menuiseries extérieures (désordre n° 2) et l’étanchéité de l’ouvrage (désordre n° 3). Par ordonnance du 10 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a désigné M. D... comme expert, lequel a rendu son rapport le 27 décembre 2019. Par sa requête, le ministre de la culture et l’ENSA Nantes demandent la condamnation des différents intervenants à l’opération de construction à les indemniser des désordres affectant l’ouvrage.
Sur l’application de l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative : « Le président de la formation de jugement (…) peut demander à l'une des parties de reprendre, dans un mémoire récapitulatif, les conclusions et moyens précédemment présentés dans le cadre de l'instance en cours, en l'informant que, si elle donne suite à cette invitation, les conclusions et moyens non repris seront réputés abandonnés. (…) / Le président de la formation de jugement (…) peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête ou de ses conclusions incidentes. La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé. »
La société AXA France IARD et la société Miroiterie Lafosse ont été, en application des dispositions de l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative, invitées, par un courrier de la présidente de la 2ème chambre du tribunal du 17 février 2025, à présenter un mémoire récapitulatif et informées de ce que, à défaut de cette production dans le délai d’un mois, elles seraient réputées s’être désistées de leurs conclusions. Aucun mémoire récapitulatif n’ayant été produit dans ce délai, ces deux sociétés doivent être réputées s’être désistées de leurs conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ces désistements.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées à l’encontre de la société AMT Technostor :
Il résulte de l’instruction que, par un jugement du 8 juillet 2021, antérieur à l’enregistrement de la requête, la procédure de liquidation de la société AMT Technostor a été clôturée pour insuffisance d’actif. Faute pour les parties d’avoir fait désigner un mandataire ad hoc, les conclusions des parties dirigées contre cette société doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur la responsabilité des constructeurs :
En ce qui concerne le désordre n° 1 :
S’agissant du principe de responsabilité :
Si les requérants se fondent, à titre principal, sur la responsabilité contractuelle des constructeurs, il résulte de l’instruction que les travaux autres que ceux du lot n° 13 dont la société AMT Technostor était titulaire ont été réceptionnés et que toutes les réserves ont été levées. Par suite, l’Etat et l’ENSA Nantes ne sont pas fondés à invoquer la responsabilité contractuelle des autres constructeurs, les conclusions dirigées contre la société AMT Technostor étant en tout état de cause irrecevables ainsi qu’il a été dit au point n° 4 du présent jugement.
Il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d’épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l’ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s’ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l’expiration du délai de dix ans. Les constructeurs ne peuvent s’exonérer de leur responsabilité qu’en prouvant que les désordres proviennent d’une cause étrangère à leur intervention.
Aux termes de l’article 13 du CCTP du lot n° 13 stipulait : « Les lames descendent en position ouverte puis d’orientent à volonté d’une position horizontale des lames jusqu’à une position verticale, store totalement fermé. / Deux types de fonctionnement simultané : / - Fonctionnement individuel par interrupteur par façade et par local. UN regroupement de plusieurs stores sera réalisé par local. Une commande pourra regrouper plusieurs moteurs (une commande par local et par façade). / - Automatisme sur l’ensemble du bâtiment, commandé par une centrale selon programmation : / - Hiver : fermeture complète des stores de 20h à 8h du matin. Ouverture complète à 8h du matin. / Eté : mise en position brise-soleil (stores fermés, lames à l’horizontales) à 7h. Ouverture complète à 20 h ou 21 h. La consigne peut être renvoyée plusieurs fois par jour pour annuler les éventuels changements de position individuelle. / Toutes saisons : ouverture complète des stores asservis à un anémomètre pour relevage en cas de vent important. Consigne prioritaire aux autres. / Ouverture complète des stores au droit des châssis de désenfumage asservis au CMSI. Distribution électrique, automatisme des stores et les commandes individuelles par local et par façades dues par le présent lot. Alimentation électrique à la charge du lot Electricité (une alimentation par façade équipée et par étage) en attente sur l’extérieur de la poutre ».
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que les stores de l’école d’architecture sont affectés de désordres résultant, d’une part, d’un dysfonctionnement du système de commande et, d’autre part, d’un dysfonctionnement mécanique.
Le caractère décennal des désordres affectant les stores n’est pas contesté par les parties. Au demeurant, il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre compromet la sécurité des personnes du fait des risques d’envols de lames et de décrochage de stores, et que l’absence d’occultation dans les locaux provoque des apports solaires incontrôlés ainsi qu’une gêne pour les usagers par éblouissement. S’agissant de désordres affectant des éléments d’équipement dissociables, ils rendent l’ouvrage lui-même impropre à destination.
D’une part, il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que les désordres trouvent leur origine dans des dysfonctionnements de la commande des stores en raison d’une propagation perturbée des ondes électromagnétiques due à la configuration des locaux, ainsi qu’aux implantations des émetteurs trop éloignées des récepteurs, du fait de liaisons filaires inopérantes à partir du local centralisant les commandes ou collectant les informations issues des anémomètres et des horloges, en raison de l’absence de validation par prototype avant la généralisation du dispositif à l’ensemble des bâtiments et du fait d’une méconnaissance du matériel mis en œuvre. Il résulte de l’instruction que cette cause est imputable à la société AMT Technostor, titulaire du lot n° 13, laquelle a réalisé l’installation, et à la société Lacaton & Vassal, maître d’œuvre.
Il résulte du rapport d’expertise que la reprise de cette partie du premier désordre nécessite le remplacement des commandes locales et la mise en œuvre d’un asservissement SSI pour un montant de 351 513 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner la seule société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat, la société E2I, sous-traitante de la société Lacaton & Vassal n’étant pas partie à un contrat de louage d’ouvrage signé avec le maître d’ouvrage.
D’autre part, il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que le dysfonctionnement mécanique des stores résulte d’un sous-dimensionnement des fixations des montants guides des stores, dont l’absence de repliement lors de vents importants a aggravé ce désordre. Il résulte de l’instruction que cette cause est imputable à la société AMT Technostor pour un défaut d’exécution des travaux et à la société Lacaton & Vassal pour un défaut de suivi de l’exécution des travaux.
Il résulte du rapport d’expertise que la reprise de cette partie du premier désordre nécessite le remplacement des protections solaires extérieures et des stores brise-soleil pour un montant de 136 289 euros. Compte tenu de ce qui précède, les conclusions dirigées contre la société AMT Technostor étant irrecevables, il y a lieu de condamner la seule société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
D’une part, la société Lacaton & Vassal étant liée par un contrat de droit privé de sous-traitance avec la société E2I, la juridiction administrative n’est pas compétente pour statuer sur l’appel en garantie formée à son encontre. D’autre part, il ne résulte pas de l’instruction que la société SOCOTEC, la société Savoie Frères, la société Ateliers David, la société SMAC, la société Miroiterie Lafosse, la société Posadour, la société MM A... C..., la société B... auraient commis des fautes qui auraient contribué à la survenance de ce désordre. Par suite, les appels en garantie formés à leur encontre par la société Lacaton & Vassal doivent être rejetés.
En ce qui concerne le désordre n° 2 :
S’agissant de la responsabilité :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que les menuiseries de l’ouvrage présentent des difficultés de fermeture et d’ouverture, des déformations ainsi que des dislocations au droit des assemblages et des déformations des châssis, tant dans le bâtiment principal que dans le bâtiment « Loire ». Le caractère décennal de ces désordres n’est pas contesté. Au demeurant, ce désordre, qui affecte des éléments constitutifs permettant d’assurer le clos des bâtiments, est de nature à rendre l’ouvrage impropre à sa destination.
Il résulte de l’instruction que ces désordres sont imputables à la société Miroiterie Lafosse, titulaire du lot n° 6, en raison de la fourniture de châssis non-conformes du fait de leur poids trop important et de défauts de fabrication par son sous-traitant, lesquels ont entraîné une déformation des châssis ayant eu pour conséquence le matage des montants et des gâches, l’altération des serrures et la sortie des rails guides, ainsi qu’à une insuffisance de recouvrement en partie basse et sur le montant vertical et les châssis, ayant eu pour conséquences des infiltrations d’eau. Ils sont également imputables à la société Lacaton & Vassal au titre de sa mission de suivi de l’exécution des travaux.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que la reprise du désordre n° 2 implique la mise en œuvre de châssis coulissants pourvus de profilés en acier permettant de s’affranchir d’un renforcement de la structure du bâtiment pour un montant de 80 742 euros, la réfection des châssis coulissants pour un montant de 26 837,20 euros, la réfection des châssis pour un montant de 179 602,80 euros, la reprise des joints de calfeutrement, des châssis à soufflet et du vitrage feuilleté pour un montant de 16 574 euros et la réfection des châssis coulissants pour un montant de 8 433 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Miroiterie Lafosse et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat une somme globale de 312 189 euros en réparation de ce désordre.
S’agissant des appels en garantie :
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de fixer la part de responsabilité résultant du défaut d’exécution de leurs prestations par la société Miroiterie Lafosse, à hauteur de 80 % et la société Lacaton & Vassal, à hauteur de 20 %. Par suite, il y a lieu de condamner la société Miroiterie Lafosse à garantir la société Lacaton & Vassal de la condamnation prononcée au point précédent à hauteur de 80 %. La société Lacaton & Vassal étant garantie par la société Miroiterie Lafosse à hauteur de la part de responsabilité imputable à son lot, elle n’est, en tout état de cause, pas fondée à demander à être garantie par les sous-traitants de cette société que sont les sociétés Posadour, MM A... C... et B.... Par ailleurs, il ne résulte pas de l’instruction que la société SOCOTEC, la société Savoie Frères, la société Ateliers David et la société SMAC auraient commis des fautes qui auraient contribué à la survenance de ce désordre. Par suite, les appels en garantie formés à leur encontre par la société Lacaton & Vassal doivent être rejetés.
En ce qui concerne les infiltrations affectant la salle multimédia (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité :
Il résulte de l’instruction que la salle multimédia de l’école d’architecture est affectée par des infiltrations d’eau. Le caractère décennal de ce désordre, relatif à l’étanchéité du bâtiment, n’est pas contesté par les parties. Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre est imputable à la société Savoie Frères, qui a réalisé les acrotères et le scellement des gardes corps, ainsi qu’au suivi de l’exécution des travaux de la part de la société Lacaton & Vassal. Il résulte de l’instruction que le montant des travaux de reprise de ce désordre s’élève à la somme non contestée de 4 000 euros. Dans ces conditions, il y a lieu de condamner in solidum la société Lacaton & Vassal et la société Savoie Frères à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garanties :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre est dû à une faute d’exécution de la société Savoie Frères, non décelable par la maîtrise d’œuvre qui n’a ainsi pas commis de faute. Par suite, la société Lacaton & Vassal est fondée à demander à être garantie intégralement de la condamnation prononcée à son encontre au point précédent par la société Savoie Frères. En revanche, celle-ci n’est pas fondée à appeler la société Lacaton & Vassal en garantie, dès lors que celle-ci n’a pas commis de faute. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations affectant la salle 1B06 depuis le joint de dilatation (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité :
Il résulte de l’instruction que la salle 1B06 est pourvue de châssis coulissants présentant des traces de coulures sur les vitrages, prenant naissance en partie haute en imposte. Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre, dont le caractère décennal n’est pas contesté, est imputable à la société Savoie Frères, qui a réalisé le joint de dilatation du bâtiment, et à la société Lacaton & Vassal au titre du suivi de travaux.
Il résulte de l’instruction que la reprise de ce désordre nécessite la réalisation de travaux d’un montant non contesté de 10 521 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, qu’il y a lieu de fixer la part de responsabilité fautive dans la survenance du désordre mentionné ci-dessus à la société Savoie Frères, à hauteur de 80 % et à la société Lacaton & Vassal à hauteur, de 20 %. Par suite, il y a lieu de condamner la société Savoie Frères à garantir la société Lacaton & Vassal de la condamnation prononcée à son encontre au point 22 à hauteur de 80 % et de condamner cette société à garantir la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de cette condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations dans la salle OB08 (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité :
Il résulte de l’instruction que la salle OB08 est affectée d’un défaut d’étanchéité résultant d’une absence de goutte d’eau sur ouvrage béton, dont le caractère décennal n’est pas contesté par les parties, imputable à un défaut d’exécution des travaux par la société Savoie Frères et à un défaut de suivi des travaux par la société Lacaton & Vassal.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que le montant des travaux de reprise de ces désordres s’élève à la somme non contestée de 1 198,30 euros, selon un devis de la société BDN. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de condamner in solidum la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal à verser à l’Etat cette somme.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Savoie Frères à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 25 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations affectant le local 2OB2 (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité :
Il résulte de l’instruction que le local 2OB02 présente une saturation d’humidité en partie haute du doublage et le développement de boursoufflures se prolongeant en cueillie de plafond. Le caractère décennal de ce désordre n’est pas contesté. Au demeurant, ce désordre affectant un élément constitutif du bâtiment, qui ne permet plus d’assurer son étanchéité, est de nature à le rendre impropre à sa destination.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ces désordres, dus à de multiples fissurations existantes aux points de raccordement de la tête de rampe, aggravées par des calfeutrements additionnels le long du caniveau de part et d’autre de la rampe, pourtant signalés par la société SOCOTEC, sont imputables à la société Savoie Frères, qui a réalisé les travaux, et à la société Lacaton & Vassal, au titre du suivi de chantier. Il résulte de l’instruction que le montant des travaux de reprise de ce désordre s’élève à la somme non contestée de 7 881,70 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Lacaton & Vassal et la société Savoie Frères à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Savoie Frères à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 28 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations par les acrotères sur rampes (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction que les acrotères sur rampe sont affectés par des infiltrations d’eau trouvant leur origine dans des fissures. Il résulte de l’instruction que ces désordres, dont le caractère décennal n’est pas contesté par les parties, sont imputables à l’exécution des travaux par la société Savoie Frères et à la conception de l’ouvrage par la société Lacaton & Vassal.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que la reprise de ce désordre implique la reprise des acrotères bordant la rampe, pour un montant non contesté de 15 000 euros, ainsi que la mise en œuvre d’éclisses galvanisées afin d’occulter un écart existant au raccordement des profilés, pour un montant estimé par l’expert à la somme de 800 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Lacaton & Vassal et la société Savoie Frères la somme globale de 15 800 euros à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Savoie Frères à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 50 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 31 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Savoie Frères à hauteur de 50 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations d’eau au niveau du poteau Ouest (désordre n° 3) :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, qu’a été relevée au niveau du poteau Ouest l’interruption d’un chéneau métallique mis en œuvre afin de récupérer les eaux résiduelles en provenance du bas de la rampe. Si le caractère décennal de ce désordre n’est pas contesté, il ne résulte toutefois pas de l’instruction que ce désordre serait imputable à la société Savoie Frères ou à la société Lacaton & Vassal. Par suite, les conclusions tendant à ce que ces sociétés soient condamnées in solidum, ou chacune à hauteur de sa responsabilité propre, à verser à ce titre une somme de 80 euros à l’Etat, doivent être rejetées comme non fondées.
En ce qui concerne les infiltrations de la salle 1B06 depuis le bardage métallique (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction que la salle 1B06 est affectée d’infiltrations depuis le bardage métallique. Le caractère décennal de ce désordre n’est pas contesté. Il résulte de l’instruction que ces infiltrations sont imputables à la société Ateliers David, qui a réalisé le cadre métallique, et à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi du chantier.
Il résulte de l’instruction que la reprise de ces désordres nécessite la réalisation de travaux d’un montant non contesté de 3 500 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 35 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations affectant la salle 0C-local « studio projet » (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction qu’au niveau des poteaux et du bardage, a été relevé un passage d’eau dans la salle au niveau 0C – local « studio projet ». Ce désordre, dont le caractère décennal n’est pas contesté, est imputable à la société Ateliers David, qui a mis en œuvre les châssis supports des plaques polycarbonate en laissant des espaces résiduels non traités par lesquelles l’eau s’infiltre, ainsi qu’à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi des travaux.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que la reprise de ce désordre nécessite la réalisation de travaux d’un montant non contesté de 7 047,20 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 38 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations affectant le muret Ouest (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction que des traces vertes se développent au niveau du muret Ouest, en pied de raccordement de la paroi en polycarbonate exposée à l’Ouest, dues à l’absence d’étanchéité du profil recueillant les eaux de ruissellement en l’absence de soudure continue. Le caractère décennal de ce désordre n’est pas contesté. Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre est imputable à la société Ateliers David, qui a mis en œuvre les châssis supports des plaques polycarbonate, ainsi qu’à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi de l’exécution des travaux.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que la reprise de ces désordres nécessite la réalisation de travaux d’un montant non contesté de 1 311 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 41 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations affectant le 3ème étage du bâtiment « bords de Loire » (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que le troisième étage du bâtiment « bords de Loire » est affecté de passages d’eau au niveau d’éléments de charpente, à l’origine de plusieurs infiltrations dans les locaux de travail. Il résulte de l’instruction que ces désordres, dont le caractère décennal n’est pas contesté par les parties, sont imputables à la société Ateliers David, qui a mis en œuvre les éléments de charpente, et à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de maîtrise d’œuvre.
Il résulte de l’instruction que la reprise de ces désordres nécessite la réalisation de travaux d’un montant non contesté de 5 032,40 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 44 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations d’eau au raccordement de la passerelle (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que l’ouvrage litigieux présente des infiltrations d’eau au raccordement de la passerelle. Ce désordre trouve son origine, d’une part, dans la configuration biaise de la toiture, qui présente ainsi un tranchis exposé aux vents d’Ouest qui ne protège pas le profilé structurel en acier galvanisé et, d’autre part, dans la présence d’espaces non calfeutrés dans l’angle de raccordement des plaques en polycarbonate translucides avec le niveau 3 du bâtiment « bord de Loire », celui-ci subissant de ce fait des infiltrations d’eau lors de pluies battantes venant de l’Ouest. Il résulte de l’instruction que ces désordres sont imputables à la société Ateliers David, qui a mis en œuvre les plaques en polycarbonate et les éléments de couverture, ainsi qu’à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi du chantier.
Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que la reprise de ces désordres implique la reprise des liaisons sur le bâtiment « bord de Loire », pour un montant de 4 402,20 euros, ainsi qu’un remplacement des plaques de faux plafond endommagées, estimé à un montant non contesté de 250 euros par l’expert. Compte tenu de ce qui précède, l’Etat est fondé à demander la condamnation in solidum de la société Ateliers David et de la société Lacaton & Vassal à lui verser une somme globale de 4 652,20 euros.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 47 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations « fourreau » du local 2OB12 (désordre n°3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction qu’au droit d’un chemin de câbles alimenté par des fourreaux électriques, a été relevé un écoulement au goutte-à-goutte provenant d’un des fourreaux abritant un câble de sécurité alimentant un bloc de sécurité incendie à partir de la toiture terrasse. L’imputabilité de ce désordre, dont le caractère décennal est contesté par ailleurs par la société Ateliers David, n’est pas établie par les requérants. Dans ces conditions, l’Etat et l’ENSA Nantes ne sont pas fondés à demander la condamnation de la société Ateliers David, de la société SMAC et de la société Lacaton & Vassal à les indemniser à hauteur de 80 euros du préjudice qu’ils estiment avoir ainsi subi.
Il résulte par ailleurs de l’instruction que l’appui de l’escalier métallique sur la dalle BA n’est pas conforme au détail d’exécution établi par la société SMAC, ce qui ne permet pas d’assurer l’étanchéité de la rampe et présente, à terme, un risque de corrosion des armatures. Ainsi, contrairement à ce que fait valoir la société Ateliers David, ce désordre est de nature à compromettre la solidité de l’ouvrage et, en conséquence, de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs. Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre est imputable à la société SMAC, qui a réalisé l’étanchéité de la rampe et les supports d’escalier, à la société Ateliers David, qui n’a pas réalisé le support conformément aux plans d’exécution et à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de maîtrise d’œuvre.
Il résulte de l’instruction que la reprise de ce désordre implique la réalisation de travaux pour un montant non contesté de 1 598 euros. Par suite, il y a lieu de condamner in solidum la société SMAC, la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société SMAC, la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société SMAC à garantir la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à hauteur de 40 % chacune, la société Ateliers David à garantir la société SMAC et la société Lacaton & Vassal à hauteur de 40 % chacune et la société Lacaton & Vassal à garantir la société SMAC et la société Ateliers David à hauteur de 20 % chacune, de la condamnation prononcée à leur encontre au point n° 51. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les infiltrations « édicules » (désordre n° 3) :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction que l’édicule en toiture de l’ouvrage, lequel consiste en un ouvrage de grande dimension constitué de plaques de polycarbonate sur une structure acier galvanisé, présente des infiltrations d’eau occasionnant des déformations d’un plancher intermédiaire en bois pourvu d’un revêtement de sol souple collé en lés. Ce désordre, dont le caractère décennal n’est pas contesté, est en tout état de cause de nature à rendre l’ouvrage impropre à sa destination, dès lors que l’étanchéité du couvert n’est pas assurée. Il résulte de l’instruction, notamment du rapport d’expertise, que ce désordre trouve sa cause, d’une part, dans la pente inadaptée des plaques de polycarbonate mises en œuvre et, d’autre part, dans des défauts d’exécution en ce qui concerne les fixations, et est ainsi imputable à la société Ateliers David, au titre de l’exécution des travaux et à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi des travaux. Si l’expert retient également l’imputabilité de ce désordre à la société SOCOTEC, il ne résulte toutefois pas de l’instruction que celui-ci pourrait être rattaché à l’une des missions qui incombaient à cette société au titre de sa mission de contrôle technique, le désordre n’affectant pas la solidité de l’ouvrage. Il résulte de ce qui précède que l’Etat est seulement fondé à rechercher la responsabilité décennale de la société Ateliers David et de la société Lacaton & Vassal pour ces désordres.
Il résulte de l’instruction que la reprise de ces désordres nécessite le remplacement de la couverture avec une onde adaptée selon le CCTP, évaluée à la somme non contestée de 19 000 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société Ateliers David à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 54 et de condamner la société Lacaton & Vassal à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
En ce qui concerne les désordres relatifs aux infiltrations sur la rampe :
S’agissant de la responsabilité décennale des constructeurs :
Il résulte de l’instruction que la sous-face de la rampe à partir du local tampon en
rez-de-chaussée présente des traces de coulures ainsi qu’un réseau de fissures à partir duquel prend naissance le développement de multiples coulures de carbonate de chaux. Ces désordres, dont le caractère décennal n’est pas contesté par les parties, sont imputables à la société SMAC, qui a réalisé l’étanchéité de la rampe et à la société Lacaton & Vassal, au titre de sa mission de suivi de l’exécution des travaux. En revanche, dès lors notamment qu’il ne résulte pas de l’instruction que le désordre compromettrait la solidité de l’ouvrage, celui-ci ne peut être regardé comme imputable à la société SOCOTEC.
Il résulte de l’instruction que ce désordre implique la reprise des relevés de part et d’autre de la rampe pour un montant non contesté de 10 757,08 euros. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de condamner in solidum les sociétés SMAC et Lacaton & Vassal à verser cette somme à l’Etat.
S’agissant des appels en garantie :
Compte tenu de ce qui précède et des fautes respectivement commises par la société SMAC et la société Lacaton & Vassal, il y a lieu de condamner la société SMAC à garantir la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à son encontre au point 57 et de condamner la société SMAC à garantir la société Ateliers David à hauteur de 20 % de cette même condamnation. En l’absence de faute des autres intervenants à l’opération de travaux publics à l’origine de ce désordre, il y a lieu de rejeter les autres appels en garantie formés à leur encontre.
Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :
Il y a lieu d’assortir les sommes de 351 513 euros, 136 289 euros, 312 189 euros,
4 000 euros, 10 521 euros, 1 198,30 euros, 7 881,70 euros, 15 800 euros, 3 500 euros,
7 047,20 euros, 1 311 euros, 5 032,40 euros, 4 652,20 euros, 1 198 euros, 19 000 euros et 10 757,08 euros, respectivement mentionnées aux points 11, 13, 17, 19, 22, 25, 28, 31, 35, 38, 41, 44, 47, 51, 54 et 57 du présent jugement des intérêts à compter du 18 mai 2022, date d’enregistrement de la requête, et de la capitalisation des intérêts à compter du 18 mai 2023, puis à chaque échéance annuelle.
Sur les frais d’expertise :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre les frais d’expertise, liquidés et taxés à la somme de 82 855,14 euros par une ordonnance du premier vice-président du tribunal du 30 septembre 2020, à la charge définitive des sociétés Savoie Frères, Miroiterie Lafosse et Ateliers David à hauteur de 2 900 euros chacune, de la société SMAC à hauteur de 830 euros et de la société Lacaton & Vassal à hauteur de 73 325,14 euros. Ces sommes correspondant à la part propre de chacune de ces sociétés, les appels en garantie formées par celles-ci à ce titre doivent être rejetés.
La décision par laquelle la juridiction administrative met les frais d’expertise à la charge d’une partie ayant le caractère d’une condamnation à une indemnité, au sens de l’article 1153-1 du code civil, les intérêts sur le montant des frais et honoraires de l’expert ne courent qu’à compter de la date à laquelle ils ont été fixés par la décision juridictionnelle. Dès lors, les conclusions tendant à ce que les sommes mentionnées au point précédent soient assorties des intérêts et de la capitalisation des intérêts ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les frais d’instance :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Savoie Frères, de la société Miroiterie Lafosse, de la société Ateliers David, de la société SMAC et de la société Lacaton & Vassal, la somme de 500 euros chacune en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’apparaît pas inéquitable de laisser à la charge des autres parties les frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des sociétés AXA France IARD et Miroiterie Lafosse de leurs conclusions.
Article 2 : La société Lacaton & Vassal est condamnée à verser à l’Etat la somme de 351 513 euros en réparation des désordres affectant le système de commande des stores.
Article 3 : La société Lacaton & Vassal est condamnée à verser à l’Etat la somme de 136 289 euros en réparation des dysfonctionnements mécaniques des stores.
Article 4 : La société Miroiterie Lafosse et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat une somme globale de 312 189 euros en réparation des désordres affectant les menuiseries.
Article 5 : La société Miroiterie Lafosse garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % des condamnations prononcées à l’encontre de cette société à l’article 4 du présent jugement.
Article 6 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Miroiterie Lafosse à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 4 du présent jugement.
Article 7 : La société Lacaton & Vassal et la société Savoie Frères sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 4 000 euros en réparation des infiltrations affectant la salle multimédia.
Article 8 : La société Savoie Frères garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 100 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 7 du présent jugement.
Article 9 : La société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 10 521 euros en réparation des infiltrations affectant la salle 1B06 depuis le joint de dilatation.
Article 10 : La société Savoie Frères garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 9 du présent jugement.
Article 11 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 9 du présent jugement.
Article 12 : La société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 1 198,30 euros en réparation des infiltrations affectant la salle OB08.
Article 13 : La société Savoie Frères garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 12 du présent jugement.
Article 14 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 12 du présent jugement.
Article 15 : La société Savoie Frères s et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 7 881,70 euros en réparation des infiltrations affectant le local 2OB2.
Article 16 : La société Savoie Frères garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 15 du présent jugement.
Article 17 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Savoie Frères à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 15 du présent jugement.
Article 18 : La société Savoie Frères et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 15 800 euros en réparation des infiltrations par les acrotères sur rampes.
Article 19 : La société Savoie Frères garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 50 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 18 du présent jugement.
Article 20 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Savoie Frères à hauteur de 50 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 18 du présent jugement.
Article 21 : La société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 3 500 euros en réparation des infiltrations de la salle 1B06 depuis le bardage métallique.
Article 22 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 21 du présent jugement.
Article 23 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette à l’article 21 du présent jugement.
Article 24 : La société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 7 047,20 euros en réparation des infiltrations affectant la salle
0C-local « studio-projet ».
Article 25 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 24 du présent jugement.
Article 26 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 24 du présent jugement.
Article 27 : La société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 1 311 euros en réparation des infiltrations affectant le muret Ouest.
Article 28 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 27 du présent jugement.
Article 29 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 27 du présent jugement.
Article 30 : La société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 5 032,40 euros en réparation des infiltrations affectant le 3ème étage du bâtiment « bords de Loire ».
Article 31 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 30 du présent jugement.
Article 32 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 30 du présent jugement.
Article 33 : La société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 4 652,20 euros en réparation des infiltrations au raccordement de la passerelle.
Article 34 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 33 du présent jugement.
Article 35 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20% de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 33 du présent jugement.
Article 36 : La société SMAC, la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 1 598 euros en réparation des infiltrations « fourreau » du local 2OB12.
Article 37 : La société SMAC garantira la société Ateliers David et la société Lacaton & Vassal à hauteur de 40 % des condamnations prononcées à l’encontre de ces sociétés à l’article 36 du présent jugement.
Article 38 : La société Ateliers David garantira la société SMAC et la société Lacaton & Vassal à hauteur de 40 % des condamnations prononcées à l’encontre de ces sociétés à l’article 36 du présent jugement.
Article 39 : La société Lacaton & Vassal garantira la société SMAC et la société Ateliers David à hauteur de 20 % des condamnations prononcées à l’encontre de ces sociétés à l’article 36 du présent jugement.
Article 40 : Les sociétés Ateliers David et Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 19 000 euros en réparation des infiltrations « édicules ».
Article 41 : La société Ateliers David garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 40 du présent jugement.
Article 42 : La société Lacaton & Vassal garantira la société Ateliers David à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 40 du présent jugement.
Article 43 : La société SMAC et la société Lacaton & Vassal sont condamnées in solidum à verser à l’Etat la somme de 10 757,08 euros en réparation des infiltrations sur la rampe.
Article 44 : La société SMAC garantira la société Lacaton & Vassal à hauteur de 80 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 43 du présent jugement.
Article 45 : La société Lacaton & Vassal garantira la société SMAC à hauteur de 20 % de la condamnation prononcée à l’encontre de cette société à l’article 43 du présent jugement.
Article 46 : Les condamnations concernant les sommes de de 351 513 euros, 136 289 euros, 312 189 euros, 4 000 euros, 10 521 euros, 1 198,30 euros, 7 881,70 euros, 15 800 euros,
3 500 euros, 7 047,20 euros, 1 311 euros, 5 032,40 euros, 4 652,20 euros, 1 198 euros,
19 000 euros et 10 757,08 euros, respectivement prononcées aux articles 2, 3, 4, 7, 9, 12, 15, 18, 21, 24, 27, 30, 33, 36, 40 et 43 du présent jugement porteront intérêt au taux légal à compter du
18 mai 2022. Ces intérêts seront capitalisés à compter du 18 mai 2023, puis à chaque échéance annuelle pour porter eux-mêmes intérêts.
Article 47 : Les frais d’expertise sont mis à la charge définitive de la société Savoie Frères, de la société Miroiterie Lafosse et de la société Ateliers David à hauteur de 2 900 euros chacune, de la société SMAC à hauteur de 830 euros et de la société Lacaton & Vassal à hauteur de 73 325,14 euros.
Article 48 : La société Savoie Frères, la société Miroiterie Lafosse, la société Ateliers David, la société SMAC et la société Lacaton & Vassal verseront chacune à l’Etat une somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 49 : La juridiction administrative n’est pas compétente pour statuer sur les appels en garanties formés par la société Lacaton & Vassal à l’encontre de la société E2I.
Article 50 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 51 : Le présent jugement sera notifié au ministre de la culture, à l'Ecole nationale supérieure d’architecture, au cabinet d'architecture Lacaton & Vassal, à la société SOCOTEC, à la société Savoie Frères, à la société Ateliers David, à la société SMABTP, à la société SMAC, à la société Miroiterie Lafosse, à la société AXA France IARD, à la société AMT Technostor, à la société E2I, à la SCP Silvestri Baujet et à la société B....
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Le Barbier, présidente,
M. Simon, premier conseiller,
Mme Ribac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2026.
Le rapporteur,
P-E. Simon
La présidente,
M. Le Barbier
La greffière,
P. Labourel
La République mande et ordonne à la ministre de la culture en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,