mardi 26 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2208306 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PHILIPPON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 28 juin et le 21 juillet 2022, le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à M. B et Mme C de libérer sans délai le lieu d'hébergement qu'ils occupent, géré par l'association HUDA Solidarité Estuaire, situé 32 boulevard de la Renaissance, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ;
2°) de l'autoriser à procéder à l'évacuation forcée des lieux avec le concours de la force publique ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du logement afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. B et de Mme C , à défaut pour eux de les avoir emportés.
Le préfet soutient que :
- le juge administratif est compétent, en application des dispositions des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative ;
- la requête est recevable, en application des mêmes dispositions ;
- la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse ; M. B et Mme C se maintiennent dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile alors que les décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) rejetant définitivement leurs demandes d'asile leur ont été notifiées au mois de juillet 2021 ; l'Office français de l'immigration et de l'intégration leur a notifié la fin de leur prise en charge, par un courrier du 24 août 2021 ; la mise en demeure de quitter les lieux sous un mois qui leur a été faite le 7 octobre 2021 est restée infructueuse ;
- les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure demandée sont remplies dès lors que le maintien des intéressés, déboutés de l'asile, dans un logement pour demandeurs d'asile, compromet le bon fonctionnement du service public ;
- M. B et Mme C ne peuvent se prévaloir de circonstances exceptionnelles de nature à faire obstacle à la mesure demandée ; la présence de quatre enfants mineurs au sein du foyer ne suffit pas à remettre en cause le caractère urgent de la mesure d'expulsion demandée ;
- l'expulsion doit être ordonnée sans délai ; la famille se maintient maintenant depuis presque une année de façon indue dans le lieu d'hébergement ; les intéressés ne disposent d'aucun droit à se maintenir sur le territoire français ; ils ont d'ailleurs fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ;
- subsidiairement, si le tribunal décidait d'octroyer à la famille un délai supplémentaire pour quitter les lieux, ce délai ne saurait excéder 15 jours ;
- les intéressés ne peuvent se prévaloir d'une obligation de relogement dans un hébergement d'urgence de droit commun ; ils ont été informés de la possibilité de solliciter auprès de l'OFII le bénéfice d'un hébergement et d'une prise en charge par le centre de préparation au retour ; les intéressés ont refusé l'aide au retour qui leur était proposée ;
- l'arrêté du 17 mars 2022 portant obligation de quitter le territoire français opposée à M. B a été confirmée par un jugement n°2204150 du tribunal administratif de Nantes du 12 juillet 202Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet, M. B et Mme C, représentés par Me Philippon, demandent au tribunal :
1°) d'être admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) subsidiairement, de prononcer un sursis à exécution de la mesure d'expulsion dont il font l'objet dans l'attente d'une autre solution d'hébergement d'urgence ;
4°) en tout état de cause, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 400 euros à verser à Me Philippon, en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- il n'y a pas d'urgence à statuer sur la requête :
o les chiffres produits par le préfet, qui ne produit pas ses sources ne sont pas cohérents ; le préfet se borne à invoquer des ordres de grandeur généraux, sans apporter plus de précision sur le taux d'occupation actuel des HUDA ; il ne démontre pas mieux qu'une famille de demandeurs d'asile d'une composition comparable à la leur serait en attente d'un hébergement ;
o compte tenu de leur vulnérabilité, il n'y a pas urgence à statuer ; Ils ne bénéficient plus d'une quelconque aide financière ; ils ont quatre enfants âgés de 11 ans, 8 ans, 5 ans et 10 mois ; sur une échelle de 1 à 3, leur vulnérabilité a été classée à 2 par l'OFII, avant que Mme C ne soit enceinte ;
- la mesure demandée n'est pas utile :
o Ils accepteront de quitter leur logement lorsqu'ils bénéficieront d'une autre solution d'hébergement d'urgence en CHRS ;
o leur refus de quitter leur hébergement résulte de la carence de l'Etat dans la mise en œuvre des dispositifs d'hébergement d'urgence qui lui incombe ; en dépit des demandes adressées au 115 Samu Social et au SIAO, ils n'ont à ce jour reçu aucune proposition concrète ;
- la mesure demandée se heurte à une contestation sérieuse ;
o la mise en demeure de quitter les lieux qui leur a été envoyée était irrégulière et méconnaît les articles L. 552-14, L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle visait à tort l'article L. 744-5 du même code, qui ne permet pas à l'autorité préfectorale de saisir le juge de l'expulsion ;
o la décision de l'OFII de sortie du lieu d'hébergement ne tient pas compte de leur situation, en méconnaissance de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'homme.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 juillet 2022.
Vu les pièces du dossier ;
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 ;
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Dias, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juillet 2022 à 9h30 :
- le rapport de M. Dias, juge des référés ;
- et les observations de Me Philippon, représentant M. B et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme C, ressortissants algériens nés respectivement le 5 octobre 1979 et le 28 avril 1990 sont entrés irrégulièrement en France, le 11 juin 2019, accompagnés par leurs trois enfants mineurs. En tant que demandeurs d'asile, ils ont été hébergés à l'HUDA Solidarité Estuaire, à partir du 28 novembre 2019. Leurs demandes d'asile ont été définitivement rejetées par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), respectivement le 23 juillet et le 22 juin 2021. Le 24 août suivant l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur a notifié la fin de leur prise en charge. Les intéressés s'étant maintenus dans le logement mis à leur disposition, le préfet de la Loire-Atlantique les a mis en demeure de quitter les lieux dans un délai d'un mois, par un courrier du 7 octobre 2021. M. B et Mme C n'ayant pas déféré à cette mise en demeure, le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de leur enjoindre de quitter les lieux.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 juillet 2022. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". L'article L. 551-11 du même code dispose que : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". Aux termes de l'article L. 552-15 : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. () La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
5. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un demandeur d'asile dont la demande a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les décisions par laquelle la CNDA a définitivement rejeté la demande d'asile de M. B et de Mme C ont été lues en audience publique respectivement le 23 juillet et le 22 juin 2021, dates auxquelles leur droit de se maintenir sur le territoire a pris fin, en application de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Leur droit d'être hébergés en centre d'accueil pour demandeurs d'asile a donc pris fin au plus tard le 30 juillet 2021, en application des dispositions de l'article L. 551-11 précité. D'une part, par une décision du 24 août 2021, l'OFII a notifié aux requérants la décision de sortie du lieu d'hébergement, sur le fondement de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si à cette date, Mme C était en fin de grossesse, et portait l'enfant Loai né le 10 septembre 2021, quatrième enfant des requérants, cette circonstance ne permet pas de faire considérer que la décision de l'OFII du 24 août 2021 serait entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation de la famille, ni qu'elle méconnaîtrait les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. D'autre part, il est constant que M. et Mme C n'ont pas déféré à la mise en demeure de quitter les lieux sous un mois qui leur a été faite le 7 octobre 2021, en application de l'article L. 552-15 précité. La circonstance que cette mise en demeure visait à tort les dispositions de l'article L. 744-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprises désormais à l'article L. 552-15 précité ne permet pas de faire regarder comme irrégulière cette mise en demeure, ni de remettre en cause l'obligation de M. B et Mme C de libérer le logement mis à leur disposition. Dans ces circonstances, la mesure d'expulsion sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
7. En second lieu, la libération des lieux par les requérants, définitivement déboutés de l'asile, présente, eu égard aux exigences de bon fonctionnement et de continuité du service public d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile, ainsi qu'à la situation de tension de ce dispositif qui n'est pas sérieusement contestée par les requérants, un caractère d'urgence et d'utilité et apparaît comme la seule mesure susceptible de préserver la continuité du service public de l'accueil des demandeurs d'asile.
8. Il résulte toutefois de l'instruction que M. B et Mme C sont parents de 4 jeunes enfants âgés de 11 ans, 8 ans, 5 ans et 10 mois, que Mme C est enceinte de leur cinquième enfant, dont la naissance est prévue le 10 octobre 2022. Le terme proche de la grossesse de Mme C, établi par le certificat rédigé le 21 juin 2022 par une sage-femme du service de maternité du centre hospitalier de Saint-Nazaire, ainsi que la présence au sein du foyer de deux très jeunes enfants justifient qu'il soit accordé à M. B et Mme C, pour libérer le logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent indûment, un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, et, en l'absence de départ volontaire des intéressés à l'issue de ce délai, d'autoriser le préfet de la Loire-Atlantique à procéder à l'évacuation forcée des lieux au besoin avec le concours de la force publique. Il appartiendra aux requérants, s'ils s'y croient fondés, d'engager des démarches administratives de relogement sur le fondement du code de l'action sociale et des familles.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée sur le fondement des dispositions précitées.
ORDONNE :
Article 1 : Il n'y a pas lieu d'admettre M. B et Mme C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint à M. B et Mme C de libérer, dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, le logement qu'ils occupent au 32 boulevard de la Renaissance, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Article 3 : En l'absence de départ volontaire de M. B et Mme C dans le délai imparti, le préfet de la Loire-Atlantique, à l'issue du délai fixé à l'article 1er, pourra faire procéder à son expulsion et à l'évacuation de ses biens, par les moyens légaux de son choix, aux frais, risques et périls de l'intéressé, au besoin avec le concours de la force publique.
Article 4 : Les conclusions présentées par M. B et Mme C sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Loire-Atlantique, à M. A B, à Mme D C et à Me Philippon.
Fait à Nantes, le 26 juillet 2022.
Le juge des référés,
R. Dias
La greffière,
G. Peigné
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026