jeudi 31 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2211289 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL ANDRE SALLIOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 août 2022 et 27 février 2023, M. D C, représenté par Me Meschin, demande au juge des référés :
1°) de prescrire une expertise judiciaire en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres affectant sa propriété sise à Rablay-sur-Layon (49750), commune déléguée de Bellevigne-en-Layon ;
2°) de rejeter la demande de mise hors de cause formulée par la société Allianz Iard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bellevigne-en-Layon le coût des opérations d'expertise tendant à déterminer le partage de responsabilité entre les opérateurs.
Il soutient que :
- il est propriétaire d'une maison à usage d'habitation ainsi que de plusieurs parcelles sises 1 Grande Rue à Rablay-sur-Layon ;
- depuis l'année 2020, il a constaté une charge anormale du ruisseau qui s'écoule au sein de sa propriété à la suite des travaux entrepris par la commune de Bellevigne-en-Layon pour la rénovation de la Grande Rue sur la commune déléguée de Rablay-sur-Layon ;
- le ravinement induit par la rénovation de la Grande Rue a engendré une mise en charge excessive du ruisseau qui s'est progressivement creusé, provoquant l'effondrement d'un pont en pierre lui appartenant ;
- ce pont présentait une nécessité dès lors qu'il permettait la circulation de véhicules et le passage des animaux ;
- il a fait dresser un devis des travaux nécessaires pour rétablir le pont, dont le montant se porte à la somme de 8 417 euros hors taxes ;
- ces dysfonctionnements sont susceptibles d'engager la responsabilité de la commune de Belleville-en-Layon ;
- l'expertise demandée présente un caractère utile ;
- contrairement à ce que demande la commune de Bellevigne-en-Layon, aucun coefficient de vétusté ne saurait être appliqué sur le coût des travaux de réparation du pont, dès lors que ceux-ci doivent permettre de le replacer dans la situation antérieure à la survenance du préjudice ;
- le coût des missions complémentaires d'expertise sollicitées par la commune qui portent exclusivement sur les relations contractuelles de la commune avec les intervenants à l'opération de travaux, doit être mises à sa charge ;
- le sinistre étant survenu avant la résiliation de la police d'assurance souscrite auprès de la société Allianz, celle-ci est tenue de garantir la société Charier TP
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, la commune de Bellevigne-en-Layon, représentée par Me Fekri, demande au juge des référés :
1°) à titre principal, de rejeter la requête présentée aux fins d'expertise ;
2°) à titre subsidiaire ;
- qu'il lui soit donné acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la demande d'expertise sous toute réserve de responsabilité ;
- de compléter la mission d'expertise selon ses observations ;
- d'appeler à la cause la société AMC, la société Charier, la société Allianz Iard et la SMABTP.
Elle soutient que :
- en 2017, elle a lancé un appel d'offre pour un marché relatif à des travaux de rénovation de la Grande Rue dans la commune déléguée de Rablay-sur-Layon ; la maîtrise d'œuvre a été confiée à la société AMC, assurée auprès de la SMABTP, par contrat n° 7306000/001 214023/49 et la réalisation des travaux à la société CHARIER, assurée auprès de la société ALLIANZ par contrat n°48 350 800 ; les travaux ont été réceptionnés le 19 juin 2019 ;
- la demande du requérant doit être rejetée dès lors qu'il ne justifie pas de la déclaration de sinistre à son assureur ni de l'organisation d'une expertise amiable ;
- aucune manquement ne saurait lui être imputé en sa qualité de maitre d'ouvrage ;
- à titre subsidiaire, les intervenants à l'opération de travaux doivent être appelés à la cause et la mission de l'expert complétée comme mentionné.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 février 2023 et 2 mars 2023, la société Allianz Iard, représentée par Me Salliou, demande au juge des référés :
1°) à titre principal, de débouter la commune de Bellevigne-en-Layon de sa demande de désignation dirigée à son encontre ;
2°) à titre subsidiaire, de lui décerner acte de ses protestations et réserves d'usage tant sur la mobilisation de ses garanties que l'opportunité de la mesure sollicitée.
Elle soutient que :
- le contrat d'assurance de la société Charier TP Sud a été résilié au 1er janvier 2021 et sa garantie n'est donc plus susceptible d'être mobilisée à la date de la réclamation, matérialisée par le mémoire de la commune, le 23 janvier 2023 ;
- seul l'assureur actuel de la société Charier TP Sud serait concerné au titre de la garantie responsabilité civile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2023, la société Charier TP Sud, représentée par Me Doucet, demande au juge des référés de lui donner acte de ses protestations et réserves tant sur le bien-fondé de sa mise en cause que sur la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, la SMABTP, représentée par Me Levacher, demande au juge des référés :
1°) de débouter la commune de Bellevigne-en-Layon de sa demande de désignation dirigée à son encontre ;
2°) de mettre la SMABTP hors de cause ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bellevigne-en-Layon la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le contrat d'assurance de la société Anjou Maine Coordination a été résilié au 31 décembre 2021 ;
- toute action à son encontre, au titre du sinistre déclaré en octobre 2020, était prescrite.
La procédure a été communiquée à la société Anjou Maine Coordination BET VRD qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Specht, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C, propriétaire d'une propriété sise 1 Grande Rue à Rablay-sur-Layon (49750), commune déléguée de Bellevigne-en-Layon, estime que les travaux de réfection de la Grande Rue réalisés par cette dernière collectivité sont à l'origine, depuis 2020, d'une mise en charge excessive du ruisseau qui s'est progressivement creusé, provoquant l'effondrement d'un pont en pierre lui appartenant. Les travaux de voirie entrepris par la commune de Bellevigne-en-Layon ont été réalisés par la société Charier TP Sud en exécution d'un marché conclu par acte d'engagement du 25 septembre 2017 pour des travaux d'aménagement de la traverse de Rablay-sur-Layon, sur la RD54. La maitrise d'œuvre de l'opération a été confiée à la société Anjou Maine Coordination B.E.TV.R.D. Les travaux ont été réceptionnés sans réserve par un acte du 18 juin 2019. M. C demande au juge des référés la désignation d'un expert judiciaire aux fins de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres causés à sa propriété et de procéder à l'évaluation des préjudices subis.
Sur les demandes de mises hors de cause :
2. En premier lieu, la société Allianz demande au juge des référés sa mise hors de cause au motif que les garanties du contrat d'assurances souscrit par son assurée, la société Charier TP Sud, ne sont pas mobilisables au regard de la nature du contrat et de la période de garantie. Il résulte toutefois de l'instruction que la commune de Bellevigne-en-Layon a entendu appeler à la cause la société Allianz, en qualité de défendeur potentiel dans la présente instance aux fins de rendre contradictoire la présente mission d'expertise judiciaire à son encontre. En l'état de l'instruction, dont il résulte qu'une relation contractuelle existait entre la société Charier TP Sud et son assureur la société Allianz, sans qu'il soit nécessaire d'examiner, à ce stade, la nature précise des garanties contractuelles souscrites et alors que la mise en cause de la société Allianz ne constitue qu'une simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjugeant aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties, tous droits et moyens des parties étant réservés, la mesure d'expertise sollicitée au contradictoire de la société Allianz en qualité d'assureur de la société Charier TP Sud n'est pas dépourvue d'utilité à son encontre. Dès lors, les conclusions de la société Allianz tendant à sa mise hors de cause en qualité d'assureur de la société Charier TP Sud, doivent être rejetées.
3. En deuxième lieu, la SMABTP est appelée à l'instance en qualité d'assureur de la société Anjou Maine Coordination. Cette mise en cause, qui constitue également une simple mesure d'instruction ne préjugeant pas de sa responsabilité, présente donc un caractère utile, alors même que la SMABTP fait valoir, sans l'établir à ce stade de l'instruction, que toute action à son encontre est prescrite. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter les conclusions de la SMABTP tendant à sa mise hors de cause.
Sur l'utilité de la mesure d'expertise :
4. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
5. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce titre, lorsqu'il est saisi d'une demande d'expertise visant à évaluer un préjudice en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, le juge ne peut se fonder, pour rejeter cette demande, sur l'absence de lien de causalité entre le préjudice à évaluer et la faute alléguée qu'en cas d'absence manifeste d'un tel lien de causalité.
6. En l'état de l'instruction, au vu notamment pièces produites, une relation de cause à effet n'est pas manifestement exclue entre les dommages constatés sur le pont en pierres appartenant à M. C et les travaux de rénovation de la RD54 au niveau de la commune déléguée de Rablay-sur-Layon. De plus, la circonstance invoquée par la commune de l'absence de déclaration de sinistre par M. C et d'expertise amiable préalable est sans incidence sur l'appréciation de l'utilité de la mesure d'expertise demandée. La mesure d'expertise revêt en l'espèce un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu de faire droit à la demande de M. C.
7. Par ailleurs, la commune de Bellevigne-en-Layon demande que la mission confiée à l'expert soit complétée pour recueillir notamment tous éléments utiles permettant d'apprécier les éventuelles responsabilités contractuelles, lesquelles sont susceptibles de donner lieu à un litige relevant de la compétence du juge administratif. Par suite, il y a également lieu de faire droit à la demande de la commune.
8. Il résulte de ce qui précède que la mission de l'expert doit être fixée comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les réserves exprimées :
9. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens présentées par les parties ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
10. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, il appartiendra au président du tribunal, lorsqu'il liquidera et taxera les frais de l'expertise, de désigner dans l'ordonnance la partie qui les supportera. Par suite, les conclusions présentées par M. C tendant à ce qu'une partie des dépens soient mise à la charge de la commune de Bellevigne-en-Layon doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce que soit mise à la charge de la commune de Bellevigne-en-Layon dans la présente instance la somme que demandent respectivement la SMABTP au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B A, inscrit au tableau 2023 des experts agréés auprès de la cour administrative d'appel de Nantes à la rubrique " C-01.25. Sols - Géologie, géotechnique, hydrologie ", demeurant 7 ruelle d'Offard à Saumur (49400), est désigné en qualité d'expert avec pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux, 1 Grande Rue à Rablay-sur-Layon (49750), entendre les parties et prendre connaissance de tous documents utiles ;
2°) dresser tous états descriptifs et qualitatifs précis de l'ouvrage permettant l'écoulement des eaux pluviales provenant de la Grande Rue afin de déterminer sa conformité et dire si à son avis, ledit ouvrage laisse supporter une charge excessive pour le ruisseau ;
3°) dresser l'état des désordres affectant le pont en pierres appartenant à M. C ;
4°) déterminer les causes de l'effondrement du pont appartenant au demandeur et préciser la date d'apparition des désordres et de leurs causes ;
5°) indiquer si les désordres proviennent d'un défaut d'entretien ou de la vétusté des éléments du pont ;
6°) dire si les désordres causés au pont sont consécutifs aux travaux publics entrepris à proximité ; dire s'ils sont dus à un défaut de conception, de direction ou de surveillance, à une exécution des travaux non conforme aux stipulations contractuelles ou aux règles de l'art ;
7°) dire si la cause des désordres était apparente à la réception des travaux et devait faire l'objet d'une réserve au procès-verbal de réception ; en cas de pluralité des causes, préciser le pourcentage d'imputabilité à chacune d'elles ;
8°) chiffrer le coût des réparations du pont appartenant au demandeur ainsi que l'importance des travaux nécessaires pour remettre en conformité l'ouvrage public d'écoulement des eaux ;
9°) donner, plus généralement, tous éléments utiles permettant au juge du fond, le cas échéant, de trancher les responsabilités et les dédommagements susceptibles d'être fixés et notamment au titre du trouble de jouissance.
Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira sa mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, recourir à un sapiteur qui sera préalablement désigné par le président du tribunal administratif.
Article 3 : L'expert effectuera sa mission au contradictoire de :
- M. D C ;
- la commune de Bellevigne-en-Layon ;
- la société Anjou Maine Coordination (AMC) B.E.T V.R.D ;
- la société SMABTP, assureur de la société AMC ;
- la société Charier TP Sud ;
- la société Allianz Iard, assureur de la société Charier TP Sud.
Article 4 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport avant le 31 mars 2024 Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : Les frais et honoraires de l'expertise seront taxés ultérieurement par le tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, à la commune de Bellevigne-en-Layon, à la société Anjou Maine Coordination B.E.TV.R.D, à la société SMABTP, à la société Charier TP Sud, à la société Allianz Iard et à M. A, expert.
Fait à Nantes, le 31 août 2023.
La juge des référés,
F. SPECHT
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2211289
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026