LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2211446

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2211446

mercredi 5 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2211446
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2022, Mme M A et Mme C N, ayants-droits de Mme E D, représentées par Me Parent, demandent au juge des référés de :

1°) prescrire une expertise médicale judiciaire en vue de déterminer les responsabilités et les préjudices subis à la suite du décès de Mme E D survenu le 24 mai 2019 au centre hospitalier de Savenay ;

2°) dire que l'expert devra communiquer un pré-rapport aux parties ;

3°) statuer ce que de droit concernant la consignation et les dépens.

Elles soutiennent que :

-Mme E D, née le 9 janvier 1928, a été admise au centre hospitalier de Savenay le 24 août 2017 ;

-elle avait un lourd passé médical et souffrait d'une hypothyroïdie, d'une hypertension artérielle, d'un diabète de type 2, d'une goutte, d'une polyarthrose diffuse, d'une obésité, de bronchites virales et avait subi une cholécystectomie ;

-en mai 2019, elle a dû être hospitalisée pour des problèmes de transit et est revenue à l'EHPAD de Savenay,

-aucun suivi du transit n'a été mis en place et son médecin traitant n'a pas été prévenu de la situation ;

-Mme C N a visité Mme D le 22 mai 2019 et a constaté qu'elle présentait des signes de souffrance manifeste ;

-Mme D a été hospitalisée le jour même et a été placée dans le coma en raison de la douleur aigue ;

-Mme D est décédée des suites de l'occlusion intestinale le 24 mai 2019 ;

-l'étude de son dossier médical a révélé une absence de selles depuis six jours le 22 mai 2019 ;

-il existe un défaut de prise en charge adaptée et réactive de Mme D ;

-le centre hospitalier de Savenay a opposé le 29 juin 2022 un refus à leur demande d'indemnisation formulée le 2 novembre 2021 ;

-l'expertise médicale judiciaire sur pièces est utile.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 9 septembre et 16 septembre 2022, le centre hospitalier de Savenay, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sous toutes réserves de responsabilité ;

2°) d'ordonner une expertise contradictoire et de la confier à un expert en gériatrie ;

3°) d'étendre l'expertise au contradictoire du centre hospitalier de Saint-Nazaire, du docteur L G, du docteur B F et du docteur I H ;

4°) de préciser la mission de l'expert selon ses observations ;

5°) de prévoir que l'expert adressera un pré-rapport aux parties ;

6°) de préciser que le secret médical ne soit pas opposé au respect du principe du contradictoire dans la transmission des pièces à l'expert ;

7°) de réserver les dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2022, l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Ravaut, demande au juge des référés de :

1°) lui donner acte de ses protestations et réserves tant sur le bien-fondé de sa mise en cause devant la juridiction que sur la mesure d'expertise ;

2°) compléter la mission de l'expert selon les termes contenus dans ses observations ;

3°) dire que l'expert déposera un pré-rapport ;

4°) réserver les dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2022, Mme L G, représentée par Me Meunier, demande au juge des référés :

1°) de donner acte de ses plus expresses réserves sur le principe de sa responsabilité que les requérantes tentent de lui imputer ;

2°) de désigner un expert à leurs frais avancés ;

3°) de dire et juger qu'il recevra la mission d'expertise précisée dans ses écritures ;

4°) d'enjoindre la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Loire-Atlantique de produire avant toute opération expertale le relevé détaillé de ses débours ;

5°) de dire et juger que l'expert adressera un pré-rapport aux parties ;

6°) de réserver les dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, Mme I H, représentée par Me Gruber, demande au juge des référés de :

1°) lui décerner acte de ce qu'elle s'en rapporte à justice sur les mérites de l'expertise et qu'elle formule toutes les protestations et réserves d'usage sur cette mesure ;

2°) commettre la mission d'expertise à un expert gastro-entérologue ;

3°) fixer la mission d'expertise selon ses observations, notamment de rédiger et de communiquer un pré-rapport ;

4°) réserver les dépens ;

5°) débouter les parties de toute demande plus ample et contraire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2022, le centre hospitalier de Saint-Nazaire, représenté par Me Cariou, demande au juge des référés de :

1°) lui donner acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la demande d'expertise sous les plus expresses protestations et réserves et sans aucune reconnaissance de responsabilité ;

2°) dire que les opérations d'expertise seront réalisées aux frais avancés des requérantes ;

3°) désigner un expert spécialisé en gériatrie ;

4°) donner à l'expert la mission d'expertise indiquée dans ses écritures, notamment de se faire communiquer le relevé des débours de l'organisme social et de communiquer son projet de rapport aux parties ;

5°) réserver les dépens.

Par un mémoire, enregistré le 22 juin 2023, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Loire-Atlantique ne s'oppose pas à la demande d'expertise.

La requête a été communiquée à Mme B F qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1.Mme E D, née le 9 janvier 1928, a été admise au centre hospitalier de Savenay le 24 août 2017. En mai 2019, elle a dû être hospitalisée pour des problèmes de transit et est revenue à l'EHPAD de Savenay. Mme C N a rendu visite à Mme D le 22 mai 2019 et a constaté qu'elle présentait des signes de souffrance. Mme D a été hospitalisée le jour même et a été placée dans le coma en raison de la douleur aigue. Mme D est décédée des suites d'une occlusion intestinale le 24 mai 2019. Le centre hospitalier de Savenay a opposé le 29 juin 2022 un refus à la demande d'indemnisation formulée le 2 novembre 2021 par Mme M A et Mme C N, ayants-droits de feue Mme E D. Ces dernières demandent à présent la désignation d'un expert médical aux fins de déterminer si la prise en charge médicale de Mme E D au sein du centre hospitalier de Savenay a été conforme aux règles et aux données acquises de la science médicale, ainsi que d'évaluer les préjudices subis.

Sur la demande d'expertise médicale judiciaire :

2.Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction (). ".

3.La mesure d'expertise médicale judiciaire demandée par Mme M A et Mme C N revêt un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

4.La mission d'expertise médicale judiciaire ordonnée sera effectuée au contradictoire de Mme M A, de Mme C N, du centre hospitalier de Savenay, du centre hospitalier de Saint-Nazaire, de l'ONIAM, de Mmes L G, I H, et B F, doctoresses et, en tant que de besoin, de la CPAM de la Loire-Atlantique, chaque partie pouvant désigner un médecin conseil pour assister aux opérations d'expertise.

Sur la demande des parties tendant à la production du relevé des débours de la CPAM de la Loire-Atlantique :

5. La production du relevé des débours de la CPAM de la Loire-Atlantique n'apparaît pas utile à la réalisation de l'expertise ordonnée. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de Mme G tendant à ce que le juge des référés demande à la CPAM de la Loire-Atlantique de produire ce relevé.

Sur la demande des parties tendant à l'établissement par l'expert d'un pré rapport :

6. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir une note de synthèse ou un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement de pré-conclusions ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il en résulte que les conclusions des parties tendant à ce que le juge des référés demande à l'expert de dresser un pré-rapport et de l'adresser à chacune des parties ne peuvent qu'être rejetées.

Sur la charge des dépens :

7. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, il appartiendra au président de la juridiction, et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les allocations provisionnelles à valoir sur les honoraires qui seront dus à l'expert, ainsi que les frais et honoraires d'expertise définitifs, et de désigner la partie qui en assumera la charge. Il s'ensuit que les conclusions présentées par les parties tendant à ce qu'il soit statué ce que de droit sur les dépens de l'instance ou à les réserver ne peuvent être accueillies.

O R D O N N E :

Article 1er : M. J K, médecin spécialisé, inscrit sur la liste des experts agréés auprès de la cour d'appel de Rennes à la rubrique " F-01.15 - Médecine interne ; Gériatrie et biologie du vieillissement ", exerçant au laboratoire de médecine légale à la faculté de médecine de Nantes, 1 rue Gaston Veil à Nantes (44035), est désigné en qualité d'expert.

Il aura pour mission :

1° Se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de feue Mme E D et notamment tous documents relatifs aux examens, soins et interventions pratiqués sur l'intéressée au cours de ses hospitalisations au sein du centre hospitalier de Savenay, à compter de mai 2019, et prendre connaissance de son entier dossier médical se rapportant à son état de santé ;

2° Procéder à l'examen sur pièces de l'état de santé de feue Mme E D et rappeler son état de santé antérieur ;

3° Décrire les conditions dans lesquelles feue Mme D a été admise et soignée, à partir du 13 mai 2019, lors de ses hospitalisations successives au centre hospitalier de Savenay ;

4° Préciser les examens, les soins prodigués et les complications survenues qui ont conduit à la dégradation de son état de santé puis à son décès, et donner toutes explications utiles sur les causes du décès de Mme D ;

5° Dire si les soins et actes médicaux durant la prise en charge de la patiente au centre hospitalier de Savenay, à partir du 13 mai 2019, ont été attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science médicale ;

6° Réunir tous éléments devant permettre de déterminer si des erreurs, manquements ou négligences ont été commis dans la prise en charge de la patiente au centre hospitalier de Savenay à partir du 13 mai 2019, en précisant si cette prise en charge présentait des difficultés particulières ou dans l'accomplissement des soins, ainsi, éventuellement, que dans le fonctionnement ou l'organisation du service du centre hospitalier de Savenay ;

7° Se prononcer sur l'origine des complications présentées par feue Mme D en distinguant le cas échéant, celles dont la cause ne serait pas imputable à la prise en charge hospitalière au centre hospitalier de Savenay et indiquer la part imputable à chacune d'entre elles ;

8° Indiquer si l'état de santé de la patiente a pu favoriser ou contribuer à la survenue de la ou des complications et/ou à la gravité des conséquences dommageables ;

9° Dire si l'on est en présence de conséquences anormales et, le cas échéant, si celles-ci étaient au regard de la personne comme de l'évolution de cet état, probables, attendues ou encore redoutées ; dans l'affirmative, indiquer la fréquence d'un tel accident en général et la fréquence attendue chez la patiente ; déterminer les conséquences probables de la pathologie présentée en l'absence de traitement ; déterminer si ces conséquences anormales sont imputables en totalité ou partiellement au centre hospitalier de Savenay ;

10° Indiquer si le(s) manquement(s) éventuellement constaté(s) a (ont) fait perdre à feue Mme D une chance de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader ; chiffrer la perte de chance (pourcentage ou coefficient) ;

11° Déterminer le contenu et l'étendue de l'information délivrée à feue Mme D et, le cas échéant, à son ou ses proches concernant le pronostic vital de Mme D et sur les risques des actes médicaux subis de telle sorte que, pour le cas où un défaut d'information serait relevé, ce manquement puisse être apprécié au regard de l'obligation qui pesait sur les praticiens hospitaliers au moment des faits ;

12° Dire si l'état de santé de feue Mme D était susceptible de modifications en aggravation ou en amélioration et, dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution et son degré de probabilité ;

13° Déterminer, en cas de manquement aux règles de la science médicale et soins appropriés à l'état de la patiente, les préjudices strictement imputables à ce ou ces manquements en les distinguant des conséquences normalement prévisibles de la pathologie initiale à l'exclusion de tout état antérieur et de toutes autres causes étrangères.

Article 2 : L'expert, pour l'accomplissement de sa mission, pourra entendre tout responsable et membre du personnel du service hospitalier ayant prescrit ou donné des soins à l'intéressé.

Article 3 : L'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés.

Article 4 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 5 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée avant le 31 mars 2024, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 6 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par le président du tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme M A, Mme C N, au centre hospitalier de Savenay, au centre hospitalier de Saint-Nazaire à l'ONIAM, à Mme L G, à Mme I H, à Mme B F, à la CPAM de la Loire-Atlantique, et à M. K, expert.

Fait à Nantes, le 5 juillet 2023.

La juge des référés,

M. BERIA-GUILLAUMIE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2211446

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions