vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2214778 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOUKHELOUA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 et 22 novembre 2022, le syndicat " Confédération Française Démocratique du Travail " (CFDT) Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT, représentés par Me Boussoum, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe de retirer la liste de candidats présentée par le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT) aux élections des représentants du personnel au comité social territorial, d'effectuer dans les formes requises une nouvelle publication des listes de candidats et de reporter, si nécessaire, la date du scrutin pour pouvoir y procéder ;
2°) de mettre à la charge du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors que le référé-conservatoire est admis lorsque l'administration déclare éligibles des candidats qui ne le seraient pas ; les mesures sollicitées ne peuvent pas être obtenues par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, de sorte que le présent référé-conservatoire répond à la condition de subsidiarité qui lui est propre ; la seule procédure recevable et admise dans l'hypothèse où une liste de candidats ne peut légalement se présenter aux élections professionnelles pour irrecevabilité ou pour inéligibilité de certains candidats est celle prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative ;
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que les élections professionnelles des représentants du personnel au comité social territorial (CST) départemental auront lieu, par correspondance, jusqu'au 8 décembre 2022 et que l'ensemble des documents de vote, dont les professions de foi, ainsi que le matériel de vote seront adressés aux électeurs au plus tard le 28 novembre 2022 ; s'ils devaient attendre de saisir le juge du contentieux des élections, ils n'obtiendraient gain de cause qu'à la veille des prochaines élections professionnelles en décembre 2026 ;
- la liste litigieuse préjudicie gravement aux intérêts qu'ils entendent défendre, notamment aux intérêts de tous les agents publics des collectivités territoriales et établissements publics représentés au sein du CST du conseil de gestion (CdG) de la Sarthe, dès lors que la ventilation des voix et le nombre de sièges seront nécessairement affectés, ce qui a pour conséquence d'influer sur l'octroi de droits aux organisations syndicales, sur la possibilité de tenir des réunions ou de bénéficier de temps syndical ou encore sur leur représentation au sien du conseil commun de la fonction publique ou du conseil supérieur de la fonction publique territoriale ;
- la mesure demandée est utile dès lors que, d'une part, les requérants ne disposent d'aucune autre voie de droit, et, d'autre part, en ce qu'elle apparaît légitime : la liste litigieuse est irrecevable au regard des dispositions du 1° de l'article L. 211-1 du code général de la fonction publique, lequel prévoit que ne peuvent se présenter à des élections professionnelles que les organisations syndicales légalement constituées au regard des dispositions du code du travail et qui satisfont au critère de respect des valeurs républicaines et d'indépendance, ainsi qu'au regard des dispositions de l'article L. 2131-1 du code du travail, lequel prévoit que les organisations syndicales doivent avoir pour objet la défense des droits et intérêts " des personnes visées par leurs statuts ", dès lors que, d'une part, l'objet de la SNDGCT est la défense des intérêts des seuls directeurs généraux et adjoints, secrétaires généraux et adjoints, et autres cadres A, de sorte qu'ils ne défendent pas les droits de tous les agents publics de la fonction publique territoriale mais seulement de certains d'entre eux et que, d'autre part, leur indépendance au regard des employeurs n'est pas acquise ; la liste litigieuse est irrégulièrement composée, d'une part, au regard de l'article 4 du décret n°2021-571 du 10 mai 2021 dès lors que, représentant principalement les employeurs, elle ne saurait être composée de représentants du personnel dans les proportions exigées par ce décret, et, d'autre part, en ce qu'elle comprend deux rédacteurs et un rédacteur principal, agents publics de catégorie B, ainsi qu'un adjoint administratif principal, agent de catégorie C, lesquels ne relèvent pas d'une catégorie d'emplois défendue par l'organisation ;
- elle ne se heurte à l'exécution d'aucune décision administrative puisque le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe n'a pris aucune décision, au sens de manifestation d'une volonté claire et efficace de l'administration d'exercer une influence sur une situation juridique ; en l'espèce l'action du centre de gestion n'est pas la manifestation d'une volonté unilatérale dès lors qu'elle se conjugue avec l'action du syndicat qui a déposé la liste de candidats, et elle ne modifie de surcroît absolument pas l'ordonnancement juridique.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 novembre 2022, le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe, représenté par Me Forcinal, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du syndicat CFDT Interco la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le requête est irrecevable dès lors que le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne peut enjoindre à une administration d'annuler des opérations électorales, alors, en tout état de cause, que la décision admettant la recevabilité d'une liste est une décision préalable aux opérations électorales dont elle n'est pas détachable de sorte qu'elle ne peut être contestée qu'à l'occasion du contentieux des élections ;
- la mesure sollicitée se heurte à l'exécution de décisions administratives dès lors que la date des élections professionnelles a été fixée par un arrêté ministériel du 9 mars 2022, que la décision de recevabilité des listes est constituée par l'affichage des listes depuis le 28 octobre 2022, et que les collectivités territoriales et établissement publics sarthois concernés sont déjà en possession du matériel et des documents nécessaires au scrutin ;
- la liste objet du litige est recevable : l'indépendance des candidats ne peut être remise en cause dès lors que l'opération électorale ne porte pas sur la désignation de représentant du personnel d'un CST rattaché à une collectivité territoriale ou à un établissement public mais à celui du centre de gestion de la Sarthe, lequel n'emploie aucun des candidats de la liste présentée par le SNDGCT.
Le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT), représenté par Me Boukheloua, a présenté deux mémoires en intervention volontaire, enregistrés les 17 et 18 novembre 2022, au soutien des conclusions principales présentées par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe, par lesquels il conclut, d'une part, au rejet de la requête, et, d'autre part, à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 4 500 euros au titre des frais d'instance.
Il expose que :
- l'intérêt à intervenir du SNDGCT est évident voire légitime dès lors qu'il se trouve au cœur du litige sachant que, sans préjuger des motifs et du dispositif de l'ordonnance à intervenir, celui-ci pourrait lui être préjudiciable ;
- la requête devra être rejetée dès lors qu'elle tend à remettre en question la légalité d'une décision préliminaire à des opérations électorales dont elle n'est pas détachable et qui ne peut être contestée qu'à l'appui d'un recours formé devant le juge de l'élection contre les opérations électorales ; la contestation de la recevabilité des candidatures déposées n'est ouverte qu'aux organisations syndicales dont l'administration a déclaré la liste irrecevable par décision motivée, la contestation éventuelle de la décision admettant la recevabilité d'une liste devant s'opérer à l'occasion du contentieux des élections dont elle n'est pas détachable ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la contestation de la décision admettant la recevabilité de la liste présentée par le SNDGCT peut et doit être présentée devant le juge administratif lors du contentieux des élections ;
- le SNDGCT est un syndicat composé de fonctionnaires, qui exercent leurs fonctions syndicales en toute indépendance et sont d'ailleurs, comme tous les fonctionnaires, soumis aux obligations déontologiques prévues par le statut de la fonction publique ;
- l'atteinte alléguée à la situation des requérants n'est que très lointaine, puisque l'impact d'une liste prétendument irrecevable aux élections locales d'un centre de gestion sur le nombre de sièges alloués au sein des instances nationales précitées ne saurait être que très faible ;
- les requérants ne sont pas privés de toute voie de recours à l'encontre de la décision de recevabilité de la liste de candidatures présentées par le SNDGCT, de sorte que la condition d'utilité posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas satisfaite ;
- il n'est pas établi que la liste de candidatures contestée comprendrait ne serait-ce qu'un agent occupant des fonctions de direction au sein d'un établissement public ou d'une collectivité territoriale ;
- l'idée d'une unification des jurisprudences judiciaires et administratives ne saurait être pertinente dès lors que le secteur privé ne connaît pas de structure permettant un raisonnement par analogie avec la structure particulière que constitue un centre de gestion ;
- aucune norme de droit positif n'impose que la liste de candidatures présentées par un syndicat pour des élections professionnelles ne comprenne que des agents susceptibles d'y adhérer ou dont la défense des intérêts serait spécifiquement régie par ses statuts ;
- la demande devra être rejetée dès lors qu'elle fait obstacle à l'exécution de la décision administrative admettant la recevabilité d'une telle liste.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la constitution ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n°2021-571 du 10 mai 2021 relatif aux comités sociaux territoriaux des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Le Barbier, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 novembre 2022 à 11 heures :
- le rapport de Mme Le Barbier, juge des référés,
- les observations de Me Boussoum, représentant le syndicat CFDT Interco de la Sarthe ainsi que la fédération Interco CFDT, qui conteste, à la barre, la recevabilité de l'intervention du SNDGCT ;
- les observations de Me Forcinal, représentant le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe ;
- et les observations de Me Boukheloua, représentant le SNDGCT.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 mars 2022, régulièrement publié au journal officiel de la république française, la date des élections professionnelles dans la fonction publique a été fixée au 8 décembre 2022. Dans ce cadre et en vue des élections professionnelles des représentants du personnel aux comités sociaux territoriaux, le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe a affiché la liste des candidats le 28 octobre 2022. Par la présente requête, le syndicat CFDT Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe de retirer la liste de candidats présentée par le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT) aux élections des représentants du personnel au comité social territorial, d'effectuer dans les formes requises une nouvelle publication des listes de candidats et de reporter, si nécessaire, la date du scrutin pour pouvoir y procéder.
Sur l'intervention du syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT) :
2. Il résulte de l'instruction que la liste objet du litige a été présentée par le syndicat nationale des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT). Ainsi, ce syndicat justifie d'un intérêt suffisant pour intervenir en défense de la présente requête, laquelle sollicite le retrait de la liste de candidats qu'il a déposée en vue des prochaines élections professionnelles des comités sociaux territoriaux. Son intervention doit dès lors être admise.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
4. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de cet article, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
5. La décision par laquelle un centre de gestion déclare admissible une liste de candidats constitue une décision préalable qui ne peut être contestée qu'à l'occasion du contentieux des élections dont elle n'est pas détachable. La légalité d'une telle décision ne peut dès lors être contestée qu'à l'appui d'un recours formé devant le juge de l'élection contre les opérations électorales et non devant le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées par le syndicat CFDT Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT tendant à ce qu'il soit ordonné, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au président du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe de retirer la liste de candidats présentée par le SNDGCT aux élections des représentants du personnel au comité social territorial et de reporter, si nécessaire, la date du scrutin pour pouvoir y procéder, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le syndicat CFDT Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat CFDT Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT, la somme sollicitée par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe au titre des frais d'instance.
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme sollicitée par le SNDGCT au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention du syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales est admise.
Article 2 : La requête présentée par le syndicat CFDT Interco de la Sarthe et la Fédération Interco CFDT est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par le SNDGCT sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat CFDT Interco de Sarthe, à la Fédération Interco CFDT, au centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Sarthe ainsi qu'au syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales.
Fait à Nantes, le 25 novembre 2022.
La juge des référés,
M. A
La greffière,
G. PeignéLa République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026